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Lettre de
Gabriele n° 2
N° 2 / Janvier 2003
Chers frères, chères soeurs, chers amis,
Il y a dans notre vie certains moments où
s’éveille en nous le désir de prendre du recul par rapport à
l’agitation de la vie quotidienne afin de mieux réfléchir à
nous-même ou à ce qui se passe dans le monde.
Un homme éveillé ne saurait se satisfaire des
apparences de l’existence ; il cherche le pourquoi de ce qu’il vit,
des évènements que la journée lui apporte et en tire des
conclusions. C’est cela qui le caractérise. Celui qui fait preuve
d’esprit critique envers ses sentiments, ses pensées et ses actes et
qui traduit en actes les conclusions qu’il en tire, pour se
transformer de sorte à se comporter par la suite selon des critères
éthiques plus élevés, celui-là appréhende ce qui se passe autour de
lui et dans le monde avec clairvoyance.
Une telle personne façonne sa vie au lieu de se
laisser façonner, modeler, endoctriner et louanger. Elle fait usage
de sa liberté pour se forger ses propres convictions et pensées et
pour prendre de façon indépendante les décisions qui la concernent.
Elle n’abandonne pas le gouvernail de sa vie, pour courir,
apathique, aveugle et sourde - comme le font les moutons du troupeau
- vers l’endroit où d’autres voudraient qu’elle aille.
Pour mener une bonne analyse de soi-même, une
bonne auto-critique, nous disposons d’un mot-clé, c’est
« pourquoi ? ». Nous pouvons par exemple nous demander : « Pourquoi
suis-je bien intentionné envers telle personne et moins bien envers
telle autre ? ». La vie nous amène également à nous interroger sur
des événements extérieurs à notre vie personnelle : pourquoi telle
ou telle chose survient-elle dans le monde ? Comment des pays
d’inspiration et de culture chrétienne comme les pays occidentaux
peuvent-ils se lancer dans la guerre ? Pourquoi des chrétiens
répandent-ils la terreur et le meurtre ? Pourquoi la Mère Terre
souffre t-elle à ce point à cause des hommes ? Pourquoi nombre
d’insultes utilisées par les hommes font-ils aussi souvent référence
de façon dévalorisante aux animaux, je pense à des expressions
telles que : « Sale porc ! », « Quelle vache ! », « Quel âne ! »,
etc. ?
A toutes ces interrogations, et à bien d’autres,
on pourrait répondre de façon rapide en disant qu’elles résultent de
la décadence des valeurs et des moeurs de notre monde ». Cette
réponse n’est pas fausse, mais elle ne nous fait pas beaucoup
avancer. C’est pourquoi il est nécessaire de se demander pourquoi il
en est ainsi et de s’inclure soi-même dans cette question en se
demandant dans quelle mesure nous avons éventuellement contribué à
cet état de chose et pour quelle raison. Ainsi, la question
« pourquoi ? » revient sans cesse au cœur de chaque analyse et nous
y sommes finalement toujours confronté.
Les jeunes passent plus facilement et plus
rapidement que leurs ainés sur les événements et difficultés du
monde et de leur vie personnelle. C’est la raison pour laquelle je
compare volontiers certains jeunes à un torrent. Ils ont l’avenir
devant eux et il leur reste encore beaucoup de choses à vivre, c’est
pourquoi ils sont souvent pleins de projets et de désirs concernant
leur avenir, ce qui à leur âge est tout à fait naturel.
Par contre, les personnes d’un certain âge
regardent souvent en arrière et s’interrogent au travers de
questions telles que : Pourquoi ma vie s’est-elle déroulée de la
sorte et non selon mes désirs ? Pourquoi le destin m’a-t-il frappé ?
Pourquoi n’ai-je pas atteint ce que je voulais ? A partir d’un
certain âge, la plupart des hommes sont essentiellement préoccupés
par ce qui tourne autour de leur petite personne. C’est pourquoi ils
ont souvent tendance à considérer le passé avec nostalgie et à
considérer que tout allait mieux auparavant.
J’ai aussi été amené à réfléchir à tout cela et ce
que je peux dire avec le recul du temps, c’est que j’ai vécu
beaucoup de choses et qu’elles n’ont pas toujours été agréables.
Cependant, en tant que porte-voix du Seigneur, le regard que je pose
sur le passé a tendance à inclure les 2000 ans passés. Et je ne
cesse de penser à Jésus, le Christ, notre Rédempteur, dont le nom a
été si souvent utilisé à mauvais escient et tout particulièrement
par les institutions ecclésiastiques et leurs représentants pendant
les 2000 ans écoulés. Je ne peux alors m’empêcher de me demander
combien de temps cela va encore durer car, comme nous le savons, la
loi des semailles et des récoltes agit de façon équitable.
J’invite maintenant tous ceux qui le veulent bien
à me suivre dans une petite rétrospective. Penchons-nous ensemble
sur l’histoire de l’Eglise au cours des siècles passés, mais aussi
et avant tout sur son comportement actuel ainsi que sur l’attitude
et les déclarations de certains représentants ecclésiastiques de
haut rang, qui pourront ouvrir les yeux à certains.
C’est à partir du moment où Constantin a élevé
l’Eglise « chrétienne » à la position d’Eglise d’Etat, faisant ainsi
de la religion intérieure de Jésus-Christ, une religion d’Etat
superficielle, que le processus de décadence des mœurs et des
valeurs a pris toute son ampleur. L’enseignement de Jésus, le
Christ, a été accommodé, delayé, tordu de tous côtés et rogné,
c’est-à-dire falsifié, et aujourd’hui encore il est foulé aux pieds.
On s’est servi du nom du Christ, on s’est paré du
qualificatif de « chrétien », cependant on a transformé Son
enseignement, Son message pour le mettre au service d’une
institution de pouvoir qui n’a jamais agit dans Son esprit mais à
l’opposé.
La façon dont l’occident « chrétien » a évolué, et
par la suite le reste du monde, est la conséquence de ce processus.
Ainsi, de nombreux peuples ont eu à souffrir de la terreur répandue
directement par l’Eglise, par exemple lors des croisades ou des
campagnes d’évangélisation forcées ayant accompagné les conquêtes
territoriales - sans plus de respect pour la liberté et la vie des
individus que pour la culture des peuples - ou indirectement en
raison de l’influence exercée sur l’ensemble de la Terre par le
« monde chrétien ».
J’ai souvent été traversée par la pensée selon
laquelle, si le comportement de l’humanité - avant tout celui de
l’occident chrétien – devait rester ce qu’il est, alors Jésus-Christ
serait venu pour rien dans ce monde. Cependant, cette crainte n’est
pas fondée. En effet, les paroles du Christ sont sans équivoque,
même si l’on tient uniquement à celles contenues dans la Bible et
qui sont restées fidèles à la vérité. Comme nous le savons elles
produiront un jour leurs effets. Je cite en exemple quelques-unes de
Ses paroles :
« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et
celui qui ne rassemble pas avec moi, disperse. »
ou : « Comme tu es tiède,
ni chaud, ni froid, je te recracherais de ma bouche. »
ou : « Il est plus facile
à un chameau de passer à travers le chas d’une aiguille qu’à un
riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. »
ou, tel que Jésus l’a dit :
« Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur !
Seigneur ! N’est-ce pas en ton nom que nous avons fait des
prédictions ? …Alors, je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais
connu ; écartez-vous de moi, vous qui commetez l’iniquité ! »
Depuis bientôt 2000 ans, on
considère comme une évidence que Jésus-Christ est l’initiateur de la
religion chrétienne. Cependant, quelqu’un qui poserait un regard
critique sur cette période relativement longue d’un point de vue
humain, qui essaierait d’en faire le bilan, éprouverait certainement
de la tristesse, de la stupéfaction et peut être même de
l’accablement. En établissant la comparaison entre ce que furent la
vie et l’enseignement du Nazaréen, par exemple « Le Sermon sur la
Montagne », et ce qu’en a fait l’Eglise tout au long de son histoire
sanglante ou encore en contemplant l’état désastreux dans lequel se
trouve notre planète, il est même possible que certains soient à ce
point déconcertés qu’ils finissent par se demander si Jésus a
vraiment existé ou s’il n’est pas plutôt un personnage inventé de
toutes pièces par les grandes institutions chrétiennes.
Indépendamment de la réponse
apportée à cette interrogation, une chose est sûre ; bien peu
d’hommes ont mis en pratique les enseignements de Jésus, le Christ,
et les églises institutionnelles, qu’elles se nomment catholique,
luthérienne ou orthodoxe moins que tous autres. Si nous comparons
l’enseignement des institutions ecclésiastiques et le comportement
des « dignitaires » qui les dirigent – qu’ils se nomment « prêtre »,
« pasteur », « évêque », « éminence », « excellence » ou même
« saint père » -, avec la vie et l’enseignement de Jésus-Christ,
alors le constat s’impose selon lequel la chrétienté d’Eglise n’est
pas seulement assombrie, mais qu’elle a été conduite dans les
ténèbres.
Le monde n’était pas mieux par le
passé - beaucoup de choses restaient tout simplement cachées. Depuis
Constantin, l’Eglise « chrétienne » d’Etat - et plus tard ses
rejetons - a plongé véritablement l’enseignement de Jésus-Christ
dans la noirceur. Il est de plus en plus manifeste que les Eglises
institutionnelles évoluent dans les ténèbres.
En ce grand tournant d’époque dans
lequel nous nous trouvons, les causes engendrées produisent de plus
en plus vite leurs effets, conformément à la loi de cause à effet.
Les semailles engendrées au fil des milliers d’années écoulées,
lèvent aujourd’hui : le moment de la récolte est venu. Le
rayonnement cosmique puissant de la Lumière primordiale divine
conduit tout ce qui est dense à la transformation. L’âge de l’Esprit
voit le jour. L’essence de tout ce qui a été accompli et édifié dans
ce monde se manifeste de plus en plus au grand jour : lumière ou
ténèbres. Ce qui est contre la volonté de Dieu perd de la puissance
et se dévoile ainsi de soi-même.
Qu’il en est bien ainsi, chers
amis, j’en veux très clairement pour preuve les déclarations
récentes du pape Jean-Paul II, qui - comme tous ses prédécesseurs -
se prétend le représentant de Dieu sur terre et exige de ses fidèles
qu’ils respectent son infaillibilité.
Dans le journal allemand
« Bild-Zeitung » du 13 décembre 2002 - et ces propos ont été repris
par de nombreux médias du monde entier - on peut lire ce qui suit :
« …, Dieu, tel que le pape l’a exprimé dans
une audience générale devant des centaines de croyants, « s’est
retiré dans les cieux, répugné par les actes de l’humanité. Dieu se
tait. » » Plus loin, il est écrit : « Le pape : « Il se détourne de
l’homme qui le dédaigne. » Seules la foi, l’amour et la confiance en
Dieu sont porteurs de salut et génèrent l’apparition du « rocher
salvateur ». Seul celui qui se tourne vers lui, peut espérer son
« étreinte. » »
Le 12 décembre 2002, c’est le
journal italien « Corriere della Sera » qui établissait un
compte-rendu semblable des paroles du pape :
« A côté de l’épée et de la faim, il existe une plus
grande tragédie encore : le silence de Dieu, qui ne se révèle plus
et semble s’être enfermé dans les cieux, en quelque sorte répugné
par le comportement de l’homme. »
Comment le pape ose-t-il prétendre
que « Dieu se tait » ?
Nous savons qu’il n’en est rien. A
travers toutes les époques Il a élevé Sa parole par la bouche
d’hommes et des femmes illuminés et depuis 28 ans déjà, Il exprime
Sa parole sainte par la bouche d’un instrument, Sa prophétesse pour
notre époque. Le pape sait parfaitement cela puisqu’en 1980 l’Esprit
de Dieu s’est adressé au Vatican dans une lettre révélée par un
grand être spirituel divin, lettre dans laquelle Il proposa Son aide
au pape « pour sauver ce qui peut l’être encore.» Le pape exprime
donc consciemment des propos contraires à à la vérité.
Si le pape s’exprime comme il le
fait, il faut en voir les raisons d’une part dans l’état
catastrophique de notre planète qui se dirige vers un désastre
général aux dimensions encore jamais vues, d’autre part dans la
situation moribonde qui est celle de l’Eglise. Le monde témoigne
clairement de bien des façons qu’il est en train de s’écrouler et
que la puissance de l’Eglise s’effondre, suite à la diminution
croissante du nombre de ses fidèles et à la baisse générale de la
confiance qu’on lui accorde.
Dans la revue allemande « Focus »
n° 52 de l’année 2002, Gerhard Besier, professeur protestant en
théologie historique et en religion, écrit ce qui suit :
« En 1950, l’Eglise Protestante
d’Allemagne comptait 43 millions d’adhérents, il n’en reste
aujourd’hui que 26,6 millions. Selon un sondage effectué en
Allemagne, seuls 39 pour cent des allemands auraient l’impression
que les Eglises travaillent à faire grandir la foi chez les gens.
Une telle organisation ne suscite pas la confiance. Au fil des ans,
toutes les enquêtes d’opinion confirment le fossé grandissant entre
les églises et le peuple. Régulièrement, plus du tiers des personnes
interrogées affirment ne plus avoir confiance dans les églises. Il y
a quelques temps, un sondage réalisé par l’institut Gallup a fait
sensation : il indiquait que parmi une liste de 16 institutions
publiques, la population allemande plaçait en dernier la confiance
qu’elle accorde aux institutions religieuses. Grâce aux impôts
écclésiastiques perçus pour elles par l’Etat et aux énormes
subventions qu’il leur accorde, les églises allemandes sont parmi
les plus riches du monde, pourtant elles ne cessent de se plaindre
d’une diminution constante de leurs rentrées financières. Elles ne
sont pas seulement préoccupées par la montée constante du chômage,
mais aussi par le vieillissement croissant qui affecte un grand
nombre de leurs fidèles… »
Ces faits parlent d’eux-mêmes.
Maintenant qu’il n’y a plus rien à
sauver, le pape capitule devant la réalité et, comme ce fut le cas à
toutes les époques, en fait porter la responsabilité à ses
prochains. Lui, le « Saint père », le « représentant de Dieu sur
Terre », le « berger du troupeau », s’en lave les mains à la manière
de Ponce Pilate. Tant que le bon peuple d’Eglise est resté docile,
tant que les croyants, moutons confessionnels, sont restés des
sujets timorés et manœuvrables à merci, tant qu’ils ont acclamé le
« régent de Rome qui trône sur la chaise de Pierre », « Ses
excellences » et « Ses éminences » et qu’ils les ont rémunérés
grassement à coût d’offrandes ou d’indulgences, y compris par le
prélèvement d’impôts ecclésiastiques comme c’est le cas en Allemagne
ou dans d’autres pays du monde, ils sont restés les brebis fidèles
du haut berger papal dont la grande « modestie » lui a toujours
permis d’accepter les ovations et les honneurs qu’on lui rendait.
Mais aujourd’hui, toujours plus de
brebis deviennent rétives. Elles ne veulent plus de leur condition
de serfs baptisés et retirent leur fidélité au « berger » papal. Dés
lors, le « Saint père » de Rome leur déclare qu’elles sont
abandonnées de Dieu.
Pour plus de clarté, revenons un
peu plus en profondeur sur le contenu des deux articles cités un peu
plus haut :
« …, Dieu, tel que le pape l’a
exprimé dans une audience générale devant des centaines de croyants,
« s’est retiré dans les cieux, répugné par les actes de l’humanité.
Dieu se tait. » » Plus loin, il est écrit : « Le pape : « Il se
détourne de l’homme qui le dédaigne. » Seuls la foi, l’amour et la
confiance en Dieu sont porteurs de salut et génèrent l’apparition du
« rocher salvateur ». Seul celui qui se tourne vers lui, peut
espérer son « étreinte. » » Bild-Zeitung du 13 décembre 2002
ainsi que cet extrait du « Corriere della Sera » qui revient lui
aussi sur ces paroles du pape : « A côté de
l’épée et de la faim, il existe une plus grande tragédie encore : le
silence de Dieu, qui ne se révèle plus et semble s’être enfermé dans
les cieux, en quelque sorte répugné par le comportement de
l’homme. »
Tous nos lecteurs n’étant pas
spécialistes en théologie, il est bon de signaler que le pape fait
ici référence à un passage de l’Ancien Testament qu’il interprète à
sa façon. Le sens de ce passage est en effet dramatique : chez
Jérémie, chapitre 14, versets 17 à 21, on peut lire que Dieu se
retire de Son peuple parce que celui-ci a trop péché et trop
longtemps, qu’Il le laisse subir les effets de ce qu’il a causé :
l’ « épée » (c’est-à-dire la guerre) et la « faim ».
En poursuivant la lecture de
Jérémie - un prophète ayant vécu 7 siècles avant Jésus-Christ - on
peut lire deux versets plus loin - chapitre 15, verset 1 - que le
Seigneur aurait dit entre autres à Jérémie : « Et l’Eternel me
dit : Même si Moïse et Samuel se tenaient devant Moi, je n’aurais
pourtant point d’affection pour ce peuple. Chasse-les de devant Ma
face et qu’ils s’en aillent !… » Après avoir lu ce passage,
toute personne quelque peu informée des choses de la Bible remarque
immédiatement que l’on a affaire ici à l’un des nombreux passages de
l’Ancien Testament détourné intentionnellement de la vérité pour
présenter au peuple un Dieu qu’il fallait craindre.
Maintenant, essayons de nous
mettre à la place du pape et de comprendre les raisons qui l’ont
poussé à s’exprimer comme il le fait, c’est-à-dire à affirmer que
Dieu se serait retiré dans les cieux dès cette époque.
Si vous le voulez bien,
plaçons-nous dans cette hypothèse et demandons-nous ce que cela
signifie : Si c’est bien le cas en effet, alors il faut en conclure
qu’Il n’a par conséquent jamais pris place au sein des institutions
chrétiennes.
Bien sûr, celles-ci ne manqueront
pas d’arguer que Dieu est revenu vers nous à travers le Christ et
que précisément, c’est lui qui a édifié l’« Eglise chrétienne »
qu’Il a bâtie sur le rocher de Rome. Et dans cette logique, selon
les propos du pape, il se passerait aujourd’hui ce qui advint jadis,
à l’époque de Jérémie. Par contre, dans l’hypothèse inverse,
c’est-à-dire si Dieu n’est jamais revenu depuis Jérémie, alors cela
signifie que Jésus, le Christ, n’a jamais intégré les Eglises
établies prétendument chrétiennes. L’acte de rédemption de
Jésus-Christ n’est pas advenu dans un édifice de pierre, dans une
église autrement appelée « maison de Dieu », mais dans l’âme de tous
les hommes. C’est pourquoi c’est l’homme qui est le temple de Dieu
et non un quelconque édifice de pierre qu’on l’appelle temple ou
église.
Dieu n’a jamais habité ni dans les
églises, ni dans les temples de pierres !
Chers frères, chères sœurs, chers
amis, seul le Christ est le bon berger. En Jésus, Il nous a donné sa
vie, à nous qui sommes Ses brebis. Il nous a pour ainsi dire tous
arraché des griffes du « loup » en déposant dans notre âme
l’étincelle rédemptrice de soutien issue de Son héritage céleste
éternel. Cette étincelle ne peut être dissoute, Elle est la lumière
en nous, lumière dans laquelle Il est tout proche de chacun de nous.
Il nous offre Sa force. Il nous console, nous guérit, nous aide et
nous guide finalement chacun vers le Père, dans la Patrie céleste
qui est notre demeure.
Le Christ, le bon berger ne cesse
de se soucier de Ses brebis. Il exhorte Sa brebis quand elle est sur
le point de commettre une faute ; Il la relève quand elle chute ; Il
la libère des ronces dans lesquelles elle s’est éventuellement
fourvoyée. Aujourd’hui comme à toutes les époques, Il nous appelle :
« Venez à Moi, vous qui êtes
fatigués et chargés. Je veux vous réconforter. »
Il recherche chaque brebis égarée, chaque petit bélier et les ramène
à la maison. Il est là lorsque Sa brebis l’appelle et chacune d’elle
peut Le trouver dans son propre cœur.
Le Christ est le bon berger.
A l’opposé de cette image, on peut
lire dans l’évangile de Jean (10, 12-14), un passage concernant le
« mercenaire » :
« Mais le mercenaire, celui qui
n’est point berger, à qui les brebis n’appartiennent pas, voit-il
venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite ; et le
loup s’en empare et les disperse. C’est qu’il est mercenaire et que
peu lui importent les brebis. »
Les paroles de Karol Wojtyla,
rapportées par les médias, montrent clairement dans quel état se
trouve l’organisation qu’il dirige. Cette déclaration de faillite du
plus haut dignitaire de l’Eglise, du représentant d’un Dieu
soit-disant dégoûté, ne devrait-elle pas le porter à démissionner ?
Et bien, c’est tout au contraire qui se passe ! Le berger suprême de
l’Eglise catholique se comporte tel le « mercenaire » : il accuse
les brebis d’être responsable de l’éloignement de Dieu, ces brebis
qui ont suivi le « Saint siège » comme des moutons fidèles et
obéissants pendant près de 2000 ans.
Un triste bilan pour une « Eglise
en dehors de laquelle il n’y a point de salut .» La déclaration de
Jean-Paul II ne signifie rien d’autre que la capitulation de
l’Eglise catholique.
Si Dieu s’est retiré dans les
cieux, comme Jean-Paul II le prétend, alors Il n’est pas davantage
dans le tabernacle, dans l’ostensoir, dans les dogmes et pas non
plus au Vatican ou dans les églises de pierre. C’est ce que savait
déjà Erich Kästner quand il écrivit :
«Ni le mépris, ni la moquerie,
ni les jurons, ni les prières
ne changeront quelque chose
à cette nouvelle :
le bon Dieu a quitté l’église. »
En conséquence de quoi, il
faudrait logiquement fermer toutes les églises. Bien sûr, cela
mettrait au chômage ceux qu’on a pris l’habitude de nommer « Mon
père ». Cependant, si les églises restent ouvertes et que les
prêtres continuent d’y exercer l’office, alors les fidèles ne feront
qu’entrer dans une maison vide – comme c’était d’ailleurs déjà le
cas auparavant, en effet, n’est-il pas écrit : « Dieu qui a créé
le monde et tout ce qui est en lui, Lui, le Seigneur du ciel et de
la terre n’habite pas dans les temples qui sont fait de la main des
hommes. » Dieu n’habite pas dans ces bâtiments où on se rend
pour soi-disant L’adorer. Mais que recherche-t-on dans une église où
ne souffle pas l’Esprit de Dieu ? Ainsi, les églises devraient être
vides, à moins que les moutons choisissent de rester fidèles à celui
qu’ils nomment Saint Père, élu officiellement pour intercéder auprès
de Dieu, pour être le prétendu représentant du peuple des fidèles
devant le trône de Dieu – puisque ce « père dénaturé » qu’est
Dieu, les aurait abandonnés.
Dans les cieux il n’y a pas de
saints, seul est Saint, Dieu, car il est écrit : « Personne n’est
saint comme le Seigneur, il n’y en a pas d’autre que Toi, et il n’y
a pas de rocher qui soit comme notre Dieu. » Jésus, le Christ, a
enseigné ce qui suit : « Ne vous faite pas
appeler Rabbi, car il n’y a qu’un maître et vous êtes tous frères.
Et vous ne devriez appeler personne père sur terre ; car il n’y a
qu’un Père qui est au ciel. »
Au-delà de ses intentions
véritables, on peut même trouver une part de vérité dans les paroles
du pape. Ainsi, Jean-Paul II a déclaré que seul quelqu’un qui se
tourne vers Dieu peut espérer Son « étreinte ». Cela confirme qu’il
est possible de trouver Dieu dans son propre cœur et qu’il n’est
donc pas nécessaire de faire allégeance à la mère Eglise et de
prendre part à l’office célébré dans des temples de pierres. C’est
d’ailleurs ce que Jésus, le Christ a enseigné aux hommes, quand il a
dit que Dieu, l’Esprit de l’infini, habite à l’intérieur de chaque
homme, car l’homme est le temple de l’Esprit saint.
Par conséquent, les paroles du
pape peuvent être comprises comme suit : chaque homme est lui-même
le temple de Dieu et c’est en lui-même qu’il trouve Dieu en Christ -
ce qui est juste et vrai. Donc, celui qui se tourne vers Dieu dans
son intérieur, peut être sûr de Son étreinte.
L’affirmation proférée par les
autorités ecclésiastiques selon laquelle Dieu se serait retiré dans
les cieux témoigne de façon particulièrement éloquente à quel point
elles savent peu de choses sur Dieu. Seule la croyance d’origine
païenne en un dieu vengeur a pu pousser le pape à une telle
déclaration.
Dieu ne se retirera jamais dans
les cieux, car Sa force éternelle est la force universelle et donc
la substance porteuse de vie dans la matière. Dieu est la loi
éternelle de l’amour, qui est présente en toute chose et en chaque
homme.
Apparemment, les hommes d’église
connaissent bien peu de choses des relations entre Dieu et Ses
enfants, les hommes ! N’en ont-ils donc jamais fait l’expérience ?
Si c’est le cas, comme tout semble le laisser entendre, comment
prétendent-ils guider leurs frères et sœurs vers Dieu, leur parler
de Lui ?
La vérité est la suivante : même
si l’homme se détourne de Dieu, Lui ne se détourne jamais de
l’homme. Si Dieu se détournait des hommes, s’Il les abandonnait,
offensé et « répugné », Sa loi de l’amour, de la liberté et de
l’unité serait imparfaite et en définitive, cela signifierait qu’Il
se quitterait Lui-même.
Si la vie qui s’écoule depuis les
cieux purs se retirerait, toute matière s’effondrerait. En effet,
elle est la substance qui soutient de Son souffle la matière
grossière ainsi que la matière plus subtile des plans de
purification sur lesquels évoluent les âmes des personnes décédées.
Il en résulterait la dissolution de toute forme, y compris des
formes pures. C’est d’ailleurs le but que recherchait Lucifer qui
voulait être Dieu et c’est cette pensée qui fut à l’origine de la
chute. Ce faisant, il s’agissait - et apparemment il s’agit toujours
- de dissoudre ce que Dieu avait créé pour générer une nouvelle
création luciférienne. Et pourquoi le Fils de Dieu aurait-Il pris la
peine de s’incarner parmi les hommes, Lui qui a apporté à tous les
hommes et à toutes les âmes chargées l’étincelle rédemptrice et qui
a ainsi mis un terme à la dissolution de toutes les formes de la
création ?
En vérité, les paroles de
Jean-Paul II montrent au service de qui se trouve l’Eglise
catholique. Après 2000 ans d’histoire, la déclaration de faillite de
l’église catholique est totale. Ni les impôts ecclésiastiques, ni
les indulgences n’ont aidé les croyants en quoi que ce soit. La
bénédiction « urbi et orbi » n’a aucunement incité l’humanité à
rebrousser chemin, pas plus que les nombreux sermons et les
prétendues « messes saintes», et encore moins la christianisation
forcée et l’assassinat de millions d’indiens par l’Eglise. Et que
dire des croisades atroces menées contre de soi-disant « mécréants »
entre le 11ème et le 13ème siècle, de la
persécution des juifs du 11ème au 14ème siècle et de l’inquisition
menée contre les sorcières et les hérétiques au Moyen-âge, toutes
ces entreprises étant bel et bien à mettre au compte de l’Eglise.
Véritablement, son bilan est misérable et morbide aussi bien pour
les individus que pour l’humanité en tant que telle. Cela dure
depuis vraiment longtemps, beaucoup trop longtemps !
Il est vrai que les
représentants de l’Eglise savent depuis longtemps user et abuser de
termes qui sonnent bien aux oreilles ignorantes et les placer
adroitement et au bon moment. Ainsi font-elles toute l’année un
usage immodéré du mot « paix » et plus encore à Noël. Pour ce qui
est d’agir selon les principes élevés éthiques et moraux qui s’y
expriment, c’est une autre histoire.
Par exemple, le 25 décembre
2002, on a pu entendre ce qui suit sur une radio régionale
allemande : « En Bavière, la condamnation
des projets de guerre en Irak et l’appel à la paix dans le monde ont
fait l’objet principal de la plupart des sermons donnés à l’occasion
des messes de minuit. Dans la cathédrale de Münich, le cardinal
Wetter a mis en garde contre une action armée en Irak. Wetter a
appellé à une mobilisation internationale pour la paix. »
Qui pourrait être contre le
fait que les chrétiens se rassemblent pour lutter ensemble en faveur
de la paix dans le monde ? Jésus-Christ n’a t’il pas appelé les
hommes à la paix. N’a-t-Il pas dit :
« Celui qui prend l’épée périra par l’épée ».
Pourtant ceux qui s’apprêtent
à faire la guerre et qui la répandent depuis si longtemps ne
sont-ils pas issus de la galaxie chrétienne. Pourquoi en est-il
ainsi ? N’est-ce pas parce que les institutions ecclésiastiques leur
ont toujours donné le mauvais exemple. On ne crée pas les conditions
de la paix en invitant les autres à la faire, mais en donnant
l’exemple d’une vie vécue dans la paix, ce qui implique une vie
consciente de ses aspects négatifs et la volonté inscrite au plus
profond du cœur de ne plus les commettre. Ainsi, lorsque les
institutions ecclésiastiques lancent des appels à la paix, elles
devraient tout d’abord regarder là où elles devraient elles-mêmes
faire la paix.
Quel poids de tels appels
peuvent-ils vraiment avoir s’ils n’en reste qu’au stade des mots ?
Les Eglises institutionnelles pourraient par exemple intervenir pour
imposer la paix dans le conflit irlandais. Pourquoi ne le font-elles
pas ? Elles pourraient renoncer à entretenir des aumôniers
militaires et déclarer que la guerre est un fratricide dans tous les
cas. Pourquoi ne le font-elles pas ? Elles pourraient renoncer à
bénir les armes, ce qu’elles font encore, et condamner leur
fabrication. Pourtant, cela elles ne le font pas.
En Allemagne, qui est au 5ème
rang des fournisseurs mondiaux d’armement, les institutions
ecclésiastiques disposent encore d’une grande influence à tous les
degrés de la société. Dans ces conditions, pourquoi
n’utilisent-elles pas cette influence pour agir dans le sens des
enseignements de Jésus de Nazareth en invitant l’Etat allemand à
renoncer à produire des armes et à les vendre. Serait-ce parce
qu’elles sont tributaires des milliards que l’Etat leur verse
généreusement chaque année et que l’appauvrissement de celui-ci
pourrait avoir des conséquences sur la générosité dont il fait
preuve à leur égard.
Plutôt que d’appeler les
autres à s’unir contre la guerre ne serait-il pas plus judicieux
qu’elles accomplissent elles-mêmes les pas qui devraient être les
leurs dans cette direction ?
Les armes sont produites pour
qu’on s’en serve, c’est-à-dire pour faire la guerre. Pourquoi les
Eglises ne commencent-elles pas par le commencement, à savoir par
agir en condamnant la fabrication et la vente des armes ?
Certains feront peut-être
remarquer que l’Eglise, si elle fut belliqueuse par le passé, aurait
changé entre temps. Si c’est le cas, alors que fait-elle des butins
confisqués aux peuples et aux individus soumis au nom du Christ tout
au long des siècles passés ? Que fait-elle des rapines entreposées
aujourd’hui encore dans les caves du Vatican ? Ne pas rendre ce que
l’on a volé à l’occasion d’une guerre ou d’un conflit, n’est ce pas
entretenir la guerre envers ceux que l’on a spoliés. Mais les faits
que nous évoquons maintenant ne sont pas tous d’un passé si
lointain. Au cœur du 20ème siècle, entre 1941 et 1943, 750000 serbes
orthodoxes ont été assassinés en Croatie, assassinats soutenus de
manière déterminante par la hiérarchie catholique de ce pays avec
l’assentiment du Vatican… L’Eglise catholique, conduite par le
vicaire militaire et archevêque Stepinac, (canonisé par le pape en
1998 !) a soutenu moralement le régime fasciste jusqu’au bout. (Voir
sur ce sujet le livre de Deschner, « Ein Jahrhundert
Heilsgeschichte » (Un siècle d’histoire sainte), Tome 2, 1983 ou
encore celui de Vladimir Dedijer, „Jasenovac – das jugoslawische
Auschwitz und der Vatican“, ( Jasenovac – le Auschwitz yougoslave et
le Vatican )1988.
Lorsque l’Eglise parle de
paix aujourd’hui, n’aurait-elle pas davantage de crédibilité si elle
dispensait la gigantesque montagne d’or sur laquelle elle est assise
auprès de tous ceux et celles qui souffrent aujourd’hui encore des
conséquences de son comportement sanglant lors des siècles passés.
Sur l’antenne radio dont nous
avons parlé un peu plus tôt, on a pu également entendre ceci :
« …Les chrétiens réprouvent avec la plus grande fermeté les
pratiques terribles développés par les dictatures ainsi que par les
terroristes et se montrent très sensibles aux appels de ceux qu’on
tyrannise, qu’on prive de patrie et qu’on persécute. » Mais ces
paroles ne devraient elles pas s’appliquer en premier lieu à
l’Eglise catholique, dans la mesure où les personnes qu’elle a
tyrannisées, persécutées et privées de patrie sur son chemin de
terreur tout au long de l’histoire, continuent de demander
réparation aujourd’hui encore, sans être entendus. Une partie de ces
âmes évoluent toujours dans le royaume des âmes, maudissant le
Christ pour toutes les atrocités commises en Son nom…
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Les mercenaires qui ont pris
la tête les Eglises ont fait de leur brebis des moutons, des
vassaux, des sujets soumis et serviles, conformistes et
opportunistes acceptant tout ou presque, de ce que ces mercenaires
leur font miroiter. Qui a introduit dans la tradition religieuse des
coutumes païennes comme celle du sapin de Noël, de Saint Nicolas, de
la crèche où Jésus est maintenu à l’état de nourrisson, des cadeaux
de Noël, et bien d’autres encore ? Qui a donné plus que son
assentiment pour que la dinde de Noël, le gigot de chevreuil, la
truite ou la carpe servent de repas lors des fêtes traditionnelles ?
Qui a réduit le grand événement survenu il y a 2000 ans à l’état
d’une historiette dans laquelle l’enfant Jésus, figurine de cire, de
plastique ou de bois descend du ciel quand les clochettes sonnent et
apporte des cadeaux aux enfants sages ? Alors que Jésus, le Christ
est depuis longtemps adulte et a retrouvé sa place dans les cieux !
Qui a toléré des coutumes païennes telles que les œufs de Pâques ou
l’agneau pascal que le prêtre béni chaque année et dont il se régale
ensuite sous forme de rôti ? Qu’est-ce que toutes ces choses ont à
voir avec la résurrection du Seigneur ? Qui a éloigné l’homme de
l’unité entre lui-même et la nature et qui l’a mené dans des églises
de pierres au sein desquelles le Dieu véritable n’a jamais habité ?
Les institutions
ecclésiastiques ont plongé leurs fidèles dans le plus grand malheur.
Et leurs responsables de ces institutions, qui au cours des siècles
sont devenus expert en manipulation de la vérité, utilisent
aujourd’hui encore un subterfuge pour transformer leurs fidèles en
responsables du désastre actuel, les accusant de ne pas avoir été à
la hauteur de leur rôle de chrétien et même de l’avoir trahi.
C’est l’Eglise qui a
elle-même apporté dans ce monde ces traditions aveuglantes. Les
traditions que célèbrent chaque année les fidèles trouvent toutes
leur origine dans le paganisme qui imprègne l’Eglise.
Ainsi, bien des maux de notre
époque trouveraient leur origine dans le fait que les gentils
moutons de jadis seraient devenus des renégats desquels Dieu se
détournerait avec dégoût. Est-il encore possible d’aider ceux qui
acceptent d’endosser le costume du coupable et de se laisser accuser
de la sorte par l’Eglise. Ne devraient-ils pas réagir de manière
énergique en tournant le dos à cette gigantesque « multinationale »
au lieu d’abandonner sa raison sur le parvis de l’église ?
Je le répète : Le Dieu
véritable n’a jamais habité dans les églises de pierres. Dieu ne
s’est jamais laissé enfermer dans des tabernacles. Dieu n’a jamais
été ni dans les dogmes ni dans les rites. Il n’a jamais été dans
aucun confessionnal. Il n’a pas davantage mis en place un système
d’indulgences. Dieu ne s’est jamais laissé représenter par un homme
quelconque, quel que soit le vocable dont celui-ci puisse
s’affubler. Le Dieu véritable est incorruptible. Il est absolu.
Cependant, son essence est amour et l’amour habite en chaque homme.
DIEU, la loi de l’amour qui règne éternellement est en toute forme
de vie des règnes de la nature, dans chaque atome, dans le plus
petit des éléments composant l’infini.
Dieu ne s’est jamais détourné
et ne se détournera jamais de Sa création, ni des êtres qu’il a
créés, pas même du plus grand des pêcheurs. L’amour frappe toujours
à la porte des cœurs et l’amour demeure. Un jour ou l’autre, même
s’il est le plus grand des pêcheurs, chaque homme rebroussera chemin
et se tournera vers Dieu. Pour cela, il n’est nul besoin d’un pape
affublé du titre de « saint-père ». Dieu, notre Père éternel,
l’Eternel véritable est le Dieu père-mère dont l’amour et la force
habitent en chacun de nous. Nous pouvons placer toute notre
certitude dans le Dieu véritable. Il aime tous les hommes, tous les
êtres, toutes les formes de la création que contient l’infini.
Je le répète : le Dieu
véritable n’est pas un mercenaire. C’est pourquoi il n’a pas de
moutons serviles. Le Christ de Dieu est le seul et véritable berger.
Il appelle ses brebis et ses brebis connaissent sa voix. Le Christ
ne repousse aucune de ses brebis. Il va à la recherche de chaque
pêcheur, de chaque brebis égarée pour la reconduire au Père éternel.
C’est l’amour le plus grand qui soir. En résumé : Dieu demeure !
Chers amis, j’aimerais vous
communiquer encore une citation sur laquelle il vaut la peine de se
pencher. Elle est extraite d’un livre intitulé « L’affaire Vatican.
Jésus accuse ». L’auteur, Uli Weyland, y prête à Jésus les paroles
suivantes : « …je n’ai ni souhaité, ni fondé cette organisation
qu’est Eglise et je n’ai pas non plus enseigné selon les paroles
qu’elle me prête. J’ai prêché le royaume de paix quand l’Eglise,
elle, a prêché l’enfer. Le dieu dont cette organisation se sert
comme menace est le dieu de l’Ancien Testament et pas celui dont
témoigne mon « message de joie ». Au lieu d’apporter l’amour et la
miséricorde, elle plonge le cœur des hommes dans la peur, elle viole
les âmes et la raison des hommes. »
Voici un autre élément de
réflexion :
Si aujourd’hui Moïse devait à
nouveau apporter aux hommes les tables de la Loi, alors, tout comme
il le fit hier, il pourrait les détruire car elles ne seraient pas
moins fragiles qu’à l’époque. En revanche, ce qu’il ne pourrait plus
faire aujourd’hui, c’est détruire le veau d’or car à notre époque,
celui-ci pèse des milliards en comparaison des Dix Commandements de
Dieu.
Pourquoi et comment en
sommes-nous arrivés là ? et la question se pose à chacun de nous :
« Y-ai-je aussi une part de responsabilité dans tout cela et en quoi
?
Le 22 décembre 2002, le
journal allemand „Die Welt am Sonntag“ rapportait l’extrait d’un
sermon du cardinal Ratzinger que voici : « Dieu n’impose son amour
à personne. Dieu se cache afin que nous le trouvions. Par la
naissance du Christ, Dieu nous donne un signe, il nous montre qu’il
est au milieu de nous. »
D’un côté, le pape déclare
que Dieu s’est retiré dans les cieux, dégoûté par les hommes, de
l’autre le cardinal Ratzinger pense lui, que Dieu se cache afin que
nous le trouvions. Il va de soi que ces deux déclarations sont
parfaitement contradictoires.
Dieu a -t’il besoin de se
cacher ? Ou n’est-ce pas plutôt l’homme qui s’est détourné de Dieu ?
Plus loin, le cardinal
continue, je cite : « …Dieu part sans cesse à notre recherche. Il
nous interpelle constamment au travers de la création, si toutefois
nous voulons bien faire l’effort de l’écouter et de le voir. »
« …Dieu nous interpelle constamment au travers de la création … »
Autrefois, une telle déclaration aurait coûté sa vie au cardinal.
L’administration cléricale dont il est un des dignitaires
aujourd’hui, n’aurait pas manqué de le condamnr au bûcher pour
panthéisme. Toutefois, si le cardinal croit en ce qu’il avance,
alors ne devrait-il pas tout mettre en œuvre pour empêcher la
création de souffrir : la mère Terre, mais aussi les règnes animal,
végétal et minéral. Il devrait s’impliquer dans la lutte contre la
torture infligée aux animaux, entre autre dans les abattoirs. En
tant que responsable de l’Eglise, il devrait s’élever contre la
consommation de viande.
En soi, la déclaration du
cardinal selon laquelle Dieu parle à travers la création,. est
positive, mais le cardinal sait-il véritablement de quoi il parle ?
Une personne ayant un tant soit peu perçu en elle le « langage « de
Dieu à travers Sa création montre progressivement des changements
dans son comportement, dans ses habitudes alimentaires entre autres.
S’il est vrai que Dieu parle à travers Sa création, nous devrions en
toute logique cesser d’exploiter la Terre à l’excès, cesser de
détruire la nature, de martyriser les animaux, de les tuer pour nous
nourrir de leurs cadavres dépecés.
Depuis bientôt 2000 ans déjà
les Eglises prétendument chrétiennes parlent d’un Dieu qui n’existe
pas. En fait, ce qu’elles nous décrivent, c’est une figure sculptée
dans les croyances païennes, habilement présentée et commercialisée.
Maintenant que se joue le dernier acte du grand théâtre du monde, le
« saint père » de Rome fait volte face et retourne ses reproches
contre ceux qu’il comptait jusqu’à lors au nombre de ses fidèles.
La déclaration du pape
rapportée par le journal BILD du 13 décembre ainsi que les extraits
du sermon professé par le cardinal Ratzinger et cités ci-dessus
n’ont fait que me confirmer dans ma vision de l’histoire de l’Eglise
: Les Eglises chrétiennes ne furent jamais rien d’autre chose qu’une
force guerrière dont l’alliance avec le pouvoir politique lui permis
de parvenir à ses fins, à savoir non seulement exclure ou éliminer
les personnes récalcitrantes à son autorité mais aussi mener la
guerre à toute créature des forêts, des champs, des mers, des
fleuves, des lacs et des airs.
En quoi consiste l’Eglise
depuis le jour où l’empereur Constantin l’a élevée au statut
d’Eglise d’Etat et jusqu’à aujourd’hui ? La réponse que j’apporte à
cette question est fondée sur mon analyse personnelle des choses et
n’est pas formulée ici avec le but d’influencer quiconque. Chacun
est en mesure de se forger une opinion personnelle dans cette
affaire, toutefois je me permets de considérer qu’une analyse
objective ne saurait manquer d’intégrer les éléments relarifs à la
guerre menée par la chrétienté contre la mère Terre au cours des
deux derniers millénaires.
Une grande partie de
l’humanité – au rang desquels il faut tout particulièrement compter
ceux qui s’accrochent aux traditions et qui sont prisonniers de leur
ego – est désormais incapable de raisonner de manière logique et
claire. Pour la plupart, les hommes sont devenus des imitateurs qui,
tels des moutons, suivent sans réfléchir l’exemple d’autres qui
eux-mêmes inconscients, se sont laissés prendre à la tradition de
l’ivresse des sens. Celui qui ne se libère pas des liens de la
tradition reste lié aux défenseurs acharnés de la sacro-sainte
tradition. S’orienter sur la tradition, c’est être systématiquement
partie prenante de la croisade guerrière qui au nom des traditions
maltraite, tue et massacre tout ce qui vit sur la terre, dans la
terre et dans les airs.
Mais qui sont les hommes que
l’Eglise a canonisés faisant d’eux, par-là même, des
« saints »-porteurs de la tradition ? Le même cardinal Ratzinger
donne le 10 janvier 2003 une réponse d’une étonnante clarté à
l’occasion de l’émission « Aspects » présentée sur la deuxième
chaîne nationale de télévision allemande. Le thème de l’émission se
rapportant aux crimes commis par l’inquisition envers Giordano Bruno
dont la condamnation à mort a été ratifiée par au moins un futur
pape (Pie V) et au moins un futur canonisé (Bellarmin), voici ce que
nous dit le cardinal Ratzinger à propos de ces hommes et de leur
attitude dans cette affaire, je cite : « Les hommes qui ont soutenu
ces actes étaient bel et bien des saints, vivant une relation
intérieure profonde avec Dieu et vivant intérieurement proches de
Jésus et de Sa parole mais qui pourtant, en raison du contexte
historique, ont subit un aveuglement partiel de leur conscience. Cet
aveuglement ne doit manquer de nous horrifier. »
Ainsi, nous apprenons que les
saints de l’Eglise peuvent souffrir d’aveuglement partiel de la
conscience susceptible de les rendre capable de meurtre. Quelle
insulte envers notre Père céleste, l’unique et éternel Saint, que
d’oser prêter la qualité de saint à des instigateurs de meurtres !
Karlheinz Deschner écrit en
1986 dans son livre „ Die beleidigte Kirche“ (L’église blessée), je
cite : « Helvetius le savait lorsqu’il disait : ‘…la liste de ses
saints compte des milliers de criminels canonisés…’ »
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Ceux qui se prétendent chrétiens se sont-ils
déjà demandés en quoi consiste un fratricide ? Presque chaque jour
les médias font état de personnes qui perdent la vie au combat ou en
raison des conséquences de la guerre. Or, selon le message de Jésus
de Nazareth, tous les hommes sont frères et sœurs. Ainsi, pendant la
guerre se sont des frères qui s’entretuent. Cela est-il chrétien ?
En ce moment même, l’armée d’un puissant s’apprête une nouvelle fois
à commettre un fratricide.
Dans de nombreuses parties du monde sévit la
guerre entre les hommes mais aussi contre la mère Terre. Lors de ces
abominables conflits menés parfois avec les armes les plus modernes
et les puissantes qui soient, ce ne sont pas seulement des hommes et
des femmes - des frères et des sœurs - qui ont à encourir la mort,
la souffrance et la misère. Le fracas assourdissant de ces
terrifiantes machines agit également de manière perturbatrice sur
les éléments de la terre. Le bruit assourdissant des avions, des
roquettes, des blindés, des armes lourdes, etc. déchire l’air et
crevasse le sol. Les bombes porteuses de mort ne se contentent pas
de prendre la vie de nombreux hommes et animaux ; elles secouent la
mère Terre et infligent à la planète d’immenses plaies
cratériformes. Combien de temps encore la terre mutilée
supportera-t-elle toute cette violence ?
La mer et les océans sont parcourus non
seulement par d’immenses bâtiments de guerre, mais aussi par
d’énormes cargos porte-containers et par de gigantesques tankers qui
n’hésitent pas à déballaster en pleine mer et à la souiller ainsi
durablement. Et que dire des catastrophes maritimes survenant lors
de l’échouage de ces bateaux ou par brisure de leur coque par manque
d’entretien. Cela ne constitue-t-il pas une véritable guerre contre
la mer et les animaux qui y vivent : poissons, crustacés,
coquillages, mammifères marins et bien sûr plantes et oiseaux. Et
que dire des innombrables quantités de poissons capturés par les
chalutiers de pêche et qui meurent d’étouffement dans d’atroces
souffrances. La cruauté de ce monstre qu’est l’homme est sans
limites : des bébés phoques sont assassinés à coup de gourdin en
raison de leur fourrure, des crabes sont jetés vivants dans de l’eau
bouillante, etc… Les cadavres animaux sont ensuite préparés pour le
plaisir du palais de l’homme avide de jouissances. L’homme pillard
et cannibale dévore la chair cadavérique assaisonnée et présentée
selon les règles de l’art de la table. Citons encore les eaux
résiduaires empoisonnées des réacteurs nucléaires et des
installations industrielles. De manière générale, on peut dire que
l’homme est la mort qui se déplace ici et là pour détruire tout ce
que porte la terre. Le Cardinal Ratzinger affirme que Dieu nous
parlerait à travers Sa création ; la réponse de l’homme est-elle
celle que nous venons d’évoquer ?
Quand on pense aux milliards dépensés pour
fabriquer missiles, fusées et satellites, on peut se demander si
l’homme est encore doté d’une conscience morale. Lors de leur
désintégration dans l’atmosphère, des morceaux se désagrègent en
brûlant, certains retombent sur la terre et d’autres restent dans la
stratosphère. Ainsi, l’espace qui entoure la terre s’est transformé
en un amas d’ordure, en une grande décharge des essais lucifériens.
Ces projets engloutissent des milliards pendant que des millions de
personnes meurent de faim ou de maladie dans le Tiers-monde.
Toutefois, pour masquer son jeu, le luciférien, n’hésite pas à se
parer des habits de la miséricorde. Il organise des campagnes de
charité, monte des concerts de solidarité ou chacun reçoit la
possibilité de soulager sa conscience à peu de frais. Mais pas
question de toucher à l’essentiel - la richesse continue de dormir
dans les coffre-forts bien remplis – et de remettre en cause les
traditions. Combien les riches et l’Eglise détentrice d’un veau d’or
de plusieurs milliards, donnent-ils eux-mêmes ? En vérité, ils ne
donnent que ce qui ne porte pas préjudice à leur compte en banque ou
n’oblitère pas la valeur de leur veau d’or.
L’Eglise elle aussi, bien qu’immensément
riche, mendie pour les pauvres. Tout le monde semble avoir oublié
les crimes commis par elle envers certains peuples sous prétexte
d’évangélisation forcée, attitude dont les conséquences sont encore
bien réelles aujourd’hui pour de nombreuses personnes réduites à la
mendicité pour survivre.
En distribuant aux nécessiteux une partie de
son immense fortune, l’Eglise permettrait à certains de croire
qu’elle a vraiment changé. Au lieu de cela, elle, qui est riche à
milliards, organise des campagnes de charité et mendie pour les
pauvres dans le besoin !
Chers frères, chères sœurs, chers amis,
laissons monter maintenant dans notre conscience d’autres images en
rapport avec la guerre que les hommes mènent contre le monde animal.
Regardons ces milliards d’animaux enfermés dans des Auschwitz à
viande Tassés les uns contre les autres dans des espaces exigus, ils
ne voient jamais la lumière du jour et sont privés d’air pur. On les
engraisse à l’aide d’aliments confectionnés du cadavre moulu de
leurs congénères - leurs frères et sœurs de souffrance - auxquels
sont ajoutés des hormones et autres composants chimiques destinés à
accroître la « productivité ».
Pour alimenter quotidiennement en chair
fraîche le circuit d’élevage et d’abattage il est nécessaire de
procéder à la multiplication rapide des « bêtes de boucheries »
comme elles sont nommées. A cette fin, on intervient sans vergogne
dans le cours naturel de la reproduction. Par injection d’hormones
et de phéromones on les transforme en machines à reproduire. Sitôt
atteint le poids d’abattage les animaux sont chargés dans des
camions à bestiaux et transportés vers les chambres de la mort où le
bourreau exécute la sentence délivrée par la société de consommation
à l’instant même de leur naissance : la mort. Pour exécuter
celle-ci, l’intellect humain a mis au point toute une gamme
d’instruments divers et variés. Sitôt abattu, les animaux sont
accrochés par les pattes et dépecés. Bientôt, les cadavres seront
débités puis accommodés conformément aux goûts des consommateurs,
pour satisfaire le plaisir de ces derniers. Pourtant, bien que
l’homme préfère croire le contraire, tout cela engendre chez
l’animal une somme de peurs et de souffrances indicibles
Bien que nombre d’enfants rejettent
instinctivement la nourriture carnée, on leur inculque dès le plus
jeune âge les bonnes habitudes : « Manger de la viande n’a rien de
mal, on l’a toujours fait, c’est tout à fait normal. Et puis, c’est
la « tradition » qu’il est important de respecter. Couper la tête
des poules, des canards, des oies, des coqs, etc., leur arracher les
plumes, assaisonner leur corps et les dévorer, tout cela c’est « de
la culture » n’est-ce pas ?
Chers amis qui lirez cette lettre, si
celle-ci fait naître en vous, dans votre cœur, l’image de nos frères
et sœurs animaux, asservis, torturés et massacrés, demandez-vous
comment vous souhaitez vous comporter désormais envers la vie.
Et puisque le cardinal Ratzinger affirme que
Dieu nous parle à travers la création, pourquoi l’Eglise ne s’élève
t’elle pas contre le massacre des animaux ? A moins que les animaux
et la nature doivent souffrir parce qu’ils n’appartiennent pas à
l’institution ecclésiastique et ne contribuent pas la servir
financièrement ? Celui qui ne verse pas son écot à l’Eglise en est
exclu. Et dans cette affaire, il ne faudrait pas mécontenter les
chasseurs, équarrisseurs et consommateurs de viande qui sont
fréquentent régulièrement les bancs de l’institution religieuse.
L’homme scélérat, le pilleur brutal, mène la
guerre dans les champs et les forêts. Il confisque aux animaux leur
espace de vie à ses propres fins. L’homme voleur les dépouille de
leur territoire avant de leur prendre la vie. Parce qu’il se prétend
meilleur régulateur des populations animales que la nature, il a
octroyé aux chasseurs un droit de massacre « écologique » pour
lequel il a inventé le concept de « chasse durable ». Puisqu’ils
sont désormais des bienfaiteurs de la nature et que leurs fusils
crachent désormais du plomb au service de la science, les assassins
d’animaux peuvent accomplir fièrement leur « noble » tâche. Quant à
ces abominables « destructeurs de la nature » que sont les animaux,
ils n’ont qu’à bien se tenir : traqués, piégés, chassés à pied ou à
courre, sur terre ou dans les airs, leur destin est celui du
gibier : mort. Alors, l’homme-rapace emporte son trophée sans vie. A
la Saint Hubert il se peut même que le prêtre bénisse celui-ci. Mais
que bénit-il ? Les chasseurs ou les animaux assassinés, afin que la
chair de leur cadavre soit meilleure au goût des croyants amateurs
de gibier et que sa consommation soit conforme à la tradition
écclésiastique ?
Une question pourtant : comment un agneau
candide, sautillant dans le pré, plein de douceur et de beauté
peut-il se transformer un agneau Pascal ? Chers amis, laissez cette
abomination monter en vous sous forme d’images. Ma plume se refuse à
le décrire…
Si les victimes innocentes sont massacrées,
les coupables eux, les hommes, tendent à se multiplier. En effet,
lorsque l’un d’eux décède, et même si sa « mère l’Eglise » a veillé
sur ses derniers instants et lui a accordé l’ « extrême onction »,
il est impossible qu’il pénètre dans le Royaume de Dieu. Il est voué
à se réincarner sans cesse, jusqu’à ce qu’il accepte, en tant
qu’être humain, les enseignements de Jésus-Christ et qu’il s’engage
sur le Chemin qui mène à la vie.
La pellicule du film sur laquelle sont
enregistrés tous les actes de guerre commis à l’encontre de la mère
Terre ne s’altère jamais. Dans la loi des semailles et des récoltes,
que l’homme a lui-même créée, tout est enregistré à l’échelle
cosmique de la façon la plus juste qui soit. Ainsi, chaque cause
n’ayant pas été reconnue par l’homme et n’ayant pas fait l’objet de
repentance et de mise en ordre, apportera inévitablement ses effets.
Oui véritablement, c’est bien de guerre
contre les forêts et la nature dont il s’agit quand l’homme - qui
s’est érigé en seigneur de la forêt - abat ou incendie chaque année
des centaines de millions d’arbres, ses frères, pour satisfaire sa
seule soif de profit. Qu’à cette occasion des milliards d’êtres
vivants meurent brûlés vifs dans d’atroces souffrances ou soit privé
d’habitat, c’est-à-dire de vie en définitive, cela lui est
indifférent. Les arbres qui encombrent son chemin, il les abat. S’il
vient à en planter de nouveaux, qu’on ne s’y trompe pas, c’est
rarement à des fins philanthropiques, mais guidé par le souci de
profits et bénéfices à venir. Ultérieurement, ils finiront par subir
le même sort que leurs congénères du règne arboricole. Pendant ce
temps, l’Eglise qui se réclame de Jésus-Christ, garde le silence.
Combien de sapins sont-ils abattus chaque année à Noël ? Est-ce
ainsi que Dieu parle aux hommes à travers Sa création comme
l’affirme le Cardinal Ratzinger, à travers une coutume païenne.
Après quelques jours, quelques semaines au
plus, l’arbre expire le souffle de vie qui était en lui. Il est
temps de s’en débarrasser. Le Christ a-t-Il voulu cela ? L’a-t-Il
commandé ? Pourquoi le fait-on alors ? Le Christ n’est-Il pas
l’Esprit de la vie !
Oui véritablement, c’est bien de guerre
contre la mère Terre dont il s’agit quand les agriculteurs
provoquent la mort de multiples animaux, des plus grands au plus
petits, par l’utilisation de produits chimiques, et l’épandage
massif de fumier et de purin. Sur tout cela, l’Eglise ne dit rien
mais elle prétend que c’est: « Dieu qui se tait.»
Mais la vérité c’est que Dieu ne se tait pas,
qu’Il ne s’est jamais tu ! Diffusée à notre époque par support
cassettes ou sous forme de livres, voici ce qu’exprime Sa Parole :
« Comment prétendez-vous redevenir des enfants de
Dieu ? Regardez dans quel état se trouvent vos champs : ils sont
gorgés d’engrais et de pesticides, pour reprendre votre vocabulaire.
Vous les faîtes souffrir et les maltraitez. Lorsque la terre vous
rend ce que vous lui avez donné et que cela vous rend malade, alors
vous accusez Dieu. Mais c’est auprès du dieu des ténèbres que vous
devriez vous plaindre car c’est lui qui veut que les choses soient
ainsi et vous aussi en définitive puisque vous le servez.
La Terre M’appelle, Moi, Son créateur, elle
implore Ma pitié et Me demande de la libérer. Que faîtes-vous ? Vous
M’accusez. Plaignez-vous plutôt auprès de celui que vous servez et
qui vous inspire… »
Et encore :
« Certains disent que les animaux sont porteurs de
maladies contagieuses. Mais qui les a contaminés, est-ce Dieu ou les
hommes ? En mangeant la chair de ces animaux vous absorbez ces
informations et votre corps se trouve contaminé par ces maladies.
Qui en est responsable ? Dieu ? Ou vous-mêmes ?
Visualisez cela intérieurement ! Voyez l’animal
pendu par les pieds aux crochets de l’abattoir – il saigne, il
ressent.
Voyez ces animaux enfermés les uns sur les autres.
Ils souffrent. Ressentez leur souffrance !
Voyez ces animaux transportés en camions à
bestiaux. Ressentez de quelle façon atroce ces animaux sont poussés
jusqu’à la mort.
Voyez ce qui se passe à l’intérieur de vos
laboratoires. Des expériences sont pratiquées sur des animaux
vivants. Une piqûre ici, une incision là. Ils sont enfermés,
attachés, observés dans des cages minuscules.
Si c’est à vous qu’il arrivait tout cela, si c’est
qui subissiez la même chose, que diriez-vous ? Laissez monter toutes
ces images en vous et vous ressentirez et subirez,
proportionnellement à votre degré d’ouverture à ces images, les
douleurs, les supplices des animaux, des plantes et des minéraux.
Ici-bas, quand un coup du sort s’abat sur vous,
c’est moi que vous accusez. Plaignez-vous plutôt auprès du dieu des
ténèbres et de tous ces autres dieux que vous avez servis et
continuez de servir, sans égard pour la vie. Vous êtes également
sans égard envers votre corps physique ainsi qu’envers votre âme
dans la mesure où, au plus tard sur les plans de purification, il
lui faudra éprouver tout ce que l’homme aura permis dans ce monde.
Beaucoup d’hommes sont durs et sans pitié et le
restent tout au long de leur vie mais quand arrivent les dernières
heures de leur existence physique, alors ils se tournent vers Moi.
O voyez, les Commandements que vous a transmis
Moïse et le Sermon sur la Montagne que Jésus vous a enseigné, ne
vous ont pas été donnés pour que vous n’en faisiez usage qu’au
terme de votre existence terrestre ! Ces aspects de la Loi qui
conduisent à la vie supérieure devraient accompagner tous les
instants de votre existence terrestre, de sorte que sous leur
impulsion vous puissiez prendre conscience de vos péchés et qu’avec
l’aide de l’Esprit rédempteur en vous, vous puissiez vous en
repentir, les mettre en ordre et ne plus les répéter. C’est cela la
croissance qui mène à la vie intérieure et il n’est nul besoin
d’intermédiaire pour l’atteindre. Seul suffit que notre sens de la
raison soit encore perméable à la lumière et en mesure de discerner
entre le bien et le mal… »
La pensée de la chute qui consiste à vouloir
détruire et dissoudre toutes les formes est encore ancrée dans de
nombreuses têtes - l’homme veut dominer Dieu.
Apparemment, cela convient parfaitement aux
institutions ecclésiastiques. En effet, lorsque le pape affirme que
Dieu s’est retiré dans les cieux, ne sous-entend-il pas que Dieu a
battu en retraite devant l’homme sans scrupule, voleur et assassin.
Si c’était le cas, cela serait le triomphe des forces qui poussent
les hommes à l’infamie et qui proclament la retraite de Dieu. Cela
signifierait également qu’elles auraient accompli un grand pas en
direction de leur but qui reste de parvenir à vaincre Dieu.
Depuis la chute dans le péché, qui est
dirigée contre Dieu, les forces opposées à Dieu ont la volonté de
dissoudre toutes les formes. Cela aurait pour conséquence la
disparition de toutes les créatures de Dieu sur la mère Terre, dans
les forêts, les champs, les eaux et l’air, ainsi que la disparition
de la plupart des hommes. Seuls quelques-uns d’entre eux
subsisteraient pour devenir les seigneurs de la création et faire
voler en éclats la planète terre avant de rejoindre le royaume
luciférien en tant que morts spirituels. Cependant, cela n’adviendra
pas, car Dieu, le Créateur tout-puissant, a dit : La Terre est
mienne.
Le monde est à la veille d’un collapsus. Le
régime luciférien croit pouvoir détruire la mère Terre. Il
transforme les cours d’eau, construisant d’énormes barrages et
retenues. Il procède à de gigantesques excavations dans le sol,
arrache des pans entiers de montagne, déplace d’immenses quantités
de terre et fait bien plus encore. Le régime luciférien veut
assassiner la Terre. S’il ne parvient pas à en prendre le contrôle,
alors il fera tout pour la faire exploser en usant des arsenaux
d’armes atomiques qui sont disséminés sur la terre entière.
Cependant, n’en déplaise au pape, Dieu
n’a pas battu en retraite dans les cieux. Dieu est la vie, présente
également dans chaque particule qui constitue la mère Terre. La mère
Terre ne peut pas être détruite, car l’Esprit de l’infini est absolu
et parfait.
Le Christ est déjà vainqueur ! Il
vaincra également les combattants de Lucifer, car l’Esprit de
l’infini, qui agit également dans la mère Terre, est plus fort que
tout.
Le moment où les choses vont basculer
approche, car les souffrances de la mère Terre ont atteint leur
paroxysme. Les éléments souffrent, beaucoup d’hommes souffrent et se
plaignent, le monde animal et végétal souffrent indiciblement. Les
blessures infligées à la mère Terre la font terriblement souffrir.
En s’exprimant comme il l’a fait, le
pape Jean-Paul II n’a fait que signifier la faillite de
l’institution qu’il conduit. A travers ces événements, les personnes
éveillées sauront reconnaître de quoi sont vraiment faites les
institutions ecclésiastiques.
Malgré tout, le vaisseau de croisière
Eglise poursuit sa route, dans la mesure où ses passagers restent
apathiques sous l’effet de l’ivresse des dogmes et sont incapables
de se demander pourquoi la croix supportant le corps mort et
supplicié sert encore d’étendard au navire, bien que Jésus, le
Christ, soit ressuscité il y a 2000 ans déjà. S’agit-il seulement
d’une tradition ou faut-il voir davantage dans ce symbole de mort ?
Pourquoi les armes guerrières sont-elles toujours bénies sur ce
vaisseau de croisière ? Là encore, est-ce seulement une affaire de
tradition ou … ? Jésus n’a t-il pas dit : « Celui qui prend
l’épée périra par l’épée. » Pourquoi Noël et Pâques, les plus
grandes fêtes de la chrétienté institutionnelle, sont-elles
l’occasion des plus grands carnages d’animaux ? Est-ce par tradition
ou… ? Pourquoi des millions d’arbres sont-ils abattus chaque année
à Noël, dans un réflexe païen, est-ce pour marquer le caractère
enchanteur de l’événement ? Est-ce au nom de la tradition ou… ?
Pourquoi des représentants de l’institution catholique bénissent-ils
les chasseurs, leurs armes de mort et le cadavre de leurs victimes
le jour de la Saint Hubert ? Est-ce par pure tradition ou … ?
La mère Terre, les animaux, les végétaux
et les minéraux refusent la bénédiction de l’institution
ecclésiastique. Pourquoi ?
Toujours plus d’hommes répondent
eux-mêmes à cette question. Ils se conforment intuitivement aux
paroles contenues dans l’Apocalypse de Jean (18,4) :
« Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de
participer à ses péchés, et de partager les fléaux qui lui sont
destinés. »
Chers frères, chères sœurs, chers amis -
comment les choses vont-elles évoluer ?
Au terme de cette lettre et en guise de
conclusion, j’aimerais citer quelques paroles de notre frère divin
et rédempteur, le Christ, tirées de Sa puissante œuvre de révélation
« Ceci est ma Parle. Alpha et Oméga. L’Evangile de Jésus. La
révélation du Christ dans laquelle se reconnaissent les véritables
chrétiens du monde entier » :
« Ce sont toujours les mêmes qui Me persécutent à
travers les Miens, car malgré le « tout est accompli » Je Suis
toujours une épine dans le cœur de ceux qui veulent maintenir et
étendre l’état des démons. A l’époque actuelle (1989) ce sont encore
les docteurs de la loi et ceux qui leur sont assujettis parmi les
autorités ecclésiastiques et les autorités de ce monde qui, par des
mensonges, soulèvent le peuple contre les successeurs du Christ.
Mais tout a une fin. Ce qui s’est passé pendant
les presque deux mille ans ecoulés produit maintenant ses effets et
retombe sur ceux qui continuèrent à se comporter comme au temps de
Ma venue en tant que Jésus de Nazareth. Aujourd’hui ils craignent de
perdre leur position et leur prestige. Mais leur pouvoir touche peu
à peu à sa fin, les effets de leurs causes s’abattent maintenant sur
eux.
La position des forces du mal s’affaiblit toujours
plus. Les docteurs de la loi, les pharisiens et les autorités
ecclésiastiques et étatiques d’aujourd’hui crient comme des
naufragés. Ils ressentent que le flux qui les emportera est déjà en
train d’arriver. Ce qui a été construit pendant deux mille ans en
usurpant Mon nom disparaîtra : une puissance qui se disait et se dit
chrétienne mais qui ne l’était et ne l’est pas et qui a usurpé et
usurpe Mon Nom de Christ de multiples façons.
La nouvelle ère s’éveille et naîtra des ruines du
passé… »
Chers frères, chères sœurs, en Christ,
par cette lettre devenue plus longue que prévue à l’origine, je ne
cherche pas à endoctriner. Mon cœur est lourd lorsque je pense à
l’amour de notre rédempteur et frère divin et aux nombreuses
personnes induites en erreur, mais aussi à la mère Terre, aux
animaux, aux plantes et au monde minéral.
Mon souhait profond est qu’encore plus
de personnes réfléchissent au sens de leur vie terrestre et trouvent
le Christ qui est l’amour et l’unité. Celui qui trouve en lui-même
le grand Esprit de l’infini ressent dans son cœur la souffrance de
la mère Terre et de toute les formes de vie dont elle est porteuse.
Profondément reliée à vous
Gabriele
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