La grande lettre de Gabriele

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La Parole de Dieu,

la Loi de l’amour et de l’unité,

et les sans-droits de la terre

 

Chers amis, la parole prophétique est la Parole de Dieu adressée aux hommes, exprimée à partir de l’amour et de l’unité universels, afin que de nouveau, les hommes retrouvent le chemin qui mène à l’amour et à l’unité universelle. Penser et vivre dans l’Esprit tout-puissant de l’amour et de l’unité universels est le plus beau cadeau de Dieu aux hommes.

 

La force du Christ-Dieu en l’homme – l’étincelle de mise en pratique

A travers la Parole de vérité que le monde divin lui adresse, il est possible à l’humanité de prendre connaissance, en détail, de l’enseignement véritable de Jésus de Nazareth, celui-ci ayant été falsifié par des institutions religieuses figées dans des pratiques cultuelles, formelles et dans un enseignement appartenant à la pensée de la chute. La Parole du salut éclaire également la signification de l’acte rédempteur accompli par le Christ, de sorte que les hommes puissent prendre conscience que Jésus-Christ a laissé s’écouler en chaque âme y compris dans l’âme de chaque homme l’étincelle rédemptrice, qui est l’aide, le chemin, la vérité et la vie.

Chaque âme et chaque homme sont porteurs du grand amour pour Dieu et le prochain, de l’amour et de l’unité universels. La Loi universelle irrévocable de l’amour et de l’unité est la vie, la substance spirituelle porteuse de toutes les formes densifiées, y compris celles de la nature et des animaux. L’unité universelle divine inclut l’ensemble des minéraux, des plantes et des animaux. Comme les hommes, ils portent également la vie éternelle en eux. Les animaux, les plantes et les minéraux sont des forces de conscience divines ayant pris forme. Dans l’existence pure, au travers de cycles d’évolution, elles atteignent le degré de maturité parfait d’un être divin. Tout ce processus de développement qui correspond aux Lois divines s’accomplit dans la Loi de l’unité universelle, Dieu.

Les formes de vie de la nature qui évoluent sur la Terre ne portent pas en elles l’étincelle rédemptrice. En effet, elles ne sont pas concernées par le processus de rédemption dans la mesure où elles n’appartiennent pas à la pensée de la chute, contrairement aux hommes ou aux âmes des plans de purification. Les minéraux, les plantes et les animaux n’ont pas chargé leur substance spirituelle intérieure d’origine par des aspects contraires aux Lois divines, ils ne sont pas sortis de l’unité universelle, ce qui n’est pas le cas des êtres de la chute, à qui il fut possible de se détourner de Dieu en raison du libre arbitre dont ils disposaient.

La force rédemptrice est l’étincelle du Christ-Dieu qui, lors du « Tout est accompli », s’est ancrée dans toutes les âmes et dans tous les hommes. La force du Christ-Dieu, dont est issue l’étincelle rédemptrice, est l’unité universelle, car elle est la force créatrice divine omniprésente dont découle la grande unité qui lie tous les êtres et toutes les formes de la création. La force du Christ en l’homme est également étincelle de mise en pratique, car la foi seule ne suffit pas ; de la foi devrait naître l’acte véritable dans l’Esprit de Dieu. A la fin du Sermon sur la Montagne, Jésus parle de l’acte véritable dans et à partir de Son Esprit : « …Je compare celui qui entend Ma parole et l’accomplit à un homme avisé qui a bâti sa maison solidement sur du roc. Et la pluie vint, les eaux montèrent et les vents soufflèrent autour de cette maison, et elle ne s’effondra pas, car elle était bâtie sur du roc. Et que celui qui entend Mes paroles et ne les suit pas soit comparé à un homme fou qui a bâti sa maison sur du sable. Et la pluie vint, les eaux montèrent et les vents soufflèrent sur sa maison et elle s’effondra avec grand fracas. »

Il serait donc raisonnable que les hommes accomplissent ce que Jésus-Christ a enseigné. De la sorte, un véritable chrétien d’action attise en lui l’étincelle rédemptrice qui se transforme alors toujours plus en une flamme intérieure embrasant l’âme et l’homme. Ne pas se contenter d’écouter Son enseignement mais avant tout le mettre en pratique, c’est suivre le chemin de la vérité et de l’illumination intérieure, par le Christ-Dieu. Ce faisant, un pèlerin sur le chemin de la vérité affine ses sens, dans la mesure où ses pensées, ses paroles et ses actes sont de plus en plus lumineux, c’est-à-dire correspondent de plus en plus à la volonté de Dieu. Sous l’effet de l’éclaircissement croissant de sa conscience, celui qui est traversé par la lumière reconnaît comment s’exprime la volonté de Dieu à travers les différentes facettes de sa vie terrestre.

Quelqu’un qui évolue dans l’Esprit de la vérité regarde ce qui se passe autour de lui et dans le monde avec les yeux de la Loi universelle de l’amour et de l’unité. Parce qu'elle est engagée dans la succession de Jésus-Christ, une telle personne illuminée voit les choses de façon plus claire, plus large et plus profonde. Elle est un observateur éveillé de la réalité, capable de l’appréhender de manière analytique. Ce comportement concourt à l’ouverture du cœur et au développement de la raison qui se placent au service de la conscience spirituelle.

Les personnes dotées de cœur et de raison ne sont pas étroites d’esprit ; elles ne se comportent pas en exaltés mais en réalistes spirituels sérieux qui replacent toujours les choses et les événements dans la Loi universelle éternelle, avec mesure, justice et sagesse.

Les pharisiens, les docteurs de la loi et leurs vassaux : poltrons lâches et sujets serviles

Quelqu’un qui aspire sérieusement à se comporter en véritable chrétien orientera sa vie sur les Lois de Dieu et sur les enseignements de Jésus-Christ et non sur les intrigues humaines de ceux qui dissimulent leur avidité de pouvoir et de puissance sous de belles paroles mielleuses, qui récompensent leurs affidés par des traitements de faveur destinés à ce que ces derniers accomplissent ce qu’on attend d’eux et qui, à l’opposé, dévalorisent, discriminent et calomnient ceux qui leur résistent. Quelqu’un qui s’engage sur les traces de Jésus, le Christ, saura reconnaître ceux qui usent du mensonge et se tiendra éloigné d’eux.

Malheureusement, beaucoup trop de gens sont lâches et poltrons. Ils restent soumis aux grands de ce monde et aux institutions religieuses. Ils entrent dans leurs misérables intrigues avec l’espoir d’obtenir un petit morceau du gâteau que génère la magie du pouvoir. Obséquieux, ils se répandent en courbettes, parce qu’ils veulent à tout prix s’asseoir à la table où se joue la partie de poker pour le pouvoir. C’est pourquoi ils n’éprouvent aucun scrupule à trahir le grand Esprit de l’unité ainsi que leurs semblables.

Celui qui a investi au casino du pouvoir sans jamais être payé en retour prend tout à coup conscience que beaucoup d’Occidentaux sont devenus des joueurs de poker païens se dissimulant sous un manteau « chrétien » et que tout ce jeu n’a rien à voir avec le Christ. Pourtant, malgré cette ouverture de conscience, beaucoup de gens restent accrochés aux pharisiens et aux docteurs de la loi les joueurs de poker qui depuis toujours ont corrompu les hommes.

Certains poltrons ont déjà ouvert les yeux sur certaines choses. Cependant, ils ne font pas l’effort de s’élever à la droiture et à la sincérité, et continuent d’accorder du pouvoir à ceux qui maintiennent leurs brebis dans des enclos édifiés à l’aide de faux enseignements inspirés de la pensée de la chute. De tous temps et aujourd’hui encore, les poltrons, les conformistes, les sujets serviles, ont laissé les magiciens ecclésiastiques, les pharisiens et les docteurs de la loi, sortir de leur chapeau des monstruosités et parer ces absurdités de l’auréole glorieuse des « secrets insondables de Dieu », afin que personne n’ose mettre en doute leur véracité. Ils ont fait de Dieu l’Un universel, le Père éternel un dieu du châtiment, de la vengeance, un tyran qu’il convient d’amadouer à l’aide d’incantations ou de sacrifices, un dieu qui bénit et pourquoi pas, approuve les tours de magie des obsédés du pouvoir. Cependant, il est manifeste que ces paroles cérémonieuses sont totalement creuses. Dans ces conditions, on se demande pourquoi certains ne remarquent pas – ou refusent de voir – que les tenants de ces pratiques magiques, eux-mêmes, ne les prennent pas au sérieux et ne les emploient que dans le but d’impressionner le troupeau de leurs brebis et empêcher celles-ci d’avoir « l’audace » de faire usage de leur raison.

Chers amis, Dieu n’a rien à voir avec toutes ces balivernes. Dieu est et restera toujours le Dieu de l’amour et de la bonté, le Dieu de l’unité universelle.

Les poltrons et les sujets serviles sont maintenus dans la psychose de la peur par les prestidigitateurs ecclésiastiques qui les tiennent sous la menace de la damnation éternelle. La plupart d’entre nous étant habitués à accepter cela comme allant de soi, nous avons tendance à en oublier la portée véritable, à savoir une trahison révoltante envers Dieu et le Christ, ainsi qu’une duperie pernicieuse à l’égard de personnes qui finalement ne sont pas moins que les frères et sœurs de ces révérends « bergers ».

Dieu, qui aime tous Ses enfants sans exception – hommes, âmes et autres formes d’existence – est ici non seulement grossièrement calomnié et diffamé par des hommes, de plus prétendument « chrétiens », mais Il est également utilisé au service de buts visant à l’asservissement de nombreux hommes. Les tenants de l’autorité ecclésiastique, intrigants, avides de pouvoir, se servent de Lui pour faire pression sur ceux qui leur ont été confiés et qui osent mettre en doute la légitimité de l’Eglise et le caractère anti-divin et anti-chrétien de l’enseignement qu’elle propage.

Les laquais n’ayant pas renoncé à leur état de servitude, les rapaces du pouvoir ont pu créer un appareil de domination qu’ils ont baptisé du nom de « chrétien ». Bien camouflés sous ce vocable, ils agissent de manière ouverte ou insidieuse contre tous ceux qui percent leur simulacre et refusent de se taire ou qui refusent de participer à leurs manigances « chrétiennes ».

L’aveugle spirituel ne voit pas le vautour qui se dissimule derrière la fable des prétendus « secrets de Dieu ». Bien camouflé derrière ces soi-disant « secrets de Dieu », le loup féroce peut se parer des habits du bon berger pour que ses proies ne voient pas sa nature véritable.

Le Dieu véritable ne se dissimule pas aux yeux des hommes. Par contre, ces derniers qui manquent de courage pour se montrer à Dieu tels qu’ils sont c’est-à-dire comme Ses enfants n’accomplissant pas Sa volonté ont créé le mot « secret » grâce auquel ils croient pouvoir escamoter la volonté de Dieu. C’est pourquoi, quelqu’un qui croit à l’existence de prétendus secrets de Dieu, reste aveugle à la vérité.

Quelqu’un qui pendant longtemps a dupé ses prochains, qui donc a assombri la vérité, est de plus en plus prisonnier des chimères auxquelles il a donné naissance. Un jour viendra où il ne sera plus en mesure de faire lui-même la différence entre le mensonge et la vérité. Une telle personne sera un adepte idéal de la théorie des « secrets de Dieu ». C’est ainsi que l’aveugle suit les aveugles et qu’ensemble ils tombent dans l’abîme.

Le monde est devenu un brasier dont seront victimes à la longue tous ceux qui n’auront pas allumé en eux le feu intérieur, l’étincelle rédemptrice, ceux qui s’accrochent aux apparences trompeuses qu’entretiennent des fonctionnaires écclésiastiques dénués du sens de la responsabilité.

 

En rapport avec les prétendus « secrets de Dieu » – Conséquences dévastatrices de l’ignorance subie jusqu’à nos jours par de nombreuses personnes

Pourquoi les institutions catholique et protestante font-elles sans cesse référence aux « secrets de Dieu » ou célèbrent-elles le principe « Credo quia absurdum », qui signifie : « J’y crois parce que c’est absurde » ?

La Loi de Dieu, éternelle et irrévocable, régit toute chose. Elle est tout le contraire de quelque chose d’absurde. Elle est logique, sagesse, grandeur, elle est d’une simplicité inégalable et géniale ; elle est conscience suprême, intelligence divine, clarté, vérité – elle est absolue. Et, comme l’Esprit éternel l’a dit un jour, à travers la Parole prophétique, au sujet de la Loi absolue : « Ce qui est absolu est absolu ! Il n’y a rien au-delà. »

La Loi de Dieu est tout en tout. La totalité de la Loi est manifeste, agissante et vivante en chaque aspect de la loi, et la Loi absolue en tant que totalité est elle-même en accord avec chacun de ses aspects. Comme cela vient d’être dit, en elle tout est clair et en accord absolu, car Dieu est et reste éternellement et immuablement ce qu’il est : le JE SUIS.

Toutefois, si les hommes introduisent le mensonge au sein de la vérité que Dieu est cet amalgame ne peut plus être efficient et les parties qui le composent ne vibrent plus en accord. Alors, on peut dire à juste titre de cet amalgame qu’il est absurde.

Pour tenter de parer à ces contradictions, l’enseignement ecclésiastique prétendument chrétien met en avant ce qu’il nomme les « secrets de Dieu ».

Mais Dieu, l’Eternel, n’a pas besoin de faire des secrets. Seuls en font ceux qui se flattent d’avoir étudié Dieu mais qui, en vérité, savent moins de choses sur Lui, Le connaissent moins, que certains hommes du peuple qui s’efforcent de vivre simplement dans la conscience de Dieu et dans la paix avec leur prochain. La doctrine des « secrets de Dieu » résulte de l’éloignement des hommes de leur être véritable et du manque de conscience de ceux dont les belles paroles et les beaux sermons camouflent des sentiments, des pensées et des actes pleins de manigances car inspirés de la pensée de la chute.

Si l’Eglise se retranche toujours derrière de prétendus « secrets de Dieu », c’est parce que cette institution a perdu la vue d’ensemble de la vie.

En 553, le concile de Constantinople a condamné les enseignements d’Origène. Ces derniers, inspirés du christianisme des origines, professaient que l’âme l’être spirituel préexiste avant la naissance physique de l’homme et que c’est le processus de la chute qui est à l’origine de la formation du corps. Dans le même temps, la croyance qu’un jour toutes les âmes et tous les hommes retourneraient à Dieu fut également condamnée et remplacée par la notion de damnation éternelle.

Lors de ce concile, des hommes se sont donc arrogés le droit de réprouver l’enseignement de Jésus de Nazareth, à savoir la relation à un Dieu-Père aimant, qui ne damne aucun de ses enfants, moins encore pour l’éternité, mais qui se propose au contraire de reconduire à Lui toutes les âmes et tous les hommes - avec l’aide de la force rédemptrice du Christ de Dieu qui devient agissante par la mise en pratique de Son enseignement. Ils réprouvèrent également la connaissance en la préexistence de l’âme, un des fondements de l’enseignement de la réincarnation, également enseigné par Jésus de Nazareth comme en témoignent plusieurs textes issus du christianisme originel. L’enseignement de la réincarnation est intrinsèquement lié à la loi des semailles et des récoltes et nous permet de comprendre pourquoi les occidentaux sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Des individus qui n’étaient pas en mesure de comprendre le message de Dieu ou qui ne le voulaient pas – car ils aspiraient à autre chose qu’à accomplir la volonté de Dieu – ont dénaturé les enseignements issus du royaume de Dieu et les ont transformés. Les grandes sagesses prodiguées par les messagers des Cieux furent réduites à l’étroitesse de l’inintelligible par des individus qui s’encensèrent eux-mêmes.

Au fil du temps, le message divin fut imprégné de plus en plus par l’humain pour mieux s’adapter aux désirs et ambitions de guides religieux tournés vers l’extérieur. Ceux-ci modelèrent à leur gré l’image de Dieu ainsi que les Lois divines, y compris la loi de la réincarnation qui s’énonce ainsi : « Ce que tu sèmes tu le récolteras demain, après demain ou dans une incarnation future ». L’enseignement cosmétisé développé par l’institution Eglise devenant de plus en plus illogique et rempli de contradictions, les « dignitaires » ecclésiastiques le recouvrirent du manteau des « secrets de Dieu ».

Il aurait suffi que quelques-uns des inconscients spirituels présents au concile de Constantinople de 553, prennent une autre décision pour que le prétendu « secret » soit levé et pour que les occidentaux sachent que l’âme humaine existe avant son incarnation dans un corps humain et pour qu’ils connaissent ainsi le fondement de l’enseignement de la réincarnation.

Cette décision plus que regrettable déroba à de nombreuses personnes la possibilité de comprendre le sens et la finalité de leur vie terrestre. Dès lors, celles-ci ne furent plus en mesure de reconnaître les raisons du destin qui les touche et de savoir que les conditions déterminant le lieu où l’âme se rend après avoir quitté le monde matériel, à savoir l’au-delà, dépendent du comportement adopté par l’homme au cours de sa vie terrestre en pensées, paroles et actes. Ainsi, on a caché à toutes ces innombrables personnes le fait que l’incarnation de l’âme dans la chair est une chance donnée à l’homme pour réparer ce qu’il a causé lors d’incarnations antérieures.

En l’an 553, l’homme s’est donc permis de définir ce qui est juste et vrai et ce qui ne l’est pas et il continue d’agir de la sorte aujourd’hui. Qu’un fidèle demande à un prêtre d’où vient notre âme et où elle se rend après la mort, alors ce dernier – préposé au détournement de la vérité lui répondra que la réponse à cette question est couverte par le sceau du secret de Dieu et que Dieu ne saurait permettre que l’on perce Ses secrets.

Il est pratiquement impossible de mesurer aujourd’hui toute l’étendue des effets dévastateurs ayant résulté des décisions entérinées lors du Concile de Constantinople.

Au titre de ces conséquences on peut citer le fait que beaucoup de gens croient pouvoir vivre et penser de manière égoïste, croient pouvoir dévaloriser et dominer leurs prochains humains ou animaux, les faire souffrir, les exploiter et même les assassiner, cherchant seulement à satisfaire l’être et l’avoir, leurs avantages et leurs profits, sans que cela ait pour eux des conséquences fâcheuses.

Dieu ne punit pas. C’est l’homme qui se punit lui-même au travers des causes qu’il a auto-engendrées et dont il lui faut encourir les effets au cours de sa présente vie ou d’une vie ultérieure ou encore dans le royaume des âmes. Quelqu’un qui agit sans cesse contre la Loi de la liberté, contre l’amour éternel, qui donc s’oppose à la Loi de Dieu en pensées ou en paroles, fonce tête baissée vers la catastrophe. Celle-ci se manifestera tôt ou tard dans sa vie sous forme de souffrances, de maladie, de détresse, etc…

Pourtant, cela n’est pas tout et le mal engendré par l’ignorance spirituelle dans laquelle on a tenu les hommes enfermés va beaucoup plus loin. Ignorant les interactions causales résultant de la loi des semailles et des récoltes, ceux-ci sont pratiquement dans l’impossibilité de tirer toute forme d’enseignement de leurs expériences douloureuses dans la mesure où ils ne disposent pas des instruments spirituels à cet effet. Au lieu de rechercher leur propre part de faute, de tort, dans une situation, la plupart du temps ils en attribuent la totalité à leurs prochains, les accusent, les jugent et les condamnent, augmentant ainsi le contingent de leurs propres charges, au lieu de se défaire de quelques-unes d’entre elles.

Le chemin de la mise à l’épreuve est le chemin de la prise de conscience de nos fautes, de leur mise en ordre et de leur non-réitération. Il existe également un chemin de l’expiation qui consiste à s’acquitter de ses fautes par le fait d’endurer les souffrances que l’on a fait subir à autrui. En tout état de cause, sans prise de conscience de son propre comportement erroné, de ses fautes, ce potentiel énergétique négatif ne peut être dissous. Comment l’homme peut-il se reconnaître à travers les épreuves et difficultés qu’il traverse s’il ne sait pas que, conformément à la loi des semailles et des récoltes, il en est lui-même l’auteur ?

Dès lors, toutes les souffrances endurées détresse, misère – ne servent à rien puisqu’elles ne provoquent aucune prise de conscience susceptible de pousser à rebrousser chemin. C’est ainsi que beaucoup d’hommes ont souffert et continuent de souffrir dans ce monde et que beaucoup d’âmes souffrent également dans le royaume des âmes !

Depuis qu’elles ont été entérinées en 553 les décisions du Concile de Constantinople ont donc eu des conséquences néfastes et profondes pour d’innombrables personnes et leur action se prolonge jusqu’aujourd’hui. On peut par exemple leur attribuer le renoncement aux valeurs de l’éthique et de la morale qui caractérise le comportement des individus à notre époque, tant sur le plan de la vie privée que professionnelle ! Autre exemple, on a fait croire au peuple chrétien que « la foi seule suffit », ce qui signifie que tout savoir spirituel, toute tentative de faire l’expérience de Dieu en soi, toute vie religieuse orientée vers l’intérieur, est superflue et sans valeur. Dans ces conditions, la force rédemptrice du Christ de Dieu est pratiquement dans l’impossibilité d’agir et de jouer son rôle. En définitive, depuis Constantinople, ce qui se prétend « chrétien » ne l’est plus et le « christianisme » s’est transformé en instrument dans les mains de l’adversaire de Dieu, dans les mains des ténèbres.

C’est pour cette raison que même après la venue de Jésus sur la Terre, Dieu, l’Eternel a continué d’envoyer de nombreux messagers chargés de répandre la vérité. Aujourd’hui, le déclin de ce monde qui s’est détourné de Dieu étant inéluctable, Il adresse de nouveau aux hommes maintenus dans l’aveuglement Sa puissante Parole de vérité, dans cette époque où ne règnent que confusion et mensonge, afin que la flamme de la vérité éclaire la conscience de nombreuses personnes restées dans l’ignorance.

Ainsi, pour en revenir à notre question de départ qui était : pourquoi les institutions catholique et protestante se retranchent-elles continuellement derrière de soi-disant « secrets de Dieu » ? il semble clair désormais que c’est parce qu’elles souhaitent cacher ce qu’elles sont vraiment, à savoir les vassaux de l’antéchrist, les serviteurs des forces opposées à Dieu, la ruine de l’humanité, de la nature et des animaux.

 

Les pratiques d’endoctrinement ont donné naissance à un champ d’énergie négatif, le « christianisme d’Eglise ». « Guerre juste » et « assassinat légitime»

Il est temps que beaucoup de gens prennent conscience de ce qui les lie, afin d’effectuer de l’ordre dans leur vie et de devenir véritablement libres.

En tant qu’êtres spirituels purs nous disposons de la liberté absolue car un être pur accomplit la volonté de Dieu ; le libre arbitre quand il s’exerce dans la Loi comprend tout ce qui est bon, beau et noble. La loi de la liberté est en nous et, en tant qu’êtres en Dieu, nous sommes et restons totalement libres. Cependant, si nous agissons contre la Loi de l’amour de Dieu et du prochain, la Loi de l’unité et de la liberté, qui est notre héritage divin et à laquelle nous appartenons donc éternellement, nous devrons en porter nous-mêmes les conséquences. Nous serons liés aux causes que nous aurons semées et qui génèreront leurs effets selon des lois causales incorruptibles.

Ce que l’homme a transformé dans le Grand Ordre, dans la création de Dieu, dont les Lois s’appliquent également au monde matériel, terrestre, génère aussi ses effets rétroactifs dans le monde de l’au-delà, où l’âme se rend après la mort du corps physique. La loi des semailles et des récoltes qui nous conduit à la réincarnation, est la justice de Dieu et, devrait-on dire, une manifestation de Son grand amour puisqu’elle donne à l’homme et à l’âme la chance de pardonner et de réparer des actes contraires aux Lois divines pour se libérer du fardeau dont l’âme est chargée. Par la mise en ordre des péchés qui efface les charges, l’âme et l’homme accèdent à une vibration plus élevée, tout étant rayonnement, vibration. Ainsi, au moment de quitter le corps qui l’avait accueillie, l’âme légère et emplie par la joie intérieure est en mesure de réintégrer le royaume éternel de matière subtile qui est notre patrie éternelle.

La réincarnation offre donc la possibilité de réparer, de régler des fautes commises lors d’incarnations antérieures.

La véritable liberté est universelle, illimitée, et présente en tout, en chaque homme comme dans les lois de la nature. Seul un homme qui vit dans la Loi de Dieu est réellement libre.

Certains des lâches et des poltrons dont nous avons déjà parlé savent parfaitement que l’Ancien Testament n’a pas seulement été défiguré par la caste des prêtres mais également totalement déraciné du sol où il avait pris naissance. Malgré tout, ils brandissent l’Ancien Testament dès qu’ils ne parviennent plus à contenir leur agressivité. Quelqu’un qui ne parvient plus à maîtriser son agressivité est tout à fait prêt à porter les armes et c’est avec délectation qu’il pointera son fusil en direction des animaux puisque le pouvoir temporel a fait d’eux des cibles patentées, auxquelles il a été reconnu pour seul « droit » celui d’être massacrés et abattus, comme gibiers ou animaux d’abattoirs.

Les téméraires champions de l’agressivité ont pourtant besoin de justifier des crimes qu’ils commettent envers les animaux. Dans cette justification, ils savent pouvoir compter sur le soutien de leurs frères d’armes, sur celui du pouvoir et de tous ceux qui sont possédés par lui et enfin sur celui de ceux qui mériteraient le nom de « pharisiens de la chair » parce qu’ils se mettent immédiatement à hurler avec les loups dès qu’il est question de défendre et de justifier les plaisirs du palais, même quand cela porte atteinte à la mère Terre.

Ceux qui pensent avec clarté, les véritables « réalistes », percent à jour l’Ancien Testament et le voient pour ce qu’il est : une œuvre d’art païenne autour de laquelle les théologiens ont placé un cadre verdoyant de subtilités théologiques alambiquées et à qui on a donné le qualificatif de « chrétien ». Au cours des deux mille ans écoulés, ce cadre ornemental a sans cesse fait l’objet de « retouches » et de « tailles » pour mieux s’adapter aux besoins du temps et aux buts recherchés et dans l’objectif de maintenir dans l’idiotie les poltrons et les aveugles, ce qui a d’ailleurs parfaitement réussi.

En exerçant une influence habile sur ses vassaux, l’œuvre botanique est devenue une « plante luxuriante » aux rameaux catholique et protestant. Et, parce que le peuple est resté aveugle, les paroles de Reinhard Mey (chansonnier allemand) ont retenti dans l’espace et le temps : «… Le ministre prend l’évêque par le bras et lui chuchote : Maintiens-les idiots, je les maintiens pauvres ! ». Les aveugles suivant d’autres aveugles, les puissants de l’Eglise n’ont guère à redouter les problèmes d’explications, l’argument des « secrets de Dieu » pouvant, en cas de nécessité, clouer le bec de l’audacieux fidèle qui se risquerait à quelque question « indiscrète ».

L’institution Eglise dont l’influence s’étend sur tout le champ de la vie publique et finalement sur l’Etat, s’est dotée d’un réseau de pression païen avec lequel elle est en mesure d’influencer habilement tous les plans de la société : politique, économique, scientifique ou culturel. Ainsi, elle garde la mainmise sur les consciences et renforce le champ d’énergie négatif de l’endoctrinement que l’on pourrait appeler « christianisme d’Eglise ». Il s’agit d’un immense champ d’énergies négatives – tout ce qui est inclus dans la conscience païenne - auquel le nourrisson est relié dès l’instant du baptême. Ainsi, peu de temps après sa naissance, on instille déjà à l’enfant ce que les parents sont devenus depuis longtemps.

Dieu est l’unité universelle. Si le baptême du nourrisson fait partie de l’unité universelle, pourquoi les animaux n’ont-ils pas besoin d’être baptisés ? Pourquoi les animaux ne contruisent-ils pas des temples pour adorer Dieu ? La réponse est simple : parce qu’ils vivent en leur Créateur. C’est pourquoi ils sont persécutés par ceux qui du berceau au cercueil nagent dans les eaux sales et païennes avec lesquelles on baptise les nourrissons.

L’Eternel et Son Fils, Jésus-Christ, ont toujours fait preuve de patience. Avant comme après la venue du Christ en Jésus, il y a toujours eu des hommes et des femmes illuminés pour exhorter l’appareil de pouvoir de l’Eglise à rebrousser chemin et à s’en tenir à l’enseignement de Jésus-Christ au lieu d’agir en Son nom et de continuer à égarer le peuple.

Ce que les fonctionnaires ecclésiastiques ont fait subir à ces hommes et femmes est rapporté en partie dans différents écrits. L’appareil de pouvoir ecclésiastique a repoussé toutes les exhortations que lui adressait le Tout-puissant par la bouche de ces personnes illuminées et celles des prophètes. Il a continué d’apporter la destruction et c’est ce qu’il fait encore aujourd’hui. Son mot d’ordre est le suivant : tout ce qui ne nous agrée pas doit disparaître, peu importe qu’il s’agisse d’hommes, d’animaux ou de nature.

L’adversaire aime les sacrifices d’hommes et d’animaux. C’est pourquoi l’Eglise a entériné la notion de guerre défensive. Il est même question de « guerre juste » ! Cela signifie que tout homme ou animal ayant perdu la vie lors d’une guerre défensive est mort à juste titre, puisque selon l’Eglise une telle guerre est déclarée juste.

Chers amis, pour bien comprendre la portée d’une telle déclaration, il faut se souvenir que l’Eglise est sensée incarner une instance éthique et morale instituée par Dieu. C’est pourquoi, lorsqu’elle déclare que quelque chose est « juste », cela signifie : juste aux yeux de Dieu !

Cela constitue une abomination ! Cependant, nombre de nos contemporains sont devenus paresseux, trop fainéants et léthargiques pour penser par eux-mêmes. Après des milliers d’années d’endoctrinement, ils ont abdiqué toute conscience et « gobent » la parole ecclésiastique, acquiesçant obligeamment d’un servile hochement de tête.

Dans cette logique, la destruction de la nature est « juste » également.

En vérité, Jésus-Christ n’a jamais parlé de « guerre juste ». Au contraire, Il nous a enseigné que nous devrions aimer nos ennemis et faire le bien à ceux qui nous haïssent. Il nous a enseigné à construire le pont puissant de l’amour de Dieu et du prochain et n’a jamais parlé de faire la guerre. Toute guerre porte en elle l’odeur de la mort. Dans les 10 Commandements il est écrit : Tu ne tueras pas ! Ce commandement est universel. Il est exprimé à partir de l’unité, pour l’unité dans le temps et l’espace. Il s’applique aux hommes, aux animaux et à la mère Terre dans son entier.

Les adeptes de la « guerre juste » devraient montrer l’exemple et combattre au front, en première ligne, pour montrer aux soldats comment l’on tue de manière « juste ». De quelle façon réagirait un combattant catholique « juste » si soudainement son ennemi lui faisait face, saisissait son arme et, la dirigeant contre lui, lui demandait : « Préfères-tu être tué ou assassiné, avec mon arme ou avec la tienne qui est une arme « juste » ? Ta religion autorise à tuer, je vais donc te tuer. » Comment se comporterait alors notre promoteur catholique de guerre juste, lui dont l’enseignement autorise le fait de tuer ? Dans un geste héroïque répondra-t-il : « Tue-moi, je t’y autorise » ou bien cherchera-t-il à sauver sa peau par tous les moyens, ne voulant ni être tué, ni être assassiné ?

 

La caste des prêtres, l’Etat et les exploitants agricoles se conforment à la pensée de la chute dont le credo est : tuer et faire tuer tout ce qui ne nous convient pas

Il ne fait aucun doute que tout mal provient de la caste des prêtres. Elle dispose du pouvoir de contraindre l’Etat ou de lui laisser libre cours, en fonction des intérêts de l’institution ecclésiastique. Elle est parvenue au point où elle peut influencer l’Etat selon son bon gré. Pour prendre une image, on pourrait dire que l’Etat est à la remorque de la caste des prêtres et par conséquent également tous les citoyens, de même que les fidèles de l’Eglise, cela va de soi.

Le mal ecclésiastique commande par exemple de considérer les animaux comme des créatures sans âme, sans-droits, soumises à la foi brutale de l’Eglise, qui autorise à les tuer ou à les tenir enfermés dans des stalags pour animaux, jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids nécessaire pour être abattus et dévorés par ceux qui obéissent à des cadavres ; les fidèles de l’Eglise.

La pensée hiérarchique développée par la caste des prêtres contient toujours en tout dernier lieu la mort comme ultime station, comme point final. D’où il ressort clairement ce qui se cache derrière, à savoir la pensée de la chute dont le but consiste à dissoudre toute forme de vie et à faire de l’énergie ainsi transformée aucune énergie ne se perdant une nouvelle énergie de pré-création. Le plan consistant à dissoudre ce que l’Eternel a créé est construit sur plusieurs niveaux successifs, hiérarchiques, et conduit toujours au fait de tuer.

La pensée de la chute, la volonté démoniaque à l’origine de la chute, est l’esprit malfaisant qui a soufflé à toutes les époques dans les différents domaines d’influence et de pouvoir des pharisiens et des docteurs de la loi. En son temps, Jésus de Nazareth adressa aux prêtres des paroles on ne peut plus claires et sans équivoque, que l’on est pas encore parvenu à soustraire de la Bible ou à maquiller. Ainsi, voici les propos exprimés par Jésus au chapitre 23 de Matthieu :

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et d’impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au-dehors vous offrez aux hommes l’apparence de justes, alors qu’au-dedans vous êtes remplis d’hypocrisie et d’iniquité. Malheureux, scribes et pharisiens hypocrites, vous qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, et vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes ! Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères ! Serpents, engeance de vipères, comment pourriez-vous échapper au châtiment de la géhenne ? »

Ainsi, les saintes écritures de l’Eglise, la Bible, qui selon son catéchisme est « la vraie parole de Dieu », le livre « qui enseigne la vérité de manière sûre, fidèle et sans erreur » et dont « Dieu est l’auteur», nous livrent elles-mêmes la preuve que l’Eglise et ses fonctionnaires cléricaux assassinent ou font assassiner tout ce qui ne leur convient pas.

Il est vrai que, de nos jours, ils n’assassinent plus les prophètes. Chers amis, vous obtiendrez toutefois un petit aperçu de ce qui arrive à un prophète de notre époque en lisant les vingt dernières pages de la lettre de Gabriele N° 3 (non traduite en français mais disponible en allemand, anglais, espagnol et italien ). Si vous souhaitez vous informer plus en détails, vous pourrez également consulter un livre tout récemment paru, « Der Steinadler » (actuellement disponible uniquement en allemand), édité aux éditions « Das weiße Pferd ».

L’enseignement du Seigneur apporte la preuve que l’Eglise, qui proclame par exemple que la foi seule suffit, appartient à la pensée de la chute. En effet, à l’opposé de cette affirmation, Jésus de Nazareth a dit : Celui qui entend Mes paroles et les accomplit est un homme intelligent...

Et dans Matthieu on peut lire également : « Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur, que l’on entrera dans le Royaume des cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

Comme il y a déjà été fait allusion, l’instance suprême du tribunal de la chute est la caste des prêtres, qui a absorbé l’état. La deuxième instance de la chute est le lobby agricole qui englobe petits et grands agriculteurs. Beaucoup d’entre eux sont des fidèles de l’Eglise qui, conformément aux usages propagés par celle-ci, sont d’avides experts en extorsion, des sangsues préoccupées seulement par leur avantage et par le souci de s’octroyer tout ce qui leur agrée. Ils sont les premiers pour abattre les animaux des champs et des forêts qu’ils considèrent contre des concurrents ou des adversaires dans leur projet de faire main basse sur la nature tout entière.

Nombreuses sont les personnes un peu crédules qui imaginent les agriculteurs en protecteurs actifs de la nature, de la faune et de la flore, des forêts, des champs et des animaux. La réalité est pourtant bien différente qui fait d’eux des destructeurs de la nature et des assassins des animaux. L’épandage de substances chimiques auquel ils se livrent en abondance et sans aucun remord détruit chaque année des milliards de petits animaux et de microorganismes. Le lisier et le purin qu’utilisent certains, produit exactement le même effet. Le poison déversé à fortes doses se répand dans le sol et attaque leurs petits corps. Ceux qui manquent de conscience et qui sont remplis d’avidité sont indifférents aux supplices que doivent endurer tant et tant d’animaux qui finissent par en mourir. Que ne ferait-on pas pour un bon prix ?

Dans leur soif de tout régenter à leur convenance, ils n’épargnent pas davantage les arbres et buissons qui bordent leurs champs dans la mesure où le peu d’ombre que produisent ces végétaux pourrait déjà constituer, à leurs yeux, un obstacle au rendement de leurs champs. Peu importe que ces arbres et buissons soient en pleine sève ou non, ils sont abattus, victimes de l’appât du gain des agriculteurs.

Souvent, fermiers et agriculteurs sont de ceux qui fréquentent l’église avec assiduité. Lors des cérémonies qui accompagnent les fêtes religieuses où Dieu tient bien peu de place les fonctionnaires ecclésiastiques revêtus de leurs habits sacerdotaux tout en ornement et en parure, sont les plus mauvais exemples qui soient pour ceux qui leur vouent adoration. En effet, combien de fêtes religieuses s’accompagnent du fait de couper arbres, buissons ou fleurs ?

Parmi les exploitants agricoles on compte aussi ceux dont le métier s’apparente à celui de capo pour stalags à animaux. Là, les pauvres bêtes sont maintenues leur vie durant entre quatre murs, engraissées avec une nourriture non adaptée à leur espèce, exploitées dans le but de générer le maximum de profit, l’animal étant réduit au statut de marchandise vendue pour que prospère le cannibalisme envers les animaux. Ce qu’on propose aux consommateurs, ce n’est donc rien d’autre que le cadavre d’une créature martyrisée, de sa naissance jusqu’à sa mort, pour le bon plaisir des cannibales, dévoreurs d’animaux asservis et engraissés.

La liste des actes de cruauté dont est capable « l’exploiteur » agricole semble sans fin : ainsi, à peine nés, on enlève aux mères leurs petits, pour que les consommateurs disposent de lait frais chaque matin au petit-déjeuner et plus tard dans la journée, de ses produits dérivés. Que le petit animal et sa mère soient destinés à la mort, peu importe au consommateur, pourvu qu’il dispose des moyens d’assouvir ses plaisirs culinaires en cadavres et produits laitiers, enrichis en souffrances indicibles.

La hiérarchie de la mort se compose d’une autre instance. Il s’agit du lobby de la chasse, des tireurs formés à tuer, qui se prétendent protecteurs de la nature (il y aurait vraiment de quoi rire si cela n’était pas synonyme de massacre et de souffrance à grande échelle pour tant de créatures innocentes).

Tous ceux qui soutiennent le principe de la guerre que les chasseurs mènent dans les champs et les forêts, sont pour la mort. Parmi ceux-là, on compte naturellement les institutions ecclésiastiques. Tout ce qui est au service de la mort a toujours été béni par l’Eglise et continue de l’être, en particulier les chasseurs. Ils sont inscrits sur les registres de la mort de l’Eglise.

Tout chasseur que l’on traiterait de « machine à tuer » serait choqué d’un tel qualificatif. Les arguments employés pour justifier la pratique de la chasse, en particulier le rôle prétendu de régulateur des populations animales, sortent tout droit de la cornue guerrière dans laquelle ceux qui constituent l’escorte ecclésiastique puisent leurs réponses et directives.

L’argument de certains « protecteurs de la nature » selon lequel il faudrait limiter le nombre des animaux en fonction d’un espace donné est singulier. Qui détermine les critères de mesure en la matière ? Les chasseurs naturellement, dont l’exemple pourrait être la caste des prêtres, pas seulement parce que des prêtres s’adonnent au plaisir de la chasse, mais également en rapport avec la manière dont l’Eglise a traité au Moyen Age les gens qui ne correspondaient pas à ses critères.

N’oublions pas que c’est l’Eglise qui a implanté dans la conscience de l’homme la conception selon laquelle les animaux n’auraient pas d’âme mais disposeraient seulement d’un instinct. En vérité qui sait vraiment ce qu’est l’instinct ? On peut bien sûr en chercher la définition « scientifique » dans le dictionnaire. Cependant, la science s’étant si souvent trompée, on est en droit de rester circonspect envers cette définition. De toute façon, cela importe peu au fidèle de l’Eglise pour qui les choses sont telles que la caste des prêtres le prétend. On libère ainsi sa conscience à peu de frais.

Malgré ce comportement d’esprit hiérarchique – dont l’origine se trouve dans la chute – auquel se conforment de nombreuses personnes, il est à espérer que tout le monde ne souffle pas dans le cor de chasse de la guerre sous prétexte qu’il serait permis de combattre d’autres hommes sous un motif défensif ou de faire la guerre aux animaux, à la nature, finalement à la mère Terre dans son entier. Si ce point de vue est bien celui de l’instance ecclésiastique de la chute, il va de soi qu’il n’est en aucun cas celui de Jésus-Christ, le prince de la paix, qui enseigna l’amour et l’amour du prochain ainsi que l’amour des animaux, car ces derniers sont les petits frères et sœurs de l’homme.

 

La création de l’Eternel est ordre et harmonie tant que l’homme n’y intervient pas

Qu’est-ce qui est à l’origine de la guerre menée contre les animaux ? Est-ce une guerre de conquête ou de défense ? Dans quelle catégorie la caste des prêtres range-t-elle cette guerre ? Elle considère peut-être que ces créatures qu’elle méprise – selon elle les animaux n’ont pas d’âme – peuvent être tuées impunément. Pour justifier l’assassinat des animaux, on s’appuie également sur des arguments de poids, comme par exemple le fait qu’ils ne portent pas de slip : C’est en effet ce que l’on peut lire dans le catéchisme protestant ( Catéchisme protestant pour adulte, 5ème éd., 1989 ) : « C’est justement le côté profane, irréfrénable car libre de tabou vis-à-vis de la procréation, de la naissance et de la mort, qui nous apparaît chez les animaux comme ce qu’il y a de plus inhumain, de plus étranger à la nature de l’homme. C’est en effet par la pudeur et le rite des funérailles que commence véritablement l’histoire de l’homme. Les animaux ne se voilent pas les parties génitales, ne vénèrent pas leurs morts et ne les enterrent pas non plus. »

Malgré toutes les tares que l’Eglise attribue aux animaux, ceux-ci ont un art de vivre plus raffiné que bien des hommes. Ils procréent au maximum deux ou trois fois par an et leur vie sexuelle ignore ces pulsions qui poussent les humains à des excès et violences sexuelles de toutes sortes. Ainsi, aucun animal n’appartient par exemple à l’ « espèce » des pédophiles.

 

Chaque jour, l’homme confisque d’immenses espaces aux animaux. Ils sont de plus en plus refoulés de leur territoire, de sorte que leur espace vital se réduit comme une peau de chagrin et que leur ghetto naturel se rétrécit de jour en jour. L’homme s’oppose à la Mère Terre qui n’est pas seulement la patrie des animaux et des plantes mais bien aussi celle des hommes.

Comment l’homme se comporte-t-il envers la Mère Terre ? Lui, l’adepte de la pensée de la chute, le porteur de mort, il fait la guerre aux créatures de Dieu qui vivent en unité avec elle. Par égoïsme et sous la violence, il oblige les animaux à quitter leur habitat, leur espace vital d’origine et les parque dans des ghettos naturels. S’il lui vient à considérer qu’un trop grand nombre d’animaux occupe le ghetto naturel, c’est à coups de fusil qu’il règle le problème de « surpopulation ».

Le chasseur se prend pour le « dieu » de la forêt. N’est-ce pas lui qui détermine combien d’animaux ont ou pas le droit d’y vivre. Lui qui exhale l’odeur de la mort à force de carnage dans le ghetto des animaux, est devenu une sournoise machine à tuer.

Mais les animaux qui sont de loin autrement intelligents que bien des hommes, sentent le souffle de la mort et s’enfuient. Le canon du fusil crache le projectile qui transforme l’animal en cadavre dont le chasseur dévore les morceaux : c’est pour cela qu’il est imprégné de l’odeur de la mort.

Guerre contre les hommes, contre les animaux, contre les végétaux, guerre contre la Mère Terre, telle est la pensée de la chute : supprimer toute vie devenue forme. Les hommes peuvent se défendre mais pas les animaux. Ils n’ont pas d’armes pour tuer. Ils sont toujours perdants. Le chasseur sournois le sait bien quand il canarde lâchement les créatures de Dieu.

La plupart des animaux se contentent simplement de prendre la fuite. Qu’importe leur peur et leur détresse. Encerclés, traqués, pris dans la nasse, ils sont abattus par les héros de la chasse. Pour encenser ces fabuleux exploits, l’Eglise célèbre une messe sous l’égide de saint Hubert et bénit ses fidèles dont la conscience ne va pas plus loin que le bout du fusil avec lequel ils infligent souffrances et mort aux créatures sans défense.

Oui, comment l’Eglise qualifie-t-elle cette guerre ? La considère-t-elle comme une guerre de défense ? Ne serait ce pas plutôt une guerre de possession ?

(Photo p 33 : Spectacle macabre : l’Eglise bénit les atteintes à la création de Dieu )

 

Dieu, le Créateur de la vie, est l’unité et la mesure en toute chose. Dans le monde de la nature, auquel l’animal appartient, règnent l’unité, l’équilibre et l’ordre universel de Dieu. C’est ce dernier qui régule le taux de fécondité dans le monde animal et le niveau des récoltes dans le monde végétal. Les éléments naturels et les saisons pourraient donner à l’homme bien des informations sur l’ordre de l’Eternel.

Les quatre forces élémentaires œuvrent pour la Mère Terre. Dieu étant la vie en tout, Il est aussi avec la Mère Terre et toutes les formes de vie. C’est à travers les forces élémentaires, – le soleil, lumière et chaleur  l’eau, la pluie  la terre, les composés organiques qui sont la vie dans le sol,  l’air, le vent , que l’Esprit puissant agit de sorte que tout se mette à fleurir au printemps et que les fruits mûrissent en été, permettant la récolte. En automne, la vie de la nature se retire peu à peu, en sommeil jusqu’au printemps suivant, à savoir jusqu’au moment où le continent fait de nouveau face au soleil – l’élément feu. L’hiver est la période de repos qui prépare à la vie nouvelle. Tous ces événements s’enchaînent donc dans la nature en une suite harmonieuse, en un cycle de vie qui engendre croissance et évolution.

C’est dans ce cadre des saisons – printemps, été, automne et hiver – que le grand Esprit prend soin, notamment, du monde animal. Vers la fin de l’été, le pelage des animaux se fortifie, leurs poils poussent et s’épaississent. Dieu, la vie éternelle, pourvoit d’une autre façon à la survie des animaux durant la saison froide. Nombre d’entre eux accumulent des réserves afin de pouvoir passer l’hiver. Ils ressentent que pour eux, la période de repos approche. Chez plusieurs espèces, la vie s’intensifie en automne. Les activités de procréation, les accouplements qui se déroulent en automne, permettront qu’au printemps la vie se perpétue par la naissance des petits. Si l’homme ne s’approprie pas les fruits de la nature jusqu’au dernier grain et s’il laisse suffisamment d’espace vital aux animaux, ceux-ci trouveront leur nourriture tout au long de l’année. Dieu y pourvoit.

Au printemps, l’ordre de Dieu se manifeste à nouveau : par exemple les animaux perdent peu à peu leur pelage d’hiver qui est remplacé par un pelage plus adapté aux chaleurs de l’été.

 

Qu’il s’agisse des animaux de l’air ou de l’eau, qu’il s’agisse de ceux qui vivent sur ou sous la terre, partout règne l’ordre de Dieu si l’homme ne le perturbe pas.

On entend souvent dire que la nature est bien faite. Cela est vrai. Sur la Terre, les forces de la vie à l’œuvre dans la nature sont reliées à la grande pulsation cosmique de l’Etre, qui maintient et anime toutes choses, qui les fait croître et mûrir en harmonie les unes par rapport aux autres. Toutes les formes de vie procèdent des forces de l’Esprit créateur éternel. Ce sont ces dernières qui rendent possible la grande unité de la vie qui correspond à Son ordre, à Sa volonté, Sa Sagesse et Son harmonie. Aussi, qui peut croire que le grand Esprit universel tout puissant et omniprésent serait incapable d’une chose comme réguler la population animale ?

Ce que nous oublions trop souvent c’est que Dieu n’a pas donné la Terre uniquement aux hommes mais aussi aux animaux et aux plantes. C’est pourquoi, tout ce que porte la Terre devrait vivre dans l’unité et la paix. C’est cela qui correspond à la Loi de Dieu. Cependant, non content d’acculer les animaux et de les tuer, l’homme se place au-dessus de Dieu, se croyant appelé à instaurer l’équilibre dans la Nature par la régulation des populations animales.

L’homme présomptueux et arrogant n’éprouve aucun scrupule à intervenir dans l’équilibre subtil de la création divine. Il a même l’audace de se prendre pour un créateur. Il est sacrilège de jouer avec l’énergie de la vie qui provient uniquement de Dieu. C’est une atteinte à l’ordre harmonieux qui est le Sien et que l’homme ne pourra jamais imaginer ni créer.

L’homme, ce fou furieux, est responsable de l’état catastrophique de cette planète, la Terre de Dieu, dont la situation tend actuellement vers le point de non-retour.

Ce développement funeste a pour origine la pensée de la chute ; le « je veux, pour moi ! » l’égoïsme, l’éloignement de l’homme envers l’unité, la brutalité qui naît du fait d’être contre ses semblables humains et contre ses prochains des règnes de la nature.

La Loi de Dieu est amour qui donne, force entièrement constructive. Vivre c’est donc donner. Donner rend libre. Donner conduit à la richesse intérieure, à l’abondance car celui qui donne à partir du cœur recevra en retour.

Hélas, en raison de la pensée de la chute, l’homme est axé sur le « prendre ». Or, l’attitude qui consiste à prendre, à vouloir posséder pour soi tout seul, est destructive pour l’homme et mène en définitive à l’appauvrissement.

Ainsi, contrairement à ce qu’il en était par le passé, l’agriculture « moderne » ne laisse plus le moindre grain de blé sur les champs, pour les animaux. Les machines agricoles sont comme des balayeuses, elles aspirent chaque épi, jusqu’au dernier petit grain. L’agriculteur ne laisse rien aux animaux, bien au contraire. Qu’un animal ait l’outrecuidance de se servir dans un champ et de prendre ce qui lui est dû – car Dieu prend soin de tout et de tous – on fait immédiatement appel au massacreur d’animaux, au chasseur, pour faire disparaître l’importun. Le chasseur se fait un plaisir de répondre à la demande du paysan, d’une part pour mettre fin aux prétendus « dégâts » occasionnés aux cultures par les animaux mais aussi en raison du plaisir de tuer qui l’anime, quand ce n’est pas par appât du gain occasionné par la vente du gibier à un boucher ou à un restaurateur. L’argent de Judas coule dans le « denier du chasseur » que celui-ci doit verser comme droit de chasse et le boucher fait fructifier son petit commerce avec le cadavre de l’animal acheté par le consommateur pour s’en délecter. Voilà le chemin de croix fait d’indicibles souffrances que doit endurer l’animal innocent, chassé, traqué, assassiné puis éventré et réparti en déchets à jeter et en morceaux comestibles débités et préparés afin que les consommateurs, les cannibales d’animaux, puissent s’en mettre plein la panse.

Chaque jour l’homme restreint un peu plus l’espace vital des animaux. Dieu prend soin de tout sur Terre. Il est l’équilibre en toute chose. Et ce n’est pas parce que l’homme leur confisque leur espace vital que Dieu va réduire le nombre des animaux. Ils appartiennent à l’harmonie de l’unité qui est équilibre permanent. Si l’homme réduit leur espace vital, alors la densité de la population animale va forcément augmenter. Il y aura surpopulation et l’homme aura beau jeu d’utiliser ce prétexte pour intervenir et semer la mort.

Les propos qui suivent ont été tenus récemment sur la radio bavaroise B5 aktuell : « Dans le domaine de l’occupation des sols construction de nouvelles zones industrielles, extension du réseau routier ou expansion continuelle des zones d’habitation les défenseurs de la nature dénoncent une inflation démesurée ». En effet « …en Bavière, chaque minute voit surgir 200 mètres carrés de chantier de construction supplémentaire.»

Ce chiffre témoigne du vol de territoires qui s’opère chaque jour et refoule toujours un peu plus les animaux dans des ghettos naturels. Dès lors, les chasseurs n’ont guère de difficultés à se présenter comme des sauveurs agissant pour le bien de tous et même pour celui des animaux, en combattant la surpopulation animale. Ce qui signifie en clair : priver de leur vie une partie des animaux.

L’homme se livre à l’élevage industriel. Il engraisse les animaux et pratique sur eux l’insémination artificielle pour que le consommateur humain dispose de toujours plus de viande. L’homme déboise et détruit les forêts. Il empoisonne les champs et tue les petits animaux et les micro-organismes qui y vivent et y travaillent au service de l’équilibre et de la fertilité des sols. L’homme est l’auteur de tous les maux qui causeront un jour sa propre perte. L’homme, le sectateur belliqueux de la chute, dérange et détruit tout. Ce faisant, il génère sans aucun doute ses propres souffrances actuelles et à venir mais aussi, malheureusement, celles de ces créatures innocentes que sont les animaux.

L’homme calomnie et discrimine ses semblables. Il les asservit et les dupe. L’homme ment. L’homme torture et assassine les animaux. L’homme, le cannibale d’animaux, mange ses petits frères et sœurs les animaux. L’homme porte atteinte aux forêts et aux champs, abattant des arbres pleins de sève, répandant son poison sur les sols et les cultures. Il fait la guerre à ses frères et sœurs, commettant le fratricide, et se prend de surcroît pour la couronne de la création.

Parmi ces malfaiteurs coiffés de la couronne de la création, un grand nombre se dit chrétien. Et en effet, pour la plupart il s’agit de chrétiens d’Eglise dont on peut dire qu’ils appartiennent au clan de la chute dont le but consiste à détruire tout ce qui renferme l’ordre divin. L’exécutant égoïste, le responsable de la chute, l’homme, porte atteinte à tout ce qui l’environne. Il sème la destruction et la ruine. Il est à bonne école au sein de l’Eglise puisque, depuis 2000 ans, celle-ci infeste le monde et ne pense qu’à discriminer, répandre le mensonge, éliminer et anéantir tout ce n’appartient pas à sa sphère.

Les Eglises « chrétiennes » n’ont apporté que souffrance, misère et mort aux hommes, à la nature et aux animaux

Certains lecteurs vont certainement se demander si l’Eglise est vraiment complice de tous ces faits, si elle est véritablement cette puissance maléfique responsable de tout, y compris de la souffrance des animaux ?

Depuis qu’elle existe en tant qu’instance prétendument chrétienne, l’Eglise n’a apporté que souffrance, misère et mort aux hommes, à la nature et aux animaux. Pensons seulement aux croisades, aux bûchers de l’inquisition, pensons à l’esclavage et aux massacres que les catholiques croates perpétrèrent contre les Serbes orthodoxes entre 1941 et 1943, en ex-Yougoslavie.

Photo p 39 : le dictateur fasciste Ante Pavelic (à droite) et le nonce apostolique Marcone (au centre) s’entendent à merveille et travaillent en étroite collaboration. (photo Ahrimann Verlag, Freiburg)

Extrait du livre « Jasenovac le Auschwitz yougoslave et le Vatican » de VladimirDedijer – Editions Ahrimann

Comme cela a été dit précédemment, l’institution ecclésiastique soutient également le principe de la guerre « défensive » ainsi que la guerre menée contre les animaux et leur assassinat. Elle a trahi les enseignements de Jésus en faisant le contraire de ce que Jésus a enseigné. Aux enseignements limpides que le Nazaréen a apportés à l’humanité, elle a mêlé des aspects de culte païen. Voilà ce qu’on peut lire dans un communiqué de l’ARD daté du 8 avril 2003 et intitulé « Partout dans le monde » :

Le vaudou reconnu officiellement comme religion  à Haïti : à peine 200 ans après l’indépendance de Haïti, le culte vaudou y accède au statut de religion officiellement reconnue comme le confirme un décret du président Jean Bertrand Aristide. Une loi nouvelle place désormais le culte vaudou sur le même plan que les confessions chrétiennes. Trois quarts des huit millions d’Haïtiens sont des fidèles du culte vaudou, une religion polythéiste que les ancêtres des habitants actuels d’Haïti, des esclaves venus d’Afrique, ont apportée avec eux au 18ème siècle et à laquelle se sont mêlés des éléments du christianisme.

Qui peut croire que les enseignements de Jésus ont quelque chose à voir avec les « éléments de christianisme » contenus dans le vaudou ? En fait, les éléments en question résultent de l’apport d’idolâtrie païenne aux enseignements de Jésus-Christ opéré par l’Eglise. Dans le dictionnaire (Brockhaus), on peut lire : « Le vaudou contient des éléments religieux apportés dès le 16ème siècle par les esclaves noirs venus d’Afrique de l’Ouest, amalgamés à des éléments du catholicisme … On y vénère …des êtres divins issus du monde de représentation africain sur lesquels on reporte en partie les traits de saints catholiques. »

La grande mixture idolâtrique qui résulte de tout cela est qualifiée en partie de « chrétienne ». Le fait qu’il soit possible à certains d’affirmer que le vaudou renferme des éléments issus du christianisme montre à quel point les enseignements de Jésus-Christ ont été déformés.

Le fait que l’Eglise soit responsable de la misère, de la souffrance et de l’assassinat des animaux a été mis en évidence dès le début des années 90 par le docteur Erich Gräßer, professeur de théologie, précédemment titulaire de la chaire de théologie du Nouveau Testament à l’université de Bonn et qui enseigne aujourd’hui à la faculté de théologie de l’université de Greifswald. Réagissant aux propos tenus par le docteur Andreas Grasmüller, ancien président de l’union pour la protection des animaux en Allemagne, considérant qu’il n’y avait pas lieu de se réjouir des efforts entrepris pour la protection des animaux mais qu’il convenait plutôt d’avoir honte d’en être arrivé à une telle nécessité, le théologien réagit pour affirmer que cette honte n’était pas partagée par les Eglises chrétiennes : « Que dire sur le thème Eglise et protection des animaux ? … Si un jour l’histoire des relations de l’Eglise et des animaux au 20ème siècle doit être écrite, nul doute qu’elle fera l’objet d’un chapitre aussi noir que celui consacré à « l’Eglise et la chasse aux sorcières ». Tout comme on peut dire que l’Eglise a failli au 19ème siècle sur la question sociale en rejetant les ouvriers hors de l’Eglise, elle faillit aujourd’hui dans le domaine de la protection de la nature et des animaux en rejetant les protecteurs des animaux hors de l’Eglise. En effet, l’Eglise estime que la protection animale n’est pas de son ressort. »

Le professeur Gräßer revient ensuite sur l’histoire du mépris de l’Eglise envers les animaux : « Comment est-il possible que l’Eglise ait oublié à ce point les animaux ? Il faut en rechercher la raison dans le fait que l’éthique, dans ses inspirations théologique et philosophique, ne s’intéresse qu’au comportement de l’homme envers ses prochains et envers la société. » Le professeur Gräßer rappelle les propos d’Albert Schweitzer ayant comparé un jour les « penseurs » européens à des femmes d’intérieur maniaques qui « veillent à ce qu’aucun animal ne vienne chambouler le bon ordonnancement de leur construction éthique ». Gräßer ajoute à ce sujet : « Le degré de bêtise mis en œuvre pour entretenir la sécheresse de cœur de la tradition et l’édifier en principe, frise l’incroyable. Soit il ne leur reste plus aucune compassion envers les animaux, soit ils font en sorte qu’elle se réduise à presque rien. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, est un jeu infernal, horrible mais raffiné, dans lequel nous rabaissons les animaux exploités par l’élevage industriel au rang de machines. Les monstrueuses quantités d’œufs, de viande et de beurre, que produisent et consomment les sociétés occidentales du bien-être, sont payées par la torture des animaux, indigne de l’humanité. En comparaison de cette abomination pratiquée partout dans la plus grande impunité, on reçoit « L’éthique du respect de la vie » d’Albert Schweitzer comme un message venu d’une autre planète. Et une Eglise qui se tait à l’égard de telles choses explique du même coup la banqueroute de son sermon sur la miséricorde ! ( Source : cercle de travail contre la vivisection, Interlaken)

Ces paroles claires sont celles d’un chrétien iconoclaste qui a compris ce que Jésus-Christ, voulut et enseigna et en quoi consiste la responsabilité de chaque véritable chrétien !

Du reste, le professeur Gräßer soulève pas mal de questions critiques, susceptibles de déclencher une réflexion personnelle en chacun de ses contemporains et notamment chez un certain nombre de chrétiens d’Eglise, en qui elles pourraient du moins susciter une lueur.

En voici quelques exemples :

« Que savons-nous de Jésus sur le plan historique ? Quelles sont nos sources ? … Devons-nous ignorer le domaine historique et nous contenter des témoignages religieux ? La foi risque-t-elle d’être gagnée par l’incroyance si elle s’en remet au travail historique ? Bien plus, le Jésus historique est-il la mesure de toute chose ou appartient-il seulement, lui et sa parole, aux hypothèses de la théologie du Nouveau Testament? »

Le bilan des recherches historiques et critiques sur la vie et l’enseignement de Jésus de Nazareth ne m’est pas connu. Mais il existe un ouvrage, dans lequel le Christ – qui vint sur Terre en tant que Jésus – rapporte Lui-même tout cela en détail. Ce livre a pour nom « Ceci est Ma Parole. Alpha et Omega. La révélation du Christ que connaissent désormais les véritables chrétiens partout dans le monde. »

Gräßer soulève en outre cette question intéressante : « Qu’est-ce qui est valable : Jésus et Paul, ou bien Jésus ou Paul ? »

Revenons-en maintenant au thème de la protection des animaux à travers les propos des représentants de l’Eglise. Certains d’entre eux commencent à faire valoir que le mépris dont leur institution fait preuve envers les animaux est en contradiction radicale avec les Commandements de Dieu.

En voici un exemple en la personne du conseiller ecclésiastique luthérien Helmut Breit, qui lors d’une émission de radio, a attiré l’attention des auditeurs sur le destin tragique que les animaux subissent quotidiennement sur nos routes :

« Dans la lumière des phares, on le distingue à peine. Au milieu de la route, gît un hérisson écrasé. Aplatie sous les innombrables passages des pneus de voitures, sa forme cocasse est presque méconnaissable. Je me souviens de l’histoire du lapin et du hérisson dans laquelle le hérisson se débrouille pour échapper à la ruse du lapin et finit par s’en sortir. Contre l’homme, il n’a aucune chance.

Qui dans la nature a une chance de s’en sortir contre l’homme ? « Est-il mort sur le coup ? » me demandai-je ? « A-t-il compris ce qui lui arrivait ? Avait-il une famille, des enfants ? Va-t-il leur manquer ? Drôles de questions, allez-vous dire. Et tout ça seulement pour un hérisson ! Combien d’êtres humains meurent quotidiennement dans des accidents de la route ! »

Un homme aurait donc plus de valeur qu’un hérisson. C’est sans doute ce que pense la plupart d’entre nous. Mais notre erreur réside précisément dans cette façon erronée de penser. La vie a partout la même valeur. Les chrétiens devraient le savoir. Dieu est mon Créateur et Il était le Créateur de ce hérisson mort. Albert Schweitzer appelait cela le respect de la vie. Il avait raison. Dans la Bible, il est écrit que la nature gémit sous les coups de l’homme et attend avec nostalgie la Rédemption. C’est aussi le cas de ce hérisson. » (extrait du bulletin du hérisson, émission du 9 mai 1993)

Le peu de scrupules avec lequel l’homme intervient dans la vie de ses semblables humains ainsi que dans celle de ses autres compagnons de la création que sont les animaux, est proprement stupéfiant. Il utilise ses prochains pour atteindre ses propres buts. Si cela lui paraît nécessaire, il prélève des organes sur une personne proche de la fin afin de prolonger artificiellement l’existence terrestre d’une autre, sans tenir compte de ce qui est inscrit dans le plan de vie de cette dernière, sans se demander si ce surplus d’années terrestres aura un sens bénéfique pour elle du point de vue de sa vie éternelle.

Depuis quelque temps, il apparaît qu’un nombre toujours plus grand d’agents pathogènes – généralement il s’agit de virus ayant subi une mutation franchissent la barrière des espèces de l’animal vers l’homme chez qui ils se développent, propageant de graves épidémies au sein des populations humaines. Il s’agit d’un phénomène nouveau qui inquiète la médecine et la science dans la mesure où celles-ci éprouvent les plus grandes difficultés à éradiquer ces nouvelles formes de maladie. Dans ces conditions, ne serait-il pas opportun de se demander qui a commencé à œuvrer pour abolir les frontières naturelles entre l’homme et l’animal, notamment au moyen de la transplantation d’organes ?

Comme on le sait, l’Eglise approuve la transplantation d’organes. Pourtant, certains théologiens restent perplexes devant cette approbation qui enfreint gravement les Lois divines. Comme le constate le docteur en théologie Erhard Meier qui s’est également beaucoup penché sur les questions d’éthique dans le domaine de la protection des animaux  au cours d’une conférence:

«le Vatican (académie pour la vie) n’oppose pratiquement aucune objection aux transplantations d’organes d’animaux sur des hommes.» Meier poursuit de la façon suivante : « Quant à moi, je refuse qu’un organe (par exemple le cœur) prélevé sur un cochon mort soit transplanté à un homme malade car rien n’autorise une telle pratique. L’homme n’a aucun droit de profiter aveuglément de sa position de force – le fait que l’animal soit sans défense – pour s’approprier la vie des autres créatures terrestres. Ceci est interdit par l’écriture sainte qui préconise en outre de protéger les faibles.

Le coeur spirituel de la Bible consiste dans l’avènement du Christ : naissance, vie, œuvre, mort, résurrection, ascension et retour auprès des hommes de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, le Messie, l’agneau de Dieu. A travers cet événement, Dieu nous révèle une vaste histoire du salut qui concerne toutes les créatures. Dans l’épître aux Romains 8,18 et suivant, tout comme dans l’Apocalypse, on trouve un condensé de ce qu’est le trait spirituel essentiel de la révélation, à savoir le respect du mystère de la vie en soi, et la nécessité pour les créatures vivantes d’aller les unes vers les autres dans un esprit d’amour.

En tant qu’homme, je n’ai aucunement le droit de m’approprier les organes d’un animal (ou d’un autre homme) pour moi-même car chaque créature porte en elle le mystère de la vie auquel nous participons tous de manière égale. Les noirs et graves événements dont les hommes se rendent constamment coupables, je pense aux actes de terrorisme par exemple, devraient précisément nous inciter à regarder vers l’intérieur pour nous rendre compte de qui nous sommes : à savoir, des hommes dont la dignité ne provient pas d’eux-mêmes mais uniquement de la grâce de Dieu… »

Et l’historien des religions de poursuivre : « Je plaide pour la raison, l’analyse, la méditation, l’ascétisme, la prière et le végétarisme… »

Sa conclusion est à méditer : « Une vie dans la joie et qualitativement élevée permet de voir les beautés déjà présentes de la création de Dieu. »

 

Les animaux sont porteurs de maladies contagieuses.

Comment ils contractent ces infections.

Malheureusement, l’homme est devenu l’ennemi des animaux. Il les exploite, les chasse et les enferme dans des ghettos où ils sont infectés par des germes pathologiques et tombent malades.

Au mois de février 1997 beaucoup se sont interrogés en entendant Dieu-Créateur, s’exprimer en accusateur, dans une révélation, au nom du monde animal souffrant : « Beaucoup d’entre vous disent que des animaux sont porteurs de maladies contagieuses. Mais d’où proviennent ces maladies ? De Dieu ou de l’homme ? En dévorant la chair des animaux martyrisés, vous absorbez ces informations et il vous faut éprouver ces maladies infectieuses dans votre corps. Qui est coupable de cela ? Dieu ou vous-mêmes ? » (L’Esprit universel, DIEU, parle directement à notre époque à travers Sa prophétesse. Ses paroles ne sont pas celles de la Bible, p 88)

Aujourd’hui, après les dramatiques épisodes liés à la maladie de la vache folle, au SARS et à la fièvre du poulet, tout le monde comprend ce qu’Il a voulu dire. La portée de ces événements est trop importante et il est impossible de les cacher.

Compte tenu de ce que les hommes ont fait subir aux animaux au cours des millénaires et tout particulièrement ces dernières décennies, il n’est pas étonnant qu’ils récoltent ce qu’ils leur ont infligé et continuent de leur infliger.

Chaque année, des milliards d’animaux élevés en ghettos, réduits au statut de « produits de consommation », bourrés de phéromones pour susciter une fertilisation continuelle, sont livrés aux consommateurs comme une « marchandise » afin que ces derniers puissent se délecter de la chair des asservis et des sans-droits. Les montagnes d’excréments amoncelés sont répandues sur les champs, y compris les substances chimiques qu’ils contiennent, aux côtés des engrais, pesticides, fongicides et autres poisons que l’homme finit par réabsorber mais également les animaux des champs et des forêts. Quelles autres possibilités ont-ils que d’absorber ces poisons ? Il leur faut vivre de ce que la nature leur offre. C’est ainsi qu’ils sont toujours plus nombreux à tomber malade. A leur tour, ils transmettent les virus et les bactéries pathogènes à l’homme et c’est un juste retour des choses car l’auteur de tout ce que les animaux ont à subir et à souffrir, c’est l’homme.

Si l’homme-monstre doit subir cela, c’est en raison de son propre comportement bestial. Dans le journal « le Royaume de Paix », édition de mai 2003, voilà ce qu’on peut lire :

SARS, un virus passé de l’animal à l’homme

A nouveau l’impossible vient de se produire : un agent pathogène a passé la barrière des espèces entre l’homme et l’animal déclenchant une épidémie terriblement dangereuse. Au moment où nous écrivons 120 personnes sont déjà décédées dans le monde entier des suites d’infection par la pneumonie et plus de 3000 en sont infectés. En cette époque qui voit le triomphe de la globalisation, les pestilences se répandent également beaucoup plus vite qu’autrefois.

L’agent pathogène à l’origine de la maladie a été identifié sous le nom de « corona virus » car, observé au microscope électronique, sa forme rappelle la couronne du soleil. Normalement de tels virus ne déclenchent chez l’homme que de simples refroidissements. Par contre, ils peuvent être mortels chez le chat, le bœuf, la poule et le porc. Apparemment dans la province chinoise de Guangdong un tel virus a été transmis à l’homme après avoir subi une mutation capable de passer la défense immunologique humaine. On soupçonne l’agent pathogène d’avoir été transmis par une poule, dans la mesure où les premières personnes infectées étaient des marchands d’oiseaux et des chefs de cuisine. Il est également possible qu’il s’agisse d’une espèce de chat sauvage chassé dans cette région au titre de « délicatesse exotique ».

Dans la campagne chinoise les hommes et les animaux domestiques vivent dans une grande promiscuité ; on ne respecte guère l’hygiène : l’eau est sale, les enfants jouent à côté des porcs, des poules et des canards ; on ne connaît pas l’usage du mouchoir. Mais les grandes mégapoles surpeuplées que sont Hongkong ou Shanghai sont également des terrains favorables à l’émergence de ces nouvelles pestilences. Que l’on se rappelle que cela a déjà été le cas à plusieurs reprises au cours des dernières années !

La souffrance des animaux retombe sur l’homme

Le développement de ces maladies pose-t-il seulement la question d’une meilleure hygiène ou cela veut-il nous dire autre chose ? Comme plusieurs scientifiques en font l’hypothèse, le SIDA lui aussi serait passé de l’animal à l’homme. En chassant les animaux jusqu’aux tréfonds de la jungle pour les manger, en les élevant et en les tenant enfermés dans des conditions barbares avant de les abattre pour satisfaire les plaisirs de son palais, l’homme crée les conditions favorables au développement et à la dissémination des agents pathogènes. Ce que l’homme inflige aux animaux revient vers lui tôt ou tard sous forme de maladie.

Tout récemment, en Hollande, la fièvre du poulet a été transmise à l’homme : cinq collaborateurs du ministère de la santé des Pays-Bas ont contracté des infections oculaires. Bien entendu, comme c’est toujours le cas, cette épidémie a donné lieu à un abattage en masse de centaines de milliers de gallinacés.

Ne faut-il pas voir dans cette situation un effet de miroir : les hommes ne sont-ils pas devenus eux-mêmes un agent pathogène mortel pour la Mère Terre ? N’ont-ils pas fait l’objet d’une horrible mutation menaçant les animaux et les plantes dans leur droit de vie ? Et ne risquent-ils pas ainsi de se détruire eux-mêmes ? L’homme qui se considère comme la couronne de la création est en réalité lui aussi devenu un virus corona (le mot couronne prend sa racine dans le mot latin corona !)

L’article suivant dans l’édition de juin 2003 du journal « Le Royaume de Paix », nous apprend que le désastre progresse :

La pestilence des volailles. En rendant les animaux malades, l’homme se rend lui-même malade.

La fièvre atypique SARS sévit essentiellement en Chine, et c’est bien loin de nous. Cependant, tout près de nous se répand actuellement une deuxième source de pestilence, dont on prétend qu’elle serait sans danger pour l’homme. La fièvre du poulet s’est déclenchée au mois de mars aux Pays-Bas. Depuis, elle s’est répandue en Belgique et en Allemagne. « Par précaution » 30 millions de poules et de dindes on été abattues.

Malgré l’innocuité prétendue de la maladie, on compte pourtant déjà des victimes humaines. Aux Pays-Bas un vétérinaire ayant travaillé dans des élevages infectés est décédé. De nombreux ouvriers ayant pris part aux actions d’abattage des animaux ont été atteints de conjonctivite. Bien que les spécialistes prétendent que la fièvre du poulet ne puisse agir sérieusement sur l’homme, ils restent cependant en alerte. En effet, si l’agent pathogène de la fièvre du poulet venait à rencontrer le virus de la grippe « traditionnel », un virus super contagieux pourrait alors se développer et causer des dommages mortels chez l’homme. « Aucun des six milliards d’humains vivant actuellement sur la Terre ne disposerait des forces immunitaires susceptibles de le protéger contre un tel type » affirme Klaus Stöhr de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

De telles choses se sont déjà produites : en 1918 la « grippe espagnole » s’est rapidement propagée causant la mort de 20 à 40 millions de personnes. Il n’est pas impossible d’imaginer non plus qu’un « super-virus » se développe au sein d’un élevage de porcs, dans la mesure où on y trouve également des virus en provenance de l’homme et du poulet.

Ainsi, des analyses ont montré que des porcs élevés de façon industrielle au sein d’élevages touchés par la fièvre du poulet avaient déjà développé des anticorps contre cette maladie.

Comment la fièvre du poulet a-t-elle pris naissance aux Pays-bas ? On soupçonne les premières poules contaminées d’avoir été en contact avec une colonie de canards sauvages porteurs du virus.

Les animaux sauvages seraient donc à nouveau responsables de tous les maux ? Ce serait une erreur intellectuelle typiquement humaine que de le croire. Dans cette affaire il en est comme dans celle de la vache folle : les animaux sauvages ne servent que de vecteurs. En réalité, les agents pathogènes se développent et se multiplient dans les lieux d’enfermement où l’on entasse les animaux, où on les oblige à vivre dans des conditions contre nature, ce qui augmente leur risque de tomber malade. C’est l’homme qui rend les animaux malades mais il s’étonne quand la maladie retombe sur lui.

Encore une pensée au sujet des interrelations existant dans la loi de cause à effet :

Si je me souviens bien, dans notre pays s’applique le principe selon lequel personne n’est sensé ignorer la loi, dit autrement, le fait de ne pas connaître la loi ne met personne à l’abri de la punition pour entrave à la loi. Donc, quelqu’un qui enfreint la loi doit en porter les conséquences. En quelque sorte, c’est sa propre faute s’il ne connaît pas la loi.

Qu’en est-il avec les Lois divines ? La Loi éternelle de Dieu, c’est l’amour, la paix, l’unité et la liberté ; c’est la Loi parfaite et éternelle qui agit profondément dans l’âme de tout homme. Ainsi tout homme est porteur de la Loi divine immuable. Si l’homme porte atteinte à son héritage divin, la vie, la Loi de l’amour, de l’unité et de la liberté, il se punit lui-même.

Ni Dieu, notre Père éternel, ni le Christ, notre Rédempteur, ne nous ont laissés dans l’ignorance concernant notre véritable être. A travers Moïse, Dieu nous a donné des extraits de la Loi éternelle, les Dix Commandements. A travers Jésus, le Christ, nous avons reçu des enseignements concrets sur la façon de mettre en pratique les Dix Commandements. Il nous a également communiqué le Sermon sur la Montagne, le chemin qui mène à la maison du Père. Nous avons donc entre les mains tous les outils pour retrouver le chemin de la vie véritable, de l’Etre véritable. Si nous refusons ces outils nous agissons contre notre vie véritable éternelle, contre la Loi immuable de l’amour, de la paix, de l’unité et de la liberté. Alors nous devons en porter les conséquences.

Le langage courant est plein de proverbes qui pourraient attirer notre attention sur la loi des semailles et des récoltes, par exemple : « Celui qui sème le vent récolte la tempête » ou encore « Il n’y a pas de fumée sans feu ».

Si on y prête bien attention, toutes ces expressions ne sont rien d’autre que des formules exprimant le fonctionnement de la loi de cause à effet ou loi des semailles et des récoltes.

Les signes de notre époque parlent un langage clair. Le 27 février 2003, l’Esprit de Dieu, le Tout-puissant, a adressé à l’humanité les paroles suivantes à travers Sa prophétesse dans notre époque. Dieu:

« … Cessez de consommer la chair de vos frères et sœurs les animaux qui sont comme vous des êtres de la création.

Cessez de les torturer en pratiquant sur eux des expériences scientifiques ou en les privant de liberté, ce que vous faites en les tenant enfermés dans des espaces réduits qui sont une insulte à la dignité des animaux. Tout comme vous, les hommes, les animaux aiment la liberté.

Cessez de détruire les animaux microscopiques qui vivifient le sol, en les aspergeant d’engrais chimiques, d’excréments ou de choses de même nature.

Arrêtez de déboiser et de brûler les forêts, privant ainsi les animaux des bois et des champs de leur habitat. Rendez-leur leurs territoires, les forêts, les prés et les champs. Si vous ne le faites pas, le malheur que vous avez vous-mêmes généré, s’abattra sur vous. Il emportera vos maisons, vos fermes, vos sources de nourriture sous l’effet de catastrophes mondiales auxquelles vous aurez donné naissance par votre attitude destructrice envers la vie, envers les règnes de la nature, et donc envers les animaux.

Et si les hommes ne prennent pas Ma Parole au sérieux, ils s’exposeront à la tempête, aux coups du sort. Des centaines de milliers d’entre eux seront emportés, pour certains par des catastrophes mondiales, pour d’autres par des maladies qui s’abattront sur eux telles les épidémies dont les animaux ont à souffrir et à cause desquelles des centaines de milliers sont jetés au bûcher, parce que les hommes se sont détournés de toute forme d’éthique et de morale spirituelles. C’est ce que subiront ceux qui ne rebroussent pas chemin.

Ma Parole est exprimée. L’apocalypse mondiale a commencé. Celui qui ne veut pas comprendre ressentira de plus en plus rapidement les effets des causes qu’il a semées. J’ai élevé jusqu’à Moi la Terre ainsi que les minéraux, les plantes et les animaux qui y vivent. Quiconque persiste à porter la main sur la Mère Terre et sur les formes de vie qu’elle porte en son sein, devra en supporter les conséquences. Arrêtez de torturer, de tuer et d’assassiner !

Vous les hommes, cessez de vous comporter de manière « brutale ». Cela n’atteint que vous et vous seuls car ce que vous faites au plus petit des êtres de la création, qui sont vos semblables, c’est à Moi que vous le faites et à vous-mêmes.

C’en est assez ! Rebroussez chemin, sinon il vous faudra continuer à récolter ce que vous avez semé… »

Il y a déjà 20 ans de cela, le président du Bundestag de l’époque (Parlement allemand), Hubert Weinzirl avait exprimé publiquement les propos suivants : « Il y a un temps pour toute chose. Aujourd’hui le temps de la chasse est révolu. »

Comme il avait déjà raison ! Or, maintenant ce n’est plus seulement la période de la chasse qui est révolue, mais également celle de l’homme s’il ne change pas son attitude et son comportement envers les animaux et les règnes de la nature et ne cesse pas de se repaître de la chair des animaux.

 

De tout temps des voix ont exhorté les hommes

Les paroles d’exhortation n’ont jamais manqué. Voici un petit tour d’horizon des paroles prononcées par des hommes ou des femmes célèbres en leur temps. Commençons avec le grand prophète de l’Ancien Testament Isaïe, à travers lequel Dieu a dit par exemple : »Und wenn ihr schon eure Hände aus­brei­tet, verberge ich doch meine Augen vor euch; und ob ihr schon viel betet, höre ich euch doch nicht, denn eure Hände sind voll Blut. Waschet, reiniget euch, tut euer böses Wesen von meinen Augen, laßt ab vom Bösen; lernt Gutes tun, trachtet nach Recht, helfet dem Unterdrückten.«

Und: »Wer einen Ochsen schlachtet, ist eben als einer, der einen Menschen erschlüge; wer ein Schaf opfert, ist als der einem Hund den Hals brä­che ... Solches erwählen sie in ihren Wegen, und ihre Seele hat Gefallen an ihren Greueln.«

Et voici les paroles prononcées par le prophète Osée : »Ihr Opfer schlachten und Fleisch fres­sen ist mir ein Greuel, und der Herr hat kein Ge­fal­len daran, sondern wird ihrer Missetaten gedenken und sie für ihre Missetaten heimsuchen.« Ce qui est appelé ici ‘Epreuve de Dieu’ n’est rien d’autre que la loi des semailles et des récoltes, la loi de cause à effet.

Le philosophe et mathématicien grec Pythagore qui vécut au 6ème siècle avant Jésus-Christ connaissait bien lui aussi la loi causale. Il nous a exhortés : « Tout ce que l’homme inflige aux animaux reviendra vers lui. Celui qui égorge un bœuf et qui reste sourd à ses cris de peur, celui qui est capable d’abattre froidement un petit chevreau et de manger l’oiseau à qui il donnait lui-même la becquée – combien un tel homme est-il encore loin de commettre un crime ? »

Le philosophe chinois Lao-Tseu (env. 3ème / 4ème siècle avant J-C) nous a exhortés lui aussi : « Soyez bons envers les hommes, envers les plantes et envers les animaux ! Ne chassez ni hommes ni animaux et ne leur infligez aucun mal. »

Avec Jésus-Christ, c’est l’amour et la miséricorde au plus haut niveau qui s’incarnèrent sur la Terre. Il existe de nombreux récits relatant Son amour envers toutes les créatures. Pourtant, dans la Bible on ne trouve pratiquement rien. Par contre, de nombreux exemples de l’amour de Jésus pour les animaux figurent dans l’Evangile de Jésus, qui depuis 1989 fait partie intégrante de la grande Œuvre de Révélation donnée par le Christ « Ceci est Ma Parole »

« Jésus guérit un cheval.

Un jour, le Seigneur quitta la ville et traversa les montagnes avec Ses disciples. Ils arrivèrent sur une montagne dont les chemins étaient très escarpés et firent la rencontre d'un homme et de sa bête de somme.

Mais le cheval était tombé à terre d'épuisement parce qu'il était surchargé. L'homme le battait à sang. Jésus vint vers lui et dit : "Fils de la cruauté, pourquoi frappes-tu ta bête ? Ne vois-tu donc pas qu'elle est beaucoup trop faible pour la charge qu'elle doit porter, ne sais-tu pas qu'elle souffre ?"

Mais l'homme Lui répliqua : "De quoi T'occupes-Tu ? Je peux battre ma bête autant qu'il me plaît, car elle m'appartient et je l'ai payée assez cher. Demande à ceux qui T'accompagnent et qui habitent près de chez moi, ils le savent aussi."

Et plusieurs disciples répondirent : "Oui, Sei­gneur, ce qu'il dit est vrai, nous étions là quand il l'a achetée." Et le Seigneur répondit : "Ne voyez-vous donc pas comme elle saigne, n'entendez-vous pas ses soupirs et ses plaintes ?" Mais ils répondirent : "Non, Seigneur, nous n'entendons ni ses soupirs, ni ses plaintes !"

Le Seigneur devint triste et dit : "Malheur à vous, c'est l'insensibilité de vos cœurs qui vous empêche d'entendre ses pleurs et ses cris de pitié vers son Créateur céleste. Trois fois malheur à celui contre lequel se dirigent ses cris et ses lamentations dans sa douleur !

Et Il fit un pas et toucha le cheval. La bête se leva et ses blessures étaient guéries. Mais à l'homme Il dit ceci : "Va ton chemin et ne la bats plus jamais, si toi aussi tu espères un jour trouver pitié. »

 

« Malheur aux chasseurs

Alors que Jésus marchait avec quelques-uns de Ses disciples, Il rencontra un homme qui dressait les chiens à chasser d'autres animaux. Il lui dit : "Pourquoi fais-tu cela ?" Et l'homme répondit : "Je vis de ce travail. Quelle utilité ont donc ces animaux ? Ils sont faibles, mais les chiens sont forts." Jésus lui dit : "Tu manques de sagesse et d'amour. Vois, chaque créature que Dieu a créée a sa raison d'être. Qui peut dire ce qu'il y a de bon en elle et quelle est son utilité pour toi ou pour l'humanité ?

Et pour pouvoir vivre : regarde les champs, comme ils sont fertiles et croissent, regarde les arbres chargés de fruits, regarde les herbes ! Que veux-tu de plus que ce que te donne le travail honnête de tes mains ? Malheur aux forts qui font mauvais usage de leur force ! Malheur au rusé qui blesse les créatures de Dieu ! Malheur aux chasseurs ! Car ils seront eux-mêmes chassés.

Et l'homme fut très étonné et ne dressa plus les chiens à chasser mais leur enseigna à sauver la vie au lieu de la perdre. Et il accepta l'enseignement de Jésus et devint l'un des Siens. »

Jésus s’est également exprimé contre le fait de consommer de la viande.

« Mais Moi, Je vous dis : Ne versez pas de sang in­nocent et ne mangez pas de viande. Soyez honnêtes, aimez la miséricorde et agissez de façon juste et vos jours sur la terre dureront. »

Et Il a dit également :

« Je Suis venu pour abolir les sacrifices et les fêtes sanglantes. Si vous n'arrêtez pas de sacrifier la chair et le sang des animaux et de les manger, la colère de Dieu ne cessera pas de vous atteindre, comme elle n'a pas cessé d'atteindre vos ancêtres qui, dans le désert, s'adonnaient au plaisir de manger la chair et qui furent remplis de pourriture et dévorés par les épidémies. »

Jérôme, un des pères de l’Eglise (331 – 420 après J-C) s’exprima comme suit :

« La jouissance de la viande des animaux était inconnue avant le déluge. Mais on nous a bourré la bouche des tissus et des jus puants de la viande des animaux… Jésus, le Christ, est venu lorsque le temps était prêt et Il a raccordé la fin avec le début de sorte qu’il ne nous est maintenant plus permis de manger la viande des animaux. »

C’est Paul qui écrit ce qui suit dans sa lettre aux Romains :

« Nous savons que la création tout entière gémit et souffre jusqu’à cet instant. La créature attend dans la peur jusqu’à ce que les hommes se révèlent en tant que fils de Dieu. Car la créature elle aussi devra un jour être libérée de l’esclavage au cours de la phase transitoire qui conduira les enfants de Dieu vers la liberté primordiale. » (vérifier à Romains 8,22 – 8,29 – 8,21)

Jean Chrysostome ( 354 – 407 après J-C ) nous fournit une description de la façon dont vivaient les chrétiens autrefois :

« Chez eux on ne voit pas couler le sang ; aucune viande n’est abattue ni hachée – chez eux on ne sent pas l’odeur horrible des plats de viande, on n’entend pas de bruits grossiers. Ils se réjouissent seulement du pain qu’ils gagnent du travail de leurs mains, et de l’eau que leur offre la source pure. S’ils souhaitent un repas somptueux, leurs jouissances se composent de fruits dont ils se réjouissent plus que de tables royales. »

La plupart des hommes vivent au jour le jour. Ils se rendent éventuellement à l’église y entendre un sermon. Cependant ils ne gagnent aucune clarté sur eux-mêmes. C’est pourquoi ils se demandent rarement ce qu’est l’homme ?

Dans la Vie Universelle nous apprenons à prendre en considération la vérité dans son ensemble, c’est-à-dire également au travers de ces questions : d’où je viens et où vais-je ? Par-dessus tout nous apprenons à comprendre les Lois de Dieu immuables ainsi que la Création qui en découle. A travers la Création nous voyons se manifester la volonté de Dieu qui est intangible et inéluctable.

Nombreux sont ceux qui parlent de la matière comme s’ils lui appartenaient, quasiment comme s’ils étaient ses enfants. En réalité, la physique nous apprend que tout ce qui existe, l’homme également, n’est rien d’autre que vibrations et impulsions d’un champ énergétique invisible. La densité apparente que nous appelons matière n’est basée que sur la vibration.

L’être divin est composé de matière subtile, l’homme de matière grossière. Tant que nous ne nous tournerons pas vers l’Esprit en nous, tant que nous ne reconnaîtrons pas la Loi absolue et immuable et que nous ne l’accomplissons pas, l’homme et le monde continueront d’évoluer dans un processus de densification continuel.

Les lois naturelles appartiennent également à la création éternelle. Dans la puissante Loi naturelle toute herbe, toute fleur, tout buisson, tout animal ainsi que tout minéral fait partie de la vie. La Mère Terre ainsi que toutes les formes de vie qu’elle porte, sont dans le Créateur, dans la loi de la nature. La Création, y compris les lois naturelles, sont la perfection de Dieu qui est immuable.

L’homme se croit en droit d’interférer dans les lois de la nature. Pourtant, si nous regardons le monde tel qu’il est aujourd’hui, nous sommes obligés d’admettre qu’en agissant ainsi, l’homme se nuit de plus en plus à lui-même : il est la victime de son égoïsme destructif. L’homme ne peut pas changer les lois de la nature, elles sont immuables. Ses infractions aux lois de la nature forgent son destin à venir.

Un grand nombre des infractions commises par l’homme envers les lois de la nature repose sur un manque de respect envers les créatures de Dieu, les animaux dont Charles Darwin (1809 – 1882) disait : « Tout comme l’homme, les animaux ressentent la joie et la douleur, le bonheur et le malheur. »

La chasse et le fait de tuer les animaux en général, est un comportement erroné particulièrement grave envers la Création de Dieu et envers les lois de la nature. De tels actes sont en totale contradiction avec les forces lumineuses déposées au plus profond de l’âme humaine, forces qui cherchent à se développer au cours de la vie terrestre. Un homme qui tue volontairement un animal, agit contre son être véritable et s’avilit, dans la mesure où il renie sa dignité d’homme.

Erasme (1465 – 1536), humaniste et écrivain, a décrit avec des mots particulièrement acerbes « les ‘ amoureux de la chasse’ pour qui rien ne peut être placé au-dessus de la chasse et qui éprouvent une excitation indicible à poursuivre les animaux apeurés et à les abattre… Lorsqu’ils dégustent un morceau de gibier, ils se sentent presque ennoblis. Alors qu’en réalité, ils ne contribuent ainsi qu’à leur propre avilissement, ils se prennent pour des rois.

Théodore Heuss (1884 – 1963), premier président de la République Fédérale d’Allemagne s’est également exprimé sur ce thème avec cœur et esprit :

« Le mot chasse sert à camoufler de façon hypocrite ce qui n’est autre qu’une façon particulièrement lâche d’assassiner de pauvres créatures sans protection. La chasse est une manifestation des maladies de l’esprit humain… »

L’écrivain irlandais George Bernard Shaw, prix Nobel de littérature en 1950, a écrit : « Quand un homme tue un tigre on appelle cela du sport. Quand un tigre tue un homme il s’agit d’un acte bestial ». Shaw a constaté de manière simple : « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ».

Le célèbre scientifique de la nature, Alexander von Humboldt (1769 – 1859), a dit la chose suivante : « là où vit un chasseur pourraient vivre 10 bergers, cent maraîchers et mille jardiniers. La cruauté envers les animaux ne saurait être l’expression d’une éducation véritable ni d’un véritable savoir. Elle est l’un des vices qui témoigne le plus de la bassesse d’un peuple et de son manque de noblesse. »

Richard Wagner (1813 – 1883), compositeur allemand, s’est exprimé comme suit :

« Alors que la vue du bœuf sacrifié aux dieux nous est devenue insupportable, aujourd’hui les flots de sang qui s’écoulent quotidiennement des abattoirs sont rincés à l’eau et cachés à nos yeux, afin qu’au dîner nous puissions nous réjouir du cadavre des animaux abattus, arrangé de telle sorte qu’il ne soit plus reconnaissable comme tel. Dès à présent, nous devrions avoir à cœur de cultiver un sol nouveau d’où pourrait émerger une religion de la compassion, malgré ceux qui ne savent penser qu’en fonction de l’utilité des choses. Qu’attendons-nous d’une religion si nous en excluons la pitié envers les animaux ? »

Bertha von Suttner (1843 – 1914) pacifiste et prix Nobel en 1905 : « J’ai la conviction qu’un temps viendra où personne ne voudra plus se nourrir de cadavres, où personne ne sera plus prêt à travailler comme boucher. Dès à présent, combien parmi nous cesseraient de manger de la viande s’ils devaient eux-mêmes planter le couteau dans la gorge de l’animal ! »

« Sur cent personnes éduquées et sensibles, 90 pour cent ne mangeraient probablement plus de viande si elles devaient abattre elles-mêmes les animaux pour s’en nourrir. »

« Quelqu’un qui ne supporte pas d’entendre crier ni de voir trembler les victimes, mais qui ne se soucie plus de leurs cris ni de leurs tremblements dès qu’il a le dos tourné a sans doute des nerfs, mais il n’a pas de cœur. »

Les chasseurs ne se soucient aucunement des souffrances qu’ils infligent à leurs victimes. Cela laisse deviner l’état de leurs nerfs et de leur cœur…

C’est ce qu’exprime la phrase prononcée par l’écrivain et philosophe français François Voltaire (1694 – 1778) :

« La chasse est l’un des moyens les plus sûrs de tuer l’empathie des hommes envers les créatures qui leur sont proches. »

L’écrivain allemand Luise Rinser (1911) analyse :

« C’est parce que nous pratiquons les sacrifices d’animaux de façon quasi clandestine que nous restons sourds à leurs cris. »

« Aujourd’hui nous ne voyons plus rien ni de la vie ni de la mort pleines de souffrances des animaux d’abattoirs. Cela s’effectue presque automatiquement. En un instant l’animal est transformé en morceau de viande : notre nourriture. C’est notre façon d’être cannibales. »

« Il faudra longtemps avant que l’humanité ne comprenne que non seulement les peuples de la terre forment un seul peuple, mais aussi que les hommes, les plantes et les animaux forment ensemble le ‘Royaume de Dieu’ et que le sort de l’un est également celui de l’autre. »

Tout cela montre sur quel niveau évolue un homme qui nuit aux animaux, qui les tue ou qui soutient ces pratiques en prenant plaisir à manger de la viande ou à rester silencieux face à cela.

Joseph von Görres (1776 – 1848), écrivain romantique, a dit à ce sujet :

« Celui qui veut aller au-delà de la vie ordinaire, évite la nourriture sanglante et ne choisit pas la mort comme son chef de cuisine. »

Le médecin grec Empedokles qui vécut 3 siècles avant Jésus-Christ a dit :

« Enlever la vie est la plus grande charge de l’âme qui soit .»

Carl Anders Skriver (1903 – 1983), philosophe et écrivain se penche sur l’éthique de la nourriture. Celle-ci « vise à ce que les mains restent pures de tout acte sanglant, elle vise à la pureté sous la peau et à la pureté du cœur. Cependant il ne peut être question de pureté du cœur dans le cas d’un omnivore impur indifférent aux crimes horribles commis chaque jour contre les animaux, dans le monde chrétien, uniquement dans un but de nourriture humaine. »

L’importance de notre relation avec le monde animal dans la formation du caractère, dans la capacité de perception et de discernement critique est mise en avant par Theodor Heuss :

« Plus tôt notre jeunesse saura considérer par elle-même la cruauté envers les animaux comme un acte condamnable, plus elle sera vigilante à ce que ses jeux bannissent la cruauté et la violence et plus forte sera plus tard sa capacité à discerner l’injustice dans le monde des grands. »

 

La pensée de la chute et ses conséquences gigantesques.

La venue du Christ constitue un tournant

Dans cette lettre il a déjà été fait plusieurs fois référence à la chute et en particulier à la pensée de chute. Mais pour beaucoup, la question demeure : comment la chute a-t-elle été rendue possible ?

La pensée de la chute, dont les conséquences incommensurables se manifestent entre autres chaque jour de notre vie ici-bas, ne peut être expliquée ici que de manière brève et générale, en raison de sa complexité. La chute contre Dieu a son origine dans le centre même du Royaume de Dieu, dans son sanctuaire. Il en a résulté qu’une partie de la création s’est séparée de Dieu, de l’unité divine et de Son ordre. Toutefois, cette séparation ne durera pas éternellement. Par Son acte de rédemption, le Christ a mis fin à ce processus malheureux. Le rapatriement de tous les éléments de la chute a commencé. Il est de plus en plus clair que le tournant d’ère dans lequel se trouvent la Terre ainsi que l’humanité est dirigé vers l’ère de la lumière, l’ère de l’Esprit – vers l’ère du Christ.

La lumière des cieux, la Parole de vérité, se manifeste déjà sur la Terre à notre époque par la Parole prophétique. Ainsi Dieu, l’Esprit éternel, tend Sa main à tout homme. Celui qui la saisit véritablement, développe le Royaume de Dieu dans son for intérieur. La Terre est en train de se purifier de tout ce qui est contre Dieu. Au terme de ce processus, le Royaume de Paix de Jésus-Christ se répandra sur la Terre entière. Le Christ, le Prince de la Paix, en sera le souverain.

La chute ne peut être comprise ni par la raison ni par l’intellect.

Seul le cœur est en mesure de ressentir la nature et la portée de cet évènement et les effets qu’il a encore aujourd’hui. Quelqu’un dont la réflexion repose à la fois sur la raison et sur le cœur percevra immédiatement l’importance déterminante du libre arbitre absolu que Dieu a donné aux êtres spirituels mûrs des cieux et dont dispose également l’être assombri, l’homme. Cette reconnaissance est indispensable pour comprendre la chute dans ses grandes lignes.

Le processus de la chute a commencé par l’attitude d’un être divin qui voulait rivaliser avec Dieu, être comme Lui : lumière omnirayonnante et créatrice. Le vœu consistant à vouloir être l’égal de Dieu se manifeste de nos jours encore : « je veux qu’il en soit comme je le veux et non comme Dieu le veut ! »

Un trait négatif de volonté vouloir être comme Dieu une « pensée » comme nous disons, dirigée contre Dieu, le Créateur de tous les êtres divins purs et de toutes les formes de vie, a donc déclenché un événement d’une portée cosmique gigantesque – la chute qui est devenue la source de multiples souffrances pour beaucoup d’âmes et beaucoup d’hommes.

Dieu est et reste lumière rayonnante, éternelle, à travers tout, Loi éternelle de l’amour, de l’unité et de la liberté. La pensée égoïste, la pensée de la chute – « je veux qu’il en soit comme je le veux ! », c’est l’ombre. Il est bien connu que bien peu de choses, sinon rien, peut se développer à l’ombre ; nous avons besoin de la lumière. Sans lumière, pas de croissance ni de maturité. Il en est de même avec nous les hommes. Celui qui reste à l’ombre, celui qui s’oppose à la volonté de Dieu, celui qui ne respecte pas Ses commandements, crée sa propre source de souffrance, de maladie, de détresse, etc... Par contre, celui qui refuse cette logique négative fait l’expérience de la lumière, de la chaleur, du bonheur, de la croissance, du développement et de la maturité dans l’Esprit de Dieu.

Encore une fois : Dieu est la Loi qui s’écoule en tout. Il est la lumière absolue de l’amour et de l’amour du prochain qui s’écoule en tout, lumière de l’unité, de la liberté et de la sagesse. Les êtres divins provenant de la Loi universelle de Dieu et qui vivent en elle sont des êtres de l’amour universel, de l’amour universel pour le prochain, de l’unité, de la sagesse et de la liberté. Ce sont des êtres divins, cependant ils ne sont pas Dieu Lui-même.

Dieu, l’Eternel, l’Un universel, est le Créateur des êtres divins qui peuvent également être nommés êtres spirituels. Dieu est le Créateur des planètes et des mondes purs. Il est le Créateur de tous les animaux, plantes et minéraux qui existent dans l’Etre pur. Dieu est donc le Créateur de toutes les formes pures et le Créateur de l’univers parfait.

Sous l’effet de la pensée consistant à vouloir égaler Dieu, un certain être divin devint un être de la chute. En raison de ces pensées, de cette volonté, qui l’entraînaient vers la chute, il lui était devenu impossible de rester dans l’Etre pur, dans la Création parfaite et absolue. Sous l’action des aspects négatifs développés contre l’Oeuvre de Dieu, contre Sa Création, cet être divin s’éloigna de plus en plus de l’Eternel et sombra dans la chute. Au cours de celle-ci, l’Eglise nomme cet épisode « Adam et Eve chassés du paradis » – l’être de la chute que nous pouvons appeler Satana entraîna d’autres êtres divins de sa conception à vouloir être comme Dieu. A leur tour, ceux-ci se révoltèrent contre Dieu et Sa Création. Satana et ses semblables furent alors conduits hors de l’Eternité, hors du « paradis » par le porteur de la volonté divine que les hommes connaissent sous le nom de Michel.

L’Eternel, dont la Loi est l’amour, l’amour pour le prochain, l’unité et la liberté a donné aux êtres de la chute, à Ses enfants, des parties de soleils et de planètes sur leur chemin. Tout comme les planètes spirituelles, ces planètes partielles portaient des minéraux, des plantes et des animaux du fait que ceux-ci appartiennent à l’unité, à la vie. En dehors de l’Etre pur, du Royaume de Dieu, là où l’Esprit puissant n’avait pas encore étendu Sa pensée créatrice à la perfection, les planètes partielles prirent leur place. Elles devinrent les lieux d’habitation des êtres de la chute.

Parce que l’aspiration des êtres de la chute, de manière consciente, voire inconsciente, s’orientait contre la Loi de Dieu, contre l’amour et contre l’unité, la pensée de la chute a pris forme de plus en plus dans ces domaines. L’éloignement du Royaume de Dieu, la volonté toujours croissante d’égaler Dieu, entraînèrent progressivement la densification des soleils et des planètes spirituels. Mais, avant les phases de densification, de gigantesques éruptions se produisirent auxquelles la science a donné le nom de « Big Bang », ce terme n’étant qu’une autre façon de désigner les événements de la chute. Au cours de ce processus, la densification des êtres de la chute s’intensifia également. Leur aspect extérieur se modifia, leur caractère même se transforma et s’assombrit.

Au cours de processus gigantesques, difficilement imaginables – en langage humain on parle de « temps » , la matière se cristallisa et la planète Terre ainsi que les hommes qui la peuplaient se densifièrent. L’enveloppe du corps, c’est-à-dire l’homme est donc l’âme incarnée.

Dieu étant l’unité, l’essence de l’homme, de l’âme, des minéraux, de la nature et des animaux, existe également dans chaque partie du Grand Tout, et donc dans la matière également.

Les êtres de la chute aspiraient et aspirent encore en partie aujourd’hui à dissoudre la Création divine. Les guerres qui ne sont rien d’autre qu’un immense fratricide, la torture et le massacre des animaux, le comportement destructeur envers la nature, la Mère Terre, la planète tout entière, sont la conséquence directe de la chute : la pensée de la chute consistant à vouloir dissoudre toutes les formes pour ramener leur substance spirituelle en tant qu’énergie fluide dans le courant de l’éther qui, dans sa totalité, est Dieu, la Loi qui s’écoule.

Par Son « Tout est accompli » exprimé sur le Mont Golgotha, Jésus-Christ a interrompu toute possibilité de dissolution de la création. Par la force active du « Tout est accompli » Jésus-Christ est devenu le Rédempteur de tous les hommes et de toutes les âmes, de plus Il a annoncé la libération des animaux de l’asservissement et des mauvais traitements que leur infligent les hommes. Grâce à la force rédemptrice, aucune forme de vie ne se dissoudra jamais. Sous son action, tout ce qui a été transformé en négatif sera de nouveau converti en énergie divine, pure et de haute vibration. C’est pourquoi Jésus-Christ est le chemin de retour vers la maison du Père.

L’homme évolue dans la loi de cause à effet qui inclut le libre arbitre mais également le fait de porter les conséquences de ses actes négatifs. Qu’il agisse contre ses prochains humains ou contre les animaux, les plantes et la Mère Terre, il lui est cependant impossible de dissoudre ou même d’endommager le noyau divin, l’Esprit en toutes choses ; en effet, celui-ci est protégé par la force rédemptrice. Selon les Lois immuables de l’unité tout sera reconduit à l’unité. Cela n’adviendra ni par le fait de s’opposer à Dieu, ni par la guerre et la destruction, mais par la prise de conscience que Dieu est amour, amour du prochain, sagesse, unité et liberté.

Tout homme porte en lui, dans son âme, l’absolu, la Loi éternelle. La Loi éternelle est l’unité. C’est pourquoi il est dit : pas de liberté sans amour et pas d’amour sans liberté. Ainsi, la Loi éternelle est liberté ce qui signifie que tout être spirituel est entièrement libre tout comme l’homme également. Chaque homme peut se décider librement : pour la Loi de Dieu qui est l’héritage divin de chacun et de chaque âme – ou contre Dieu en appliquant la loi de l’humain qui est la loi de la brutalité, la loi de cause à effet. C’est cela la loi de la chute qui repose sur la séparation de l’unité et vise à ramener l’individu à travers l’expérience des effets résultant de ses choix et de la prise de conscience qui en résulte – pas à pas dans l’unité avec l’aide de la force du Rédempteur, le Christ.

Je le répète : la liberté qui est la sienne place l’homme face à la responsabilité de ses actes bons ou mauvais et à leurs conséquences.

 

La pensée de la Chute, c’est le fait de se séparer de l’unité. Cela s’énonce ainsi : je veux – pour moi ! Chacun est son propre juge

Beaucoup d’hommes vivent dans la pensée de la Chute, la pensée de séparation. Les hommes sont contre les hommes. Ils sont contre les animaux, la nature et leur planète d’habitation : la Terre. C’est le contraire de l’unité, c’est la séparation. Il en résulte cupidité, désir de posséder, brutalité et soif de pouvoir. L’homme veut être Dieu, souverain de la création qu’il voit du point de vue de la séparation parce qu’il est devenu un être superficiel.

La plupart des hommes ne se soucient que d’eux-mêmes ; ils ont pour horizon les limites de leur petit monde. Si un ego démesuré tient le gouvernail du monde, il assujettit tout ce et tous ceux qui servent son but, sa volonté issue de la Chute. C’est là qu’il faut rechercher l’origine des grandes guerres entre nations, c’est-à-dire entre les hommes, à toutes les époques et aujourd’hui encore. Mais la guerre se déroule également sur bien d’autres plans, par exemple dans la famille, au travail et de manière générale, aux plans économique et social. Tout ce qui est contre autrui provient immanquablement de la Chute.

Non seulement les hommes ont déformé la Loi divine mais ils l’ont inversée, c’est-à-dire qu’ils lui ont donné la direction opposée. Dieu a dit : « Pour ou contre Moi. » Armé de la pensée de la Chute, l’homme utilise la Loi divine à son profit et déclare : « Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi. » Du JE SUIS universel, il a fait un « je suis » qui a pour signification « je suis moi-même mon prochain. » C’est de cet abaissement du JE SUIS universel en « je suis mon propre prochain » qu’est né l’égoïsme.

Quelqu’un qui ne pense qu’à lui devient égoïste et agressif lorsqu’il n’atteint pas ses buts personnels – « je veux pour moi ». Les conséquences en sont dévastatrices. Lorsque la tension, l’envie d’agression, atteint son paroxysme, une telle personne emploie tous les moyens à sa disposition soit pour réduire son agressivité, soit pour la décharger en lui laissant libre court. Les uns se rabattent sur l’alcool, les autres sur la drogue ; d’autres encore se querellent avec leurs semblables jusqu’au point de finir parfois devant le tribunal. Certains se défoulent dans la sexualité et il en est même qui commettent des agressions sexuelles, allant jusqu’à la pédophilie. S’il s’agit de quelqu’un qui tient les rênes du pouvoir, il est possible qu’il déclenche un conflit armé sans s’effrayer des conséquences meurtrières d’un tel conflit. D’autres encore se feront chasseur afin de décharger leur agressivité, leurs pulsions égotistes, sur ces créatures innocentes que sont les animaux. Pour nombre d’entre eux, rendus virils par le port d’une arme, la chasse est comparable à un sport dans lequel on exerce ses talents en abattant des animaux de manière sournoise. En tout état de cause, indépendamment de la forme prise par cet exutoire à l’égoïsme, il est toujours dirigé contre le prochain et contre la vie.

Ainsi, s’il apparaît clairement que les agressions ont de multiples ramifications, leur origine reste cependant toujours la même : la pensée de la chute, le fait d’être contre Dieu, contre l’unité de la Création, contre les hommes, contre la nature et les animaux, dans la mesure où les créatures les plus faibles permettent à l’homme de la Chute de se défouler à bon compte. Et il est courant que ces défoulements égoïstes prennent un tour cruel.

Bardé de sa « pensée - ou volonté - de la Chute », l’égotiste fait preuve d’une grande invention quand il s’agit de se mettre « en valeur ». S’il occupe une position influente, il usera de tous les moyens pour obtenir les faveurs des dirigeants de l’Etat, des détenteurs du pouvoir politique et judiciaire, afin que ses idées et sa personne soient reconnues.

C’est ainsi que de très nombreuses lois reposent, au moins en partie, sur la pensée de base du moi humain que voici : « Sépare, lie et domine ». La devise de quelqu’un qui veut s’élever sur l’échelle du pouvoir sera donc inéluctablement « Sépare, lie et domine ». Et cette devise pourra même se transformer en cri de guerre contre tous ceux qui ne se contentent pas de la « jurisprudence » mais qui réclament la justice. Et ce cri de guerre ne sera pas seulement le signal du déclenchement des hostilités contre d’autres hommes, à savoir un appel au fratricide, mais aussi celui du lâche assassinat des créatures innocentes que sont nos frères et sœurs les animaux.

La volonté humaine de la Chute fournit à l’homme bien des arguments – qu’elle enveloppe habilement – en vue d’obtenir ce qu’exigent ses désirs sournois. C’est ainsi que dans une société imprégnée par la loi de la Chute, il existe de nombreuses possibilités « légales » de donner libre cours à ses pulsions agressives, à grande échelle à travers la guerre et le génocide de populations entières ou à plus petite échelle notamment par le massacre des animaux qui s’opère dans la nature aussi bien que dans les abattoirs où sont suppliciés les condamnés à mort, les animaux confinés dans les stalags des camps de la mort.

Tout conflit entre deux parties, qu’il soit grand ou petit, est synonyme de bataille. Chacun d’entre nous, et plus précisément la partie agressive qui habite en nous, pourra puiser dans le corpus législatif inspiré de la loi de la Chute, l’argumentaire juridique dont il aura « besoin » et qui saura lui donner raison, spécialement s’il s’agit de s’en prendre à des personnes « de rang inférieur » et, qui plus est, n’ayant pas partie liée avec les institutions ecclésiastiques ou avec toute autre organisation confessionnelle de même nature, par exemple avec le culte vaudou. Ainsi donc, celui qui se refusera à jouer les magiciens sera considéré comme « ensorcelé », en conséquence de quoi il sera dévalorisé et discriminé par la loi de la Chute. Et ceci s’applique aux hommes aussi bien qu’aux animaux, à la nature et à la Mère Terre.

Mais trêve d’interprétations et d’explications ! De manière générale, je ne suis pas quelqu’un qui se base sur de soi-disant connaissances de caractère général, même si celles-ci reposent sur des années, voire des dizaines d’années, d’expériences d’autant plus que je sais que ces faits, ces procédés qui ont cours à notre époque, se développent dans le but de satisfaire l’intérêt personnel et reposent sur la loi de la séparation.

En m’exprimant maintenant à partir de la réalité spirituelle et en me faisant ainsi le porte-parole des animaux, ces derniers n’ayant aucun droit et étant traités comme des objets, aussi bien par l’Etat que par l’Eglise, je sais parfaitement que mes propos seront rejetés par les chasseurs, puisque ces derniers, comme cela a été dit, chassent et tuent les animaux pour décharger leur agressivité. A mes yeux, la chasse n’est rien d’autre qu’un meurtre délibéré contre les animaux, fondé sur le plaisir de tuer. Toutefois, la loi de la Chute légitimant cette pratique sournoise qui consiste à abattre des créatures sans défense, toute forme de scrupule est balayée. Les instruments de mort avec lesquels on abat les animaux sont tellement sophistiqués et précis que ces derniers n’ont aucune chance d’échapper à leurs agresseurs par la fuite ou la contre-attaque. C’est donc sans aucun risque pour lui-même que le courageux chasseur fait jaillir la mort de son fusil.

Dans la forêt, le chasseur est empli du sentiment d’être un véritable dieu puisqu’il dispose du droit de mort envers les animaux. S’il est vrai qu’il peut les « abattre », il ne pourra cependant jamais leur prendre la vie car celle-ci, qui provient de Dieu, est une réalité spirituelle intemporelle. De plus, aucun chasseur ne pourra jamais donner la vie à un animal. Sven Hedin, le célèbre explorateur suédois qui a beaucoup voyagé en Asie a énoncé à sa façon cette vérité quand il dit : « Je n’ai jamais pu me résigner à éteindre une étincelle de vie que je n’avais pas le pouvoir de ranimer. »

Et en effet, si l’homme est capable de tuer les animaux, il est par contre incapable de faire tomber la pluie pour abreuver la nature et les animaux. Il ne peut pas davantage faire briller le soleil pour faire croître et prospérer la nature. Il est parfaitement dans l’impossibilité de susciter la multiplicité des espèces, il ne peut que les exterminer. Il n’a pas le pouvoir de faire pousser les produits de la nature dont se nourrissent les hommes et les animaux, il peut seulement détruire. Il ne peut pas agir sur le pelage des animaux pour qu’ils s’adaptent à l’hiver ou à l'été, il peut seulement leur « manger la laine sur le dos. »

Partout où l’homme intervient dans la nature, ce n’est que destruction, chaos et ruine.

Tel est le constat que nous impose de faire l’action cruelle de la brute humaine qui non seulement engraisse les animaux et les tient enfermés dans des camps de concentration mais qui, de plus, au mépris des cycles naturels de reproduction, pratique de plus en plus l’insémination artificielle afin de disposer à profusion de jeunes animaux à immoler sur l’autel de la production de viande et de lait.

Toutes ces cruautés et beaucoup d’autres encore, dépassent la raison. L’homme est devenu l’ennemi de sa propre nature car la force vitale, la vie des animaux, fait partie en tant qu’essence et force de sa propre substance de vie spirituelle.

L’homme est l’ennemi de tout ce qui appartient à l’unité divine. Face au « valet du mal » rien n’est en sécurité, en l’occurrence je pense aux animaux qui vivent dans la nature. Répétons-le à nouveau : l’homme ne se contente pas de s’approprier leur territoire de vie - les champs et les forêts - mais sur le petit morceau de terre qu’il leur laisse, et qu’il a transformé en ghetto naturel, l’homme, ce fou furieux, détruit et tue tout ce qui se présente devant sa hache ou son fusil. Et cette pulsion meurtrière, il la camoufle sous la prétendue nécessité de maîtriser la surpopulation animale. De même, lorsqu’il s’agit d’abattre des arbres en pleine sève, l’homme trouve toujours à se justifier. Et tout ce que la brutalité personnifiée inflige aux champs et aux forêts est légitimé par la loi « Sépare, lie et domine ».

Toutes les bonnes raisons invoquées par les chasseurs pour justifier leurs actions sanglantes et criminelles ne sont rien d’autre qu’une manière de dissimuler, sous les habits du droit et de la loi, leur agressivité inconsciente. Dans le monde où nous vivons, la loi ne demande pas de comptes aux chasseurs ni aux éleveurs industriels. Et pour cause : pour les tribunaux, conformément aux lois qu’ils ont pour fonction de faire respecter, tuer un animal n’est en aucun cas un acte répréhensible.

C’est de façon officielle que chaque année les pouvoirs publics fixent par décret le nombre d’animaux pouvant être abattus pour chaque espèce donnée. L’homme est donc contraint de tuer. Pourtant Dieu n’a-t-Il pas dit : Tu ne tueras point.

Cependant, gare à celui qui refuse d’accomplir la volonté officielle ou qui se refuse à enfreindre les Commandements de Dieu, il est immédiatement montré du doigt par l’Etat. Voilà donc de nouveau la pensée de la Chute !

Mais ne nous y trompons pas ! Ce comportement de fripouille dénué de scrupules sera mis un jour sur la balance par la loi de l’unité, de la justice qui, pour nous les hommes n’est autre que la loi des semailles et des récoltes. Celle-ci ne fait pas beaucoup de bruit : elle arrive à pas feutrés comme un voleur dans la nuit et remet à chaque homme – et donc à chaque âme – la rançon de ce qu’il a causé.

Nous avons rappelé plus tôt que Pythagore déjà avait parlé de la loi des semailles et des récoltes dont l’humanité endure les effets aujourd’hui plus que jamais. Il a dit entre autres : « Tout ce qu’un être humain inflige aux animaux lui sera payé dans la même monnaie. »

Ici, il n’est plus question des lois de ce monde mais de soi-même car chacun est son propre juge. Chacun se juge lui-même, en fonction de ses actes, surtout s’il les a commis contre des créatures de Dieu et contre la Création et ne les a pas réparés, c’est-à-dire effacés.

Aujourd’hui, l’homme est encore protégé par la justice profane pour autant qu’il s’en tienne à ce que celle-ci a édicté et que, de façon abusive, elle appelle « l’ordre ». Mais peut-être que demain, lorsque l’âme aura fini son parcours terrestre et quittera le corps humain qui l’avait accueillie le temps d’une incarnation, il en sera autrement de l’autre côté du mur de brouillard qui sépare l’ici-bas de l’au-delà.

Aujourd’hui, l’animal mort ne rapporte pas seulement au chasseur l’admiration de ses comparses et le gain matériel obtenu par la vente de sa dépouille, mais il reçoit également et surtout la bénédiction de l’Eglise qui se pare de tout ce qui ne respire plus.

Quel que soit le nom donné à ces « héros » de la Chute, quel que soit l’objet contre lequel se dirige leur potentiel d’agression – homme, animal ou nature – ils sont tous contre l’unité de Dieu, contre la loi éternelle de l’amour et de l’amour du prochain, contre la loi « relie et sois ».

L’animal : une créature merveilleuse, sortie des mains de Dieu…

Apprendre à comprendre les animaux

Chaque animal est une créature merveilleuse sortie des mains de Dieu, donnée aux hommes par Dieu afin que ces derniers retrouvent l’unité qui est la loi de l’amour.

Le comportement des animaux sera conforme à ce qu’en disent les chasseurs tant qu’ils seront chassés, traqués, engraissés, abattus à coup de fusil ou de manière abominable dans les abattoirs et pour vous, chers consommateurs, bien emballés, préparés et présentés pour le plaisir de votre estomac rebondi.

On doit apprendre à comprendre les animaux. Alors seulement on est en mesure d’apprendre à se connaître soi-même en tant que créature de Dieu. Chaque espèce animale se situe sur un niveau d’évolution que j’appellerai aussi niveau de conscience. Chaque niveau d’évolution ou niveau de conscience, a son propre langage qui est un langage de la nature.

Chez les animaux, il existe des formes de conscience très différentes. Par exemple, les animaux qui volent ont un niveau de conscience totalement différent de celui des animaux aquatiques. De même, le niveau de conscience de ces derniers n’a rien à voir avec celui des animaux qui peuplent les forêts, les champs, les déserts, etc... Cependant, tous se comprennent car les sons qu’ils émettent forment des images-réflexes dans la conscience des autres animaux. Ainsi, ce qui a été émis par un animal est perçu sous forme d’images et de sensations intérieures par un autre. La retransmission en image des contenus de la conscience est un processus spirituel qui par conséquent est indépendant de l’éloignement dans l’espace.

L’homme ne peut comprendre le langage des animaux qu’avec le cœur – pas le cœur physique mais celui de l’âme – dans lequel se trouve ce qui est à l’origine de toute existence, à savoir la force créatrice que nous appelons aussi « noyau central ». Le langage du cœur de l’âme est le langage de l’unité.

Les animaux ne sont pas des êtres de la Chute comme c’est le cas des hommes. Ils réagissent en fonction de leur niveau de conscience, sauf lorsque l’homme s’immisce dans leur vie, ce qui se produit malheureusement souvent. C’est pour cette raison que les animaux ne réagissent pas de façon harmonieuse vis-à-vis de l’homme. Je pense ici, par exemple, au fait que les animaux sauvages s’enfuient à l’approche de l’homme. La peur qu’ils éprouvent à son égard les rend en partie agressifs. Les animaux voient en l’homme un ennemi, un chasseur, qui ne leur apporte rien d’autre que la mort.

Chers amis, dans cette lettre j’aimerais vous faire part d’expériences personnelles qui font battre mon cœur toujours plus fort car les créatures de la vie sont des êtres merveilleux. Les animaux font preuve d’une éthique et d’une morale particulières pour eux et leurs semblables. Chaque être humain pourrait apprendre des animaux s’il le voulait !

Depuis bientôt trois ans déjà, je me rends en forêt plusieurs fois par semaine, pas seulement pour m’y promener mais pour rencontrer et connaître les animaux qui ont leur propre langage. Durant toute cette période, j’ai découvert chez les animaux une grandeur et une grâce intérieure qui manquent bien souvent aux hommes. Les animaux ont un caractère noble et raffiné qui correspond toujours à leur niveau de conscience. Mais pour le percevoir, il faut apprendre à les comprendre et les connaître. Et avant toute chose, il ne faut jamais exercer de contrainte sur eux, mais les mettre en confiance et surtout les laisser libres.

Les forêts, les prairies mais aussi les champs cultivés forment l’environnement des animaux sauvages. Et donc, en premier lieu, il est indispensable de respecter cet environnement afin de pouvoir respecter leur liberté car les animaux sont des créatures libres dans leur comportement tout entier. L’homme devrait être l’ami des animaux et se comporter envers eux comme un grand frère ou une grande sœur. Au lieu de cela, l’homme, est devenu l’ennemi des animaux et c’est pourquoi ces derniers ont perdu confiance en lui et prennent la fuite, apeurés, à son approche.

Pour regagner l’amitié de l’animal, l’homme doit user de beaucoup de persévérance, d’amour et de compréhension : il doit agir avec le cœur. « On ne voit bien qu’avec le cœur» affirme le « Petit prince ».  Au contact des animaux, dans la forêt, j’ai appris entre autres qu’on n’entendait et ne ressentait bien qu’avec le cœur.

Lorsque je vais en forêt, c’est comme si j’allais à la rencontre de vieux amis que je connais depuis le commencement de la Création. La forêt avec ses arbres et ses fourrés, les champs, les herbes et les fleurs ainsi que tous les animaux qui la peuplent sont devenus ma patrie.

 

La connaissance de l’unité de la vie dans la nature – L’expérience du « je » dans le « nous ».

Le « langage » de la nature : Les processus de transmission d’images

Là où sont mes amis les animaux qui ne portent aucune trace de méchanceté dans le cœur, là où la nature me parle, là où les éléments font résonner leurs sons mélodieux, je me sens chez moi.

C'est toujours de manière merveilleuse que l’Esprit universel infini m’a montré que c’était Lui le Créateur de tout être en même temps que la force agissante dans le grand continuum de la vie dont les formes multiples se déclinent à l’infini. Les forces élémentaires, elles aussi, portent en elles l’énergie de vie du Tout-Un. L’air chante sa mélodie dans le bruissement des feuilles et le balancement des branches d’arbre ; il chante sa mélodie dans le mouvement des buissons, dans le frôlement de l’herbe. Le soleil fait resplendir les feuilles et les fleurs qui révèlent la lumière et rayonnent le chant du soleil.

La goutte d’eau a son chant spécifique. Elle commence par quelques notes lentes et distinctes puis elle laisse éclater son chant clair et cristallin que la nature perçoit en entier avec gratitude. La terre ouvre ses pores et l’éclat cristallin pénètre en elle avec légèreté. Le chant de l’eau retentit alors à travers la terre et la nature. Tout fleurit. Tout croît. Tout mûrit.

Les éléments et la nature se donnent dans le fruit qui chante l’hymne de la nature en s’offrant à l’homme et à l’animal. Les mélodies produites par les éléments, les arbres, les buissons, les fleurs et l’herbe, s’unissent pour former la puissante symphonie de l’unité qui se révèle dans les fruits. On ne l’entend bien qu’avec le cœur.

En tant qu’être en Dieu, j’aime la patrie éternelle. En tant qu’être humain dans l’esprit de l’unité, j’aime la patrie terrestre dans laquelle je me sens chez moi. C’est la nature - les forêts, les prairies, les champs -, la Mère Terre qui porte toutes les formes de vie. L’amour dénué d’égoïsme, c’est la liberté. L’amour véritable unit. L’amour véritable rend libre et laisse libre toute forme de vie. Chaque animal, chaque fleur et chaque arbuste dispose du droit de s’épanouir librement comme Dieu l’a prévu dans Sa création.

Les expériences qu’il m’a été donné de vivre au contact des animaux dans la nature m’amènent à constater qu’il y a malheureusement encore beaucoup de chemin à parcourir avant que l’homme et l’animal ne redeviennent amis. Cela ne devrait-il pas rendre les hommes tristes de constater que les animaux sont saisis de peur et s’enfuient, affolés, dès qu’ils les aperçoivent. Pour approcher les animaux sauvages, il est nécessaire de se vouer entièrement à eux. Il faut apprendre à comprendre leurs peurs, leurs souffrances et leur détresse mais aussi leur joie et leur soif de liberté. Chaque émotion ressentie par un animal, qu’il s’agisse de la peur, de la souffrance, de la détresse ou au contraire de la joie ou de l’envie de liberté, se manifeste par une certaine forme d’expression. Il faut s’ouvrir à eux, se tourner complètement vers eux, ressentir ce qui se passe en eux, il faut apprendre, apprendre encore et encore pour comprendre ce que reflète leur comportement.

Les premiers pas que je fis vers mes amis dans la forêt furent imprégnés de ces résolutions personnelles, à savoir : faire preuve de discipline intérieure et extérieure, ne pas avoir d’exigences ni d’attentes. Dès lors, je m’efforçai de suivre ce comportement et d’aller dans la forêt en amie de la nature et des animaux. C’est avec mes frères de la nature que sont les arbres, les arbustes, les plantes et les fleurs que je fis mes premières rencontres dans cet esprit.

Je commençai par tout observer avec une attention soutenue afin d’apprendre au maximum car il m’importait en tout premier lieu de comprendre le langage, la mélodie élémentaire de l’unité qui s’écoule de la nature. Je regardais et écoutais avec le cœur.

Au cours de mes promenades, qu’elles soient courtes ou longues, j’appris à ne rien désirer ni vouloir et à marcher simplement à travers la forêt ou les champs d’un cœur ouvert. Or, voici ce qu’il arriva un jour :

La branche d’un arbuste me barra soudain le chemin. Comme on le fait habituellement dans ce cas, je voulus l’écarter afin de poursuivre ma promenade. Mais la branche, elle, voyait les choses autrement. Au moment où je m’apprêtais à dégager la voie, elle s’accrocha dans mes cheveux en me retenant fermement. Alors, je compris qu’à cet instant même, je voulais quelque chose : continuer mon chemin ! Mais la nature voulait autre chose. Je me dis aussitôt : « Stop ! Arrête-toi ! N’aie aucune exigence, aucune attente ! »

Je pris aussitôt la décision de rester immobile. Tout à coup, je ressentis s’écouler dans mon cœur un courant de chaleur. Je laissai cela se dérouler ainsi, sans me demander ce qui se passait ou ce que cela pouvait bien être. Ma respiration s’apaisa, mes yeux fixaient une feuille scintillant dans le soleil, soulevée par une brise légère. Et tout à coup, ce fut comme si un orchestre entier entonnait l’hymne de l’unité. L’éternité me traversa un court instant et me fit reconnaître et ressentir que tout vit, que l’Esprit éternel et puissant est une grande révélation de l’unité.

Depuis bien des années déjà, je perçois la Parole de Dieu, la Sagesse universelle. Elle s’offre aux hommes qui veulent bien l’entendre par l’intermédiaire de Son instrument, le prophète. En cet instant, Sa voix c’était la nature. En un instant, je saisis ce que le puissant Esprit de la nature voulait me dire. Son courant touchait mon cœur et j’avais accès au langage de la nature.

J’ai appris et je continue à apprendre. C’est avec le cœur que je vois et regarde mes frères les arbres, que je les comprends et les sens vivre au fond de moi. C’est avec le cœur que je ressens ce qu’ils veulent me communiquer, eux et tous les autres frères et sœurs de la nature, les arbustes, les plantes et les fleurs. Et je perçois le chant de la nature lorsque les éléments utilisent les feuilles, les branches, l’herbe et les fleurs comme des instruments qui s’unissent pour faire éclater l’hymne de l’unité en louange au puissant Esprit de la création.

C’est dans cette vibration, élevée par la joie, que je continuai mes pérégrinations dans la nature. A chaque fois, je ressentais au fond de moi que j’étais entourée d’une force qui me traversait, qui traversait tout et me rendait heureuse. Régulièrement, je m’arrêtais pour ressentir ce qui se passait en moi. Et, chaque fois que je m’immergeais dans la nature sans attendre, sans exiger quoi que ce soit, en l’occurrence sans le désir de la percevoir à nouveau, quelque chose se mettait à vibrer en moi.

Lors de mes sorties suivantes, j’appris peu à peu à me ressentir comme une partie de la nature, à ne faire qu’un avec mes frères et sœurs les arbres, les arbustes, les plantes et les fleurs. Je n’étais plus moi, j’étais dans le « nous », dans l’Etre qui est Un avec la vie.

Tandis que les vagues de la perception du cœur se mettaient à battre plus fort, je butai soudain sur une pierre. Forte de mes expériences avec la nature, je sus immédiatement que je devais m’arrêter pour recevoir le message que la journée présente me réservait. De nouveau, je m’imposai de n’avoir aucune exigence, aucune attente envers la conscience des minéraux, en l’occurrence envers la pierre sur laquelle je venais de buter. J’affirmai que tout est une partie de moi. En effet, chaque pierre contient la grandeur du créateur et constitue une partie de la Mère Terre, tout comme la Terre et chaque habitant des forêts, des prés et des champs, chaque brin d’herbe et moi-même, l’être humain, est une partie du grand Tout.

De nouveau, je ressentis la pulsation de la vie que l’on a du mal à saisir avec des mots car les mots seuls sont insuffisants à décrire les processus intérieurs qui se révèlent sous forme d’images et de connaissances. En un instant, je vis en moi l’unité entre nature et minéraux. Les formes solides, la matière de la nature, les grands et les petits animaux, les plantes et les minéraux, étaient bien sûr visibles. Cependant, il s’écoulait de l’intérieur un fluide qui se rassemblait, se rejoignait pour former une unité et qui commençait aussi à briller comme une unité. La lumière ne s’arrêta pas devant moi, l’être humain. Elle m’accueillit et me traversa de sorte que je ne fis plus qu’un avec le fluide de la nature et des minéraux.

Dans cette conscience de l’unité, je perçus tout au fond de moi, au cœur de mon âme, le dialogue des formes de vie qui s’exprimait sous forme d’images. Dans leur langage imagé, je vis et je sus aussitôt comment la Terre communique aux formes de la nature, aux plantes et aux minéraux à l’aide de signaux, des informations sur ce qui se passe sur la terre, tel que par exemple, la manière dont le monde végétal doit ménager l’élément eau. Le langage des éléments, tout comme celui de la Mère Terre, est une retransmission d’images aux plantes et aux animaux qui, pour continuer avec l’exemple de l’eau, perçoivent dans leur conscience qu’il ne faut pas trop puiser actuellement dans les réserves d’eau de la Terre. C’est ainsi, entre autres, que des impulsions émanant de la Mère Terre sont communiquées aux plantes sous forme de signaux pour qu’elles retiennent la rosée du matin aussi longtemps que possible de sorte que les petits animaux et les micro-organismes puissent s’y abreuver. Par ailleurs, la Mère Terre essaie de fournir aux plantes affaiblies les substances nutritives appropriées ainsi que l’eau, dans la mesure où elle le peut car nous savons que là où l’homme intervient, la Mère Terre ne peut presque plus rien faire pour aider.

La façon dont la Mère Terre s’occupe des animaux, des plantes et des minéraux est vraiment merveilleuse ! Sans discontinuer, d’autres images se formaient en moi qui me montraient, à moi l’être humain, comment la Mère Terre lutte pour atteindre ses protégés, les plantes et les animaux. Il émane d’elle des impulsions incroyables qui, comme je pus le constater plus tard, contiennent des signaux qui s’adressent à l’odorat des animaux, signaux olfactifs d’après lesquels ceux-ci déduisent par exemple où se situe un point d’eau, une source ou une mare. L’Esprit universel prend soin de toutes les formes de vie par l’entremise de la Mère Terre afin qu’elles aient de la nourriture et de l’eau. Malheureusement, je dois toujours y apporter cette restriction et préciser que cela n’est possible que si l’homme n’intervient pas en brouillant les puissants courants de communication qui relient l’Esprit universel à toutes les formes de vie.

Ainsi, dès que moi, être humain, je commençais à penser, par exemple : « Qu’est-ce que je viens donc de vivre là ? », je me retrouvais immédiatement hors du courant universel de la nature. Je redevenais aussitôt un être humain qui ne voit et n’entend que ce qui l’entoure.

Chaque fois que nous, les êtres humains, nous réfléchissons et cherchons à résoudre des problèmes avec la tête, nous nous coupons de l’unité et nous nous dictons notre loi personnelle. Ecouter avec le cœur, cela signifie percevoir silencieusement à partir du cœur de l’âme, ce que ni la tête, ni l’intellect, ne sont capables de saisir.

De l’intellect à la compréhension et à l’intelligence

Beaucoup d’hommes sont fascinés par le pouvoir de l’intellect et sont fiers de leur faculté de raisonner. En cela, ils sont fiers de posséder quelque chose que les animaux n’ont pas, eux qui sont placés sous la conduite d’un simple « instinct ». L’homme borné et arrogant, cet intellectuel présomptueux, se place au-dessus de tout ce qu’il n’est pas capable d’appréhender de façon rationnelle. Le fait est que l’intellect à lui seul ne permet pas l’accès au divin mais patauge au contraire dans le bourbier de l’auto encensement. Il s’agit d’une évidence dont toute personne de bonne foi sera amenée à faire le constat en observant l’état actuel du monde ainsi que l’évolution de la science qui est d’ailleurs bien incapable de prédire où tout cela va mener l’Humanité et la Terre. Aujourd’hui, elle avance une théorie dont elle fait une vérité irréfutable. Pourtant, demain, il lui faudra la remettre en cause et proclamer une nouvelle vérité pas plus valable que la précédente.

L’homme tourné vers l’intellect s’attribue, en vertu de celui-ci, des capacités qui souvent ne lui procurent ni les compétences ni les connaissances suffisantes pour appréhender la réalité de sorte qu’il lui faut les enrober de mots tels que « je pense », « je crois », « à mon avis », ou encore « j’espère », ce qui l’oblige donc à rester prudent et à relativiser. Pourtant, il n’hésite pas à revendiquer ses opinions, à porter une appréciation à propos de ce que disent les autres, à les juger, et depuis sa prison égotiste de conceptions et de croyances, à se complaire dans la bonne opinion qu’il a de lui-même et à bomber le torse, fier qu’il est de sa « sagacité » et de ses « qualités intellectuelles ». Dans cette conscience étriquée, il se place pourtant au-dessus de toute vie car il croit en effet que l’intellect est l’alpha et l’oméga de son existence. En réalité, la pensée intellectuelle n’est rien d’autre qu’une passerelle sur laquelle se pavanent les intellectuels. Ce faisant, ils doivent toujours veiller à ne pas tomber ni déchoir au niveau de la masse qui, intellectuellement parlant, n’est pas aussi « brillante » qu’ils le sont eux-mêmes.

Rares sont ceux qui sont disposés à croire que l’intellect utilisé à des fins personnelles enferme dans un cadre limité et offre peu de capacité. S’il en est ainsi, c’est parce que celui-ci confère à l’homme une supériorité qui, de son point de vue, le place au-dessus de toute autre forme de vie. Pourtant l’intellect pourrait être utile à l’homme, l’aider à accomplir ses tâches au service du grand tout, du bien commun.

Sur le plan anatomique, la tête est le siège du cerveau. Ce dont a besoin un être humain, c’est d’un cerveau qui fonctionne bien, c’est-à-dire de cellules cérébrales qui enregistrent les programmes vitaux dont l’homme a besoin pour mener à bien son existence terrestre et prendre en main le déroulement de chacune de ses journées. En ce sens, le cerveau joue donc un rôle déterminant, par exemple dans l’apprentissage d’un métier ou pour évaluer correctement les situations de la vie quotidienne. Il nous permet de construire les programmes fondamentaux nécessaires au bon déroulement de notre vie terrestre. En outre, il est utile de disposer d’un intellect bien formé à la synthèse et à l’analyse, à partir de l’Esprit de la vérité, en vue de trouver les solutions justes pour nous-même et pour autrui.

Alors, si nous mettons toutes ces capacités intellectuelles positives à la disposition du puissant Esprit créateur, nous remarquerons que notre intellect s’ouvre à la compréhension et qu’à partir de la compréhension, s’éveille l’intelligence qui permet de saisir les choses de la vie, de comprendre tout ce qui nous entoure mais aussi ce que nous ne pouvons pas voir ni entendre. La compréhension inclut donc l’intelligence qui nous permet de comprendre aussi notre prochain.

Pour comprendre les autres, le don de soi est nécessaire. Il faut s’adonner à une chose, se dévouer à une cause, se sacrifier pour une tâche qui nous coûte et qu’il nous faut mener à bien de tout notre cœur, de toutes nos forces et en mobilisant notre intellect, notre raison. Mais il y a aussi le fait de se dévouer pour les autres, ceux qui sont dans la misère et la détresse et à qui nous pouvons venir en aide. Pensons aussi à ceux que nous pouvons soutenir dans notre cadre professionnel comme peut le faire, par exemple, un médecin avec des personnes souffrantes qu’il peut soulager. On pourrait ainsi multiplier les exemples.

Comprendre signifie ressentir ce qui se passe à l’intérieur d’une situation ou chez autrui. Comprendre c’est donc se mettre, en sensations, à la place de quelqu’un et percevoir profondément que tout ce qui vit n’est pas seulement forme en soi, une personne physique par exemple, mais que tout est également en communication avec la vie qui est Dieu car Dieu est la vie en tout et en chaque forme de vie. L’homme aussi porte en lui la vie qui est Dieu.

Le divin en l’homme, ce n’est pas l’intellect. L’intellect repose sur un savoir appris. L’Esprit en l’homme est éternel, loi omniprésente, absolue, c’est-à-dire parfaite et intangible.

 

Les hommes tuent les animaux. Dieu, Lui, est la vie !

Celui qui, au cours des événements de la vie quotidienne, s’interroge pour savoir ce que comprendre signifie vraiment, comprendra très vite l’usage qu’il peut tirer de la question « pourquoi ? ». Pourquoi les choses sont-elles ainsi et pas autrement ? Pourquoi ne sont-elles pas comme l’intellect se l’est imaginé ? Pourquoi la société actuelle qui est une société de l’intellect, est-elle devenue si brutale ? Pourquoi avons-nous autant de difficultés à comprendre les autres cultures ? Pourquoi untel est-il malade et untel en bonne santé ? Pourquoi nous, les hommes, mangeons-nous des pièces de cadavres animaux alors que nous sommes sensés être la couronne de la création ? Et puisque nous avons cette prétention à être le sommet de la création, pourquoi sommes-nous incapables de créer la vie à partir de nous-mêmes ? Pourquoi, pour créer la vie, avons-nous toujours besoin de la substance de la vie ? Pourquoi sommes-nous incapables de générer la vie par nous-mêmes et devons-nous toujours faire appel à la substance de la vie pour y parvenir ? Il y aurait ainsi bien d’autres questions à se poser.

L’homme orienté vers l’intellect est fort en paroles mais il est bien incapable de créer le moindre brin d’herbe ni aucune fleur, aucun arbre et pas le moindre animal : pour le faire, il a toujours besoin de la substance, de la base de la vie. Et qui est la substance de la vie ? C’est Dieu lui-même et c’est lui seul.

Puisque Dieu est la vie en toutes choses, l’homme a-t-il le droit de tuer ? L’homme croit-il qu’il est permis de tuer d’autres hommes sous prétexte que l’Eglise autorise à le faire ? De même, l’homme croit-il qu’il est en droit d’abattre des animaux sous prétexte que l’Eglise légitime cela ? Il se croit peut-être autorisé à le faire dans la mesure où les animaux sont dépourvus d’intellect et ne disposent que d’un simple « instinct » ? Les Eglises approuvent le fait de tuer car tout ce qui ne leur donne pas raison, tout ce qui ne penche pas dans le sens de la pensée de la Chute, est dangereux pour elles ou pourrait risquer de le devenir. Pourtant Dieu n’a-t-il pas dit à travers Moïse : « Tu ne tueras point. » Mais, par la bouche des autorités ecclésiastiques, l’adversaire s’est fait un malin plaisir à transformer cela de la façon suivante : il est possible de tuer, mais pas d’assassiner.

Cependant, quiconque s’efforcera d’étudier sérieusement ce qui est appelé « instinct » pour désigner ce qui régit le comportement des animaux, se rendra bien vite compte que « l’instinct » en question est bien plus vaste que l’intellect.

Voici la définition que mon dictionnaire donne du mot instinct : « Incitation naturelle. Pulsion naturelle. Impulsion naturelle, indépendante de la réflexion (pilotée par l’inconscient), sans nécessité d’exercice, vers un comportement déterminé. Aptitude propre aux animaux de réagir dans une situation déterminée de manière spécifique et dirigée consciemment, de montrer un comportement déterminé (en particulier concernant la vie et la conservation de l’espèce) : instinct animal de couver, de se reproduire, instinct maternel. L’animal se laisse conduire par son instinct. »

En rassemblant les observations faites sur l’instinct et en les analysant, nous remarquerons que le comportement des animaux est intégré aux processus de la nature. Les éléments et la Mère Terre, tout ce qui vit sur terre et qui n’est pas chargé, c’est-à-dire sans pulsion de l’ego, est dirigé par l’Esprit universel, la vie. Les plantes, les minéraux et les animaux sont donc traversés par l’Esprit universel, l’esprit de la nature, qui s’écoule en eux. L’Esprit éternel, la Loi éternelle, Dieu, agit et règne sur la nature terrestre.

 

Ici, j’utilise à dessein le mot « dirigé » et non « piloté ». En effet, être piloté résulte de l’action de forces non divines et provoque toujours la faiblesse, la déchéance, la ruine, le pourrissement, la décadence, et pour finir la mort. C’est ce qui correspond à la pensée de la chute.

Par qui l’homme est-il piloté ? Qui agit sur son ego ?

Les oiseaux volent sur des milliers de kilomètres, ils connaissent leur parcours et savent quand il est temps de couver. Là où un an auparavant ils ont couvé, ils construisent un nouveau nid en temps voulu ou s’installent dans celui qu’ils ont occupé l’année précédente. On peut observer ce genre de phénomène dans tout le monde animal.

Chez de nombreuses espèces, les animaux procréent et couvent deux à trois fois par an. Dans ces conditions, il est intéressant de se poser la question «  Pourquoi ? » : pourquoi le comportement des animaux est-il celui-là et pourquoi l’homme, au contraire semble-t-il ne pas connaître ses limites ? Pourquoi est-il préoccupé nuit et jour par sa sexualité ? Pourquoi est-il si fier de son ego et de ses exploits sexuels ? Ce comportement n’aurait-il pas pour origine l’influence qu’exerce sur lui son intellect dans la mesure où il est tellement orienté sur celui-ci ? En toute objectivité, cela démontrerait la supériorité de l’instinct sur l’intellect. La nature est dirigée par l’Esprit universel, l’homme par contre est piloté par son intellect empli de désirs et de passions égoïstes, d’arrogance et d’avidité sexuelle. Il manque à l’intellect l’amour de Dieu. La nature vit dans l’amour de Dieu et ce faisant, dans l’unité.

 

Arrivé à ce point, on peut en conclure que si les hommes étaient dirigés par l’instinct plutôt que par l’intellect, ils n’en seraient que plus intelligents. A ce sujet, je vous livre ces remarques du philosophe allemand Arthur Schopenhauer (1788-1869) :

« Celui qui est cruel envers les animaux ne peut pas être un homme bon. »

« Les règles de la morale chrétienne se limitent à l’homme, laissant le monde animal tout entier dépourvu de droits. Il suffit de voir comment notre populace chrétienne procède vis-à-vis des animaux qu’elle tue, mutile ou torture gaiement, de manière absolument inutile, surmenant ses chevaux dans leurs vieux jours en les poussant à bout pour soutirer de leurs pauvres os la dernière goutte de moelle jusqu’à ce qu’ils succombent sous ses coups. On aurait vraiment envie de dire que les hommes sont les démons de la terre et les animaux les âmes qu’ils tourmentent. »

Le monde n’est pas un gâchis et les animaux ne sont pas des produits à notre usage. Ce n’est pas de compassion dont on est redevable envers les animaux mais de justice. »

 

Léonard de Vinci (1452-1519), ce génie universel de l’art et de la culture a dit la chose suivante :

« Le jour viendra où les hommes regarderont le meurtre d’un animal comme ils regardent maintenant le meurtre d’un être humain. Le temps viendra où nous condamnerons le fait de manger les animaux comme nous condamnons maintenant le fait de manger nos semblables, à savoir le cannibalisme. »

Günther Weitzel, chimiste allemand (1915-1984), a écrit :

« La conscience chrétienne ne peut pas s’estimer heureuse de la non application du 5ème commandement pour les animaux qui vont à l’abattoir. Celui qui a déjà visité un abattoir en est généralement ressorti choqué et dégoûté. Presque tous sont d’avis que l’abattage brutal des animaux d’élevage que l’on engraisse pour les manger est indigne de l’humanité d’aujourd’hui et particulièrement de la chrétienté. »

Léon Tolstoï (1828-1910), humaniste et écrivain constatait pour sa part : « Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. »

« Le végétarisme est le critère auquel nous pouvons reconnaître si l’aspiration de l’homme à la perfection morale est prise au sérieux. »

 

Albert Schweitzer (1875-1965), médecin, musicien et théologien, prix Nobel de la paix en 1952, a dit :

« Le respect de la vie c’est l’aversion pour la mort. »

« Lorsqu’un animal est contraint à servir l’homme, les souffrances qu’il endure nous regardent tous. »

«A mon avis, nous qui nous engageons pour la protection des animaux devons renoncer à manger de la viande mais aussi en parler. C’est ce que je fais moi-même. De cette manière, bien des personnes deviennent attentives à ce problème qui a été posé si tard. »

« Je me rends compte que l’habitude de manger de la viande n’est pas conforme à des sentiments élevés. »

 

 

Tout s’enfuit devant la « couronne de la création ».

Expéditions « à quatre pattes » dans la nature

La récolte est aussi destinée aux animaux !

Maintenant j’aimerais revenir à mes promenades et expériences avec la nature. Un jour que je passais à travers un buisson, joyeuse et reconnaissante des expériences que j’avais pu faire dans la forêt et dans les champs, un lapin fit un bond devant moi. Il s’enfuyait devant moi, le deux-pattes. Pourquoi s’était-il enfui de la sorte comme le font tous les animaux à l’approche des hommes ? Cette pensée ne cessait de me préoccuper. Les animaux s’enfuient devant les hommes dont on dit pourtant qu’ils sont la « couronne de la création. Apparemment ce lapin n’avait pas très envie de se prosterner devant cette couronne.

Puis ce fut un chevreuil qui s’enfuit devant moi, puis un merle apeuré, puis un busard, des corbeaux et une petite souris qui se retira dans son logis pour se mettre à l’abri à l’apparition de la « couronne de la création ».

Finalement c’est ma joie qui finit par s’évanouir. Emplie de tristesse, je fis demi-tour et m’en retournai. Ainsi, tout ce qui était capable de prendre ses jambes à son cou s’enfuyait-il à l’approche de la « couronne de la création ». Mais pourquoi ?

Les hommes se sont détournés de la toute puissance et de l’amour de Dieu, de la grande révélation de l’unité avec la nature et les animaux. L’homme poursuit le chemin de l’avidité et de la raison qui dit : « je sais mieux que les autres ! ». L’homme se place au-dessus de Dieu. C’est cela la pensée de la chute.

Je me disais : je n’appartiens pas à la pensée de la chute – cependant je suis un être humain et c’est devant les hommes que les animaux s’enfuient. J’aime Dieu, mon Père et j’aime Sa création. Je suis un « animal à deux-pattes », un être humain, mais la forêt et les champs sont devenus ma patrie. J’aime mes frères et sœurs de la nature, les animaux.

Chers amis, ceci est une Loi spirituelle : lorsqu’un être édifie la communication intérieure avec ses prochains il s’approche également de la communication avec la force de Dieu. La même chose est valable en ce qui concerne notre relation vivante avec nos frères et sœurs les animaux ! Par la voie de la bienveillance, de l’empathie et du ressenti à l’intérieur à l’égard de nos frères et sœurs les animaux, nous grandissons en direction du courant de la vie qui est Dieu et qui est notre véritable Etre éternel. Ainsi nous accédons à l’unité et à l’amour cosmiques.

C’est une telle expérience que nous relate certainement le poète russe Fiodor Dostoïevski (1821 – 1881) quand il nous dit : « Aime les animaux, aime toutes les plantes et toutes choses ! Si tu aimes, le secret de Dieu se révèlera à toi en toutes choses et finalement tu embrasseras le monde entier de ton amour ! »

A présent, j’en reviens à l’évocation de ma promenade dans la forêt.

C’est une des caractéristiques de la raison humaine que de nombreux hommes croient savoir comment les animaux doivent se comporter : par exemple, il est tenu comme tout à fait normal que les animaux sauvages s’enfuient à l’approche de l’homme. Pour ma part, je refuse d’accepter cela comme une évidence incontournable. Pour moi, ce qui compte, c’est ma propre expérience et non pas l’opinion de soi-disant experts.

A la réflexion, je finis par conclure que c’est devant cet « animal à deux pattes » qu’est l’homme que s’enfuyaient les animaux. C’est alors qu’une image tomba dans ma conscience : il me fallait devenir un animal à quatre pattes ! L’image manifestée dans ma conscience représentait une vieille jeep à quatre roues ou devrais-je dire à quatre pattes. Immédiatement cela devint clair pour moi : je devais me faire prêter une vieille jeep, à savoir un véhicule « à quatre pattes ».

Lorsque je racontais mes expériences dans la nature ainsi que les événements survenus avec les animaux au sein d’un petit cercle de frères et sœurs, leur communiquant en même temps mon intention de me rendre désormais « à quatre pattes » dans la forêt, c’est-à-dire en jeep, je ne tardai pas à entendre des arguments bien connus : une telle expédition n’est pas sans danger, il y a de nombreux sangliers dans cette partie de la forêt, est-ce bien raisonnable ? …

Je répliquais immédiatement : « Tarlatata !  La plupart des hommes sont beaucoup plus dangereux que les sangliers. Ils sont imprévisibles et vicieux. On ne sait jamais ce qu’ils pensent vraiment et quels sont leurs plans. Les animaux au contraire sont tels qu’ils sont. Et si quelques-uns ont pu s’en prendre à l’homme, ne faut-il pas mettre ce comportement sur le compte de ce que les hommes ont infligé aux animaux au cours des millénaires écoulés ». Et je n’eus pas besoin de réfléchir bien longtemps pour continuer : « Je n’ai pas peur ! D’une part je me suis exercée à corriger mon comportement et à m’adapter complètement à la nature. D’autre part j’ai déjà pu apprendre beaucoup de choses de la nature elle-même, par exemple son langage en images. De plus, j’aime Dieu, mon Père qui est le Créateur de l’infini ainsi que la vie en tout et en tous, y compris dans les soi-disant dangereux sangliers. »

Deux de mes frères insistèrent pour m’accompagner dans mon « quatre-pattes », c’est-à-dire dans ma jeep. Leur intention était louable et il est un proverbe souabe qui dit : Céder afin que la pauvre âme trouve la paix !

L’automne arriva et c’est ainsi que deux frères et moi-même nous commençâmes nos randonnées à quatre pattes. Immédiatement il nous apparut évident que nous devions rouler très, très lentement pour ne pas effrayer les animaux. Sans cesse nous nous exhortions mutuellement à rouler lentement, sans attente !

Notre perception s’affina de plus en plus. A chacune de nos expéditions nous nous arrêtions plus souvent pour étudier le comportement des oiseaux et des autres animaux. Par exemple nous regardions longuement un écureuil qui rassemblait ses réserves pour l’hiver. Il ramassait les noix, les ouvrait très vite et avec une grande dextérité. « L’animal à quatre pattes » ne semblait pas indisposer les habitants de la forêt sauf lorsque nous devions utiliser le démarreur de la jeep, ce que nous évitions le plus possible. Longtemps, nous restions assis dans notre « quatre-pattes » à observer le spectacle des animaux, leur majesté. C’était un pur ravissement.

Au cours de ces instants de tranquillité et de contemplation je ne pouvais m’empêcher de me demander, par exemple, comment faisait un écureuil pour savoir que l’hiver approchait et qu’il lui fallait amasser des réserves ? Oui, comment le petit habitant de la forêt savait-il qu’il y avait là un noisetier où s’approvisionner en abondance ? Une telle question ne saurait tourmenter l’homme de raison ; il en connaît la réponse : l’instinct.

En vérité, les animaux entretiennent une communication « naturelle » avec la nature et ils sont unis avec elle par la même conscience qui est reliée au grand Esprit de l’infini qui sait toutes choses. A l’opposé, combien l’homme est-il pauvre, à l’étroit dans son ego, sa raison, qui n’est rien d’autre qu’une autoprogrammation ! On peut dire à juste titre que l’homme est devenu ce qu’il est - trop humain.

Au cours de nos expéditions à « quatre pattes », nous n’étions jamais à l’abri des surprises et nous faisions de nombreuses expériences qui nous aidaient à ressentir de mieux en mieux nos frères et sœurs les animaux. Comme je viens de l’indiquer : l’automne déployait son manteau et un vent froid commençait à souffler à travers champs et forêts. A chacune de nos expéditions nous observions comment l’automne s’installait un peu plus et repoussait l’été. Les arbres se dénudaient peu à peu ; le vent soufflait de plus en plus fort à travers les branches. Nous apprenions à ressentir avec notre propre corps comment les sapins résistaient plus ou moins bien au vent froid et impitoyable alors que celui-ci ne rencontrait presque aucun obstacle de la part des feuillus devenus chauves. Les buissons qui jusqu’alors avaient offert une protection aux animaux, n’étaient plus en mesure de l’assurer.

Une douleur montait en moi lorsque je pensais aux animaux exposés sans protection à l’hiver, à la pluie, au froid et à la neige. Lorsque je m’en ouvrai à mes accompagnateurs ils me répondirent - certainement avec l’intention d’atténuer mes soucis et de se rassurer eux-mêmes : « la nature a pourvu les animaux d’habits chauds ; les oiseaux et les écureuils peuvent se réfugier dans leurs nids. Les petits animaux et les micro-organismes se sont enfouis profondément sous terre... »

Cependant je ne manquai pas de les interrompre : « Et tous les autres animaux ? Vous parlez comme des ‘protecteurs’ des animaux patentés ou comme des agriculteurs, pour ne pas dire comme des chasseurs. Vous pensez vraiment que les animaux vont bien en hiver quand il leur faut affronter jour et nuit la pluie, la neige, la glace, le gel, les vents froids, les tempêtes et que sais-je encore ? Pendant ce temps, nous les hommes nous sommes assis bien au chaud, nous pouvons manger et boire sur une table richement garnie – mais les animaux ? Ils ne peuvent même pas disposer des vêtements chauds que la nature a prévus pour eux. »

Le visage de mes compagnons témoignait qu’ils étaient touchés et à court d’arguments. Je continuai : « Presque tous les hommes sont léthargiques et ont le cœur engourdi ; sans se poser de questions, ils acceptent les choses comme elles sont et ne se demandent pas s’il existe des causes à tout cela. Pour une fois, essayons de faire bon usage de notre raison – ce qui n’a rien à voir avec des acrobaties intellectuelles – en essayant de nous identifier à nos prochains, hommes et animaux. Seulement alors ce qui manque devient visible, seulement alors nous pouvons trouver des solutions, seulement alors un véritable progrès devient possible, le développement d’un monde meilleur.

Le grand Esprit éternel prend soin de Ses enfants. Lui, l’Esprit de la vie dans la nature, fait croître, fleurir et mûrir les plantes. Puis vient le temps de la récolte. Pour l’homme égocentrique qui s’est approprié la nature et qui voit tout à travers lui-même, cela signifie : c’est mon champ, c’est ma récolte, ce sont mes profits. Pourtant les animaux eux aussi sont des enfants de la création de Dieu. Ce qu’offre la nature, n’est-ce pas pour eux également ? En été, les animaux qui ne disposent pas d’un nid chaud où passer l’hiver ont besoin d’emmagasiner dans leur corps des enzymes, des minéraux, des oligo-éléments et d’autres substances encore. Ils en ont besoin pour développer les forces de résistance nécessaires afin que leur peau s’épaississe et que se forme la graisse où ils pourront puiser pendant la période froide. Or, que se passe-t-il ? Les animaux qui ont le plus besoin de ces substances pour passer l’hiver sont boutés hors des champs par les agriculteurs et abattus par leurs complices, les chasseurs. Pourtant, ces animaux ne font que chercher dans les champs ce qui leur appartient, car ils sont eux aussi des créatures de la nature, des enfants de la Mère Terre, des enfants de l’Esprit universel.

Dans ma jeunesse, les agriculteurs récoltaient encore le blé à la faux puis le liaient en gerbes. Les gerbes étaient érigées sur les champs afin que les épis puissent sécher. Après le temps du séchage, les gerbes étaient chargées à la fourche sur des charrettes et amenées dans les granges où on les stockait. Au cours de ce dur travail, de nombreux grains étaient éparpillés dans les champs, de sorte que les animaux pouvaient trouver à se nourrir longtemps après, parfois jusqu’en hiver.

Aujourd’hui, le blé est récolté à la moissonneuse-batteuse avec une grande méthodologie et dans un souci de profit maximum. Dans cette méthode, on aspire le blé et c’est pourquoi il ne reste pratiquement aucun grain sur le sol. C’est cela qui se passe actuellement. Les prétendus experts et les agriculteurs s’inscrivent dans le passé lorsqu’ils prétendent que les animaux disposent d’un habit pour l’hiver. En vérité, ils ne trouvent pas assez de nourriture dans les forêts et dans les champs pour se constituer ce vêtement d’hiver, l’homme s’est approprié toute la nature. Et tous ceux qui pensent ainsi ou qui répètent aveuglément ces « vérités » sont également du passé. « Vous », je m’adressais à mes accompagnateurs, « vous parlez aussi comme des hommes du passé, bien calés dans leurs certitudes qu’ils déversent du haut de leur savoir, mais qui en réalité raisonnent avec des arguments du passé dans une époque toute différente. Quant aux agriculteurs, la seule chose qui leur importe c’est de remplir leurs granges, leurs bourses et leurs assiettes. Vous – mes accompagnateurs – vous portez un pull-over chaud, un anorak épais ou un manteau, des sous-vêtements chauds et dans vos maisons le chauffage central dispense sa chaleur dans toutes les pièces afin que le petit homme égocentrique n’ait pas à souffrir du froid.

Les animaux à qui on interdit l’accès aux champs, qu’on traque et qu’on chasse de façon impitoyable tout au long de l’année dans la forêt, trouvent-ils assez de nourriture pour préparer leur corps et se constituer l’épais manteau de chair qui pourrait les aider à passer l’hiver ? Ont-ils assez de réserves, assez de nourriture ? C’est à peine si un seul homme se pose de telles questions ; chacun ne s’intéresse qu’à celui qui lui tient le plus à coeur, c’est-à-dire lui-même. Quant aux animaux, pour les « experts » ils ne sont rien d’autre que des choses, des êtres sans droits, dénués de sentiments, seulement dotés d’un « instinct ».

J’étais très émue suite à ces entretiens car je comprenais de mieux en mieux les animaux au fur et à mesure que j’apprenais leur langage.

La froideur des sentiments humains à leur égard me tordait le cœur. Ainsi, c’est parmi les agriculteurs dont on pourrait croire qu’ils sont proches de la nature et des animaux que l’on trouve bien souvent ceux qui la méprisent le plus.

 

Première rencontre directe avec les « dangereux » sangliers. Les animaux ne disposent d’aucun abri

 

Cette journée d’automne, lorsque l’auto croisa un sentier de sangliers, c’est moi qui conduisais le « quatre-pattes ». Ces sentiers sont faciles à reconnaître dans la mesure où les animaux lourds laissent des traces importantes de leur passage. Je m’arrêtai. Je souhaitais rester à proximité du sentier, même si cela devait durer la nuit entière et, si l’Esprit créateur le voulait ainsi, faire l’expérience des sangliers au moment opportun.

Cela faisait déjà deux heures que nous attendions dans le « quatre-pattes » immobile. Progressivement, le crépuscule commençait à recouvrir les champs et la forêt. Tout à coup un bruissement se manifesta du côté des buissons dénudés. Nous étions assis comme pétrifiés, sans oser faire le moindre geste et retenant notre respiration.

C’est alors qu’apparut, sortant des broussailles, une grande famille de sangliers. En découvrant le « quatre-pattes », l’un des membres de la famille adressa au reste du groupe un signal d’alarme, une espèce de « Wuff ! ». Puis il y eut un bruit sec, immédiatement suivi d’un silence total.

Comme cela a déjà été dit, les animaux communiquent entre eux à l’aide d’un langage fait de sons, d’odeurs et d’images.

Pour les sangliers, l’image qu’ils avaient jusqu’à présent de leur sentier n’était plus la même.

Nous restions assis dans le « quatre-pattes », calmes mais tendus. Nous le savions : si les animaux percevaient le moindre mouvement de notre part, ils déguerpiraient immédiatement. C’est pourquoi nous restions enfoncés sur les sièges de la voiture. Bientôt nous fûmes gagnés par le froid et l’engourdissement. Pourtant, nous étions tous d’accord sur un point : celui qui aspirait à faire l’expérience des événements de la création dans la nature devait sans tarder apprendre la patience.

Et notre patience fut récompensée. De nouveau des bruits en provenance des fourrés nous parvinrent. Une petite voix en nous, nous soufflait  : Attention ! Restez tout à fait calmes, ne bougez pas ! »

Quelques sangliers sortirent des buissons et restèrent plantés là. Ils ne pouvaient pas comprendre l’image qui avait changé. De nouveau le signal d’alarme retentit et tous disparurent. Maintenant l’ombre de la forêt leur offrait une protection. Dans notre « quatre-pattes » nous faisions face aux buissons. Dans le prolongement de la forêt s’étend un petit pré à travers lequel passait justement le sentier des sangliers. Or, ce soir-là, la lune éclairait le pré de sorte qu’on pourrait voir clairement les sangliers le traverser.

Tout à coup des bruits retentirent à nouveau. Quatre robustes sangliers sortirent des fourrés, les poils de la nuque hérissés. Avec l’expérience des sangliers que nous avons acquise aujourd’hui, on peut estimer qu’il s’agissait d’animaux d’environ un an. Ils couraient vite pour traverser le pré et rejoindre l’autre côté de la forêt. Apparemment les quatre courageux éclaireurs étaient observés par les autres membres de la famille, car les uns après les autres ceux-ci se lancèrent à leur suite. Eux aussi avaient les poils du cou hérissés et couraient vite sur leur sentier qui traversait le pré en direction de l’autre côté de la forêt. On pouvait voir et ressentir qu’ils étaient dans un état de tension extrême. Malgré cela, ils avaient eu le courage d’affronter la situation. Immédiatement ils disparurent dans la forêt.

Le « quatre-pattes » était positionné de telle sorte que nous n’ayons pas à utiliser le démarreur pour repartir. Sans un bruit, la voiture commença à dévaler le chemin légèrement incliné où nous avions installé notre poste d’observation.

C’était notre première rencontre avec les « dangereux » sangliers.

De retour à la maison, nous nous réjouîmes d’avoir fait preuve de patience et d’en avoir été récompensés. Nous voulions absolument continuer à nous exercer dans cette voie. J’avais fini par contaminer mes deux compagnons de ce désir d’apprendre et d’explorer qui me taraudait avec tellement d’insistance.

Depuis que j’ai vu les animaux apeurés, les poils dressés sur la nuque, j’ai définitivement renoncé à croire que les sangliers étaient dangereux. Il y a des années déjà, l’Esprit Créateur a révélé que les animaux ne représenteraient aucun danger pour l’homme si celui-ci les traitait avec respect, en fonction des caractéristiques de leur espèce, s’il ne les chassait et ne les tuait pas.

Ayons toujours en conscience que les animaux ressentent la joie, la souffrance, la douleur au même titre que les hommes. Pourtant ceux-ci les traitent de manière abominable ; ils les battent, les torturent et les maltraitent ; ils les chassent et les tuent. Ils les emprisonnent dans des stalags pour animaux avant de les exterminer et de s’en repaître. Ils les utilisent comme de vulgaires objets à des fins d’expériences « scientifiques ». Quand ils échappent à ces traitements ignobles, les animaux, créatures nobles, libres et indépendantes, sont avilis et privés de liberté et de toute dignité.

Ainsi, l’homme dominateur a-t-il marqué les animaux du sceau des sans-droits.

A l’heure actuelle, des travaux scientifiques prouvent que les animaux communiquent les uns avec les autres au sein de leur espèce. Ainsi, les expériences réalisées par un individu sont communiquées à la conscience des autres membres de l’espèce, indépendamment de la distance qui les sépare. Dans ces conditions, comment s’étonner que les animaux éprouvent une telle peur des hommes ! Sous l’effet de cette peur, certains animaux agressent l’homme et plus particulièrement encore si ces créatures sensibles perçoivent une charge agressive chez celui-ci ou lorsque son haleine exhale une odeur de cadavre, c’est-à-dire de viande, synonyme pour eux d’assassinat de leurs frères et sœurs animaux. En vérité, c’est l’homme brutal qui est source de danger pour le monde animal et non l’inverse.

Plus haut, j’ai dit que les animaux aspiraient à devenir nos amis et que, pour cela, nous devions faire preuve de beaucoup de patience et d’amour, de façon à gagner leur confiance.

Notre trio était unanime dans son désir de retourner là où nous avions rencontré les sangliers, ce que nous fîmes. Et chaque fois que nous avions pris position à notre place attitrée, nous faisions de nouvelles expériences. De cette manière, nous avions la possibilité d’apprendre.

Les sangliers qui utilisaient régulièrement le sentier restèrent toujours à bonne distance les premiers temps. Le chemin était fréquenté par des sangliers de tous âges et nous pouvions observer comment ils intégraient progressivement notre « quatre-pattes » à leur image.

Un soir, au crépuscule, nous eûmes le plaisir de voir sortir des fourrés non seulement les sangliers, mais également trois chevreuils.

Tout d’abord ils furent effrayés, puis avec précaution commencèrent à s’avancer dans le pré, le regard constamment dirigé vers notre jeep. Autant que possible nous nous tenions à l’arrière du véhicule pour éviter d’éveiller leurs soupçons.

Notre enthousiasme pour la beauté de la nature et pour le monde animal grandissait de jour en jour, bien qu’il fasse parfois très froid. D’ailleurs, c’est précisément cela qui fit émerger en nous la pensée que les animaux eux aussi devaient avoir froid.

Lors d’une de ces froides journées, il pleuvait à verse ; le temps était particulièrement désagréable. La pluie ruisselait des branches des arbres et des buissons dépouillés de leur feuillage.

Pour nous, les hommes du Sermon sur la Montagne, la notion de coïncidence n’existe pas. Nous considérons que tout ce dont nous faisons l’expérience veut nous signifier quelque chose. Ainsi, en ce jour sombre et pluvieux, nous nous trouvions de nouveau dans notre jeep, à notre place préférée. Et de nouveau, les chevreuils sortirent des buissons, ruisselants de pluie. Comme nous avons trop souvent tendance à le dire avec légèreté, ils étaient « trempés jusqu’aux os » et mon âme en souffrait terriblement. Ils étaient là à la recherche du peu de nourriture que le sol de la forêt avait à leur offrir et cette nourriture aussi était froide et mouillée. Les chevreuils traversèrent lentement le pré puis finirent par disparaître dans les buissons mouillés.

Assis dans notre ieep, grelottants de froid, nous pensions à notre demeure bien chaude. Bien entendu, cela ne manqua pas de susciter la question de savoir si cela valait la peine de rester plus longtemps et si nous allions encore voir quelque chose d’intéressant. A peine cette pensée avait-elle surgi, que nous commencions à nous chercher des excuses et des prétextes. Oui, nous avions été testés dans notre fermeté à rester fidèles à nos projets de départ : lâcher prise, ne rien vouloir, être là tout simplement ! Cette épreuve raffermit notre détermination.

Nous étions là depuis près de deux heures quand tout à coup, l’un de nous murmura : « Regardez prudemment à droite vers les buissons. » Doucement, sans presque bouger, nous tournâmes la tête dans la direction mentionnée : sur la terre froide et mouillée des sangliers étaient couchés. C’était l’hiver ; les buissons étaient totalement dénudés et la pluie tombait dru sur les corps sans protection : les gouttes, les unes après les autres s’égrenaient…

Silencieusement, je commençais à prier : « Grand Esprit de la nature, comment pouvons-nous aider les sans-droits à affronter l’hiver ? »

Une prière ne reste jamais sans réponse. Le Grand Esprit ne nous fit pas attendre.

En écho à l’idée qui m’émouvait si fortement que les animaux soient ainsi privés de demeure et de protection pour affronter les aléas de l’hiver, l’Eternel projeta dans ma conscience le souvenir des étés que j’avais vécus enfant et en particulier, le souvenir de la récolte du blé. Dans mon image, je revoyais les gerbes de blé montées en forme de tentes pour sécher. Une seconde image succéda à la première, celle d’un igloo. Cet igloo n’était pas fait de blocs de glace mais confectionné à l’aide de nombreuses branches et branchages comme on en trouve tant sur le sol de la forêt. A peine avais-je intégré cette image qu’une autre s’offrit à moi qui me montrait de quelle façon l’homme devrait se préoccuper du sort des animaux en hiver et leur offrir protection et nourriture. Dès lors, ces deux images ne me quittèrent plus ; elles vivaient en moi.

A peine rentrée à la maison, je sautais sur mon téléphone pour contacter certains frères et sœurs susceptibles de m’aider à réaliser le projet qui venait de germer dans mon esprit. A chacun, je racontais mes expériences dans la forêt ainsi que ce qu’il m’avait été donné de voir dans la prière.

Je fus remplie de joie et de gratitude en constatant que chacun de ceux et de celles à qui je m’adressai donna immédiatement son accord à ce projet d’aide aux animaux. En un laps de temps très court, de nombreux amis du Christ se réunirent dans la forêt pour ramasser des branches et des branchages et pour construire, sous la responsabilité d’un spécialiste, des igloos de bois partout où cela était possible. Des menuisiers confectionnèrent des huttes destinées à recevoir de la nourriture et des blocs de sel pour les animaux et à les conserver au sec. En quelques jours, plusieurs huttes furent installées sur les terrains appartenant au petit royaume de la nature et des animaux.

Toujours à « quatre pattes » nous avons poursuivi nos expéditions dans la nature. Cela avait valu la peine d’être persévérant. En effet, les animaux intégrant de plus en plus notre « quatre-pattes » dans leur image, ils devenaient de plus en plus courageux. Les chevreuils s’approchaient sans crainte, les lapins couraient tout près de la jeep. Les oiseaux s’asseyaient sur le toit, chantaient et bavardaient tout à leur aise. Quant aux sangliers, lorsqu’ils passaient désormais sur leur sentier, on ne voyait plus leurs poils se hérisser sur le cou.

Nous aussi, les hôtes du « quatre-pattes », nous devenions plus courageux. C’est ainsi que nous déposâmes en tas, des pommes qui nous avaient été remises à l’intention des animaux par nos amis de la ferme. Mais dans un premier temps, les pommes que nous avions déposées sur le sol dérangèrent à nouveau l’image des animaux. Les sangliers abandonnèrent leur insouciance en passant sur le chemin. Visiblement, la présence des tas de pommes les dérangeait. Immédiatement, ils devinrent plus prudents. Le groin pointé vers le ciel, ils reniflèrent longuement la situation pour essayer de capter ainsi des informations concernant ce qui se trouvait si proche de « leur » chemin. Les sangliers les plus perspicaces perçurent bien vite qu’il s’agissait de quelque chose à manger. Il faut dire qu’ils ne mangeaient pas des pommes tous les jours et que c’était même là quelque chose de vraiment inhabituel. Ils se contentèrent tout d’abord d’y goûter puis laissèrent le reste. Ils furent bientôt rejoints en cela par un renard qui sembla, lui, beaucoup les apprécier.

A la lisière du pré où les chevreuils s’étaient montrés à nous de temps à autre, nous installâmes une hutte pleine de nourriture. Et c’est ainsi que les habitants de la forêt intégrèrent eux aussi prudemment et progressivement l’image inconnue de la hutte et commencèrent très lentement mais ô combien consciencieusement et délicatement à manger la nourriture.

Toujours à bonne distance dans le « quatre-pattes », nous n’en étions par moins très heureux ! Nous nous sentions faire partie intégrante de l’image de la nature. Les animaux montraient du courage. Ils avaient accepté le « quatre-pattes ».

 

 

Du « quatre-pattes » à « l’animal à deux pattes ».

« Porter l’habit des sangliers pour le bien de l’unité ! »

Maintenant le moment était venu de passer à l’épreuve suivante et de nous présenter comme des « animaux à deux-pattes ». Mais comment les animaux de la forêt allaient-ils se comporter envers les « deux- pattes » ? Pour rester fidèles à notre projet de départ, nous devions leur laisser l’entière liberté de nous accepter ou non et ne pas chercher à forcer leur réaction à notre égard. Toute autre façon d’agir n’aurait été rien d’autre qu’une forme de confrontation avec le monde des animaux. Au cours d’une telle confrontation il y a toujours un vainqueur et un perdant. Et à coup sûr, c’est nous qui aurions été les perdants.

La confrontation est une sorte de combat et nous voulions nous comporter en véritables amis des animaux. Ce qu’ils allaient faire de nous, comment ils allaient réagir – rester ou partir, nous agresser ou nous accepter – nous avions accepté le principe que cela résulterait uniquement de notre comportement envers eux. Il était clair pour nous que nous devions aller vers eux sans réserve et sans défense.

Sitôt dit, sitôt fait.

De nouveau, je priai et demandai aux êtres spirituels invisibles de la nature de nous guider car nous ne voulions pas effrayer les animaux par notre apparence. Comme je l’ai déjà indiqué, la prière désintéressée agit toujours ! Et ici il ne s’agissait pas de nous, les hommes, mais des animaux.

Dans le monde des hommes, c’est l’adversaire qui gouverne selon le principe : « sépare, lie et domine ». C’est « l’obscurantiste » qui a séparé les hommes des animaux et de la nature. Les hommes qui sont devenus dépendants de lui – les uns par soif de profit, les autres par inertie – ont toujours agi contre le principe d’unité et continuent à le faire. C’est ainsi qu’ils ont généré des coups du sort et des catastrophes pouvant aller jusqu’à des cataclysmes à l’échelle mondiale.

Au contraire, le Grand Esprit de l’Infini est et reste immuablement l’unité. Aux hommes qui ne sont que de passage sur la Terre, il est commandé d’apprendre afin d’éveiller en eux leur héritage spirituel, la Loi cosmique de l’unité, de l’amour et de la liberté afin qu’après la mort du corps physique ils puissent réintégrer la maison du Père en tant qu’êtres cosmiques.

L’unité relie, l’unité rend libre. Au fil des nombreuses années que j’ai passées à servir comme instrument de Dieu, la conscience de l’unité a toujours été pour moi une source de force infinie à partir de laquelle j’ai puisé en me plongeant dans la Parole et dans l’image de l’unité. C’est ainsi que les aides spirituelles reflétèrent en moi ce qui suit sous forme de paroles et d’images : sors très lentement du « quatre-pattes » et pose les pieds l’un après l’autre sur le sol, sans t’éloigner de la jeep.

Les êtres de l’Infini communiquent les uns avec les autres dans le langage des images. En moi, je voyais sous forme d’images ce qu’il convenait de faire. Par exemple, laisser passer le haut du corps par le haillon arrière de la jeep - pour le rendre bien visible - mais sans mettre pied à terre.

Puis vint la question délicate : qui irait le premier ?

Toujours prompts à prendre l’initiative, mes compagnons me dirent : « C’est toi qui reçois les aides invisibles. Vas-y la première ! »

Nous ouvrîmes donc le haillon arrière de la voiture et je m’assis, les jambes pendantes, de sorte que les animaux puissent parfaitement me voir.

A quelques distances de là, un lapin passait. Il se dressa furtivement pour examiner l’être curieux que la jeep laissait apparaître, puis il continua son chemin. Les oiseaux qui avaient parfaitement accepté le « quatre-pattes » au point de se servir de son toit comme rampe de lancement, restaient perchés sur les branches alentour et regardaient la figure immobile et curieuse dont les deux jambes pendaient hors du véhicule immobile. Leurs cris signifiaient peut-être : « S’agit-il d’un épouvantail ? » En cela ils n’auraient pas eu tort de rester à l’écart puisque les épouvantails qu’on dresse pour effrayer les oiseaux sont inspirés de la figure humaine et que les hommes sont leurs pires prédateurs.

 

Mais peu importe l’image que les oiseaux avaient de moi à cet instant, je restais assise sans bouger. L’aurore commençait à poindre et les oiseaux regagnèrent leurs nids. Le silence envahit la forêt. Comme si les sangliers savaient que j’avais froid, ils vinrent plus tôt ce soir-là. Ils s’arrêtèrent, levèrent leur groin et commencèrent à humer l’air. « Quelle est donc cette chose qui dépasse du « quatre-pattes » ? Image insolite ! Ils restaient indécis.

Du plus profond de mon âme, je devins tout à coup consciente que je devais leur parler, car leur langue était faite d’images mais aussi de sons et d’odeurs. Aussi commençai-je à parler lentement et calmement tout en visualisant sous forme d’images intérieures tout ce que je disais. Je parlais et parlais d’une voix basse, presque monotone. Je parlais de l’Esprit de la nature, de l’unité de la vie ; je disais que nous étions venus en tant qu’amis, que nous n’étions pas là pour leur faire du mal et ainsi de suite.

Les frères et sœurs animaux nous regardaient sans trop savoir encore ce qu’ils devaient « penser » de nous. A proximité de cette « curiosité » qui était apparue dans leur image habituelle, se trouvait un petit tas de pommes dont ils étaient devenus friands entre temps. Il semblait qu’ils allaient intégrer les impressions nouvelles dans leur image, car ils s’approchaient, prudemment il est vrai, et les poils du cou hérissés. Dans l’obscurité on pouvait voir briller leurs yeux. Ils prirent les pommes et disparurent dans la forêt en moins de temps qu’il faut pour le dire.

Mais le « deux-pattes » avait tout lieu d’être satisfait. Pour la première fois, il s’était montré en tant que tel.

Lors de nos expéditions ultérieures nous respectâmes toujours scrupuleusement les conseils que les aides spirituelles nous fournirent, par exemple pour sortir totalement de la voiture et me tenir debout à proximité de la jeep.

On nous communiqua également le conseil suivant : « afin de gagner la confiance des sangliers, vous ne devez pas laver vos vêtements pendant un certain temps. »

Nous nous regardâmes en souriant : cela devenait de plus en plus intéressant ! Cependant cette indication était parfaitement compréhensible dans la mesure où le langage des animaux est à la fois odeur, son et image.

Nous ne lavions donc plus les vêtements qui nous servaient lors de nos sorties en forêt. Et lorsque nous nous rendions en excursion dans la nature, nous les enfilions en nous disant sur le ton de la plaisanterie : « Dans les habits des sangliers – pour le bien de l’unité ! »

 

Le printemps approchait et « l’animal à deux pattes » que je suis pouvait maintenant s’éloigner de la jeep de plusieurs mètres sans effrayer les animaux. »Nun steh ich da, ich armer Tor, und bin so klug als wie zuvor!«

L’idée que l’homme puisse être plus sage que la nature et les animaux, était bien loin de nous depuis longtemps. Lors de nos expéditions nous pouvions constater à quel point les animaux sont beaucoup plus sages que l’homme qui pense de lui qu’il est la carte maîtresse – l’As - de la création.

Un proverbe allemand indique que la fierté précède toujours la chute. C’est ainsi que cela prit naissance dans le Royaume éternel lorsqu’un être voulut être comme Dieu. Les « dieux » de jadis tombèrent dans le monde de leurs conceptions personnelles et les « dieux » d’aujourd’hui sont prisonniers de leurs conceptions concernant la façon dont les choses devraient être mais ne sont pas. Car, si les hommes voulaient bien regarder honnêtement le chaos dans lequel est plongé le monde, chacun devrait se frapper la poitrine en disant : « c’est ma faute, c’est ma très grande faute ! » A cet égard, aucun d’entre nous ne fait exception, car chacun de nous a plus ou moins contribué à la chute qui eut pour conséquence la destruction des mœurs et des valeurs.

Toutefois, les animaux innocents et la nature n’ont aucunement contribué à cela mais ils doivent pourtant endurer une grande part des souffrances résultant de cette conscience étroite de la chute.

C’est pourquoi de nombreux élèves du Christ s’efforcent de réparer autant qu’il est possible, même si ce n’est qu’à petite échelle, ce que la cruauté de l’homme a infligé à la nature et aux animaux.

Le petit royaume de la nature et des animaux en formation se donne pour but d’offrir une patrie aux animaux et de permettre aux hommes - qui sont les frères et sœurs aînés des animaux - de retrouver le chemin de l’unité avec le monde des animaux et des plantes, ainsi qu’avec la Mère Terre.

Dieu, L’Esprit éternel, est l’unité et Il n’est pas l’œuvre des ténèbres. Le but que nous recherchons, c’est de redevenir amis avec nos frères et sœurs les animaux et de retrouver l’unité avec eux.

A cette époque, je me tenais déjà, sur mes « deux pattes », à une certaine distance de la jeep, tout en continuant à parler, à haute voix, toujours sur le même ton, que je vois des animaux ou pas. Les merles, qui intégraient de plus en plus dans leurs chants l’arrivée prochaine du printemps, se mirent tout à coup à crier et à s’envoler de tous côtés. Que s’était-il passé ? Bientôt les sangliers apparurent. Curieusement, on n’avait entendu aucun « wuff ». Ils se contentèrent de faire un demi-virage autour de moi et de continuer leur chemin.

De la jeep un de mes compagnons me dit à voix basse : « Ne bouge plus, contente-toi de tourner ton regard vers la gauche. »

Une laie et ses six marcassins avançaient dans ma direction. Mais, dès qu’elle m’aperçut, elle fit demi-tour et partit se mettre à l’abri dans la forêt.

Des jours et des semaines s’écoulèrent. Les animaux s’habituaient toujours plus à notre présence. Le bruit du « quatre-pattes » était devenu familier dans la forêt. Lapins, chevreuils, écureuils et sangliers ne s’enfuyaient plus à son approche. Les oiseaux restaient juchés sur les branches et les buissons et ne se laissaient plus déranger dans leurs activités. Toutefois, il n’en était pas encore de même des « deux pattes », loin de là. Sans aucun doute les animaux avaient-ils du mal à imaginer que des hommes puissent être leurs amis.

Il y aurait tellement de choses à raconter encore, tant chacune de nos expéditions était riche en expériences nouvelles. Néanmoins, j’aimerais plutôt me concentrer maintenant sur les événements les plus marquants car ils pourraient peut-être aider certains amis des animaux et de la nature à comprendre pourquoi les animaux sont devenus tels qu’ils sont aujourd’hui, mais ils pourraient aussi leur montrer à quel point les animaux sont capables d’apprendre et de changer leur comportement relativement vite, si on va vers eux le cœur ouvert et qu’on sait gagner leur confiance par beaucoup, beaucoup de persévérance, de patience et de bonté.

Par nos observations, nous n’avons pas seulement appris que les animaux ne se comportent pas de la même façon au printemps et en été qu’en automne et en hiver. L’Esprit de la nature nous a lui aussi prodigué ses conseils, par exemple, il nous a montré combien les animaux ont besoin de protection et à quel point les haies et les buissons épais de la forêt jouent un rôle important de ce point de vue.

C’est pourquoi, dès l’automne venu, de nombreux frères et sœurs commencèrent à édifier des haies selon le modèle proposé par Heinrich Benjes*, mais aussi des îlots d’arbres, des biotopes aquatiques ou minéraux. Les animaux ne tardèrent pas à investir ces lieux aménagés à leur intention. C’est ainsi que toujours plus d’animaux, du plus grand au plus petit, vinrent trouver refuge et protection dans ces haies disposées en bordure des champs et dont la longueur actuelle (2003) est de douze kilomètres.

*Ecrivain jardinier, ami et protecteur des animaux et de la nature

Des récipients régulièrement remplis d’eau par des amis des animaux ont été disposés ça et là, en différents endroits de la forêt ainsi qu’en bordure des haies, afin que les animaux puissent s’abreuver à volonté.

 

 

Une demeure digne pour les moutons et les bœufs musqués

Dans une brochure publiée par la Fondation Gabriele, l’œuvre saamlinique de l’amour pour la nature et les animaux, il a été rapporté, entre autres, les événements ayant conduit au sauvetage d’un petit troupeau de moutons et d’une famille de bœufs musqués. Il me semble intéressant de vous donner connaissance de ces événements dans cette lettre car ils illustrent l’engagement des chrétiens des origines dans la Vie Universelle au service de leurs prochains, les animaux :

Comment un petit troupeau de moutons fut sauvé et trouva une nouvelle demeure

Beaucoup de choses sont possibles à qui traverse sa journée les yeux ouverts. C’est ainsi que l’attention d’une amie des animaux qui se rendait à son travail par une journée d’hiver fut alertée par la vue d’un troupeau de moutons laissés à l’abandon par un froid intense et sous la neige, sans nourriture et sans aucune possibilité de se mettre à l’abri. Le troupeau comportait plusieurs agneaux qui venaient de naître et il est clair que sans l’intervention de cette personne, les petits n’auraient pas survécu au-delà d’une nuit.

Les mamans et leurs petits ainsi que les autres membres du troupeau ont pu être sauvés et dirigés sur la ferme « Une patrie pour les animaux ». Actuellement, ils sont tous bien portants et ont trouvé une nouvelle patrie. Une grange spacieuse a été construite à leur intention et de verts pâturages les attendent déjà.

Voici comment tout cela a débuté :

En ce mois de janvier 2003, l’hiver était particulièrement rigoureux. Il gelait depuis plusieurs jours et la neige tenait bien au sol. Alors qu’elle se rendait à son travail, une amie des animaux remarqua dans un champ, au milieu de la neige, cinq moutons entourés de plusieurs agneaux de quelques jours à peine, laissés là sans nourriture ni abri. Elle saisit aussitôt son téléphone pour appeler la ferme des animaux JOHANNISHOF.

Sur la neige deux petites boules noires se détachaient, deux agneaux à peine nés et encore enveloppés de liquide placentaire que leurs mamans entouraient de caresses, les encourageant à se dresser sur leurs pattes. Une des mères semblait visiblement très affaiblie par les efforts qu’elle venait de consentir pour mettre bas mais aussi pour lutter contre le froid. Elle tituba plusieurs fois sur ses pattes avant et tomba la tête la première dans la neige. Courageusement, ses deux petits essayaient de se lever sur leurs pattes longues et minces.

Agir vite peut sauver la vie

Immédiatement, il nous apparut clairement que le propriétaire ne négligeait pas seulement ses devoirs les plus élémentaires envers les animaux mais qu’il éprouvait également un plaisir sadique à les torturer de la sorte.

La police fut aussitôt alertée. Elle contacta les autorités vétérinaires. Le propriétaire des moutons était déjà bien connu d’elles et il lui avait été interdit depuis peu de s’occuper d’animaux. Dans la mesure où il refusait d’installer rapidement un abri pour les moutons, nous offrîmes alors aux autorités vétérinaires d’accueillir le petit troupeau chez nous. Immédiatement nous organisâmes le transport des animaux.

La nuit commençait à tomber lorsque nous arrivâmes. Le petit troupeau se déplaçait d’un côté à l’autre dans la neige et nous observait. Cependant il ne se fit pas prier pour monter dans la remorque.

A la ferme, un coin confortable fut installé pour les moutons dans une partie de la grange aux chevaux. De la paille fraîche fut dispersée sur le sol, on apporta du foin frais et de l’eau et on installa un chauffage.

Dès les premiers instants les animaux se sentirent bien dans l’étable.

Le vétérinaire attitré de la ferme ausculta immédiatement l’ensemble des moutons chez qui il diagnostiqua un état de malnutrition ainsi qu’un très mauvais état des sabots. Une brebis boitait, une autre avait les pis enflammés et infectés. Dans ces conditions, il n’aurait pas été possible à son agneau nouveau-né de la téter et c’est pourquoi il lui fut donné du lait de substitution qu’il accepta immédiatement avec gratitude. Les autorités vétérinaires ne pouvant prolonger plus longtemps l’interdiction d’exercer à l’encontre du propriétaire des animaux - cette interdiction ne reposant sur aucune base légale dans la mesure où les animaux sont encore placés sous la loi qui régit la propriété des biens matériels, donc considérés comme des « objets », il fallait donc choisir entre acheter les moutons à leur propriétaire ou les lui rendre ce qui aurait signifié – au moins pour les brebis – une mort certaine, puisqu’elles allaient été conduites à l’abattoir sans tarder.

Une vie familiale dans la dignité

Aujourd’hui, les moutons recueillis vivent définitivement dans la « Patrie pour les animaux ». Leur état de santé s’est considérablement amélioré. Mais ce n’est pas tout : en peu de temps une nouvelle demeure leur a été construite sur un petit îlot de Terre paisible où ils évoluent en toute sécurité et avec beaucoup d’espace pour s’ébattre. Un grand refuge est actuellement en construction, dans lequel beaucoup d’autres moutons pourront être accueillis et trouver protection et patrie.

 

Les bœufs musqués trouvent une nouvelle demeure

Voici Chasry, un petit bœuf musqué qui ne serait plus en vie aujourd’hui si quelques amis des animaux n’étaient très vite passés à l’action. Une fois de plus, c’est Gabriele qui a compris la détresse du petit veau ainsi que celle de ses parents et qui a donné l’impulsion pour le sauvetage de cette famille de bœufs musqués. Et comme toujours, c’est elle qui s’est entretenue les yeux dans les yeux avec le bœuf Maese pour lui faire comprendre qu’il ne serait fait aucun mal, ni à lui ni à aucun des siens.

Aujourd’hui la famille de Maese vit sur un beau pâturage. Chasry court sur le pré et explore la petite forêt qui jouxte le pré…..

Mais revenons quelques jours en arrière : il fait froid, il neige, il gèle. A proximité d’une autoroute très fréquentée de jour comme de nuit, se trouve un pré et dans ce pré, trois bœufs musqués, un mâle et deux femelles, d’environ 10 ans chacun. Ils sont tristes parce qu’environ 15 des leurs viennent d’être conduits à l’abattoir. De plus, ils souffrent visiblement des conditions climatiques extrêmes. Le foin qu’ils ont pour toute nourriture se trouve dans une mangeoire où coule la pluie et la petite baraque qui leur sert d’abri est tellement exiguë qu’elle ne parvient pas à protéger correctement la masse imposante de leurs 3 grands corps.

Gabriele ainsi que quelques frères et sœurs qui passaient de temps à autre en lisière de ce terrain pour se rendre jusqu’à la forêt se demandèrent si quelqu’un s’occupait de ces animaux. Lors d’une conversation téléphonique avec le propriétaire il leur fut répondu que les bœufs musqués étaient habitués à de telles conditions de vie. Cette affirmation largement partagée ne tient pas compte du fait que les conditions de vie actuelles sur la Terre ne correspondent plus depuis longtemps à celles que Dieu a voulues. Personne ne songe au fait qu’en raison de la pollution généralisée de l’environnement, les micro-organismes, les minéraux et les enzymes dont les animaux vivant dans la nature ont besoin pour leur équilibre et leur bien-être ne sont plus à leur disposition. Sous l’action des pluies acides, le pelage des animaux devient terne, leurs sabots n’ont plus la consistance nécessaire par manque de minéraux. Ainsi le froid et la pluie pénètrent dans le corps et les animaux souffrent comme nous, les hommes.

Après une longue période de pluie nous osâmes une seconde tentative. Nous demandâmes au propriétaire l’autorisation de placer de la paille dans le petit baraquement qui sert d’abri aux animaux, ce qu’il autorisa. Immédiatement les trois grands bœufs vinrent s’y réfugier et y chercher protection contre les éléments.

Comment aider les animaux ?

Au cours d’un nouvel entretien avec le propriétaire, nous apprîmes que les 3 animaux étaient promis à une mort prochaine, au terme de la période pendant laquelle leur propriétaire recevait une subvention pour eux.

A cette idée, la révolte nous saisit et il ne nous fallut que quelques instants pour prendre la décision d’acquérir ces animaux magnifiques.

Le prix fixé par le propriétaire fut calculé de la façon suivante : poids de l’animal, plus prime d’abattage, plus achat des vieilles mangeoires destinées à leur nourriture. Un éleveur de bétail sait comment gagner de l’argent et soustraire une coquette somme de la poche de ses semblables.

Nous n’eûmes d’autre choix que de consentir aux conditions fixées car c’était la seule alternative à l’abattoir. Dans les mêmes conditions, toute personne ayant encore quelque sentiment envers les animaux eût agi de la même façon.

Malgré tout, notre joie fut grande et la sagesse divine nous communiqua aussitôt le nom de nos trois nouveaux pensionnaires : Maese, Rika et Rine.

Les yeux dans les yeux avec le boeuf Maese

Sitôt notre décision prise, nous nous rendîmes auprès des animaux. Gabriele les appella par leur nom. Immédiatement le beau Maese interrompit son repas, souleva la tête et s’élança en direction de Gabriele qui avait des choses importantes à lui communiquer. Elle lui dit qu’un grand enclos serait tout prochainement aménagé pour eux trois, sur lequel une grande cabane serait construite ; une nourriture variée et en quantité suffisante leur serait donnée. Par grosse chaleur, ils pourraient se protéger du soleil à l’ombre d’un bois mitoyen. De plus, ils disposeraient d’un bassin où ils pourraient se rafraîchir et, le plus important, ils ne seraient pas conduits à l’abattoir. Maese comprit et, satisfait, se remit à manger.

Lors de la visite qui suivit, une joyeuse surprise nous attendait : un petit veau venait de naître. Il cherchait le pis de sa mère qu’il ne trouvait pas car celui-ci touchait presque le sol.

Aussitôt, on fit appel à un frère déjà expérimenté dans la pratique de cette espèce dont il s’occupait depuis un certain temps à la ferme des animaux. Immédiatement, il constata qu’en effet quelque chose n’allait pas bien. Un vétérinaire appelé à la rescousse confirma que la mère et l’enfant devaient être transférés sans tarder à la ferme, sous peine de voir mourir le nouveau-né. Aussitôt dit, aussitôt fait. Avec beaucoup de précautions – mais aussi un peu d’appréhension – la mère et l’enfant finirent par être chargés dans le camion et transportés jusqu’à la ferme.

Hors de danger

Là, on procéda sans tarder à la traite de la mère afin de recueillir du lait pour son petit.

Et il en fut ainsi pendant plusieurs jours au cours desquels le petit « Chasry » reprit des forces et devint de plus en plus vif. Enfin, quand il se mit à téter lui-même le lait de sa mère, tout le monde poussa un profond soupir de soulagement. Le danger était passé. Lorsque nous racontâmes tout cela à l’ancien propriétaire il nous apprit que l’année précédente un petit veau était mort dans des conditions identiques.

Pendant ce temps, un grand enclos était aménagé pour accueillir les nouveaux arrivants. On y installa un abri et de l’eau. La famille Maese pouvait s’installer…

Le chargement des animaux dans le camion s’effectua lentement. Certainement les animaux gardaient-ils vivant le souvenir du transport vers l’abattoir des autres membres de leur troupeau.

Arrivés à destination, Maese et Rine regardèrent avec beaucoup d’intérêt leur nouvelle demeure. La certitude de ne plus jamais avoir à quitter ces lieux leur procurait un sentiment de confiance pendant qu’ils faisaient connaissance avec la forêt, le pré et leur belle demeure.

Au cours des jours suivants ils « firent le ménage» de fond en comble dans le petit bois ce qui nous permit de prendre conscience que ces animaux ont également besoin de feuilles et de branchages pour se sentir bien.

Et apparemment ils se sentaient bien. Ils s’enhardissaient de plus en plus et s’intéressaient à tout ce qui se passait autour d’eux. Le soir, ils avaient pris l’habitude de s’installer dans la partie supérieure de leur enclos d’où ils disposaient d’une large vue et pouvaient jouir du silence et d’une paix royale.

La famille Maese de nouveau au complet

La famille fut bientôt réunie au grand complet. En effet, Rika et Chasry avaient rejoint Maese et Rine. Les retrouvailles suscitèrent une grande joie et les animaux d’ordinaire si calmes et tranquilles se lancèrent dans un joyeux galop à travers tout l’enclos.

Aujourd’hui, ils paissent en commun, se reposent à l’ombre des grands arbres ou se désaltèrent à l’eau du bassin dans lequel ils rafraîchissent leurs pattes… Régulièrement leurs frères et sœurs humains leur offrent de petites « friandises » (fruits ses, etc) qu’ils acceptent avec gourmandise. Ces animaux sont entièrement libres et heureux, ce qui procure beaucoup de joie à leurs frères et sœurs humains et certainement aussi aux êtres de la nature et à tous les autres habitants de la forêt et des champs environnants.

La joie a encore été décuplée quand, au début du mois de juillet, Rine elle aussi a donné naissance à un petit.

Les mamans chevreuils, renardes et hérissons nous présentent leurs petits. La Mère-Terre est patiente et indulgente avec les animaux

Installés dans le « quatre-pattes », les 3 compères que nous étions continuions à faire nos expériences.

Le temps file et les heures s’envolent. La période chaude de l’année tenait maintenant le sceptre dans sa main.

Voilà ce que nous avions appris au cours de nos pérégrinations et qui reste toujours aussi déterminant pour nous aujourd’hui : à l’extérieur de la jeep nous ne devions pas bouger ni parler. En effet, dans leur mode de communication en images, les animaux enregistrent aussi bien le son de la voix que l’odeur de la personne et ses mouvements, tous les processus de vie de son espèce et de tous les autres êtres vivants, y compris les êtres humains.

Pendant plusieurs semaines, lors de nos excursions, nous avons continué à porter nos « habits à sanglier ». Régulièrement, nous avons pu entrer en contact avec des mères accompagnées de leurs petits. A quelque distance – encore un peu timides – ils passaient à proximité de nous, que je me tienne debout à l’extérieur de la jeep ou que je sois assise sur ma petite chaise pliante.

Dans les poches de ma veste j’avais toujours avec moi 2 ou 3 pommes que je laissais rouler doucement en direction des animaux. C’est aussi de la sorte qu’ils ressentaient que j’étais leur amie. Au fil des semaines les femelles s’approchèrent toujours plus près, avec prudence il est vrai mais aussi avec curiosité, tandis que leurs petits sautaient et jouaient comme s’ils voulaient nous dire : « nous allons bien ! ».

Au fil des jours nous pouvions les voir grandir. Leur pelage se transformait et ils perdaient peu à peu les raies qui couvraient leur dos. La présence de ces raies sur le pelage indique que l’on a affaire à un jeune qui se nourrit encore du lait de sa mère.

Le printemps commençait déjà à se montrer dans toute sa magnificence. Ici et là, on pouvait voir les écureuils virevoltant d’arbre en arbre, les chevreuils qui avaient déposé leur habit d’hiver. Les oiseaux accordaient leurs chants à l’éveil de la nature. Ces chants annonçaient le temps de la reproduction et ils étaient emplis par anticipation de la joie prochaine d’accueillir les enfants de la nature qui allaient bientôt éclore des oeufs.

Pour nous aussi, il était également temps d’échanger les habits à sanglier qui nous avaient accompagnés tout l’hiver contre des vêtements propres et plus légers.

Une chose est sûre ; qu’il s’agisse du printemps, de l’été, de l’automne ou de l’hiver, nous n’étions jamais fatigués ni blasés de nos expéditions.

Avec l’aide du Grand Esprit de la nature j’apprenais peu à peu la communication en images qui existe entre les animaux et la nature ainsi que les impulsions en provenance des minéraux. Le langage en images des règnes de la nature est un gigantesque métier à tisser, un orchestre qui délivre une symphonie à laquelle prend part la plus petite fleur, le plus grand arbre, toutes les formes de la nature, des animaux aux minéraux, en passant par les plantes.

Plus encore, j’appris que toutes les formes de vie de la nature, y compris les règnes animal et minéral sont non seulement en communication les uns avec les autres mais également en unité avec les quatre forces élémentaires que sont le feu, l’eau, la terre et l’air.

Les règnes de la nature et les éléments sont des forces équilibrées. Mais l’homme est intervenu dans la symbiose de la vie, dans le circuit de communication entre toutes les forces et a totalement perturbé l’ordre qui y régnait. L’homme est le grand perturbateur. Son désordre et son comportement guerrier envers la Terre sont à l’origine des catastrophes naturelles, des pestilences, des souffrances et de la détresse dont sont victimes les animaux, mais qui, en définitive nuisent à l’humanité tout entière.

Au printemps, l’observateur éveillé a l’occasion d’expérimenter la poussée de ces forces. Tous les animaux sont joyeux. Les champs et les forêts sont transformés en aires de jeux par les jeunes animaux. Dans les arbres retentissent des chants d’allégresse. Ce sont les jeunes oiseaux qui apprennent à voler de leurs propres ailes.

Le temps file comme un battement d’ailes et déjà c’est l’été. Dans cette période de transition, les chevreuils aussi vinrent nous présenter leurs petits. Maman chevreuil pointa son museau en direction de ses enfants. Puis elle leva la tête et nous regarda joyeusement, pleine de confiance. C’est par ce geste qu’elle nous présenta ses petits.

Les oiseaux eux aussi devenaient plus confiants. Nous pouvions constater clairement que les animaux, les jeunes, à savoir la nouvelle génération, était moins timide envers nous que l’ancienne.

La renarde qui, la première, s’était approchée de nous en hiver, près de la jeep, pour y chercher des pommes et qui les avait mangées avec délectation sous nos yeux venait maintenant elle aussi nous présenter sa progéniture. Nous étions tous les trois près de la jeep sans que cela ne la dérange le moins du monde. Visiblement, elle avait confiance en nous, les « animaux à deux pattes » ! Les renardeaux sautaient et couraient de-ci, de-là. Au cours de leurs jeux, ils s’approchèrent tout près de nous, ce que la mère toléra. Puis, la renarde regarda dans notre direction et dans ses yeux on pouvait lire cette question : « Avez-vous une pomme ? » Nous en avions toujours dans nos poches et nous la lui lançâmes. Elle la saisit, se tourna en direction de la forêt et émit un signal qui voulait dire « fin ». Les petits mirent immédiatement un terme à leurs jeux et suivirent leur maman.

Les hérissons, qui l’hiver précédent étaient venus auprès de nous chercher de petits morceaux de pomme vinrent aussi nous présenter leurs petits. Devant nous, les lapins quittaient leur terrier et venaient batifoler sous le soleil chauffant. Seuls, les sangliers gardaient encore un peu de distance. Pourquoi ? Sans doute parce que nos vêtements avaient changé d’odeur, ce qui perturbait leur représentation intérieure. Mais aussi parce qu’ils se rendaient de plus en plus souvent dans les champs où ils trouvaient la nourriture qui les aiderait à passer l’hiver et à survivre au froid.

Entre-temps, nous disposions de deux jeeps. Il s’agissait d’une part de notre fidèle « quatre-pattes » et d’autre part d’une jeep destinée à transporter de l’eau fraîche pour les animaux qui l’apprécient et en ont particulièrement besoin en été. Des récipients adaptés à leur taille avaient été aménagés pour les petits animaux, de sorte que les oiseaux, écureuils, souris et autres, puissent s’y désaltérer d’eau fraîche sans risque de se noyer.

Pour l’homme, la communication existant entre la nature et les animaux est quelque chose d’incompréhensible. En effet, la nature autorise tout aux animaux : la destruction d’un arbre ou de ses branches, le fait d’écraser des fleurs ou des herbes et bien d’autres choses encore. L’homme interprète cela de la façon suivante : « la nature ne peut pas se défendre » ou « l’animal n’est pas conscient qu’il ne devrait pas faire cela ; il est guidé seulement par son instinct » ou encore, « Ni la nature, ni les animaux ne possèdent une âme ». L’homme arrogant, égocentrique réfléchit ainsi : « Tout est destiné à me servir, moi, l’homme, la couronne de la création. »

La « couronne de la création » traite par l’ignorance le Créateur de la Terre et de l’Infini. Dans ces conditions, comment pourrait-il traiter la Terre comme un organisme vivant qui, à condition qu’elle soit en équilibre, agit au service de l’homme et non contre lui ? L’homme, « la couronne de la création » n’ayant fait preuve jusqu’ici que de mépris et d’agression envers la Mère Terre, ne verra plus celle-ci permettre que de telles choses se perpétuent. Le grand être Terre, la Mère Terre, rend à l’homme ce qui lui appartient. La « couronne de la création » périra sous l’effet de ce qu’elle a elle-même semé et la Mère Terre sera le vainqueur.

La Mère Terre est véritablement aimante envers ses enfants. Lorsqu’ils écrasent des herbes ou des fleurs par-ci, par-là, ou lorsqu’ils abattent de petits arbres ou cassent des branches, elle ne réagit pas comme une personne hystérique. Ces enfants ne font pas ces choses par mauvaise volonté. Eux, ses enfants animaux, n’ont jamais détruit de grands espaces comme le font les hommes. Ils ne détruisent pas la forêt tropicale, ils n’ont jamais contaminé le sol ou mis le feu à la forêt pour leur profit. Ils n’empoisonnent pas les champs en y répandant de grandes quantités d’excréments ou des produits chimiques comme le font les hommes. Ils ne polluent pas l’eau ni l’air.

Les animaux ne causent pratiquement aucun dégât à la nature. C’est l’homme le parasite, le monstre, qui détruit et maltraite tout, parce qu’il ne pense qu’à son propre bien-être. Cependant cela n’est pas la réalité. Cela, il lui faudra de plus en plus en prendre conscience à travers la douleur.

Un homme capable de percevoir l’orchestre que forme l’intercommunication entre les éléments, la nature, les animaux et la Mère Terre, ressent parfaitement que les animaux n’occasionnent aucun dégât à la nature. La Mère Terre est indulgente envers ses enfants, les animaux, car ceux-ci ne lui causent aucun problème. La Terre aspire constamment à maintenir l’équilibre entre la nature, les animaux et les minéraux. Ce qu’un animal endommage ou détruit ici ou là est tellement infime pour la Mère Terre qu’elle fait croître immédiatement ailleurs ce qu’un animal a pris pour lui-même.

La nature donne à qui donne de manière désintéressée aux animaux

J’aimerais immédiatement partager avec vous le témoignage d’un agriculteur qui prouve l’assertion ci-dessus : Autour de sa ferme, cet agriculteur avait ensemencé des champs et il en avait laissé la jouissance totale aux animaux. Et les animaux n’hésitaient pas à venir se servir largement dans ces champs, en particulier les sangliers qui se réjouissaient visiblement de cette possibilité. Or, voilà le constat que fit ce fermier : partout ailleurs sur les autres champs les rendements avaient considérablement augmenté, de sorte que sa récolte était finalement bien meilleure que les années précédentes. Cela montre très clairement que la Mère Terre ne se contente pas de rendre un don désintéressé effectué en faveur des animaux, elle récompense de surcroît ceux qui se comportent en amis de la nature et leur rend davantage que ce qu’ils ont donné.

C’est l’été surtout qu’on mesure le mieux à quel point les animaux sont étroitement liés à la Mère Terre et celle-ci reliée à eux, les enfants de la nature. Elle, la Mère Terre, est bonne ; ses enfants peuvent se sustenter largement dans les prés bien gras, les buissons richement pourvus de feuilles leur offrent ombre, protection et accueil pour le repos. La Mère Terre permet tout à ses enfants ; elle ne leur interdit aucun endroit. Ce n’est pas le cas des hommes ; ils rejettent les animaux loin des champs et des forêts sous prétexte que tel terrain, tel morceau de Mère Terre leur appartient. Ce faisant, ils se trompent lourdement. C’est pourquoi les conditions pour des relations réciproques harmonieuses et bienveillantes entre l’homme et la nature n’existent pas. Au contraire, les hommes mettent en avant leurs prétendus droits, leurs exigences et protègent jalousement ce qu’ils se sont approprié. Cela est source de discorde, de chaos et de disputes.

Mais tous les hommes ne partagent pas le point de vue selon lequel la terre qu’ils travaillent serait leur possession unique et exclusive, et cela est la marque qu’ils n’appartiennent pas au système confessionnel. Ainsi, en compagnie de producteurs de fruits, il m’a été donné d’observer des sangliers se délecter de pommes fraîches et juteuses encore accrochées aux arbres ou remuer la terre au pied des massifs de groseilles ou de groseilles à maquereau pour récolter les fruits mûrs tombés sur le sol. Les producteurs dont je parle maintenant souriaient de ce spectacle et visiblement cela leur procurait de la joie. De même, ils laissaient les écureuils s’approvisionner en noix fraîches aux branches des noyers et se constituer ainsi une réserve pour l’hiver. Pourquoi prenaient-ils du plaisir et ressentaient-ils cette joie ? Pour quelle raison ne se comportaient-ils pas comme la plupart des agriculteurs qui voit en chaque animal un ennemi potentiel qu’il faut immédiatement faire disparaître à coups de fusil de chasse ? Tous les agriculteurs n’ont pas le cœur endurci. J’en ai entendu certains dire : on ne voit, n’entend et ne fait de bonnes expériences qu’avec le cœur, car le royaume de Dieu est unité entre l’homme, l’animal, la plante et le minéral.

Ces producteurs de fruits et ces agriculteurs amis de la nature nous ont raconté avoir réalisé beaucoup d’expériences dans leurs contacts avec les animaux. Ils nous ont dit, par exemple, comment ceux-ci les aidaient dans le travail agricole. Pour ces agriculteurs, les animaux sont beaucoup plus utiles que les charrues et les houes. Leur conviction intérieure que Dieu est le Créateur de tous les êtres les fait agir de la sorte, dans la conviction que tout être appartient à la Création de Dieu. Dieu sait ce que pense chaque individu, pourquoi il est pour la nature et les animaux, pour le Créateur et Sa création.

Chez nombre d’agriculteurs liés aux confessions les choses sont fort différentes. Tout comme les autorités ecclésiastiques qui leur servent de référence, ils pensent que le Dieu créateur est responsable de tout, y compris du chaos mais qu’eux-mêmes se trouvent dans les meilleures mains, dans la mesure où les édiles de l’Eglise dont ils sont les membres fidèles, leur ont enseigné l’existence d’un Dieu démoniaque qui condamne et châtie tous ceux qui ne se conforment pas aux préceptes de l’Eglise, un Dieu dont la colère s’abat sur tout ce qui ne sert pas les intérêts de leur royaume ténébreux et qui s’exerce, par exemple, contre ceux qui s’orientent vraiment sur le royaume de Dieu et qui prient le Créateur de l’ordre et de l’éternité. Dans le schéma intellectuel de l’Eglise, la place des animaux, de la nature, en somme de la Mère Terre tout entière, n’est déterminée que par le manque de respect et la dévalorisation à leur égard. Ils n’ont le droit d’exister que comme source de profit au service de l’homme exploiteur.

Celui qui ignore qu’il n’est qu’un invité sur la Terre, celui qui rend Dieu responsable du chaos, sert les prêcheurs professionnels et leurs vassaux qui se voient – en compagnie de tous ceux qui leur ressemblent – comme la couronne de la Création. Quelqu’un qui professe cela porte le même sceau que ses modèles confessionnels, à savoir le taled noir, blanc ou rouge.

Le temps continuant d’accomplir son œuvre, l’été laissait progressivement la place à l’automne. Pour nous, qui étions devenus amoureux des expéditions dans la nature, cela ne changeait rien à notre volonté d’observer et d’apprendre. De nouveau, les journées devenaient plus courtes de sorte que nous, animaux à deux pattes, devions aussi nous adapter. Un soir que nous étions encore dehors – au moment où le crépuscule s’étend sur les champs et les forêts – nous entendîmes le brame d’un chevreuil mâle. A partir du Royaume de la sagesse universelle nous apprîmes que de nombreux animaux, et entre autres le chevreuil mâle, voulaient nous prier, nous les hommes, de quitter la forêt afin que ses habitants puissent trouver le calme au cours de la nuit tombante et se coucher en paix.

Sur la base de nos connaissances spirituelles et de l’expérience que nous avions acquise nous décidâmes donc de changer l’horaire de nos expéditions en faveur de la deuxième moitié de l’après-midi. Tout comme l’année précédente à la même époque nous fîmes l’expérience des animaux se préparant à l’hiver en collectant des provisions. Nous nous rendîmes dans la nature avec notre « quatre-pattes » quelques heures plus tôt que nous ne l’avions fait en été.

Encouragés par deux années d’expériences multiples, nous avons commencé à nous rendre de plus en plus souvent à pied dans la forêt de sorte que les animaux se sont toujours mieux habitués à nous les animaux à deux pattes. Ils ont commencé à nous intégrer dans la représentation mentale de leur expérience. Nous avons remarqué cela au fait que les lapins et les chevreuils ne s’enfuyaient plus devant nous comme ils le faisaient auparavant. Pour autant, ils continuaient à garder envers nous une certaine distance de sécurité et ils la conservent aujourd’hui encore. Les oiseaux eux aussi ne s’envolaient plus d’effroi à l’approche des animaux à deux pattes.

Entre-temps nous avions appris à connaître les endroits où nichaient telle ou telle espèce d’oiseaux, où les chevreuils trouvaient refuge. Nous respections toujours ces emplacements et ces lieux de rassemblement parce que nous connaissions désormais le comportement de chaque espèce. C’est ainsi que nous restions toujours à bonne distance pour ne pas les déranger dans leurs activités et leurs actions correspondant au caractère de leur espèce.

De très nombreuses espèces d’animaux qui avaient semble-t-il disparu au cours de l’été réapparaissaient tout à coup dans les champs, les prés, les forêts et les haies de Benjes*.

Au contraire, les sangliers n’étaient plus visibles à cette époque de l’année. A notre questionnement nous avons reçu la réponse suivante : les sangliers se trouvent encore sur les champs non récoltés. Plus tard, lorsque les champs auront été récoltés, ils retourneront dans la forêt pour y manger des glands, des noix, des faines, tout ce qu’offre la forêt et approvisionner ainsi leur corps de toutes les substances dont il aura besoin pour passer l’hiver. A ces explications, les trois explorateurs que nous sommes pouvons ajouter ceci : …car ils n’ont rien à attendre des hommes qui devraient être leurs amis et leurs frères et sœurs aînés, ou plus exactement, rien de bon, aucune aide, si ce n’est des déchets, éventuellement du maïs dispersé sur le sol, en guise d’appât, par les chasseurs pour mieux les attirer et les abattre. L’image que la plupart des animaux ont de nous, les hommes, est imprégnée de notre comportement calculateur, sournois et brutal à leur égard, de l’attitude assassine et cannibale de l’homme envers ses frères et sœurs des autres espèces qui sont voués à se retrouver tôt ou tard à l’étal du boucher sous forme de beefsteak ou de saucisse.

Pour devenir amis avec les animaux des champs et des forêts et, il faut faire preuve d’infiniment de patience et de persévérance. Cette tâche requiert beaucoup de dévouement. Elle ne peut s’accomplir qu’avec scrupule, sérieux et sans réserve. Toute réaction un peu trop brusque de notre part provoquait la panique et la fuite. Si nous marchions trop vite, si nous nous retournions d’un seul coup ou si nous bougions nos bras d’une manière qui ne leur était pas familière, les animaux s’enfuyaient ou s’envolaient. Nous devions donc apprendre à nous discipliner totalement, y compris au niveau de nos pensées, d’une part parce que les pensées pilotent les réactions de notre corps, d’autre part parce que le contenu des pensées est perçu par les animaux dans leur « image olfactive ».

Comme nous l’avons déjà évoqué, les animaux s’informent et communiquent à travers le langage des images. Les animaux se font une image des endroits et des lieux, des différentes espèces animales qui y vivent ainsi que des hommes. Ils enregistrent les réactions et les mouvements corporels propres à chacun. Si les mouvements que nous faisons – spécialement nous les hommes – ne correspondent pas à la série d’images qu’ils ont enregistrées, ils s’enfuient ou attaquent s’ils ressentent qu’ils ont l’avantage sur le trouble-fête.

Au cours de nos promenades en voiture ou à pieds, nous avons constaté la peur permanente qui habite les animaux. Chacune de nos réactions qui n’était pas dans leur répertoire provoquait la panique. C’était toujours pour nous le signal de nous interpeller mutuellement dès que nous dérapions hors de la conscience de l’unité.

 

Comment Thyrinus et moi sommes devenus amis

Maintenant la récolte du blé était, elle aussi, terminée. Il ne restait à récolter dans les champs que les légumes les plus tardifs ainsi que quelques espèces de pommes, cueillies plus tard dans la saison, et qui, généralement, sont conservées pour les seuls usages de la ferme. L’activité de nombreux animaux laissait déjà entrevoir que l’année touchait à sa fin.

Avec les qualités d’observateur que nous avions développées au cours de nos nombreuses expéditions, nous remarquâmes un groupe de sangliers qui, à une grande distance, se dirigeait vers la forêt. Aussitôt, nous commençâmes à échanger mutuellement nos idées et à réfléchir sur la façon dont il convenait de se comporter et sur l’attitude à adopter. Immédiatement nous tombâmes d’accord : il fallait reprendre notre position de l’hiver passé et poursuivre l’expérience là où nous l’avions laissée. C’est ainsi que mes deux compagnons restèrent dans la Jeep alors que je m’asseyais à l’extérieur, sur une chaise pliante placée dans un trou de lumière qui perçait entre les feuillages, à proximité du sentier des sangliers.

Il fallut des jours avant que les sangliers ne recommencent à utiliser cette sente. Il semblait que ce groupe, cette famille de sangliers, soient très timides. Dès qu’ils ressentaient notre présence, ils s’enfuyaient de nouveau dans la forêt. Nous étions très étonnés de l’aspect physique qui était le leur, en effet les petits de l’année passée n’arboraient plus leur joli manteau tigré. Ils étaient devenus de jeunes adolescents et c’est ainsi d’ailleurs qu’ils se comportaient.

Nous nous tenions invariablement à notre décision de persister et de ne pas abandonner notre position. Les sangliers sont des animaux très intelligents. Probablement les souvenirs de l’hiver et du printemps derniers finirent par remonter en eux, car tout à coup ils s’approchèrent pour se procurer des morceaux de pomme déposés sur le sol, avant de poursuivre leur chemin tout en n’oubliant jamais de nous perdre de vue.

Mais quelque chose d’inhabituel se produisit tout à coup : un jeune mâle sortit du troupeau et, sans peur apparente, s’approcha de moi qui était toujours assise sur ma chaise pliante. Alors qu’il s’approchait de plus en plus de moi, je ne cessais de lui adresser des paroles douces sur un ton calme. A l’aide de cercles qu’il effectuait autour de moi, il s’approcha de plus en plus. Puis, il s’arrêta net derrière mon dos comme s’il voulait tester ma réaction. J’étais statufiée. En posant son groin - que j’appelle parfois la « prise électrique » - sur mon dos, il commença à me humer. Je me motivais du mieux que je pouvais en me disant : reste tranquillement assise, ne bouge pas ! Je continuais constamment à parler tandis qu’il me regardait. En m’efforçant de m’exprimant toujours sur le même ton monocorde, je lui demandais : « comment tes amis invisibles t’appellent-ils ? » Comme je l’ai déjà expliqué, on ne voit et n’entend bien qu’avec le cœur. C’est ainsi que, dans mon intérieur, je perçus le nom par lequel les amis invisibles l’appelaient, à savoir « Thyrinus ». Je prononçais immédiatement ce mot à haute voix.

Le jeune sanglier comprit ce mot. Les animaux ne perçoivent les mots que sous forme de vibration. Il fit un mouvement curieux de la tête et s’approchait encore de quelques pas dans ma direction. Je tenais dans ma main un morceau de pomme. Prudemment j’ouvris ma main gauche et je déposai prudemment le morceau de pomme sur le sol. Immédiatement il recula de quelques pas, m’observa et m’examina, semblant réfléchir, comme s’il voulait évaluer son environnement. Puis il s’approcha de nouveau et saisit prudemment le morceau de pomme. Entre nous, la glace était rompue ! Thyrinus et moi sommes devenus amis

Pendant toute la scène mes accompagnateurs ne m’avaient pas quitté des yeux un seul instant, se tenant prêts à intervenir au moindre signe d’agression ou d’attaque. Mais en vérité, les animaux sont plus rusés que les hommes et la plupart d’entre eux évaluent une situation avant d’attaquer. C’est ainsi que Thyrinus avait tout d’abord examiné toutes les possibilités avant d’agir.

Lentement et consciemment il me tourna les talons et rallia la petite troupe de ses congénères. Ensemble, ils disparurent sans un bruit.

Cette expérience nous avait rendus plus audacieux. Ainsi, nous décidâmes de changer l’image associée à notre présence dans la forêt. Dorénavant mes deux accompagnateurs se placeraient hors de la Jeep tandis que je continuerais à me tenir assise au milieu du sentier des sangliers.

Le jour suivant aucun sanglier ne se montra, mais à leur place nous eûmes droit à la visite d’un écureuil qui vint se placer sur mon épaule pour m’observer au plus près, en effet cet écureuil m’avait déjà souvent épié du regard pendant que je déposais des noix à proximité de la branche sur laquelle il avait coutume de se tenir. Dans ma poche je disposais – comme toujours – de quelques ‘friandises’ telles que morceaux de pomme, noix, graines de tournesol, etc...

L’écureuil vif et éveillé passait d’une épaule à l’autre en regardant mes mains comme pour me demander : ‘as-tu quelque chose pour moi ?’ Naturellement, c’était le cas, mais il y avait un problème : comment me saisir d’une noix sans effrayer le petit animal puisqu’elles se trouvaient dans la poche de mon veston ? Alors qu’il passait à nouveau d’une épaule à l’autre – je sentais ses ‘doigts’ aiguës se déplacer à travers mes vêtements – je pris rapidement une noix de ma poche et la plaçait dans la paume de ma main. Dès qu’il vit la noix, le petit animal se précipita vers ma main ouverte, saisit le don, sauta à terre pour rejoindre au plus vite l’arbre le plus proche et déguster cette friandise en toute sécurité.

Il y aurait encore beaucoup de choses à rapporter. Au cours de nos sorties, il nous fut donné de vivre une plénitude d’expériences dont je ne mentionne ici que quelques unes afin de les partager avec vous, chers amis.

Je pourrais par exemple raconter ce jour où de nombreux oiseaux s’approchèrent de nous par nuées et firent se placer dans les arbres et buissons qui nous entouraient pendant que quelques-uns venaient picorer directement dans ma main ouverte les grains de tournesol qui s’y trouvaient. Je garde en moi le souvenir d’un moment merveilleux, d’un état emplit de silence, d’un instant d’apprentissage unique et d’une reconnaissance infinie pour ce dont il nous a été et nous est encore donné de faire l’expérience.

Au cours de nos expéditions nous rencontrions de multiples espèces ; lapins, chevreuils, renards, perdreaux et bien d’autres encore. Entre-temps, les animaux avaient appris à reconnaître et à accepter de plus en plus notre Jeep, le quatre-pattes, et ils avaient de plus en plus de confiance en nous, ce qui nous procurait et nous procure encore un sentiment de reconnaissance et de joie.

Notre présence sur le sentier des sangliers était, elle aussi, acceptée. Le jeune Thyrinus passait sans cesse devant, me regardant profondément dans les yeux, semblant me dire : « nous nous connaissons de toute éternité. »

Un jour cependant qu’il me humait comme à son habitude, il recula soudain de quelques pas, fit un saut en me poussa si fortement que je tombais de ma chaise pliante. Puis il se retira dans la forêt.

Qu’est-ce qu’il ne lui avait pas plu ? Qu’est-ce qui n’était pas en ordre chez moi qui dérangeait son sens d’odorat ? En y réfléchissant immédiatement, cela nous apparu clairement : je venais de laver mes habits à sangliers et ils sentaient tout autrement que d’habitude. Cet événement nous montra que nous si nous étions acceptés par le monde des animaux, nous n’étions pas encore pour autant accueillis par lui. C’est pourquoi nous prîmes à nouveau la résolution de nous en tenir à ce que nous avions déjà fait l’année précédente : ne pas laver nos habits à sangliers, aussi longtemps que cela nous était supportable.

 

Thyrinus et son « élève », le producteur de pommes

Un jour que nous nous préparions en vue d’une nouvelle excursion pour faire nos expériences avec les animaux et pour apprendre d’eux et de la nature, je vis un producteur de pommes me faire de grands signes pour que je me rende auprès de lui. Les gestes dessinés par ses bras et ses mains exprimaient le fait que je devais marcher lentement tout en parlant calmement. C’est donc ce que je fis en allant à sa rencontre avec lenteur et en ne cessant de prononcer des paroles sur un ton monotone, comme je le faisais dans la forêt. Que vis-je en arrivant ? Un sanglier – c’était Thyrinus – se trouvait à côté du cultivateur et le regardait comme s’il voulait lui poser une question. Lorsque Thyrinus me vit, il fit quelque pas de côté et s’allongea sur le sol à quelques distances.

De manière tout à fait irritée le cultivateur me raconta que le sanglier s’était approché de lui et avait posé son groin sur la pioche avec laquelle il venait de travailler la terre entre les rangées de pommiers. Puis le sanglier s’était placé à quelques mètres de lui et lui avait montré avec son museau comment il convenait de travailler le sol dans une plantation de pommes : son groin avait pénétré la terre de manière superficielle, comme pour l’aérer, sans aller aussi profondément qu’avec une pioche.

Une semaine durant, Thyrinus vint chaque jour rendre visite au producteur de pommes pour le rendre attentif au fait qu’il devait se contenter d’aérer la terre, c’est-à-dire de la traiter avec soin. Thyrinus n’hésitait pas à tester son élève. Sur les arbres se trouvaient encore des pommes puisqu’il s’agissait d’une espèce très tardive. C’est ainsi que Thyrinus saisissait des pommes aux branches les plus basses des arbres en regardant le cultivateur pour voir comment celui-ci réagirait. Bien sûr le deux-pattes fit un peu la moue, mais son cœur avait était totalement attendri face à l’intelligence de ce sanglier.

Pendant huit jours, Thyrinus vint régulièrement, et de manière tellement surprenante, se placer à proximité des rangées de pommiers pour observer son élève, le cultivateur, et examiner si ce dernier avait bien compris comment il faut traiter la Mère Terre. Et on peut dire que le frère qui veillait sur le verger se montrait bon élève. Ainsi, quand il fut clair que celui-ci avait acquis l’essentiel et savait désormais comment il convenait de procéder, Thyrinus disparut.

De temps à autre, nous faisions la rencontre de Thyrinus dans la forêt. Il grandissait et devenait un adulte. Lorsque nous croisions un groupe de sangliers, je prononçais le nom de « Thyrinus » et celui-ci se séparait du groupe pour venir à notre rencontre. Les autres membres de la famille observaient la communication entre Thyrinus et l’homme, entre l’homme et Thyrinus. Enfin, après un certain temps les autres membres de la famille sangliers perdirent eux-aussi leurs appréhensions à notre égard. Désormais, ils ne s’enfuient plus lorsqu’ils entendent notre Jeep ou s’ils nous voient ou nous reniflent.

Un nouveau verger ayant vu le jour, il se dégagea de l’avis général le désir commun de lui donner le nom de « Verger Thyrinus » et c’est le nom qu’il porte aujourd’hui.

Au cours de nos expéditions nous faisions sans cesse l’expérience que les animaux sont très attentifs et vigilants. Ils retiennent en mémoire des scènes essentielles de ce qui survient dans la nature. Par exemple, des renards qui jusqu’à lors nous avaient toujours évités et s’étaient systématiquement réfugiés dans les buissons quand ils nous voyaient, semblaient désormais nous avoir acceptés, peut-être même accueillis. Leur timidité et leur comportement fuyant se transformaient en curiosité.

Les renards malicieux qui, jusqu’à présent, nous avaient toujours observés de loin, s’approchaient maintenant de nous à quelques mètres pour observer comment les autres animaux se comportaient envers nous. La façon de percevoir les situations et d’y réagir est différente d’un animal à un autre. Par exemple, si vous faites rouler une petite pomme en direction d’un groupe de renards, l’un va s’enfuir et l’autre va rester, se saisir de la pomme et seulement après, disparaître dans les buissons avec son butin.

Ainsi en est-il sur la terre : le temps passe. La nature change d’habits. Désormais, elle portait ses vêtements d’automne. Les éléments eux-aussi indiquent le changement des saisons. Ainsi, le vent devenait plus froid et plus intense. Tous trois, nous avions décidé de ne plus porter nos vêtements non-lavés lors de nos expéditions et de nous adapter aux conditions climatiques. Notre Jeep elle aussi était nettoyée.

Ces périples dans la nature, dans les champs, les forêts, vers les arbres et les buissons, auprès des animaux sont désormais devenues pour nous un souhait de cœur.

Notre mot d’ordre est cependant resté le même : ne rien vouloir, être là tout simplement. Car nous étions toujours animés par le désir d’apprendre et on apprend bien qu’avec le cœur. Pourquoi ? Parce que le cœur de l’âme est l’amour de Dieu, du Créateur, qui irradie tous les êtres vivants et toutes les formes de la nature, la Mère Terre tout entière.

Les principes à la base de notre programme d’enseignement sont les suivants :

N’inflige de mal à aucun être vivant.

Ne tue aucun être vivant de manière consciente.

Ne mange pas le cadavre de tes frères et sœurs animaux – ne sois pas un cannibale d’animaux

Ne récolte aucune fleur lorsqu’elle est dans sa maturité – elle est ta petite sœur du règne de la nature.

N’arrache aucun rameau, aucune branche des arbres et des buissons – car ceux-ci sont tes frères de la nature.

Ne déracine pas un arbre de la Mère Terre par utilité ou pour des raisons de profit – tu te séparais du Créateur car c’est Lui qui a fait croître cet arbre, qui lui a donné la vie.

Toi, l’homme, tu n’as pas le droit de nuire à la nature et de tuer des animaux, car tu ne leur as pas donné vie.

La Loi suivante s'applique à chaque homme : ce que tu infliges au plus petit de Mes créatures, tu me l’infliges à Moi et à toi-même. Cette Loi est issue de la Loi Universelle éternelle de la création.

Au cours de l’automne qui s’ensuivit, nous fîmes des expériences similaires à celles de l’année précédente. Nous observâmes comment le monde des animaux se prépare à l’hiver. Nous aussi nous portions des vêtements plus chauds, en particulier lorsque nous devions quitter le « quatre-pattes », pour nous promener à travers la forêt et les champs. Après toutes ces expéditions, les animaux qui nous voyaient sans cesse, avaient fini par prendre confiance. Nous étions acceptés, indépendamment des habits que nous portions et du nombre de fois où nous les avions lavés.

Il en était également ainsi des frères et sœurs de la deuxième Jeep ; les transporteurs d’eau. Ils faisaient des expériences semblables aux nôtres et pouvaient désormais se déplacer librement. Cependant, et cela était et reste la condition essentielle : nous devions nous mouvoir lentement et harmonieusement. Nous ne devions pas parler à haute voix ni gesticuler dans tous les sens et de façon frénétique. Dans leur comportement et dans leurs réactions les animaux ont un certain rythme qui devrait être reconnu, imité et respecté autant que possible par nous les hommes.

 

Une rencontre aventureuse avec un grand sanglier. Les animaux veulent être nos amis, car ils connaissent le principe de l’unité

Si nous voulions raconter toutes les rencontres qu’il nous a été donné de faire avec les animaux ainsi que nos expériences avec les arbres, les fleurs et les quatre éléments – qui sont nos frères et sœurs –, cela demanderait plusieurs volumes de livres.

Ce qui m’intéressait tout particulièrement à cette époque, ce sont les règles de comportement des sangliers, dans la mesure où ces animaux sont réputés dangereux.

C’est ainsi que des les premiers jours de l’hiver je m’installai à nouveau sur ma chaise pliante à proximité de la sente des sangliers. Ce jour-là, mes accompagnateurs se trouvaient à quelques mètres de moi pour observer un écureuil qui se préparait au sommeil hibernal quand tout à coup il y eut un grand bruit dans les buissons. Un énorme sanglier disposant de quatre crocs fort impressionnants – deux en haut, deux en bas – sortit soudainement des buissons. Au moment où il me vit, il se mit en position de charger comme le font les taureaux dans l’arène. Le cou tendu, le front vers l’avant, il grattait le sol de sa patte, prêt à attaquer. Mes accompagnateurs comprirent trop tard ce qui se déroulait car le sanglier était déjà tout proche de moi. Il fit des cercles autour de moi avec l’intention de m’attaquer. Soudainement, il me donna un coup puissant dans le dos de sorte que je ne me contentais pas de tomber de ma chaise mais que je sentis également ses dents dans mon dos.

Je me retrouvais couchée sur le sol froid et mouillé, dans une attitude d’humilité qui, dans le règne des animaux, est un signe de subordination de l’inférieur envers son vainqueur. Je m’adressai aussitôt au cœur de mon âme pour demander de l’aide afin de me comporter correctement dans cette situation. Il ne se passa que quelques instants avant que je perçoive la voix du cœur qui me conseilla de rester couchée et de parler tranquillement et de façon monocorde, comme nous le faisions toujours lorsque des animaux étaient proches de nous. C’est ainsi que je m’adressais à mes compagnons pour qu’ils restent là où ils étaient. D’ailleurs, ils étaient pétrifiés de peur. Le sanglier se tenait derrière moi comme pour me dire : « maintenant je vais te tester pour savoir si tu es vraiment pour moi ! »

La voix de mon cœur qui est la Vie Intérieure me souffla : prends une pomme de ta veste sans te mettre debout. Ne te lèves surtout pas sinon il va penser que tu veux l’attaquer. Je pris donc, comme je le pouvais, une pomme dans la poche ma veste, et, conservant une attitude d’humilité, tête baissée, sans me lever, je la fit rouler loin de moi. J’y parvins avec beaucoup de peine et d’effort. Le sanglier regarda brièvement la pomme sans me quitter de ses yeux. Je ne cessais de prononcer des paroles sur un ton monocorde et de rester dans une position d’humilité. Puis, le grand animal se dirigea vers la pomme et s’en saisit. Ses yeux ne cessaient de briller. Alors, dans une attitude majestueuse, il se dirigea en direction de la forêt et disparut, sans oublier d’emmener la pomme.

Aussitôt je repris mes appuis. Nous trois respirions profondément. Mais mon sentiment intérieur me disait : tu as réussi l’examen – et il en était bien ainsi.

Quelques journées plus tard, alors que nous traversions la forêt à pied, nous rencontrâmes de nouveau le sanglier. Il s’approcha de nous, ses yeux brillant comme lors de notre première rencontre ce qui semblait vouloir dire : « qui ose s’opposer à moi ? » Tout à coup, me voyant il se précipita vers moi. Aussitôt je me mis à parler d’une voix douce et monotone. Je le saluais et lui posais la question : « puis-je te donner une pomme ? »

Probablement notre ami pensait-il : « arrête de bavarder, donne-moi plutôt cette pomme ! », car, en guise de réponse à ma question, il donna un coup de museau dans ma poche. Il la sentait et je la déposai aussitôt sur le sol. Il prit le fruit et s’en retourna dans les buissons, sûr de lui.

La tension s’envola d’un coup. Nous rîmes de bon cœur ce qui nous apporta du soulagement.

De nombreux rencontres semblables à celle-ci nous ont montré que les animaux éprouvent la nostalgie des hommes. Ils voudraient être nos amis, car par « instinct » ils ont connaissance de l’unité universelle qu’est le grand Esprit dans tous les hommes ainsi que dans tous les êtres vivants et dans toutes les formes d’existence.

Exprimé du plus profond de l’âme on peut donc dire que, par nature, il n’y a pas d’animaux dangereux. Ce sont les hommes qui, par leur comportement envers la nature, sont à l’origine de la terreur qui pousse certains animaux à s’en prendre à l’homme et éventuellement à lui nuire. L’animal ne se comporte donc pas ainsi parce qu’il serait dangereux par nature mais plutôt sous l’effet de la peur que lui inspire l’homme ainsi qu’en raison du comportement adopté par ce dernier à l’égard des animaux, comportement régit lui aussi par la peur, ce que l’animal ressent parfaitement. En effet, sous l’action de la peur, voire de la terreur, notre cœur se met à battre intensément ce qui déclenche en nous des mouvements irraisonnés de défense ou même d’attaque, c’est-à-dire un comportement agressif. Cela irrite les animaux, surtout si nous exhalons une odeur de cadavres, celles des animaux que nous avons tués nous-mêmes ou que nous avons laissé tuer pour nous repaître de leur chair.

 

Un sanglier blessé se laisse soigner. Larmes de joie ! Une mère sanglier m’accepte en tant que sœur humaine

Dans les champs et les forêts, les animaux vivent en liberté. Leur comportement est étroitement en symbiose avec la Mère Terre. Si nous respectons leur liberté et sommes bons envers eux, alors ils recherchent le contact avec nous, mais seulement quand ils le veulent et s’ils ressentent qu’ils peuvent de nouveau s’en aller en toute liberté.

J’aimerais vous relater une rencontre que j’ai faite avec un sanglier de neuf mois environ et qui corrobore ce que je viens d’avancer.

De nouveau, il ne s’agit que d’une anecdote parmi beaucoup d’autres que nous avons faites dans le cadre de nos expériences avec les animaux. Cet événement s’est déroulé au début de l’été, alors que je m’apprêtais à partir en promenade dans la forêt. Avant de quitter la maison, mon regard – certainement sous l’impulsion de l’Esprit de la vie – se porta en direction du jardin de la ferme. Un instant je pensai avoir la berlue : dans le jardin se tenait un sanglier de taille modeste, amaigri, reposant sur trois pattes et qui semblait très faible. Il pouvait à peine porter son corps. Son aspect suscitait la compassion. Aussitôt j’informais de cette présence toutes les personnes travaillant sur la ferme, les priant de rester prudents et de ne pas s’approcher de l’animal affaibli.

Avec ses dernières forces le sanglier se traîna vers un grand sapin se trouvant à proximité de la maison. Il vint se placer sous les branches les plus basses de l’arbre et se laissa choir sur le sol. De la fenêtre de notre cuisine nous pouvions observer le spectacle de sa détresse. Le jeune patient laissa sa jambe blessée reposer à terre, sa tête dirigée vers le tronc de l’arbre.

Nos nombreuses expériences avec les prétendus animaux sauvages nous avaient rendus plus sensibles dans notre perception des animaux et concernant le comportement à adopter envers eux. De plus, on ne voit, n’entend et ne ressent bien qu’avec le cœur.

Mon cœur, le cœur de mon âme, nous aida à nous comporter de manière juste envers l’animal, notre patient. Il nous fut enseigné que le jeune malade avait tout d’abord besoin de calme et de repos car il se trouvait sous une tension énorme. De plus, il avait peur des hommes. La voix du cœur nous fit savoir que l’animal malade avait été conduit vers l’homme par des êtres divins, à l’endroit même, sous sapin, son grand frère l’arbre, où il pourrait recevoir guérison de la Mère Terre, et trouver protection sous les branchages. On nous conseilla de ne pas nous approcher de l’animal avant plusieurs heures jusqu’à ce que sa peur et les plus grandes douleurs soient passés. Alors seulement nous pourrions déposer un peu d’eau et de nourriture à quelque distance de lui.

Sous l’arbre, l’animal ne bougeait pas. Après quelques heures, l’un de nous s’approcha de l’arbre en s’adressant à l’animal de façon très lente et sur un ton monocorde, comme nous le faisions toujours dans la nature. Il déposa de l’eau et de la nourriture à la créature malade et souffrante.

Plusieurs jours durant, l’animal ne prit rien. Il resta couché tranquillement et sans bouger.

Bien entendu, tous les membres de la ferme l’observaient avec attention et un jour ils constatèrent que le sanglier n’était plus dans la même position et qu’il avait bu son eau. Par contre, notre patient hirsute ne voulait pas encore manger.

Un autre jour nous vîmes l’animal malade se traîner jusqu’au récipient d’eau pour la boire. Désormais, il buvait chaque jour un peu de l’eau fraîche que nous lui apportions. Nous l’avions appelé Wasre.

Après une dizaine de jours, Wasre se déplaça de manière à pouvoir lui aussi nous observer à partir de l’arbre. Il était particulièrement attentif lorsque nous lui apportions de l’eau et de la nourriture fraîche.

Un jour nous pûmes constater que le maïs et le blé avec lesquels nous avions rempli sa mangeoire avait pratiquement disparu. Mais qui l’avait mangé ? C’est la question que nous nous posâmes. Etait-ce Wasre ou bien les paons qui étaient parfaitement chez eux dans toute la ferme ?

Il ne fallut pas longtemps avant que l’énigme ne soit résolue : alors que l’un de nous passait à proximité de l’arbre, il vit Wasre se lever et se rendre, sur trois pattes, jusqu’à sa mangeoire. Il mangea, il but puis retourna avec peine sous les branches du sapin qui lui faisaient une protection. Maintenant il se positionnait de manière à ce que les rayons chauffants du soleil puissent irradier sa jambe malade.

Sur notre appel, un vétérinaire de nos amis vint observer Wasre de loin, alors qu’il allait boire et manger. Le vétérinaire en conclut que l’animal avait du être blessé par un des ces pièges que posent les chasseurs. Généralement, lorsqu’un animal tombe entre les griffes d’un tel piège, il n’en réchappe pas et périt de manière cruelle et bestiale, après d’effroyables tortures.

D’une manière ou d’une autre, Wasre avait réussi à se libérer et cela nous réjouissait beaucoup. Bientôt nous pûmes constater avec bonheur que sa jambe n’était pas estropiée, puisque il fit de plus en plus souvent des tentatives de la poser sur le sol.

Après plusieurs semaines pendant lesquelles Wasre nous observa intensément à distance, nous décidâmes que l’un de nous s’approcherait de lui de la façon dont nous avions pris l’habitude de le faire. Grande fut notre joie en constatant que notre frère animal ne s’effrayait pas de cette présence mais restait bien tranquillement couché. Au cours de toutes ces journées pendant lesquelles il s’était fait une image de nous les hommes et l’avait enregistrée en lui, Wasre avait apparemment acquis l’impression que ces « deux pattes » étaient bien intentionnées envers lui. Ainsi il prit de plus en plus de confiance. De son lieu de repos, sous le sapin, il observait que nous, les hommes, respections bien toujours la distance de sécurité. Et en effet, nous l’appelions par son nom Wasre, en veillant à bien respecter la distance souhaitée par lui.

De nouvelles semaines s’écoulèrent. Wasre pouvait maintenant bouger sa jambe de mieux en mieux. Elle restait cependant plus mince que les trois autres. Il s’efforçait de poser son pied sur le sol et de s’appuyer dessus. En même temps qu’il recouvrait la santé notre patient commençait à explorer ses environs. D’abord il ne s’aventura pas trop loin du sapin et pas trop longtemps, se déplaçant lentement en traînant sa jambe. C’est ainsi qu’il explora la volière des poules qui se trouvait à proximité de son lieu de convalescence. Wasre regardait les poules comme si elles étaient une expérience tout à fait nouvelle pour lui. Rapidement il se rendit compte que la nourriture des poules, que celles-ci dispersaient en dehors de la volière, ne manquait pas de saveur et il s’en régalait comme de friandises.

Notre patient séjournait maintenant à la ferme depuis plusieurs semaines et il allait mieux de jour en jour. Wasre boitait encore, mais il pouvait toujours mieux prendre appui sur sa jambe blessée. Entre-temps, le jeune sanglier avait développé une telle confiance en nous, les hommes, qu’il était même possible de le toucher. Bientôt son champ d’exploration s’étendit à toute l’étendue de la ferme et il devenait de plus en plus clair que Wasre passait un séjour agréable.

Lorsque Wasre put de nouveau bien marcher, un de ses compagnons de son espèce lui rendit visite. Il s’agissait d’un sanglier de son âge et après quelques jours Wasre retourna, encore boitillant, dans la forêt, avec son compagnon.

Au cours de semaines qui suivirent nous pûmes constater que l’image que Wasre s’était faite de nous, les hommes, au cours de sa maladie et de sa convalescence ne s’effaçait pas. Aujourd’hui encore, après environ un an et demi, Wasre revient de temps à autre sur la ferme, sans peur, pour maintenir l’amitié avec nous les hommes. Depuis, il est devenu un grand sanglier accompli aux dents impressionnantes. Quelqu’un qui ne le connaît pas pourrait avoir peur d’un animal si grand et imposant. Cependant Wasre nous connaît, ses amis humains, et nous connaissons Wasre. Il écoute lorsqu’il entend son nom. Si nous l’appelons, il s’approche de nous – naturellement seulement s’il le veut ! Et cela est bien ainsi. Les animaux qui vivent à l’état naturel ont besoin de la liberté absolue.

Aujourd’hui, lorsque nous nous promenons dans la forêt, l’odeur de nos vêtements ne joue plus aucun rôle auprès des animaux puisque ceux-ci nous ont pleinement intégré dans leur conscience. Il est même possible qu’un sanglier vienne à notre rencontre sans peur et de manière impromptue. Cela peut être Wasre ou Thyrinus ou encore le grand sanglier qui m’avait renversé quelque temps plus tôt pour me tester et que nous nommons Adonis.

Tous les animaux sont nobles et ont un caractère fin. Ce sont les hommes qui ont fait d’eux des êtres peureux et traqués. Nous les avons privés de leur espace vital. Ayant de moins en moins d’espace de vie, les animaux se retrouvent à l’étroit et sont dans l’obligation de cohabiter sur des espaces restreints. Pour remédier à cette situation qualifiée de « surpopulation animale », les pouvoirs publics ont couramment recours à l’abattage d’un grand nombre de nos frères et sœurs animaux, ce qui n’est guère enviable au sort des animaux élevés à la chaîne et coincés leur vie durant dans des enclos exigus. Destinés à l’abattoir, ces animaux sont marqués, dès leur naissance, du sceau « Bon-à-être-tué-par-l’homme » et cela pour la satisfaction du plus cannibale des animaux, c’est-à-dire l’homme.

J’aimerais encore rapporter un autre événement tiré du trésor de nos nombreuses expériences et joies avec les animaux. Il s’agit d’une expérience de communication avec un sanglier femelle, une laie, mère de cinq enfants.

En cette fin de journée ensoleillée du printemps, le soleil déjà très bas irradiant la forêt et rayonnant de toute sa splendeur sur les champs, j’étais assise en bordure de forêt, à proximité d’une sente à sangliers. Je me laissais irradier et réchauffer par le soleil. Soudain un bruit me détourna de mon orientation vers les rayons du soleil. Quel pouvait être ce bruit et d’où provenait-il ? Mes sens s’orientèrent en direction de la forêt et des buissons. Alors je n’en cru pas mes yeux : une laie et ses petits sortirent de leur abri de branchages et se placèrent à cinq mètres devant moi. Les jeunes criaient joyeusement et couraient autour de la maman.

Véritablement ! C’était vrai ! Une mère soucieuse de ses enfants, une laie, se tenait devant sans peur, attendant que je lui parle. Avant même que j’ai eu le temps de me remettre de ma joie – car des larmes de joie coulaient sur mes joues – elle pointa son museau en direction de ses petits. Alors je me mis à lui parler en ces termes : « qu’ils sont beaux tes petits ! Comme je me réjouis de les voir si gais et vigoureux ! » De nouveau la maman pointa son museau vers ses enfants. Ses mouvements et son comportement témoignaient de tout l’amour et de toute l’attention qu’elle portait à ses enfants.

Lorsqu’elle eut compris que j’avais bien pris conscience de sa présence et de celle de ses enfants et que je m’en réjouissais au plus haut point, elle s’en retourna dans la forêt suivie de sa joyeuse marmaille, tout tranquillement et sans aucune. Des larmes de joie coulaient sur mon visage, car je ressentais qu’elle, une mère, m’avait accepté en tant que sœur humaine. La maman sanglier avait été heureuse et s’était réjouie de pouvoir me présenter ses petits ! Je savais que je n’oublierai jamais cette expérience !

Cependant cela ne fut pas la dernière et l’expérience se renouvela quelques jours plus tard.

La laie réapparut de nouveau avec ses enfants. Sans aucune peur, elle s’approcha de moi. Ses petits la suivaient. A deux mètres de moi environ, elle se coucha pour donner la tétée à ses petits. Ces derniers sautèrent sur son ventre, cherchant à saisir les tétons avec leur bouche, et ils burent goulûment. La maman ne manifestait aucun signe d’agacement en réaction aux mouvements brusques de ses enfants. Elle ne cessait de me regarder comme si elle voulait me dire : nous aussi les animaux, nous aimons nos enfants. Nos enfants ont des mamans pleines de compréhension qui les laissent faire beaucoup de choses par amour envers eux.

Ce qu’il m’a été de vivre alors est resté gravé dans mon cœur. Une maman sanglier, à qui j’avais donné le nom de Ceele, m’avait démontré, à moi, un être humain, que les animaux eux aussi éprouvent des sentiments d’amour, qu’elle, maman animale, aimait aussi ses enfants, savait prendre soin d’eux, les protéger, les éduquer et les soigne et qu’elle souhaitait les voir grandir.

De nombreux chasseurs n’hésitent pas à abattre des animaux femelles en charge de petits. Alors leurs petits meurent de faim si aucune autre mère animale ne peut s’occuper d’eux. Qui peut permettre ou même vouloir de telles choses ? Seul l’homme cruel et sans conscience en est capable car il n’agit qu’en fonction de son propre bien.

Que l’on me permette ici de citer les paroles de Jésus telles qu’elles sont rapportées dans un évangile apocryphe auquel nous avons déjà fait allusion au chapitre intitulé « De tout temps des voix ont exhorté les hommes » : Malheur aux chasseurs ! Car ils seront eux-mêmes chassés. A ce sujet, voici ce que le Christ a expliqué dans La grande oeuvre de révélation « Ceci est Ma Parole » :

Jusqu'à ce que le vieux monde pécheur devienne le monde de Dieu, beaucoup d'hommes, d'animaux et de plantes souffriront encore sous le joug inflexible de l'homme dominateur qui refuse et s'oppose à la création de Dieu.

Cependant toute puissance et magnificence ont été données par le Père au Christ de Dieu et en aucun cas à l'homme qui viole les Lois de Dieu. Malheur* aux chasseurs, malheur à ceux qui sont fortement attirés par la viande ! Car les chasseurs et ceux qui, tels des cannibales, mangent avidement la chair des animaux, seront tourmentés et pourchassés par le malheur, la souffrance et la douleur des animaux. Le même sort attend ceux qui violent les règnes végétal et minéral. Ils souffriront aussi de leurs méfaits. Ce que l'homme sème, il le récoltera, soit durant la vie terrestre, soit en tant qu'âme dans les plans de purification. Aussi, soyez attentifs à vos pensées, paroles et actions afin qu'elles ne vous soient pas fatales.

* En français, l'emploi qui a été fait de l'expression "malheur à ..." au cours des siècles lui confère le sens de malédiction. Tel n'est pas le sens des paroles du Christ car Dieu ne punit pas. C'est nous-mêmes qui nous punissons - en raison de nos infractions aux Lois divines - sous l'action de la loi de cause à effet. Dans ce contexte il convient donc de donner à cette expression le sens suivant : "Ils souffriront ceux qui..."

 

« Sa majesté noire » a dit : Assujettissez-vous la Terre par la force !

Il y aurait encore beaucoup de belles choses qui élèvent le cœur à raconter à partir de nos expériences dans la nature. Je dois également à la vérité de dire que des événements beaucoup moins beaux, voire même carrément sordides, ne nous furent pas épargnés. Cependant je préfère ne pas revenir ici sur les ignominies commises par les chasseurs et les bouchers qui se sont littéralement accaparés la vie de nos frères et sœurs les animaux et qui les tuent de manière tellement cruelle...

Je préfère plutôt me pencher maintenant sur la question de savoir qui est le principal responsable du comportement brutal et répugnant commis par les hommes envers les animaux ? Selon moi, les institutions ecclésiastiques sont les principales responsables de cet état de fait ; ne vont-elles pas jusqu’à bénir les animaux tués de même que les assassins à deux pattes qui leur ôtent la vie. Lors de la messe de St Hubert, « Sa majesté noire » se montre au grand jour. Mais l’Etat porte également sa part de responsabilité qui se rend complice de « Sa majesté noire » en accomplissant tous les desiderata des « experts en voodoo ». Cependant, que celui qui pointe son doigt en direction de « Sa majesté noire » commence tout d’abord par se demander s’il ne porte pas lui-même une part de faute dans cette affaire.

Pour aider ceux qui aimeraient parvenir à la reconnaissance de soi, l’explication suivante relative aux Lois spirituelles pourra être utile.

Ton Père véritable, éternel envers qui tu pries dans le Notre-Père et auquel tu retourneras en tant qu’être immortel, avec l’aide de Jésus-Christ, est l’Amour Universel..

La liberté et l’unité sont les valeurs de l’Etre éternel qui évolue dans l’Amour Universel.

Dieu, ton Père, est la vie en toi, homme, ainsi que dans ton âme immortelle. Dieu est le Créateur de l’infini. Il est donc également le Créateur de la Terre et de toutes les créatures vivantes et formes de vie de la nature qui lq peuplent ; animaux, plantes et minéraux.

Dieu est présent en tant que force dans tous les éléments qui approvisionnent la Mère Terre en lumière, en eau et en air.

Dieu, ton Père éternel, est l’Omniprésence parcequ’Il est la Vie Universelle, l’Amour Universel.

Dieu est présent dans l’infini tout entier.

Dieu tient dans Ses mains le mouvement des astres.

Dieu étant omniprésent, Il est également l’unité, la communication et la coordination de toutes les forces positives.

Les forces positives constituent les énergies vitales qui animent tous les hommes, tous les êtres vivants et toutes les formes vivantes de la nature, sur toutes les planètes.

Dieu respire donc à travers toi, homme, comme Il respire à travers chaque animal, chaque plante et chaque minéral, à travers chaque astre. Le souffle est le souffle de Dieu, la vie.

Aussi, demande-toi si tu as le droit de prendre la vie à un être vivant ou à une forme vivante de la nature ? As-tu donné la vie à un seul de ces êtres ?

C’est pourquoi ne tue jamais un animal consciemment. N’enlève la vie à aucun arbre, à aucune plante. Ne les arrache pas de la Terre et n’abats jamais un arbre quand il est en phase vitale.

Ne te rend pas complice de l’assassinat de tes prochains des règnes de la nature, tes frères et sœurs animaux. Refuse de te nourrir de leur cadavre. Ne sois pas un cannibale d’animaux.

Ne bat jamais un animal. Ne demande jamais trop à un animal qui travaille pour toi. Partage le travail avec lui et tu ressentiras l’amour de l’animal.

Respecte et estime à sa juste valeur la vie qui t’est donnée par Dieu, ton Père. Respecte et estime comme il se doit tous les êtres vivants et toutes les formes de vie car ils portent en eux le même souffle que toi, la vie.

Chaque jour apprend de nouveau à te reconnaître en tant qu’être en Dieu, ton Père. Alors tu apprends également à connaître tes frères et sœurs animaux ainsi que toutes les formes vitales de la nature.

Et quelqu’un t’affirme que Dieu a commandé aux hommes d’« assujettir » la Terre – au sens où il faudrait la contraindre, l’asservir avec violence – alors tu sais que tu as devant toi un serviteur de « Sa majesté noire ».

En prononçant ces paroles que les hommes ont traduites par « Assujettissez-vous la Terre », Dieu n’a jamais fait allusion au comportement bestial et cruel que de nombreux hommes adoptent envers la planète Terre, envers la nature, les animaux et en définitive envers l’homme lui-même.

Celui qui accomplit la volonté du Créateur universel céleste et éternel par amours envers Lui, est un homme heureux. Si Dieu avait voulu que les choses soient telles que les hommes le veulent quand ils disent « Assujettissez-vous la Terre », alors la Terre devrait être heureuse d’appartenir à l’homme. En effet, pour les hommes « Assujettissez-vous la Terre », signifie l’exploiter jusqu’à plus soif, torturer les animaux avec la plus grande cruauté et barbarie, les tuer, les tenir emprisonnés dans des stalags pour animaux, les fertiliser artificiellement, et priver les mères de leurs petits veaux afin que l’humanité ait assez de lait et de fromage, les tuer à la chaîne par millions chaque jour afin que le cannibale d’animaux, l’homme, puisse se régaler de leur cadavre.

Alors, « Assujettissez-vous la Terre » signifierait également que c’est la volonté de Dieu que réalisent les agriculteurs quand ils épandent des poisons extrêmement toxiques sur les champs, faisant disparaître toute vie, celles des innombrables créatures - petits animaux et des microbes -, qui peuplent le sol. La Terre devrait également se réjouir qu’au cours des multiples conflit qu’ils entretiennent en permanence, les hommes déversent des tombereaux de bombes dévastatrices qui lui infligent de profondes blessures, ou encore qu’ils détournent les fleuves et les cours d’eau pour édifier de gigantesques barrages. On pourrait presque énumérer à l’infini tous les moyens par lesquels les hommes « assujettissent la Terre » c’est-à-dire la torture, elle et la nature qu’elle porte, la violent, l’exploitent, la mutilent, la salissent et finalement la détruisent.

Ainsi donc, si Dieu avait vraiment voulu tout cela en disant « Assujettissez-vous la Terre », alors cette dernière devrait être parfaitement comblée. Mais alors, pourquoi des scientifiques toujours plus nombreux affirment-ils que la guerre que l’homme livre à la nature ne peut en aucun cas être gagné par lui, que c’est la nature et donc la terre qui sortiront vainqueur de ce conflit ? Qu’est-ce qui est juste dans tout cela, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’a vraiment dit Dieu et comment l’homme l’interprète-t-il ? Quoi qu’il fasse, l’homme se trouve toujours des excuses. En réalité, il utilise à son profit ce qui lui convient et délaisse ce qui pourrait l’empêcher de réaliser désirs comme c’est le cas avec la Bible dont il ignore royalement de nombreux passages qui pourraient le contrarier. Mais, les faits actuels en témoignent, tout cela le conduira à son propre malheur.

La Terre est la Mère des hommes, des animaux et de la nature. Elle porte d’innombrables fruits qu’elle destine à l’homme aussi bien qu’aux animaux. Les animaux sont une partie de la Mère Terre. Les animaux portent en eux la conscience de leur Créateur qui est unité. Ils veulent être les amis de l’homme. Avec leur force, ils voudraient servir l’homme. Servir veut également dire que l’homme et l’animal pourraient travailler ensemble, de nombreux animaux ayant plus de force que l’homme. L’animal aime investir sa force. L’amour de Dieu est unité.

Hommes, animaux et nature devraient vivre les uns avec les autres en unité et en paix, devraient s’aider mutuellement et servir mutuellement. L’homme devrait soigner les forêts, travailler les champs selon l’ordre de la vie et selon la volonté divine, c’est à dire faire une agriculture selon la volonté de Dieu, de manière douce et paisible, afin que non seulement l’homme puisse s’en nourrir, mais aussi le mondes de animaux qui fait partie de l’homme, tout comme l’homme, l’animal et la nature font partie de Dieu, notre Père éternel et Créateur.

Détourne-toi de toutes choses abominables accomplies par l’homme, même si ces dernières sont présentées comme « normales », par exemple revêtues du sceau de la « tradition ». Refuse d’y prendre part !

Les Dix Commandements et les enseignements de Jésus-Christ t’aideront à atteindre une vue large, une vue globale, la liberté et une empathie profonde. Alors tu verras, tu entendras et tu ressentiras bien avec le cœur.

La sagesse de Dieu comprend en premier lieu la connaissance selon l’homme n’a pas besoin d’église en pierres parce qu’il est lui-même le temple de Dieu et que l’Esprit de son Père, qui est le Nôtre, le Père de tous, habite en lui.

Le cœur de l’âme c’est Dieu.

De tout cœur je souhaite à tous les lecteurs de cette brochure de trouver Dieu dans leur propre intérieur, car alors s’ouvre la porte vers le cœur ; alors le cœur de l’âme, Dieu, nous guide. Alors on ne voit, on n’entend et on ne ressent bien qu’avec le cœur.

 

Une prière cordiale pour la nature et pour les animaux

Puis-je vous faire, cher lecteur, une demande cordiale ?

Selon le souhait du cœur intérieur, qui est la parole de Dieu, j’ai fondé avec d’autres frères et sœurs, la fondation Gabriele, l’Oeuvre saamlinique de l’amour pour les prochains de la nature et pour les animaux. De nombreux hommes se sont donnés pour tâche de fournir aux animaux un espace vital où ils puissent vivre en toute tranquillité et en paix et selon les modalités de leur espèce. De plus, nous la volonté de venir en aide aux animaux embastillés et finalement exécutés par l’industrie agroalimentaire en éclairant la conscience des hommes à l’aide d’affiches, de tracts et autres, les invitant à ne plus consommer la viande de leurs frères et sœurs animaux. Parallèlement, nous développons toute une gamme de produits végétariens et de conseils pour se nourrir quotidiennement sans viande. Nos efforts vont même au-delà, dans la recherche d’une alternative végétalienne et d’une alimentation qui respecte également la vie végétale. Tout cela à un coût élevé et en particulier l’achat de terres destinées à accroître l’espace vital des animaux.

Si de nombreuses personnes voulaient seulement, de temps à autre, se délester d’un Euro, ou plus si possible, alors ils feraient vraiment quelque chose de bien ! Car chez nous, tout don, qu’il soit grand ou petit, est destiné à la Mère Terre et lui appartient ainsi qu’aux animaux et aux minéraux.

Mon cœur me dit que de nombreuses personnes sont prêtes à aident l’Oeuvre saamlinique de l’amour pour les prochains de la nature et pour les animaux et à la soutenir. Par avance je les en remercie et j’en suis certaine, la Mère Terre également ainsi que tous les êtres vivants qui évoluent ici-bas, les animaux, les plantes et les minéraux.

Dans le cœur brille l’unité. A partir de mon cœur, je vous souhaite de voir, d’entendre et de sentir avec le cœur, car on ne vit bien qu’avec Dieu.

cette brochure est également disponible en format papier à commander à l'adresse ci dessous.

 

 

La Lettre de Gabriele 2 :
 

 

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