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Nr. 15
Les animaux
implorent grâce -
le prophète accuse !
Existe-t-il
deux Dieux universels,
le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus,
ou un seul Dieu d'humeur changeante
?
Quand
j'ai fait sortir vos pères du pays d'Egypte, je ne leur ai rien dit,
rien demandé en fait d'holocauste et de sacrifice ; je ne leur est demandé
que ceci : " Ecoutez ma voix et
je deviendrai Dieu pour vous et vous, vous deviendrez un peuple pour moi.
Suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux. »
Mais ils n'ont pas écouté ; mais ils n'ont pas tendu l'oreille, ils ont
agi à leur guise dans leur entêtement execrable, ils m'ont tourné le dos
au lieu de tourner vers moi leur visage.
Depuis
que leurs pères sortirent du pays d'Egypte jusqu'à ce jour, je n'ai
cessé de leur envoyer tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour
inlassablement.
Mais ils ne
m'ont pas écouté ; mais ils ne m'ont pas tendu l'oreille : ils ont raidi
leur nuque et on été encore plus méchant que leurs pères.
(Jérémie
7,22-28)
Véritablement,
aucune trace de l'enseignement apostolique est restée au sein de notre église...
Nous
avons développé un autre enseignement et une autre dicipline . L'essentiel est
que personne n'est la moindre possibilité de lire quoi que ce soit de
l'évangile, et surtout pas dans sa langue maternelle. Le peut qu'on en lit à la
messe est suffisant.
Tout
ceux qui réfléchissent soigneusement à ce qui se passe dans les églises et qui
observent tout cela de plus près ne manqueront pas de remarquer que notre
enseignement est différent de celui de l'évangile, oui qu'il lui est même
carrément opposé...
(extrait
d'une epertise réalisé par trois évêques
pour le compte du pape Jules III.
Hans-Jürgen Wolf. les péchés de l'église)
Table des matières
Introduction
La parole de Dieu à travers les âges et
jusqu'à nos jours - vérité ou pas ?
Dieu réhabilite Moïse par l'intermédiaire d'autres prophètes
L'enseignement de l'Eglise est dans une
impasse
«Tu devrais...» - Dieu respecte le libre
arbitre de Ses enfants
Jésus de Nazareth s'est engagé pour les
animaux.
Témoignages extraits de «Ceci est Ma Parole»
C'est l'esprit des livres de Moïse qui
soufflent aujourd'hui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques et sanglantes du culte vaudou
Jésus était contre le fait de verser le
sang de quelque manière que ce soit
« ... celui-là devrait être retranché de
sa parenté.»
La mort de la conscience. Ou :
comment on devient dépendant du pouvoir des prêtres
Les cérémonies sacrificielles «comme le
Seigneur l'avait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans l'Ancien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux
Le Nouveau Testament «parachève» l'Ancien
et l' «éclaire». Tous deux sont
«la véritable Parole de Dieu». Les millions de victimes de l'Eglise
Martin Luther - vie et enseignement dans
l'esprit chrétien
de l'amour du prochain ?
«Ce que l'homme inflige aux autres, il se
l'inflige à lui-même».
Que ressent l'animal lorsqu'il est confronté à la souffrance ?
L'animal, objet utilitaire et produit de consommation
Le Dieu de lesprit temporel.
LAncien Testament «accompli» à notre
époque : les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?
«Tuer» ou «assassiner».
Jésus a accompli la Loi et approfondi l'enseignement
Directives pour la violence et pour la
guerre contenues dans
l'Ancien Testament - Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens
Description, dans les livres de Moïse, du
faste des cérémonies
au cours desquelles les prêtres étaient consacrés et revêtus
des habits sacerdotaux
Le sacrifice que Jésus aurait opéré pour
notre rédemption.
«Le bouc émissaire»
Les premiers chrétiens des origines ne
connaissaient
pas de cérémonies
Paul a fait basculer dans la forme le
christianisme des origines
vivant, il a falsifié l'enseignement de Jésus et fondé une religion
d'Etat et une Eglise cultuelle extérieure
Constantin: la coopération entre l'Eglise
et l'Etat. Résidu de
l'enseignement de Jésus - l'Eglise d'Etat, la religion
extérieure du pouvoir
L'Ecriture sainte - Ancien et Nouveau
Testament - est «inspirée
du Saint Esprit»
«Moi, le Seigneur, Je ne varie pas ... ».
Dieu s'oppose aux sacrifices
d'animaux à travers les prophètes ayant succédé à Moïse
Le catéchisme de l'Eglise catholique :
«Dieu a placé les animaux
sous la domination de l'homme... »
Utiliser les animaux - mais surtout «en
tenant compte des
exigences de la morale». «Tu n'aimeras pas les animaux»
La place que la foi protestante attribue aux
animaux. «La viande
d'agneau de Dieu» - le boucher : un prêtre sécularisé ?
Consommer de la viande - une concession
faite par Dieu
à la faiblesse humaine ? Jésus a-t-Il consommé de la viande ?
Extraits du catéchisme protestant sur les
animaux
Jésus de Nazareth parle des «animaux»
dans la
révélation du Christ «Ceci est Ma Parole»
Les animaux implorent grâce - le prophète
accuse
Tel est l'homme cruel
« Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas ... »
(Malachie 3,6)
« Vivre en Dieu ne signifie pas
seulement inclure son prochain mais aussi toutes les autres formes de vie comme les
animaux, les plantes, les minéraux et les pierres, car tout ce qui Est porte en soi la
Vie, Dieu. »
(Ceci est Ma Parole, p. 807,
2ème éd., 1995)
En lisant le titre de
cette nouvelle édition du « Prophète », on se demandera peut-être quel
rapport il y a entre ce thème formulé en forme de question « Existe-t-il deux
Dieux ou un seul Dieu dhumeur changeante ? » et le problème actuel de la
souffrance des animaux. Ces deux aspects ne se situent-ils pas sur des niveaux totalement
différents ?
En vérité, si lon recherche les causes de la souffrance animale
pour tenter de comprendre les raisons du mépris, de la tyrannie des hommes envers les
animaux utilisés comme des objets ou des biens de consommation, on en trouvera
inévitablement les racines dans les pratiques religieuses ancestrales, à savoir dans
lAncien Testament.
Lexpression même « pratiques religieuses » peut
donner à réfléchir. En effet, la religion ayant pour objet la communication avec Dieu
et avec le divin, il est fort douteux que ceux qui exerçaient ce genre de pratiques dans
les temps anciens aient véritablement aspiré à cette communication et, bien plus
encore, quils laient atteinte.
Ce qui suit - il ne sagit
pas dans ce numéro dun dialogue entre le prophète et lun de ses
contemporains, comme ce fut le cas dans les numéros précédents de cette brochure
ne contient pas seulement les propos du prophète mais aussi de nombreux faits et
témoignages présentés sous forme de récits ou de photos qui nous parlent, et ceux qui
ont des oreilles pour entendre, entendront. Ces témoignages nous donnent également à
réfléchir, et ceux qui ont du bon sens seront éclairés. Ils suscitent en nous des
questions, et ceux qui ont encore un coeur pour sémouvoir, saisiront le sens de ce
message. Ce que chacun fera ensuite de ce message et la façon dont il sera incité à
agir, reste en dernier ressort de sa propre responsabilité.
La Parole de Dieu à travers les âges et jusquà
nos jours, vérité ou pas ? Dieu réhabilite Moïse
par lintermédiaire dautres prophètes
Deux mille ans se sont
écoulés depuis lépoque de Jésus de Nazareth. Le Fils de Dieu vint parmi nous en
tant quhomme, en tant que Fils de lhomme, pour nous apporter le message de
Dieu, Son Père qui est aussi notre Père. Le message que Jésus nous a apporté de la
part de Dieu - Son Père et notre Père cest celui de lamour.
Pour les hommes, le chemin qui mène à lamour commence par le
fait de se réconcilier entre eux mais aussi avec les animaux et avec la Terre. Seul ce
chemin permet à lhomme de trouver lunité avec Dieu et avec la création tout
entière, ce qui inclut lunivers.
Dieu est amour. Son être infini est donc amour. Jésus a dit aux
hommes que Son Père et Lui, le Christ, ne sont quun. Ce faisant, Jésus a voulu
indiquer aux hommes que Son message est la vérité issue des cieux, de Dieu, Son Père
qui est également le Père de tous les hommes. Jésus na pas mis de distances entre
Lui et les hommes. Il les a placés à égalité avec Lui en ce sens quils sont fils
et filles de Dieu. En effet, Il a dit : Vous devriez être parfaits comme votre Père
céleste est parfait. (Mt 5, 48). Et Il nous a donné la prière qui commence par ces
mots : Notre Père, qui es aux cieux ... ou encore Notre Père céleste ...
Entre autres, Jésus nous a également communiqué une indication
importante qui figure dailleurs dans la Bible : Nallez pas croire que je
sois venu abroger la Loi ou les prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir
... Avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un point sur le i ne
passera de la Loi avant que tout ne soit arrivé. Dès lors celui qui transgressera un
seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera le
plus petit dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui les mettra en pratique et
les enseignera, celui-là sera grand dans le royaume des cieux. (Mt 5, 17 19)
Jésus a parlé de la Loi éternelle et par conséquent du Dieu
éternel, immuable. De la sorte, Il a affirmé de manière catégorique que les prophètes
envoyés par Dieu ont exprimé la vérité, cest-à-dire proclamé, par la parole
prophétique, la vérité que Dieu est.
Si lon compare «les livres de Moïse» (le Pentateuque) de
lAncien Testament avec les enseignements de Jésus, on ne peut manquer de se
demander très vite où est la vérité : dans ce que dit Jésus - y compris dans le fait
quIl accomplirait la parole des prophètes - ou dans Moïse ? On peut se poser les
mêmes questions en ce qui concerne les prophètes qui ont succédé à Moïse. Le contenu
de leurs paroles diffère sous bien des aspects de ce quavait dit Moïse et parfois
elles expriment même le contraire. Les prophètes de lAncien Testament auraient-ils
prêté leur bouche à des divinités différentes ? Les différences que lon peut
constater entre ce que disent les prophètes nous inclinent à penser quil
existerait plusieurs Dieux. Quant à Jésus, Il nous a également enseigné un Dieu
différent de celui qui a parlé à travers Moïse.
Celui qui croit que les Eglises «chrétiennes» connaissent le
pourquoi de tout cela et peuvent nous aider à sortir de la confusion et du doute et
trouver la clarté et la certitude, sera bien vite déçu. En effet, elles déclarent que
chaque mot de la Bible est vérité issue de Dieu et que par conséquent y sont
retranscrites les paroles authentiques que Dieu a exprimées à travers Moïse. De cela il
résulte entre autres que «Dieu» aurait commandé de tuer des animaux et de les Lui
offrir au cours de sacrifices sanglants et cruels. Lui, le Seigneur, aurait désigné
certains hommes, les prêtres en loccurrence, pour exécuter ces actes sous forme de
rituels dont Il aurait prescrit le détail, «comme le Seigneur lavait commandé à
Moïse».
Selon les dogmes des Eglises, telle serait donc la vérité. Dans ce
cas, quen est-il des autres prophètes de lAncien Testament, tels que Amos,
Esaïe, Jérémie et bien dautres à travers lesquels Dieu a parlé contre
lholocauste, contre toutes les formes de sacrifices dêtres vivants ? Jésus,
le plus grand prophète de tous les temps, sest Lui aussi déclaré contre ces
principes que Dieu aurait soi-disant énoncés à travers le prophète Moïse.
La contradiction existant entre ces différentes «vérités issues de
Dieu» saute aux yeux. Pourtant, si lon sen tient au dogme ecclésiastique,
les deux constituent des vérités.
Examinons une nouvelle fois les différentes représentations que l'on
donne de Dieu :
En ce qui Le concerne, Jésus nous a enseigné le Dieu des Dix
Commandements qui est un Dieu de bonté et de sagesse, un Dieu damour et de
réconciliation, un Dieu Créateur qui est p o u r la vie, p o u r les animaux, p o u r la
nature tout entière.
En comparaison, le «Dieu» du Pentateuque est un Dieu dur, brutal et
cruel qui inflige des peines très lourdes aux hommes, y compris la mort et fait torturer
et abattre sans pitié des animaux pour calmer Sa fureur dans la fumée des holocaustes.
En exigeant ces pratiques cruelles, le «Dieu» des livres de Moïse, dans lAncien
Testament, se serait-il moqué du Dieu des Dix Commandements ?
Ainsi sommes-nous sans cesse renvoyés à cette question : le Dieu de
lAncien Testament - principalement celui contenu dans les «livres de Moïse» -
est-Il différent du Dieu dont parle le Nouveau Testament ? Sil sagit
dun même et unique Dieu, il ny a que deux possibilités : ou bien
lAncien Testament - et principalement les «livres de Moïse» - ont été
falsifiés, ou bien cest Jésus qui na pas dit la vérité. A moins que ce ne
soit Dieu lui-même qui ait changé ?
Dans le numéro 13 de la revue «Le Prophète», cette question
a déjà été traitée en profondeur lors dun entretien ayant réuni le prophète
avec un expert en théologie catholique et un expert en théologie protestante. Toutefois,
nous aimerions la reconsidérer ici, sous laspect particulier du sacrifice
danimaux.
Les premiers chrétiens des origines ne se posaient pas de telles
questions. Pour eux, il allait de soi que la Parole, lenseignement, le message et la
vie de Jésus, le Fils de Dieu, le Christ, était la Parole authentique de Dieu,
quelle dictait par conséquent la volonté de Dieu aux hommes et aux âmes, et
quelle devait également servir de mesure pour tout ce qui avait été et serait
présenté en dautres lieux et en dautres temps comme étant Sa Parole.
Nous naurions aucune raison daborder maintenant le thème
"La Parole de Dieu de tout temps jusquà aujourdhui, vérité ou pas
?" et il naurait pas été nécessaire que Dieu envoie une fois de plus un
prophète enseignant sur cette terre si et vraiment s i - le christianisme des
origines avait progressé dans lesprit de Jésus, le Christ. Mais, il en a très
vite dévié ce qui a permis au mauvais esprit que lon a attribué à Moïse - et
que Jésus a lui-même rectifié à plusieurs reprises - de continuer à agir
jusquà aujourdhui, et cela plus profondément, plus massivement et
globalement, que beaucoup ne le voient. Or, tout ce dont lhomme nest pas
conscient, peut linfluencer et le piloter.
Dieu est amour, bonté et douceur. Il na pas besoin dêtre
amadoué par les pratiques cruelles qui caractérisent les coutumes païennes.
Mais doù viennent les fausses prescriptions que lon trouve
dans le livre de Moïse ? Qui avait intérêt par exemple, à faire de Moïse
lauteur des directives mises en pratique dans les coutumes sanglantes païennes ?
Dieu Lui-même nous donne la réponse ; Il a dit plus tard à travers le prophète
Jérémie:
Car je nai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis
sortir du pays dEgypte, concernant lholocauste et le sacrifice. Mais voici la
prescription que je leur ai faite : Ecoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous
serez mon peuple. Suivez jusquau bout la voie que Je vous prescris, pour votre
bonheur.
Mais ils nont pas écouté ni prêté loreille ; ils ont
suivi le penchant de leur coeur mauvais.
Ils ont tourné vers Moi leur dos, non leur face. Depuis le jour où
vos pères sont sortis du pays dEgypte jusquaujourdhui, Je vous ai
envoyé tous mes serviteurs les prophètes, chaque jour sans me lasser. Mais ils ne
Mont pas écouté, ils nont pas tendu loreille, ils ont raidi leur
nuque, ils ont été pires que leurs pères.
Tu peux leur dire toutes ces paroles : ils ne técouteront pas.
Tu peux les interpeller : ils ne te répondront pas. Dis-leur donc : Voilà la nation qui
nécoute pas la voix de Yahvé son Dieu et ne se laisse pas instruire. La fidélité
nest plus : elle a disparu de leur bouche. (Jér. 7, 22 28)
Cest donc Dieu Lui-même qui a dévoilé à travers Jérémie la
falsification du « Pentateuque » et cest Lui qui a réhabilité le
prophète Moïse.
Moïse est de nouveau réhabilité de nos jours, en partie grâce aux
recherches modernes effectuées sur la Bible qui ont prouvé que la Parole de Dieu donnée
à travers Moïse, telle quelle est retranscrite dans lAncien Testament,
nest pas la parole authentique et quà diverses reprises le texte en a été
délibérément modifié et «rectifié ». De manière unanime, les scientifiques
attribuent aux prêtres une grande part de son contenu tel quil nous est redonné.
Mais il y a autre chose qui plaide en faveur de Moïse. La plus haute
« instance », lintelligence primordiale, la sagesse universelle qui est
aussi la justice, lEsprit du Christ de Dieu, témoigne clairement en faveur de
Moïse dans la grande oeuvre de révélation : « Ceci est Ma Parole, Alpha et
Oméga. LEvangile de Jésus. Le Livre que les véritables chrétiens du monde entier
ont appris à connaître », révélation que le Christ de Dieu nous a donnée en
cette époque à travers Sa prophétesse :
Moïse na pas commandé
ni approuvé les sacrifices danimaux. Mais il nintervint pas contre la
volonté satanique de ceux qui voulaient manger de la viande. Il leur enseigna que manger
et sacrifier des animaux est un péché. Mais devant linsistance des Israélites
entêtés, Moïse dut se taire car ils étaient aussi des enfants de Dieu qui avaient le
libre arbitre. Ils ne voyaient tout quà travers leurs péchés et considérèrent
le silence de Moïse comme une approbation. (p. 592, 2ème éd.)
A plusieurs reprises, lEsprit de
Dieu confirme dans Sa puissante révélation que Moïse fut un loyal serviteur de Dieu qui
redonna fidèlement la Parole de Dieu aux hommes de son époque. Dieu a donc une nouvelle
fois réhabilité Moïse.
Pour celui qui laisse parler son coeur en lisant les Paroles de Dieu
redonnées par Jérémie, les « livres de Moïse » ne peuvent être que les
livres de la caste des prêtres de jadis qui a tout bonnement attribué ses conceptions,
son culte païen cruel et meurtrier au prophète Moïse. Tout porte à croire que les
prêtres ont voulu perpétrer des pratiques païennes anciennes rapportées par les
Israélites de leur esclavage en Egypte.
Lenseignement de lEglise est dans une impasse
En fait, la question
qui sert de sous-titre à cette édition du « Prophète » :
« Existe-t-il deux Dieux universels, le Dieu de Moïse et le Dieu de Jésus, ou un
seul Dieu d'humeur changeante ? » a déjà sa réponse chez le prophète
Malachie. Dieu Lui-même le dit clairement : Oui, moi, le Seigneur, je ne varie pas
(Ml 3, 6)
Il découle de tout ce qui vient dêtre dit que cette affirmation
de lEglise : « La Bible est dans son intégralité la parole directe
et authentique de Dieu » est forcément fausse.
Au cours des explications détaillées qui vont suivre, la lumière de
la vérité scintille - comme à travers les multiples facettes dun cristal poli -
jetant ses éclats dans le brouillard opaque, mélange de vérités et de mensonges qui a
jeté tant de trouble dans de nombreux esprits, tant de désespoir, de désarroi et de
doute dans de nombreux coeurs et qui a contribué largement à créer ce mécanisme de
pression et dillusion que l'on nomme l' «Eglise chrétienne».
La vérité vous libérera (Jean 8, 32) a dit Jésus de Nazareth.
Depuis toujours, la Parole de Dieu est la lumière de la vérité, quIl a donnée
aux hommes à travers les messagers de la lumière des cieux, pour quils puissent se
libérer de leurs charges, de lesclavage intérieur et extérieur, des liens et de
la contrainte. Depuis toujours, ladversaire de Dieu est lennemi de la vérité
et du bien. Il a toujours essayé dobscurcir la lumière. Pour arriver à ses fins,
tous les moyens lui sont bons et labus du Nom de Dieu et du Nom de Jésus, le
Christ, sest révélé lun des plus raffinés nous dirions
aujourdhui : une arme psychologique des plus efficaces pour jeter du fiel
dans le coeur de ceux qui croyaient et respectaient Dieu, pour lier leur âme et les
rendre vulnérables au mensonge, à tout ce qui est contraire au divin.
«Tu devrais
» -
Dieu respecte le libre arbitre de Ses enfants
Dieu, la vérité et la
lumière, est immuable. Cest ce que na cessé denseigner Jésus, le
Christ. De même, les Dix Commandements, que Dieu a donnés aux hommes à travers le
prophète Moïse, nous apprennent le Dieu que Jésus, le Christ, nous a dépeint et qui
na rien dit de toutes les choses que le «Dieu» des «livres de Moïse» aurait
soi-disant prescrites.
Dans les Dix Commandements, Dieu laisse la liberté à chacun de
respecter Ses Commandements ou de ne pas les suivre. Dieu ne contraint pas. Dieu exhorte :
«Tu devrais». Dans «les livres de Moïse» par contre, le «Dieu de
lAncien Testament» donne des prescriptions contraignantes ; il na pas
respecté le libre arbitre de Ses enfants. Dans les Dix Commandements, Dieu ne nous
enseigne ni la cruauté, ni à donner la mort, que ce soit en tuant des êtres humains ou
en abattant des animaux. Si Dieu, lEternel, avait prescrit tout ce qui se trouve
dans le «Pentateuque», Il aurait péché contre Ses propres commandements et Il serait
par conséquent un Dieu pécheur.
Plus dun pourra maintenant arguer que tuer est permis tant
quil ne sagit pas dun assassinat puisque le «Tu ne tueras pas»
est devenu par suite des réflexions les plus récentes de la science religieuse «Tu
nassassineras pas», ainsi même les Dix Commandements ont ils été changés dans
la nouvelle Bible de Jérusalem, édition 1985 -. Sil en était ainsi, Jésus aurait
enseigné quelque chose de faux au jeune homme qui Lui posait cette question : «Maître,
que dois-je faire de bon pour gagner la vie éternelle ?» puisque Jésus lui a
répondu ceci (daprès la même édition de la Bible) : «Pourquoi
Minterroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la
vie, respecte les commandements. Lesquels ? Lui demanda-t-il. Jésus répondit : tu ne
tueras point, tu ne commettras pas dadultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas
de faux témoignage. Honore ton père et ta mère ! Enfin : tu aimeras ton prochain comme
toi-même.»(Mt 19, 17 19)
Jésus a donc dit : «respecte les commandements» et Il a
exhorté le jeune homme : «tu ne tueras point.» Jésus na pas dit : «tu
nassassineras point.» Il na pas dit non plus : «tu ne tueras que dans des
cas exceptionnels.»
Jésus de Nazareth sest engagé pour les
animaux. Témoignages extraits de
«Ceci est Ma Parole»
Par ailleurs, Jésus
na pas fait de distinction à ce sujet entre lhomme et lanimal, car le
commandement dit : «Tu ne tueras point» ; cest une affirmation générale
qui signifie que nous ne devrions tuer ni hommes ni animaux.
Dans Ceci est Ma Parole nous pouvons lire entre autres ce que le
Christ a voulu faire comprendre aux hommes de Son époque, y compris en ce qui concerne le
traitement des animaux.
En tant que Jésus de Nazareth, Jai parlé à beaucoup dhommes
de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la
souffrance et la joie. De même que lhomme doit être pour son prochain et non
contre lui, de même il devrait aussi être pour les animaux et en porter la
responsabilité parce quils sont au service de lhomme.
Jai continuellement
enseigné aux hommes que les animaux sont aussi des créatures de Dieu que lhomme ne
devrait pas mépriser mais aimer. Celui qui les bat et les martyrise fera un jour une
expérience identique ou comparable dans son âme ou dans son corps. Car ce que
lhomme fait à son prochain et aux créatures qui lentourent, les animaux, il
se linflige à lui-même. (p. 429, 2ème éd.)
La Bible relate lépisode au cours
duquel Jésus nourrit cinq mille hommes en disant quIl aurait donné à manger du
pain mais aussi du poisson à la foule rassemblée. Chez Marc, il est écrit :
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons et, levant Son regard vers
le ciel, Il prononça la bénédiction, rompit les pains et les donna aux disciples pour
quils les offrent aux gens. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. (Mc
6, 41)
Les poissons ne sont-ils pas des animaux, pourrait-on alors dire ? Dans
Ceci est Ma Parole, nous lisons ce qui sest vraiment passé :
Mes disciples Mapportèrent des pains et des raisins pour les
multiplier. Ce jour-là on Mapporta aussi des poissons morts pour leur
multiplication. En prenant cette substance morte dans Mes mains, Jexpliquai aux
hommes que le potentiel de force du Père, la grande force de vie sen était en
majeure partie retirée et que Je nallais pas créer des poissons vivants pour
quils soient ensuite tués.
Jexpliquai aux hommes que la vie est présente dans toutes les
formes dexistence et que lhomme ne devrait pas supprimer la vie
volontairement. Les hommes et en particulier les enfants, Me regardèrent tristement. Ils
ne purent pas Me comprendre parce quils se nourrissaient essentiellement de poisson,
de pain et de peu dautres choses. Je leur parlai alors en ces termes : les
énergies de la terre conservent encore un peu les poissons morts. Ainsi Je ne vous
donnerai pas des poissons vivant de lEsprit du Père mais à partir de
lénergie de la terre, Je créerai pour vous des poissons morts, cest-à-dire
pauvres en énergie. Ils ne seront jamais vivants et de ce fait ne pourront pas être
tués. Je veux vous montrer le goût de ce qui est vivant, le pain et les fruits, et en
comparaison celui de la nourriture morte.
Et à partir des énergies de la terre, Jai créé pour eux des
poissons contenant peu de substance spirituelle. Je leur ai donné ces poissons morts en
leur demandant de les manger avec le pain et les fruits pour quils sachent faire la
différence entre la nourriture vivante et la nourriture morte, entre celle de haute
vibration et celle de basse vibration.
Cest dans ce sens que
Jai instruit les hommes. (p. 378 379, 2ème éd.)
Nous voyons ici combien de ménagement,
de compréhension et de sensibilité Jésus a déployés vis-à-vis de Ses semblables et
comment Il a su leur montrer lévidence des Lois de Dieu à travers une situation
concrète.
Dans Ceci est Ma Parole, le Christ nous donne encore les
indications suivantes :
Celui qui aime son prochain de manière désintéressée ne fera pas
usage de la violence contre lui, ni ne le tuera. De plus, quelquun qui aime son
prochain avec désintéressement, ne tuera pas délibérément des animaux. Quelquun
qui respecte hommes et animaux na plus dintentions belliqueuses car il
respecte les Lois de Dieu qui incluent également les lois de la nature. Quelquun
qui sefforce de mettre en pratique les Lois de Dieu, se détachera toujours plus de
la nourriture carnée ; il acceptera avec reconnaissance les dons de la terre,
cest-à-dire la nourriture que Dieu offre à Ses enfants humains. (p. 475, 2ème
éd.)
En tant que Jésus, le Christ sest engagé pour les animaux
chaque fois que cela Lui a été possible. Le fait que lon ne trouve pas trace de
cela dans la Bible na rien détonnant car après le Christ, ce nétait
pas lintérêt de la caste des prêtres de dispenser au peuple lenseignement
de Jésus de Nazareth, mais bien plus de dispenser le sien, lenseignement de
lEglise aspirant au pouvoir sur terre. Ainsi ni laspect de
« lanimal » ni le commandement de Jésus de sabstenir de manger de
la viande nont été pris en considération dans le Nouveau Testament de
« lEcriture sainte ».
Continuons à lire dans Ceci est Ma Parole, comment Jésus a
réagi à la souffrance des animaux.
1. Un jour, le Seigneur
quitta la ville et traversa les montagnes avec Ses disciples. Ils arrivèrent sur une
montagne dont les chemins étaient très escarpés et firent la rencontre dun homme
et de sa bête de somme.
2. Mais le cheval était tombé à terre dépuisement parce
quil était surchargé. Lhomme le battait à sang. Jésus vint vers lui et
dit : « Fils de la cruauté, pourquoi frappes-tu ta bête ? Ne vois-tu
donc pas quelle est beaucoup trop faible pour la charge quelle doit porter, ne
sais-tu pas quelle souffre ? »
3. Mais lhomme Lui répliqua : « De quoi
Toccupes-Tu ? Je peux battre ma bête autant quil me plaît car elle
mappartient et je lai payée assez cher. Demande à ceux qui
Taccompagnent et qui habitent près de chez moi, ils le savent aussi. »
4. Et plusieurs disciples répondirent : « Oui, Seigneur, ce
quil dit est vrai, nous étions là quand il la achetée. » Et le
Seigneur répondit : « Ne voyez-vous donc pas comme elle saigne,
nentendez-vous pas ses soupirs et ses plaintes ? » Mais ils
répondirent : « Non, Seigneur, nous nentendons ni ses soupirs, ni ses
plaintes ! » ...
5. Le Seigneur devint triste et dit : « Malheur à vous,
cest linsensibilité de vos coeurs qui vous empêche dentendre ses
pleurs et ses cris de pitié vers son Créateur céleste. Trois fois malheur à celui
contre lequel se dirigent ses cris et ses lamentations dans sa douleur ! » ...
6. Et Il fit un pas et toucha le
cheval. La bête se leva et ses blessures étaient guéries. Mais à lhomme Il dit
ceci : « Va ton chemin et ne la bats plus jamais, si toi aussi tu espères un
jour trouver pitié. » (p. 203 209, 2ème éd.)
Jésus ne portait pas seulement les hommes et les
animaux dans Son grand coeur mais la nature toute entière. Il était en communication
avec toutes les formes de la création, y compris les astres et les éléments. Il nous
est rapporté quIl a commandé aux tempêtes de sapaiser et que leau Le
portait afin quIl pût marcher dessus. Tout comme Il a enseigné à Ses frères et
à Ses soeurs quand Il était Jésus, Il nous enseigne aujourdhui dans Ceci est Ma
Parole :
Dans tout ce qui Est, respectez, estimez et louez la force du Créateur !
Voyez : chaque homme porte au plus profond de son âme tout ce qui est force et lumière.
Le corps spirituel dans lêtre humain est la substance de tout Etre parce que Dieu,
le Père éternel, a tout donné en tant quessence, en héritage à chacun de Ses
enfants. LEsprit éternel est dans toutes les formes de vie et Il sécoule de
toutes les formes de vie.
Dès que lêtre humain est devenu un enfant conscient de Dieu, la
Toute-Puissance de Dieu est à son service, à travers toutes les formes de vie, la
pierre, le bois, le feu et leau, à travers les fleurs, les herbes, les plantes et
les animaux. Tous les astres servent celui qui vit en Moi, lEsprit de la vérité.
Quand la force du créateur peut imprégner lêtre créé parce que son âme est
lumineuse et pleine de force, il redevient consciemment lenfant, le fils ou la fille
de linfini ; il a recueilli à nouveau son héritage, la force universelle.
Chaque journée sur la terre est
un cadeau fait à lhomme pour quil puisse se reconnaître et se trouver
lui-même. Les règnes naturels soffrent à lhomme. Le feu et leau le
servent le jour comme la nuit et les astres aussi. Voyez les richesses que la journée
offre à chacun !
(p. 180, 2ème éd.)
Avant de passer aux textes des livres
de Moïse, citons encore un passage de Ceci est Ma Parole concernant la vie de Jésus de
Nazareth :
1. En allant vers Jéricho, Jésus rencontra un homme avec de jeunes
pigeons et une cage pleine doiseaux quil avait attrapés. Et Il vit leur
désolation davoir perdu leur liberté et vit aussi quils souffraient de faim
et de soif.
2. Et Il dit à lhomme : «Que fais-tu deux ?» Et
lhomme répondit : «Je gagne ma vie en vendant les oiseaux que jai
attrapés.»
3. Et Jésus lui dit : «Que penserais-tu, si un plus fort ou plus
avisé que toi te faisait prisonnier, tattachait, toi ou ta femme ou tes enfants et
te jetait en prison pour te vendre à son propre profit et pour gagner sa vie ainsi ?
4. Ces créatures ne sont-elles pas tes prochains, seulement plus
faibles que toi ? Et est-ce que ce nest pas le même Dieu, Père et Mère, qui
soccupe delles comme de toi ? Laisse tes petits frères et tes petites soeurs
en liberté, et prends garde à ne plus recommencer cela, mais à gagner ton pain
honnêtement.»
5. Et lhomme fut stupéfait de ces paroles et de Son autorité et
rendit la liberté aux oiseaux. Les oiseaux en sortant senvolèrent vers Jésus et
se posèrent sur Ses épaules et chantèrent pour Lui.
6. Et lhomme Lui
posa des questions sur son enseignement, et il continua son chemin et apprit le métier de
vannier. Par ce travail, il gagna son pain et il détruisit ses cages et ses pièges et
devint un disciple de Jésus. (p. 494-495, 2ème éd.)
Cest lesprit des livres de Moïse qui
souffle aujourdhui dans les Eglises.
Parallèles avec les cérémonies magiques
et sanglantes du culte vaudou
Jésus est venu, comme
Il la dit, pour accomplir la Loi de Dieu. Il la fait par Sa vie et Ses
oeuvres. Et Il a enseigné comment nous, êtres humains, pouvons accomplir la Loi des
cieux dans chacun des pas de notre vie quotidienne ; à ce sujet, le témoignage essentiel
dont nous disposons est Son Sermon sur la Montagne.
Avant de nous interroger sur le fait que le véritable chemin
chrétien, le chemin de la succession de Jésus, nait pas été suivi par bon nombre
de ceux qui se disent chrétiens, revenons encore une fois aux livres de Moïse. Les
enseignements et prescriptions qui sy trouvent, tout comme le système de domination
socio-religieux qui en découle, ont agi jusquà la venue du Christ sur terre en
Jésus bien que Dieu ait sans cesse envoyé Ses messagers, les prophètes, pour éclairer
le peuple et le mener à la véritable foi et à la véritable vie. Laveuglement des
hommes qui en résulta, ainsi que la charge qui pesa sur leur âme, fut lune des
principales raisons au fait que Jésus nait pas été accepté ni reconnu par Ses
contemporains et quIl ait eu à gravir le chemin du Golgotha. Cest aussi
pourquoi, après sa mort physique, des courants négatifs sinfiltrèrent très vite
parmi les premiers chrétiens des origines et finirent par simposer.
Le christianisme naissant, ainsi appelé du nom du Christ, navait
pourtant rien à voir avec le Christ. S'il présentait des formes de vie socio-religieuse
différentes de celles décrites dans les livres de Moïse, il ne s'agissait en fait que
d'apparences. Mais que dire de ses véritables racines ? Aujourd'hui, celles-ci continuent
de produire des fruits de même espèce, de même contenu. Et Jésus n'a-t-Il pas dit :
"Vous les reconnaîtrez à leurs fruits."
Dans le passage suivant, extrait
du 3ème livre de Moïse, le Lévitique, on peut saisir quel esprit souffle lors des
cérémonies :
Si cest un holocauste de gros
bétail quon veut présenter, on apporte un mâle sans défaut ; on le présente à
lentrée de la tente de la révélation, pour être agréé par le Seigneur. On
impose la main sur la tête de la victime, laquelle est agréée en faveur de
loffrant - pour faire sur lui le rite dabsolution - ; on égorge cet animal
devant le Seigneur, et les prêtres, fils dAaron, présentent le sang puis aspergent
de ce sang le pourtour de lautel qui se trouve à lentrée de la tente de la
révélation ; on dépouille la victime et on la dépèce par quartiers ; alors les fils
du prêtre Aaron mettent du feu sur lautel et disposent des bûches sur ce feu ; les
prêtres, fils dAaron, disposent les quartiers - la tête et la graisse y compris -
sur les bûches placées sur le feu de lautel ; on lave avec de leau les
entrailles et les pattes, puis le prêtre fait fumer le tout à lautel. Cest
un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
Sil sagit de présenter un holocauste de petit bétail,
pris parmi les agneaux ou les chevreaux, on apporte un mâle sans défaut ; on
légorge du côté nord de lautel, devant le Seigneur ; alors les prêtres,
fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de lautel ; on le dépèce par
quartiers - la tête et la graisse y compris - et le prêtre les disposent sur les bûches
placées sur le feu de lautel ; on lave avec de leau les entrailles et les
pattes, puis le prêtre présente et fait fumer le tout à lautel. Cest un
holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur.
Si cest un holocauste doiseau quon veut présenter au
Seigneur, on apporte un présent pris parmi les tourterelles ou les pigeons ; le prêtre
le présente à lautel ; il en arrache la tête et la fait fumer à lautel ;
puis il fait gicler le sang sur la paroi de lautel ; on en détache le jabot avec
son contenu et on le jette à côté de lautel, à lest, à lendroit où
lon dépose les cendres grasses ; on fend loiseau entre les ailes - on ne les
sépare pas - puis le prêtre le fait fumer à lautel sur les bûches placées sur
le feu. Cest un holocauste, un mets consumé, un parfum apaisant pour le Seigneur. (Lévitique
1, 3-17)
« Un parfum apaisant pour le Seigneur ». Pourquoi
aurait-il fallu rasséréner le Seigneur au moyen de ce parfum soi-disant
« apaisant » qui navait certainement rien dagréable mais relevait
plutôt de la puanteur ? Selon les enseignements de Jésus, Dieu est lamour, la
conciliation, la miséricorde et la bonté, léquilibre en toutes choses. Dans ces
conditions, pourquoi faudrait-il Lapaiser ? Ce sont les animaux qualifiés de
sauvages nous disons parfois les bêtes féroces que lon calme ou que
lon attire dans des pièges à laide de quartiers de viande. A-t-on pensé ou
voulu nous faire croire que Dieu, lAbsolu, lUniversel et Eternel pouvait être
manipulé, comme cest souvent le cas pour nous autres, êtres humains, qui sommes
nous-mêmes manipulés ou qui essayons de manipuler les autres ? Une telle tentative
témoigne dun grand éloignement de Dieu. Dieu na pas de faiblesse. Cest
pourquoi Il ne peut pas être manipulé.
Continuons à parcourir le Lévitique :
Quand on apporte en présent au Seigneur une offrande, le présent doit
consister en farine sur laquelle on verse de lhuile et on met de
lencens ; on lapporte aux prêtres, fils dAaron, et on en prend une
pleine poignée - de la farine, de lhuile avec tout lencens puis le
prêtre fait fumer à lautel ce mémorial. Cest un mets consumé, un parfum
apaisant pour le Seigneur. Le reste de loffrande est pour Aaron et ses fils ;
cest une part très sainte parce quelle provient des mets consumés du
Seigneur. (Lévitique 2, 1-3)
Les restes de loffrande qui revinrent à Aaron et à ses fils
étaient certainement la meilleure part. En est-il autrement de nos jours ? Les démunis
continuent à se nourrir des miettes tombées de la table des riches parmi lesquels on
compte les « dignitaires » ecclésiastiques.
Ce qui est « saint », voire « très saint »,
revient de droit aux prêtres. Dieu aurait-Il instauré une caste de prêtres, en
loccurence à travers Moïse ? En vérité, ils se sont eux-mêmes attribués la
dignité de ce qui est « saint » et lont décrétée héréditaire,
indépendamment du véritable état de « dignité » des individus quils
étaient.
Dans le Lévitique, on peut encore lire :
Si quelquun présente un sacrifice de paix :
Si on présente du gros bétail, que ce soit un mâle ou une femelle,
on présente devant le Seigneur un animal sans défaut ; on impose la main sur la
tête de la victime présentée que lon égorge à lentrée de la tente de la
révélation ; alors les prêtres, fils dAaron, aspergent de son sang le
pourtour de lautel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé
pour le Seigneur, la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus
des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi quaux lombes
- quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis les fils
dAaron font fumer cela à lautel, en plus de lholocauste qui est sur les
bûches placées sur le feu ; cest un mets consumé, un parfum apaisant pour le
Seigneur.
Si on présente du petit bétail au Seigneur comme sacrifice de paix,
on présente un animal sans défaut, mâle ou femelle. Si cest un agneau quon
apporte en présent, on le présente devant le Seigneur ; on impose la main sur la
tête de la victime présentée que lon égorge devant la tente de la
révélation ; alors les fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de
lautel ; de ce sacrifice de paix, on présente en mets consumé pour le
Seigneur, les parties grasses : la queue tout entière - quon détache au
niveau du sacrum - la graisse qui enveloppe les entrailles, toute celle qui est au-dessus
des entrailles et les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi quaux lombes
- quant au lobe du foie, on le détache en plus des rognons - ; puis le prêtre fait
fumer cela à lautel ; cest un aliment consumé pour le Seigneur. Si
cest une chèvre que lon présente, on la présente devant le Seigneur ;
on impose la main sur sa tête et on légorge devant la tente de la
révélation ; alors les fils dAaron aspergent de son sang le pourtour de
lautel ; (Lévitique 3, 1 13)
En parcourant ces descriptions de cérémonies sanglantes à caractère
magique, on ne peut sempêcher de faire le rapprochement avec le culte vaudou. Le
dictionnaire (Duden) en donne la définition suivante : « vaudou », culte
secret et syncrétique, composé danimisme originaire dAfrique mêlé
déléments du rituel catholique, à caractère magique et religieux, répandu à
Haiti. Dans le dictionnaire de Meyer, il est écrit : nom dun culte secret et
syncrétique largement répandu à Haiti, dans lequel des danses extatiques destinées à
mener les participants à une identification avec les dieux prennent une place
prépondérante.
Si le culte vaudou est imprégné déléments du catholicisme, il
ne doit certainement pas cet « enrichissement » au fruit du hasard. En
loccurence, se pourrait-il que cela résulte de la loi dattirance existant
entre des éléments qui se ressemblent ? Si oui, tous ceux qui versent des impôts à
lEglise* (en Allemagne et dans dautres pays) feraient bien de se demander
pourquoi ils versent leur obole.
Continuons à parcourir le Lévitique :
La peau du taurillon, toute sa chair y compris la tête et les pattes, les
entrailles et la fiente, en un mot tout le reste du taurillon, il le fait porter hors du
camp, dans un endroit pur, là où lon déverse les cendres grasses et il le brûle
sur un feu de bûches ; cest à lendroit où lon jette les cendres
grasses quil est brûlé. (Lv 4, 11 12)
Ici nous apprenons ce quest un « endroit pur » !
Ceux qui veulent continuer à sinformer sur les horreurs cruelles
des traditions païennes les plus noires peuvent examiner ce qui suit :
Quand un individu pèche en ce que ayant entendu la formule
dadjuration et étant témoin pour avoir vu ou avoir appris quelque chose, il
nannonce pas ce quil sait, alors il porte le poids de sa faute ; ou bien
quand un individu sans sen rendre compte, touche nimporte quoi dimpur
cadavre danimal sauvage impur, cadavre de bête domestique impure, cadavre de
bestiole impure -, alors il devient impur et coupable ; ou bien quand, sans sen
rendre compte, il touche une impureté humaine toute impureté qui rend impur -,
alors, dès quil lapprend, il devient coupable ; ou bien quand un
individu sans sen rendre compte, laisse ses lèvres prononcer un serment
irréfléchi qui lui fait tort ou qui lui profite en toute question où un homme
peut faire un serment irréfléchi -, alors, dès quil lapprend, il devient
coupable. Quand un individu est coupable en lun de ces cas, il doit confesser en
quoi il a péché, puis apporter à titre de réparation pour le Seigneur, à cause du
péché quil a commis, une femelle de petit bétail, agnelle ou chèvre, comme
sacrifice pour le péché ; alors le prêtre fera sur lui le rite dabsolution
de son péché.
Si quelquun na pas les moyens de se procurer une pièce de
petit bétail, il peut apporter au Seigneur, à titre de réparation pour le péché
commis, deux tourterelles ou deux pigeons, lun servant à un sacrifice pour le
péché et lautre à un holocauste. Il les apporte au prêtre qui présente en
premier celui du sacrifice pour le péché ; il en arrache la tête en avant de la
nuque - mais il ne la sépare pas - ; du sang de la victime, il asperge la paroi de
lautel , puis il fait gicler le reste du sang à la base de lautel :
cest un sacrifice pour le péché. (Lv 5, 1 9)
Jésus était contre le fait de
verser le sang de quelque manière que ce soit
Jamais Jésus na
versé le sang ni approuvé que le sang soit versé. La phrase quIl a
prononcée : Tous ceux qui prennent lépée périront par lépée (Mt
26, 52) sapplique également au monde animal et à la nature tout entière et il ne
sagit pas ici uniquement du fait de tuer par lépée. Il y a plusieurs degrés
dans le manque damour. Les animaux ressentent de manière très fine là où le
coeur des hommes est souvent dur et insensible.
Rien ni personne ne peut nous « absoudre » de nos erreurs,
sauf notre Rédempteur le Christ, dont la force et la lumière rédemptrice demeurent en
chacun de nous. Afin quIl parvienne à libérer notre âme dune faute inscrite
en elle, il nous est demandé de nous repentir pour la dureté de nos sentiments,
sensations, pensées, paroles et actes, de demander pardon du fond du coeur à la personne
contre laquelle nous avons péché cela vaut également en cas de mauvaise action
envers les règnes de la nature -, le cas échéant de pardonner à ceux qui ont mal agi
contre nous, de réparer du mieux possible ce dont nous sommes responsables, dans la
mesure où cela est encore possible, et de ne plus répéter les aspects négatifs dont
nous avons pris conscience. Alors seulement il est possible à Dieu de nous pardonner,
comme nous le prions du reste dans le « notre Père » depuis 2000 ans :
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons également à ceux qui nous ont offensés
...
Cela ne sapplique pas seulement au sacrifice des animaux,
mais inclut que cela soit visible ou invisible toutes les choses méchantes,
méprisantes, cruelles ou irrévérencieuses qui émanent de nous. Cela concerne aussi
notre manque de compréhension et notre manque dégards pour autrui ainsi que notre
indifférence envers lui qui ajoutent encore à nos fautes déjà existantes. Ceci vaut
pour lhumanité dans son ensemble ainsi que pour chaque individu en particulier.
Le Christ est opposé au fait de verser le sang de quelque manière que
ce soit. Quand le Christ sexprime à notre époque, par la parole prophétique, à
propos du sacrifice des animaux ainsi que des essais effectués sur eux en laboratoire et
de toutes les autres formes de violation de la création et de la sagesse universelle de
Dieu par la science, Il utilise fréquemment le terme d« abomination ».
Les êtres humains devraient considérer les animaux, qui sont nos
prochains des règnes de la nature, comme leurs petits frères et leurs petites soeurs car
- bien quils naient commis aucune faute envers Dieu, la Loi, comme ce
nest pas le cas des êtres de la chute - ils les ont accompagnés dans les
profondeurs pour que lhumanité puisse se réjouir malgré tout de la vie de la
nature et établir avec elle une communication fondée sur lamour. La nature aspire
à servir lhomme, ce qui ne signifie pas que celui-ci soit en droit de la torturer,
de lassassiner ou de sen repaître tel un cannibale. Lhomme, qui au plus
profond de lui est un être issu de Dieu, se révèle bien plus souvent comme un être de
la cruauté.
« ... celui-là devrait être retranché de sa parenté. »
La mort de la conscience. Ou : comment on devient
dépendant du pouvoir des prêtres
Dans ce qui suit, le
« Dieu » qui parle dans les « livres de Moïse » sexprime de
nouveau à lopposé des enseignements de Jésus et du même coup contre Ses propres
Commandements. On lit par exemple dans le Lévitique :
... et celui qui aurait touché quoi que ce soit dimpur,
impureté humaine, animal impur ou toute bête interdite et impure puis mangerait de la
chair du sacrifice de paix offert au Seigneur, celui-là serait retranché de sa parenté.
(Lv 7, 21)
La graisse dune bête crevée et la graisse dune bête
déchiquetée peut servir à tout usage mais vous ne devez pas la manger. Assurément,
quiconque mangerait la graisse dune bête dont il aurait présenté quelque chose en
mets consumé pour le Seigneur, celui-là, pour en avoir mangé, serait retranché de sa
parenté. (Lv 7, 24-25)
« Retranché », signifie ici « exercer la peine de
mort par lapidation », comme cela était en vigueur à cette époque. La lapidation
était chose courante en Israël du temps de Jésus de Nazareth. Souvenons-nous par
exemple de la femme adultère que Jésus sauva in extremis de la lapidation. Jésus
Lui-même faillit un jour être mis à mort de la sorte par Ses contemporains en
application des « Lois de Dieu données à travers Moïse ». Cependant,
« Il traversa la foule et sen alla. »
En son chapitre 11, le 3ème livre de Moïse, le Lévitique, décrit de
façon détaillée quels animaux sont considérés comme purs et quels sont res sur la
justice mais selon la mesure que constitue les Dix Commandements. Cependant, les habitudes
de lhomme et son environnement linfluencent et imprègnent sa conscience.
A la lecture de ces récits cruels de sacrifices danimaux et de
lapidation dêtres humains, nous pouvons aller plus loin que le simple fait de nous
demander ce que ces animaux ont bien pu endurer lors de ce supplice.
Ainsi, nous pourrions également essayer de comprendre ce qua pu
ressentir un homme dautrefois en nous représentant la scène suivante : deux jeunes
hommes du peuple avaient mangé du lapin. Après lavoir attrapé ils lavaient
fait rôtir. Selon les chapitres 10 et 11 du Lévitique, ils étaient donc impurs
jusquau soir mais sen étaient accommodés. Cependant lorsque les deux amis
sont entrés soit par inconscience soit par provocation dans le lieu où se
trouvaient les offrandes «saintes», lun deux a été reconnu et condamné à
être lapidé. Lautre na pas été suspecté. La lapidation sest
déroulée conformément à ce qui est écrit dans le Lévitique :
Le Seigneur adressa la parole à Moïse : «Parle à Aaron et à ses fils
des cas où, pour ne pas profaner mon saint nom, ils doivent se tenir à lécart des
saintes offrandes que les fils dIsraël me consacrent ; cest moi, le Seigneur.
Dis-leur : dâge en âge, tout homme de votre descendance qui, en état
dimpureté, sapproche des saintes offrandes que les fils dIsraël
consacrent au Seigneur, celui-là sera retranché de devant moi. Cest moi, le
Seigneur.» (Lv 22, 1 3)
Plaçons-nous à la place du jeune homme qui a survécu après la
lapidation de son ami.
Un sentiment de culpabilité le ronge. Il sinsurge contre ce
jugement et cette punition cruels qui auraient dû normalement latteindre
également. Il se rebelle contre les prêtres qui ont prononcé ce verdict mais il doit
quand même finir par admettre quils nont fait quexécuter ce que «Dieu
a commandé à Moïse». Alors cest contre ce Dieu qui a proclamé une loi aussi
impitoyable que se dirige sa révolte. Pourtant, sil finit par admettre que Dieu est
«juste», quIl est linstance suprême qui ne saurait se tromper, il commence
à douter de lui-même. Il observe que les autres nont visiblement aucun scrupule à
lapider quelquun ; il en conclut que ses sentiments et son sens de la justice sont
faussés puisque les prêtres institués par Dieu ainsi que les membres de sa tribu
ressentent et pensent autrement que lui. Aussi prend-il la décision de changer sa
manière de voir les choses et de sorienter à lavenir strictement sur les
prêtres et sur les autres plutôt que de réfléchir par lui-même et de prendre ses
décisions librement. Désormais, il ne se tournera plus vers lui-même.
Pour connaître la valeur de ses pensées et de ses actes mais se
comportera comme le font les autres, même si son cur lui dicte un autre choix,
parce que «Dieu le veut ainsi».
Un processus dadaptation sentame. Le caractère de cette
personne se met à changer. Elle ne vit pour ainsi dire plus sa propre vie. Son coeur
devient froid, ses sentiments sémoussent et sengourdissent, son être devient
dur. Limage quil a de Dieu se trouble et sassombrit. Il ne peut plus
avoir confiance en ce Dieu vengeur et irrité et encore moins Laimer. Ses prières
ne sont plus sincères et pour finir il lui est plus commode de disposer de prières
toutes faites à réciter.
Au bout de quelque temps, il finit par devenir un conformiste,
obéissant fidèlement aux prêtres et à la «tradition». Cet homme ne se fie plus à sa
seule mesure intérieure, à sa conscience, mais pense et agit par la force de
lhabitude, sans discernement.
Désormais, on peut se fier à lui, à sa loyauté, à son obéissance,
à sa fidélité : il est dans la «ligne».
Voici donc à peu près comment les choses auraient pu se passer
autrefois. En théorie, du moins, par contre du point de vue pratique, il est peu probable
quun homme ait pu atteindre lâge adulte sans être déjà imprégné des
usages religieux traditionnels incluant le fait de pratiquer le sacrifice des animaux et
de lapider des êtres humains.
Le processus intérieur que nous venons de décrire à linstant
sest répété, à quelques variantes près, un nombre incalculable de fois au cours
de lhistoire.
Pensons par exemple à ce qui sest passé au Moyen-Age en Europe
où bon nombre de situations similaires et de conflits de conscience ont été provoqués
par linquisition. Les prêtres négorgeaient plus eux-mêmes les animaux, ils
les faisaient abattre. Ils nallumaient plus eux-mêmes les bûchers sur lesquels
étaient brûlés des hommes droits et sincères qui sétaient simplement dressés
contre le mensonge - par fidélité au Dieu unique, véritable et miséricordieux - et qui
le payaient de leur vie. Les prêtres se contentaient « seulement »
délever un crucifix devant la victime et de la bénir, dentonner des chants
de louange à la gloire du Seigneur, de donner labsolution et de distribuer des
indulgences à ceux qui avaient ramassé le bois pour construire le bûcher ...
Les cérémonies sacrificielles
«comme le Seigneur lavait ordonné à Moïse».
La loi de cause à effet était connue dans lAncien Testament.
Jésus était opposé au sacrifice des animaux
Revenons au thème du
sacrifice des animaux dans lAncien Testament. Si lon veut en savoir plus sur
lart du vaudou, il suffit de continuer à lire le Lévitique :
Il présenta le bélier de lholocauste ; Aaron et ses fils
imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse légorgea et aspergea le
pourtour de lautel avec le sang ; Moïse dépeça par quartiers le bélier, dont il
fit fumer la tête, les quartiers et la graisse ; Moïse lava à leau les entrailles
et les pattes et il fit fumer à lautel tout le bélier ; ce fut un holocauste, un
parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour le Seigneur, comme le Seigneur lavait
ordonné à Moïse.
Il présenta le second bélier comme bélier dinvestiture ; Aaron
et ses fils imposèrent la main sur la tête du bélier ; Moïse légorgea et prit
du sang ; il en mit sur le lobe de loreille droite dAaron, sur le pouce de sa
main droite et sur le pouce de son pied droit ; Moïse présenta les fils dAaron et
mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le
pouce de leur pied droit ; puis Moïse aspergea le pourtour de lautel avec le sang ;
il prit les parties grasses - la queue, toute la graisse qui est au-dessus des entrailles,
le lobe du foie et les deux rognons avec leur graisse - ainsi que le gigot droit ; dans la
corbeille des pains sans levain qui se trouve devant le Seigneur, il prit un gâteau sans
levain, un gâteau à lhuile et une crêpe, quil plaça par dessus les
graisses et le gigot droit ; il mit le tout sur les mains dAaron et sur les mains de
ses fils et il le fit offrir avec le geste de présentation devant le Seigneur.
Moïse le reprit de leurs mains et le fit fumer à lautel avec lholocauste ;
ce fut un sacrifice dinvestiture, un parfum apaisant, ce fut un mets consumé pour
le Seigneur. (Lv 8, 18 28)
Celui pour qui de
telles scènes macabres ne suffisent pas peut en lire davantage :
Aaron sapprocha de lautel et égorgea le veau du
sacrifice pour son propre péché ; les fils dAaron à travers le prphète
Jérémie, comme nous lavons déjà vu plus haut.
Ce que dit Jésus, le Christ, montre parfaitement que le nom de Moïse
a été utilisé pour couvrir la cruauté du culte païen. Dans le livre Ceci est Ma
Parole, le Christ révèle Lui-même : « Je Suis venu pour abolir les
sacrifices et les fêtes sanglantes » signifie : Je suis venu pour enseigner
lEvangile, la Loi de lamour, et la vivre en exemple pour que vous voyiez que
seul celui qui respecte les Lois divines est riche intérieurement en force spirituelle.
Les hommes possédant des valeurs intérieures ne manqueront de rien. Lhomme riche
dans son coeur est avec et non contre son prochain, et ainsi avec Dieu, la vie qui est la
plénitude. Des hommes ayant des valeurs intérieures sont aussi avec les règnes animal
et végétal, et non contre ce que Dieu a créé. Celui qui soppose à son prochain
se battra avec lui et le tuera. Celui qui est contre son prochain ne respectera pas non
plus les autres formes de vie, quil sagisse des animaux, des plantes ou des
pierres.
Celui qui est contre la vie en Moi, le Christ, est affamé et assoiffé
de succès, de richesse, de pouvoir et de prestige. Pour ses fêtes et plaisirs gourmands,
il tue les animaux et mange leur chair. Il montre ainsi son éloignement de Dieu.
Dieu, lEternel, a les sacrifices danimaux en abomination.
Il ne veut pas que les animaux Lui soient offerts ou soient immolés. Dieu a donné la vie
à toutes formes de lEtre, y compris les animaux. Aussi, pourquoi les lui sacrifier
si Lui-même, la vie, habite en eux ?
Par contre si lhomme Me sacrifiait, à Moi, le Christ, son moi
humain, ses passions et avidités, sil aspirait à une vie voulue par Dieu en
la Lui consacrant, cela contribuerait à lunité entre toutes les formes de vie.
Dieu est lEsprit de lamour et de la liberté ! Cest pourquoi,
chaque homme devrait librement sacrifier son moi. Ce nest quainsi quil
devient doux et humble de coeur et trouve la grande unité : Dieu. Dieu aime chez ses
enfants cet épanouissement de lhomme vers Lui.
Lhomme qui se donne au Dieu Père-Mère éternel en transformant
ses aspects humains en divin, nabattra pas danimaux pour en manger la chair et
nen tuera pas intentionnellement. Un tel homme va également à la rencontre du
monde végétal en faisant preuve damour désintéressé car il sait quil
sagit dun autre cadeau de Dieu à ses enfants humains. Les plantes de même
que les fruits des champs et des forêts, soffrent volontiers à lhomme et
voudraient pouvoir lui servir daliments et de remèdes pour son corps malade.
La « colère de Dieu » est une conception paienne largement
répandue dans lancienne alliance : on croyait que les « dieux »
voulaient se venger des hommes. Il serait bon que lhomme pécheur reconnaisse
quil a lui-même créé la soi-disant « colère de Dieu ». Le
« Dieu coléreux », cest le moi humain qui se venge de ce
quil a lui-même créé ; car ce que lhomme sème, il le récoltera.
Les mots « oeil pour oeil, dent pour dent » furent et sont
également mal compris. Lhomme ne doit pas se venger de son prochain en lui rendant
la monnaie de sa pièce. Il lui est commandé de pardonner à son prochain, de lui
demander pardon, et de ne plus refaire la même chose ou une chose similaire. Celui qui ne
respecte pas ce commandement se rend lui-même dans la loi dexpiation qui dit :
« Oeil pour oeil, dent pour dent. ». Il y récoltera « oeil pour oeil,
dent pour dent » ce quil a semé. (p.212 214, 2ème éd.)
La loi des semailles et des récoltes qui permet aux hommes de
découvrir les causes de leur destin en eux-mêmes, était déjà enseignée par Dieu à
travers les anciens prophètes. Chez Ésaïe on peut lire par exemple : Malheur !
Ils traînent le péché avec les cordes de limposture et la faute avec des traits
de chariot. (És.5, 18). Dans la traduction oecuménique du livre de la sagesse
contenu dans lAncien Testament, on peut lire : ... pour quils sachent que
lon est puni par où lon a péché. (11, 16).
Dieu ne punit pas et nincite pas davantage au péché. Nos
péchés sont la punition que nous nous infligeons nous-mêmes ; ils sont ce par quoi
nous nous jugerons nous-mêmes.
Ainsi, Jésus a-t-Il voulu faire cesser les cruautés commises envers
les hommes ainsi quenvers les animaux. Les représentants de linstitution
ecclésiastique actuelle tolèrent pourtant que celles-ci aient encore lieu. Il est
certain que les méthodes ne sont plus les mêmes, en réalité elles sont encore plus
cruelles. Ce faisant, les églises approuvent ce qui se passe. Lengagement de
quelques-uns pour les animaux est malheureusement lexception qui confirme la règle.
Le Nouveau Testament «parachève» lAncien et l'«éclaire».
Tous deux sont «la véritable Parole de Dieu».
Les millions de victimes de lEglise
Dans le n° 140 du
catéchisme de lEglise catholique, voici ce quécrit le clergé romain : ...lAncien
Testament prépare le Nouveau tandis que ce dernier parachève lAncien. Tous deux
séclairent lun lautre ; tous deux sont la Parole véritable de Dieu.
De nos jours, on torture les animaux, les abattoirs tournent à
plein régime. On sacrifie toujours des animaux, on découpe leur cadavre en morceaux pour
régaler les «dieux» humains et satisfaire leur palais gourmet.
Au cours de lhistoire, des hommes aussi ont été torturés et
tués avec sauvagerie et cruauté. Et ce qui fut hier peut se reproduire aujourdhui.
La manière dont lAncien Testament a été
« parachevé » par la suite se montre très clairement à travers les fruits
que les Eglises prétendument chrétiennes ont produits durant de nombreux siècles.
Il y a quelques jours, quelquun ma remis une brochure. Il
sagit dune documentation concernant linitiative intitulée
« mémorial dédié aux millions de victimes de lEglise ». On peut y
lire ce qui suit :
Les millions de
victimes de lEglise :
Inquisition : Du 13
Du 13 ème au 18ème siècle. De un à dix
millions de morts ainsi que dinnombrables personnes torturées, brutalisées et
terrorisées (Le « Spiegel », 1.6.1998).
Croisades :
Du
11 ème au 13ème siècle. Environ 22
millions de morts, parmi lesquels des milliers de Juifs allemands (Hans Wollschläger,
«les pèlerinages armés à Jérusalem»).
«Païens» : Du 9 ème au 12ème siècle. Au Moyen Age,
rois et princes allemands obtiennent par la violence la conversion au «christianisme» de
dizaines de milliers de «païens» germaniques et slaves, ou les font exécuter de
manière cruelle. LEglise donne sa bénédiction à tout cela ou prêche des
«croisades» contre les Slaves (Karlheinz Deschner, «Histoire criminelle du
christianisme», tomes 4, 5 et 6).
Juifs : Du 11 ème au 14ème siècle, période
ensanglantée par des pogroms continuels qui font des milliers de morts provoqués par des
siècles de calomnie de la part des Eglises. Lors du procès de Nuremberg, Julius
Streicher se lAllemagne, le professeur H. Mynarek a également chiffré le
pourcentage des prêtres pédophiles à environ 3 à 5 % de leur total. (Dossier 97,
14.9.1999).
Martin Luther : vie et enseignement
dans lesprit chrétien de lamour du prochain ?
La plupart des
assassinats et autres crimes perpétrés « au nom de Dieu » sont à mettre au
compte de lEglise catholique. Doit-on en déduire pour autant que lEglise
protestante serait meilleure et plus positive ?
Quen est-il par exemple de lesprit de bienveillance, de
générosité et la tolérance de son fondateur, Martin Luther ? Comment sest-il
comporté avec ses semblables, comment a-t-il vécu lamour du prochain qui devrait
être le Commandement suprême ?
Aujourdhui encore, Martin Luther est hautement considéré.
LEglise quil a créée marche dans ses traces comme la confirmé sur
Internet Mr Hermann von Loewenich, évêque de lEglise protestante de Bavière
jusquen 1999 : Nous tenons à conserver lhéritage historique de la
tradition luthérienne comme étant notre patrie culturelle et spirituelle.
Dans une brochure volumineuse intitulé « Le théologien »
n° 3, un thélogien de formation protestante a rapporté les exigences de Luther :
Celui-ci a exhorté les princes à tuer les paysans qui sétaient
soulevés : Que tous ceux qui le peuvent transpercent, frappent et égorgent. Si tu
meurs en faisant cela, sois heureux, tu ne pourras jamais atteindre une mort plus bénie.
Car tu meurs en obéissant à la parole et au commandement divin (Contre les paysans
révoltés, Ecrits de Luther, édition de Weimar).
Luther exige que ceux qui prêchent une autre croyance soient
persécutés : ... quand bien même ils voudraient enseigner lEvangile pur, quand
bien même ils seraient des anges et Gabriel en personne venus des cieux
sil
veut prêcher, il doit prouver quil a été appelé ou investi pour le faire
sil ne veut pas le prouver, que les autorités renvoient de tels coquins à leur
véritable maître, à maître Hans ( cest-à-dire le bourreau)
Luther calomnie le peuple juif et exige quil soit persécuté :
Si je le pouvais, je labattrais (le citoyen juif) et dans ma fureur
je le transpercerais avec mon épée.
... que lon incendie leurs synagogues ou leurs écoles et que
lon recouvre et comble de terre tout ce qui de Neuendettelsau en Bavière par
exemple) furent livrées aux pouvoirs publics conformément à la science politique de
Luther (lobéissance aux autorités), et bien que les responsables de ces
institutions aient parfaitement su que ces personnes étaient vouées ainsi à la mort.
Finalement, cest le pape lui-même que Luther aurait voulu tuer :
le pape est le diable ; si je pouvais tuer le diable, pourquoi ne le ferais-je pas ?
Ainsi, lEglise luthérienne se nomme-t-elle « chrétienne ».
Pourtant, nest-on pas en droit de se demander où se trouve lesprit chrétien,
lesprit de lamour de Dieu et du prochain dans ce que proclame Luther ? Ses
exhortations et ses maximes, maintes fois mises en pratique aussi bien par le peuple que
par les princes, ont fait couler beaucoup de sang, Troisième Reich inclus.
Comment quelquun qui tient de tels propos contre ses prochains,
propos qui sexpriment à notre époque sous une forme différente, pourrait-il faire
preuve de compassion et de miséricorde envers les animaux. Quil sagisse de la
guerre, des massacres dêtres humains ou danimaux, de la destruction de la
nature, des animaux-cobayes ou de la manipulation génétique, léthique et la
morale des deux grandes confessions ne présentent pas grande différence ; pour employer
une formule modérée, nous dirons que les deux Eglises en question ne sont pas
chrétiennes.
« Ce que lhomme inflige aux autres, il se linflige
à lui-même. » Que ressent lanimal lorsquil est
confronté à la souffrance ? Lanimal, objet
utilitaire et produit de consommation
Examinons à nouveau
les témoignages rapportés par lAncien Testament, dont le troisième livre de
Moïse - qui contiendrait la Parole véritable de Dieu - indique aujourdhui encore
aux ministres des Eglises institutionnelles quels animaux ils peuvent manger et quels
autres ils ne doivent pas manger. Voici ce quon peut y lire :
Ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là, vous pouvez les
manger. (Lévitique 11, 3)
Et trois versets plus loin, un appel est lancé aux chasseurs :
(Vous ne devez pas manger) ... le lièvre, car il rumine mais na pas
de sabots : pour vous il est impur ; le sanglier, car il a le sabot fendu mais Il
parlait et agissait en faveur des animaux.
Bien des gens cependant, restent indifférents au fait que des animaux
soient torturés et tués. A la page 429 de Ceci est Ma Parole, Jésus explique que
les animaux ont des sensations et des émotions tout comme nous, les êtres humains :
En tant que Jésus de Nazareth, Jai parlé à beaucoup dhommes
de la Loi de la vie et aussi des animaux qui comme eux ressentent la douleur, la
souffrance et la joie. De même que lhomme doit être pour son prochain et non
contre lui, de même il doit aussi être pour les animaux et en porter la responsabilité
parce quils sont au service de lhomme.
Jai continuellement enseigné aux hommes que les animaux sont
aussi des créatures de Dieu que lhomme ne doit pas mépriser mais aimer. Celui qui
les bat et les martyrise fera un jour une expérience identique ou comparable dans son
âme ou dans son corps. Car ce que lhomme fait à son prochain et aux créatures qui
lentourent, les animaux, il se linflige à lui-même.
Beaucoup dhommes prirent conscience de leur brutalité et
commencèrent à mettre Mon enseignement en pratique. Ils se repentirent et devinrent les
amis des animaux. Et plus dun comprit Mes paroles et Me suivit. (p. 429)
Je répète les paroles de Jésus, le Christ : «Ce que lhomme
inflige à ses semblables et aux autres créatures, il se linflige à lui-même.»
Suivons Ses Paroles et rapportons à nous-mêmes ce qui atteint les animaux innocents.
Mettons-nous à leur place pour partager leur sort en sentiments, en images et en
pensées.
Vous pourriez par exemple vous demander : si jétais un animal,
aurais-je une préférence pour le fait dêtre tué ou pour celui dêtre
assassiné ? Quelquun qui simagine véritablement dans la situation de devoir
choisir entre ces deux manières de perdre la vie, se rendra compte par lui-même de
limpossibilité dun tel choix puisque dans un cas comme dans lautre il
sagit de perdre la vie.
A présent demandons-nous comment nous réagirions si quelquun
nous capturait, nous mettait en cage et décidait des moments où nous pouvons jouir
dun peu de liberté ?
Plaçons-nous dans la peau dun hamster doré qui par nature a
grand besoin de mouvement. Imaginons ce que nous ressentons, enfermés dans un espace
minuscule pendant de longs mois. Pour satisfaire notre besoin de mouvements, nous ne
disposons que dune petite roue sur laquelle nous devons courir tout en restant à la
même place sans avancer dun pouce. Combien de temps pourrons-nous éprouver du
plaisir de la sorte ? Ainsi, nous ressentons ce que doit éprouver un hamster qui, jour
après jour, na dautre choix pour se mouvoir que de courir stupidement dans sa
petite roue.
Mettons-nous à la place dun boeuf quon engraisse et qui
vit, incarcéré dans une étable, flanc contre flanc avec ses compagnons de souffrance,
dopé par une nourriture bourrée de substances chimiques, se disant à chaque instant que
le boucher va venir vous chercher pour vous abattre puis vous découper en morceaux. Ainsi
vous, lanimal sacrifié, allez servir de repas, par exemple au clergé ventripotent.
De temps à autre, sélèvent les beuglements sourds de vos frères et soeurs, les
taureaux et les vaches et vous ressentez combien ils sont tiraillés par les mêmes peurs
que vous. Cependant la fin qui vous attend est déjà écrite. Vous êtes à la merci de
lhomme-boucher, livré à son égoïsme, à sa dureté de coeur, à son avidité et
même à sa cupidité.
La plupart des hommes néprouvent aucun scrupule vis-à-vis
dautrui, homme ou animal, tant queux-mêmes ne sont pas concernés. Cest
pourquoi, dans certains cas, des hommes sarrogent le droit den tuer
dautres et à plus forte raison des animaux. Pourtant, qui a le droit dôter
intentionnellement la vie à son prochain ou à un animal ? Qui a créé lâme
immortelle de lhomme ? Qui lui a donné le souffle de la vie ? Qui a donné le
souffle et la vie à lanimal ? Ce nest pas lhomme, cest Dieu,
lEternel, lEsprit créateur de linfini. Dieu nenlève la vie ni à
lhomme ni à lanimal, car Dieu est le Donateur. Dieu nexerce pas la
contrainte ; Il nutilise jamais la violence ; Il noblige personne à agir
contre Sa volonté. Il est la liberté et Il laisse la liberté. Mais lhomme, qui
na donné la vie ni à lâme de lhomme ni à lanimal, tue la
maison de lâme - le corps - et tue lanimal. Qui a donné à lhomme le
droit dagir ainsi ? Pour sa part, Jésus na jamais autorisé cela !
Selon moi, ceux qui font la différence entre «tuer» et
«assassiner» sont des paranoïaques qui ne donnent aucune valeur à la vie des autres et
qui, selon la Loi universelle qui est la Vie, détruisent par conséquent leur propre vie.
En effet, ce que lhomme inflige aux autres, il se linflige à lui-même.
Ceci concerne également le fait de mettre des animaux en cage. Dieu a
accordé aux animaux la nature comme espace vital afin quils sy déplacent
librement, chacun selon son espèce, comme le font les formes animales spirituelles dans
lEtre pur. Il na créé aucune cage où enfermer Ses créatures. Pourtant les
hommes eux sarrogent le droit de mettre des animaux en cage et les laissent
végéter dans un espace des plus réduits.
Jésus, le Christ, a dit : Tout ce que vous voulez que les autres
fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ! (Mt 7, 12). Ces paroles de Jésus
peuvent également être exprimées de cette façon : Ne fais à personne ce que tu ne
veux pas que lon te fasse. En sexprimant ainsi, Jésus a-t-Il uniquement
fait référence aux rapports que les hommes devraient entretenir les uns avec les autres
ou na-t-Il pas également fait mention de leurs relations avec les animaux, compte
tenu de lamour quIl éprouvait pour eux ?
Dieu a donné aux hommes et aux animaux la terre entière, et donc la
liberté. Pourtant les hommes ont divisé la terre en parcelles dont chacun essaie - de
manière légale ou illégale - davoir le plus gros morceau. Dès lors, ce bout de
terre devient «sa possession». Cela «lui appartient» avec tout ce qui vit dessus.
Cependant ce que lhomme sapproprie sur terre nest quillusion, un
leurre, car la mort le prive de tout ce quil a dérobé à la terre.
Pour beaucoup dhommes, les animaux ne sont que des objets que
lon peut vendre ou acheter, utiliser et même consommer - tels une marchandise. Ils
parquent les animaux dans leur représentation mentale, dans lenclos où ils
végètent eux-mêmes.
Celui qui a appris à se mettre à la place des autres, ressent
parfaitement que les animaux éprouvent des sensations et des émotions, tout comme les
êtres humains. Ils éprouvent de la joie, ils ressentent de la souffrance et de la
douleur. Un vieux proverbe des Indiens dAmérique pourrait nous aider à développer
davantage de compréhension pour les animaux. Il dit ceci : Ne juge jamais un homme
avant davoir porté ses mocassins au moins une demi-lune durant. Rapportées aux
animaux ces paroles sages signifient : Avant de mettre des animaux en captivité, de les
utiliser pour tes propres buts et de les torturer, cest-à-dire de leur faire
supporter des conditions dexistence ne correspondant pas à leur nature, éprouve
dabord tout cela en toi. Oblige-toi à courir dans la roue dont nous avons parlé
plus tôt et tu sauras ce quendure ton petit prochain le hamster. Celui qui veut en
savoir plus sur le sort des animaux, peut se mettre à la place du veau engraissé pour
labattoir, de la poule délevage en batteries, ou du bébé-phoque qui tout à
coup voit fondre sur lui des hommes munis de bâtons pour le tuer et le dépecer. Vous
pouvez aussi essayer dimaginer ce que ressent la mère phoque quand, revenant de la
pêche, elle ne retrouve de son enfant quune boule de chair à vif.
Le Dieu de lesprit temporel.
LAncien Testament «accompli» à notre époque :
les prêtres pédophiles. Sur les traces du Nazaréen
ou des autorités ecclésiastiques ?
Jésus, le Christ, est
la vérité. Il a dit : Le Père et Moi sommes un (Jn 10, 30). Penchons-nous à
nouveau sur ces paroles de Jésus : Nallez pas croire que je sois venu abroger la
Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (Mt 5, 17).
En bien des cas, Jésus ne sest pas comporté selon ce que le
«Dieu» de lAncien Testament avait commandé à travers le prophète Moïse. Jésus
a rarement fait référence au «Dieu» des «livres de Moïse» et quand Il la fait
ce fut toujours de manière indirecte. Il disait plutôt : Vous avez entendu quil
a été dit ... mais Moi Je vous dis ... ou encore : Vous avez entendu quil a été
dit aux anciens
mais Moi Je vous dis ... Que celui qui a des oreilles pour
entendre entende : Jésus a rarement fait mention du «Dieu» des «livres de Moïse».
Jésus na donc jamais donné foi à cette fausse conception de
Dieu, à cette fausse image de Dieu. Il a parlé du «Père qui est dans les cieux», de
Son Père, de «Dieu, votre Père.» Il a parlé à partir de la vérité, qui est la
réalité éternelle, la Loi des cieux.
Certains vont peut-être arguer que les paroles que Dieu prononça
jadis étaient destinées aux hommes de jadis et que ce quIl dit alors nest
plus valable aujourdhui, dans la mesure où les choses sont bien différentes à
notre époque. Si cétait le cas, cela signifierait que les hommes de jadis étaient
pires, avaient un caractère plus misérable que ceux daujourdhui ? Pour
savoir sil en est bien ainsi, nul besoin de faire des recherches pour savoir comment
étaient les hommes dautrefois.
Quiconque a encore une petite étincelle de jugeote sait, sans avoir
besoin de se creuser la tête, et conformément à ce qui est rapporté à la page 32
et suivantes, que lhumanité daujourdhui est bien pire
quautrefois. Et cela est également vrai en ce qui concerne leur comportement envers
leurs frères et soeurs des règnes de la nature, les animaux. Dans la nature, dans les
laboratoires de recherche ou ailleurs, le sort des animaux en est la preuve.
Bien des gens disent croire en Dieu. Mais précisément, ce sont ceux
qui veulent montrer quils croient en Dieu en allant à léglise et en
participant aux réceptions officielles qui ont le plus tendance à se comporter en
«sur-dieux». Non seulement ils tolèrent mais en plus ils encouragent les essais
monstrueux pratiqués sur les animaux vivants, à côté desquels les pratiques décrites
dans les «livres de Moïse» paraissent presque douces. Le clergé romain, lui, proclame
: «lAncien Testament prépare le Nouveau, tandis que celui-ci témoigne de
laccomplissement de lAncien. Les deux séclairent lun lautre
...» Dans ces conditions faut-il considérer la flamme des bûchers du Moyen-Age
comme la marque de lillumination du Nouveau Testament par lAncien, et à
linverse, les actes sanguinaires commis pendant le Moyen-Age ainsi que les graves
transformations infligées à lenseignement de Jésus, le Christ, au cours des 2000
ans écoulés, ne jettent-ils pas une lumière des plus crues sur ce qui a été fait de
la Parole de Dieu et de Son message dans lAncien Testament ? Cette question vaudrait
la peine dêtre approfondie... Quelles forces - appelées également pouvoirs -
sont-elles à loeuvre de nos jours ? Si ce nest pas Dieu - puisquIl est
la Loi et que la Loi est amour, bonté, paix, bien de tous et de tout - , alors qui est-ce
?
Une lecture que je viens deffectuer montre clairement comment, à
notre époque, lAncien Testament trouve son accomplissement dans le Nouveau. Il
sagit du manuscrit dun reportage télévisé diffusé le 2.9.1999 sur la
deuxième chaîne de télévision allemande «ZDF», dans le cadre dune émission
intitulée le «Journal de létranger». Ce reportage sintitule : «une
affaire de pédophilie en Irlande». En voici un extrait :
LIrlande est actuellement secouée par un scandale. Au centre de ce
scandale, se trouve lEglise catholique, le pilier de la société irlandaise.
Pendant de nombreuses années, lEtat a confié des enfants à un ordre catholique.
Aujourdhui sur lîle, leffroi est grand car un film documentaire
révèle ce que personne ne voulait croire : mauvais traitements, abus et violence, là
où on était en droit dattendre de lamour et des soins. Il ne sagit pas
de cas isolés puisque ce sont des centaines denfants qui, sous couvert de
lEglise, ont vécu lenfer sur la terre. Maintenant le cartel du silence est
rompu ; la vérité éclate au grand jour.
A lâge de trois ans, John Prior est placé par lEtat dans un
foyer dadoption parce que ses parents sont apparemment incapables de sen
occuper correctement. Le foyer en question appartient à lordre catholique des
«Christian Brothers». Pour tous, il va de soi que les enfants placés dans cet
établissement sont élevés dans la croyance en Dieu.
John, agé maintenant de 54 ans, rapporte comment il a été victime
sept années durant dagressions sexuelles de la part de deux frères appartenant à
cet ordre et dun prêtre catholique.
La pire raclée, je lai reçue après que je sois allé raconter à
linfirmière quun des frères de lordre mavait agressé
sexuellement. Javais neuf ans et demi, dix ans. Dabord cest
linfirmière elle-même qui ma battu puis elle est allée tout raconter au
frère. Celui-ci ma emmené ailleurs et là deux frères mont battu, battu et
battu encore. Javais des blessures sur tout le corps ...
Dans létablissement il y avait des douches collectives,
Une vingtaine de garçons devaient prendre leur douche ensemble. Le frère sest
déshabillé ... et il a abusé de quelques garçons devant les yeux des autres et ils les
a obligés à se toucher mutuellement. Une fois, il ma violé. Il ma jeté sur
son lit et il ma pris. Il ma déchiré. Je saignais tellement que
linfirmière a dû me mettre de la teinture diode ; jai hurlé de
douleur.
En mars 1998, les frères de cet ordre se sont excusés publiquement pour
les agressions subies par les enfants des foyers et ils ont créé, avec dautres
ordres, un service téléphonique de secours aux victimes. Celui-ci a reçu plus de 8000
appels et lEglise a dû confier 600 de ces personnes aux soins des thérapeutes.
1999 : un film documentaire accuse lEtat et prouve que les
pouvoirs publics avaient connaissance depuis des dizaines dannées de ces agressions
sur des enfants dans les écoles religieuses tout en continuant à les financer. Le
gouvernement vient de former une commission denquête et promet de modifier la loi.
Il débloque léquivalent de 35 millions de francs français pour soigner les
victimes.
John suit actuellement une psychothérapie. Il souffre dangoisses, il
ne peut pas dormir, il na confiance en personne. Presque toutes ses relations sont
des échecs et dans le domaine professionnel, il na pas eu plus de succès.
Le thérapeute : John souffre continuellement ; il a des complexes
dinfériorité, il se sent inutile ; il manque de confiance en soi ...
John nest pas un cas isolé. Des milliers denfants irlandais
ont été confiés aux foyers catholiques ... John raconte le sort subi par son meilleur
ami, Joseph :
... Il avait un longue courroie en cuir et il sen servit pour
frapper Joseph sur les épaules et sur la tête. Joseph est tombé de sa chaise alors le
frère la fouetté sur tout le corps puis il sest mis à lui donner des coups
de pieds ; il portait ces grosses bottes militaires que les frères avaient pour
travailler dans les champs. Il la littéralement bourré de coups de pieds. Joseph a
perdu connaissance et il a fallu le transporter à lhôpital où il est mort. Tout
le monde était au courant. Ici, ils disent que cétait une leucémie ; mais il
nest pas mort dune leucémie.
Le journaliste : Depuis, John ne croit plus en Dieu.
Ce récit na pas besoin de commentaires
Dans un numéro récent du «Kirche intern» (Autriche), sous le titre
«Agression sexuelle. Thérapie conventuelle», on peut lire :
Il est de plus en plus fréquent que des prêtres et des religieux soient
soupçonnés dimplication dans des délits sexuels. Cest la raison pour
laquelle le prieur de labbaye G., J.A., a décidé dagir. Cette année encore,
il souhaite installer dans le monastère P. un centre psychiatrique pour les membres du
clergé, les moines et le personnel religieux.
Il est intéressant de relire ce que le «Dieu de Moïse» dit à ce
sujet. Si cette «loi» - qui remonte à une tradition très ancienne et qui, faisant
partie de «lEcriture Sainte», a pleine valeur aux yeux de lEglise - était
appliquée à notre époque, plus dun perdrait la vie sur le champ.
A notre époque, lhomme nagit plus seulement contre des
individus, homme ou animal, mais, en raison de la mondialisation il a les moyens
dagir contre lhumanité et le monde animal dans son entier. Il se croit même
en devoir daméliorer la création de Dieu. Lhomme dominateur et cruel
intervient brutalement de multiples façons dans la vie des animaux, des plantes et des
minéraux, et les masses égoïstes, indifférentes et apathiques restent sourdes et
aveugles ; elles abandonnent sans rien faire les créatures martyrisées à leur
triste sort. Et bien sûr, lhomme se comporte de la même manière avec ses
semblables.
A notre époque la caste des prêtres sest fabriquée un Dieu
tout comme elle le fit à lépoque de Moïse, à cette différence près que le
« Dieu » daujourdhui ne correspond ni à lAncien Testament
ni à lenseignement de Jésus. De tous temps, les ministres de lEglise ont
adapté leur(s) Dieu(x) à « lépoque », cest-à-dire aux
conceptions, aux besoins et aux buts du moment. Cependant, Dieu nest pas celui
quadore lEglise en fonction de lesprit du temps mais Il est le Dieu
immuable dont Jésus de Nazareth a parlé. Le Dieu quadore lEglise en fonction
de lesprit du temps est inconstant : on ne peut donc pas se fier à lui. Dans
ces conditions, même si les prêtres cherchent à nous faire croire que leur Dieu est
intemporel en se gargarisant de formules grandiloquentes, ce qui nest pas véritable
ne perdurera pas, même si on tente den colmater les brèches en invoquant de
soi-disant «secrets de Dieu». La lumière de la vérité fait tout apparaître au grand
jour.
Pourquoi les ministres de lEglise ne se conforment-ils pas à ce
quils proclament eux-mêmes ? Sils laissaient saccomplir en tout point
lAncien Testament dans le Nouveau, cest eux que le «Dieu» des «livres de
Moïse» condamnerait à mort les premiers.
Les hommes de notre époque - avant tout les croyants dEglise -
se fient aux autorités ecclésiastiques qui proclament un Dieu d'humeur changeante en
fonction de l'époque, un Dieu pour ainsi dire subordonné à lesprit du temps, pour
éviter de se faire étrangler par la corde de lAncien Testament que le «Dieu» des
«livres de Moïse» aurait, Lui, depuis longtemps resserrée autour de leur cou.
Ainsi, ils ont besoin de « lesprit du temps » et
cest lui quils appellent « Dieu ».
Celui-ci sadapte dailleurs avec une souplesse étonnante
aux exigences actuelles de la classe dominante. Ainsi on peut le servir sans aucune
difficultés aux croyants sans que ceux-ci soient le moins du monde dérangés dans leur
léthargie, leur égoïsme et leur soif de plaisir. Cest pourquoi ils se sentent si
bien au sein de cette Eglise confortable qui les soulage de bon nombre de leurs cas de
conscience et leur fournit sur un plateau des alibis à leurs monstruosités.
Le véritable Eternel est lAbsolu. Il est la Loi de
lunivers et de la sagesse universelle qui est amour. Je le répète : Dieu,
lamour, ne punit et ne châtie pas. Il ne damne pas, ne tue pas et nassassine
pas. Dieu ne livrera jamais des hommes ou des animaux aux mains dautres hommes.
Cest cela que Jésus nous a enseigné. Il a également vécu pour nous la Loi de Son
Père et Il est notre exemple, notre modèle.
Si nous apprenons à comprendre la profondeur de Son enseignement, de
même que le sens de Ses paroles : Suivez-Moi ! (Mt 4, 19), nous saurons pourquoi
Jésus nous a suggéré de suivre Ses traces. En sexprimant ainsi, Jésus aurait-Il
voulu nous mettre en garde contre le fait de suivre les traces de la caste des prêtres
qui enseigne lesprit temporel, cest-à-dire un Dieu qui suit lesprit du
temps et qui, inévitablement, conduit les hommes à leur perte comme le prouve
létat actuel du monde ? Le visionnaire de Patmos avait aussi compris cela
puisquil est écrit dans lApocalypse de Jean : Sortez de cette cité, ô
mon peuple, de peur de participer à ses péchés et de partager les fléaux qui lui sont
destinés. (Ap 18, 4)
Pour que cela soit bien clair et sans équivoque, rappelons à nouveau
que Jésus sest déclaré contre le fait dabattre les animaux et bien sûr
contre le fait de tuer et dassassiner les êtres humains. Nous devrions nous
interroger jusquà ce que nous soyons en mesure de saisir intuitivement au fond de
nous pourquoi Jésus a proclamé un Dieu différent de celui des «livres de Moïse» et
de celui des ministres de lEglise daujourdhui. A moins que nous ne
croyions en plusieurs Dieux de natures différentes ; dans ce cas, cest de la
spiritualité personnelle et lon na nul besoin des instances ecclésiastiques,
sauf si lon manque dimagination à ce sujet ; on est alors à la bonne place
parmi les fidèles «dévôts» de lEglise. Si le Dieu unique est un Dieu d'humeur
changeante, alors malheur à ceux qui se sont détournés de lEglise dEtat
cultuelle-païenne.
Que lon mesure bien tout ce que cela signifie et quon y
réfléchisse soigneusement ! Dieu na pas seulement donné un coeur à lêtre
humain - car il devient difficile par les temps qui courent de se fier à ses sentiments
quand on a perdu tout scrupule -, Il lui a aussi donné la raison. Il serait donc
préférable dutiliser celle-ci pour réveiller cette faculté de penser par
soi-même qui est peut-être restée inutilisée depuis trop longtemps.
Pour trouver la réponse à cette question, un bon moyen consiste à
sinterroger soi-même ou à prier Dieu intensément. En effet, celui qui demande
avec ferveur peut être guidé.
Après 2000 ans, il est temps que ceux qui croient en Jésus et qui
aimeraient Le suivre se décident : soit avancer sur les traces de Jésus, le Christ,
cest-à-dire mettre en pratique Son enseignement - soit suivre les autorités
ecclésiastiques de notre époque qui ne le cèdent en rien à la caste des prêtres du
temps de Moïse.
«Tuer» ou «assassiner» ?
Jésus a accompli la Loi et approfondi lenseignement
Bien que
ladversaire de Dieu ait réussi à falsifier en profondeur ce quIl a vraiment
communiqué aux hommes à travers le prophète Moïse, les Dix Commandements - qui sont un
extrait de la Loi éternelle et absolue des cieux -, sont restés en majeure partie
inchangés jusquà nos jours.
Ainsi le cinquième Commandement qui a toujours dit et continue à
signifier : tu ne tueras point.
Cependant, dans la traduction oecuménique de la nouvelle Bible de
Jérusalem datant de 1985, le cinquième Commandement de Dieu est exprimé de la façon
suivante : Tu ne commettras pas de meurtre.
Cette nouvelle formulation est à attribuer sans conteste au Dieu de
lesprit temporel, le Dieu qui se conforme à lesprit du temps. Cette
formulation exprime une restriction considérable à la proposition plus large «Tu ne
tueras pas». Pour Sa part, dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a même dit : Vous
avez appris quil a été dit aux anciens : «Tu ne tueras pas». Celui qui en tuera
un autre en répondra au tribunal. Et Moi je vous dis : quiconque ne ferait que se mettre
en colère contre son frère en répondra au tribunal ; celui qui dira à son frère :
imbécile !, sera justiciable du sanhédrin ; celui qui dira : fou !, sera passible de la
géhenne de feu. (Mt 5, 21 - 22)
Jésus na donc aucunement restreint la proposition absolue «tu
ne tueras pas» et nen a pas limité la signification à des cas particuliers. Bien
au contraire, Il la approfondie. Ainsi a-t-Il enseigné que lacte de tuer
nest pas la seule façon de nuire gravement à son prochain mais que des paroles
blessantes et dévalorisantes avec tous les sentiments et sensations quelles
véhiculent en sont également une expression. Il nous a ainsi permis de prendre
conscience que le moindre sentiment de dépréciation du prochain, aussi insignifiant
soit-il et même quand il sexerce à lencontre de nos frères et surs
les animaux, est déjà un péché aux yeux de Dieu. Jésus nous a pour ainsi dire
demandé de rendre notre conscience plus sensible.
De plus, Jésus a formellement parlé de «tuer» et non d
«assassiner».
En son temps le prophète Jérémie avait déjà rendu le peuple
attentif aux falsifications de «lEcriture». Dans Jérémie 8, 8, il est question
du «burin menteur des scribes» qui ont fait de la Loi du Seigneur «une loi fausse».
Quel est donc le «crayon menteur» qui a falsifié une fois de plus la
Parole de Dieu donnée à travers Moïse ? Qui servent-ils, ceux qui font de telles
choses ? Quessaie-t-on de justifier par ces mots : «Tu nassassineras
pas» ? Cherche-t-on ainsi à étouffer les scrupules des hommes afin que leur
conscience ne réagisse plus face à linjustice ?
Le mauvais esprit de lAncien Testament a conservé sa méthode et
cherche à réaliser de nos jours avec le Nouveau Testament - de façon méthodique, selon
un plan et un but bien précis - ce quil a déjà accompli avec succès. Sous les
yeux de millions dhommes doués pourtant de bon sens, le blanc devient noir, comme
par magie. Est-ce en cela que consistent les miracles aujourdhui ?
Celui pour qui la différence entre «tuer» et «assassiner» importe
peu, est assis entre deux chaises et sert deux maîtres à la fois : la plupart du temps
il sert lesprit du «Dieu» cruel des «livres de Moïse» et par conséquent les
Eglises institutionnelles et de temps à autre, il sert un peu Jésus, le Christ, qui a
enseigné le Dieu de lamour miséricordieux.
Jésus a dit : Mon Père et Moi, nous sommes un. Là où deux
sont un, ils parlent le même langage. Que celui qui a des oreilles pour entendre,
entende !
Qua enseigné Jésus dans le Sermon sur la Montagne ? Que
quiconque ne ferait que se mettre en colère contre son prochain devra en répondra au
tribunal. Et que celui qui appelle autrui «imbécile !» sera justiciable du
sanhédrin. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! Et celui qui a une
conscience suivra Jésus, le Christ et les paroles de lApocalypse de Jean que je
répète ici : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses
péchés et de partager les fléaux qui lui sont destinés. (Ap 18, 4)
Directives pour la violence et pour la guerre
contenues dans lAncien Testament
Les paroles de Jésus : «Aimez vos ennemis».
Jésus blâme la conduite hypocrite des scribes et des pharisiens
Jésus nest pas
de ceux qui contribuent à ramollir les esprits. Ainsi, na-t-Il jamais usé de
feintes et de faux-semblants, de formules tirées par les cheveux pour endormir notre
conscience.
Seul ladversaire de Dieu, celui qui agit contre Lui et a déjà
inversé le sens des Paroles quIl donna aux hommes à travers Moïse, oui, seul
celui-là est capable de telles choses. Pour illustrer notre propos, prenons encore un
exemple :
Dans la version oecuménique du deuxième livre de Moïse,
lExode, il est écrit : Qui frappe un homme à mort sera mis à mort (Ex
21, 12). Et qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Et qui commet un rapt -
quil ait vendu lhomme ou quon le trouve entre ses mains - sera mis à
mort. Et qui insulte son père ou sa mère sera mis à mort. (21, 15 17)
Dans lExode 21, 24, il est écrit de plus : Oeil pour
oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure
pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
Voilà qui a été assez souvent pris au pied de la lettre pour
légitimer toutes sortes dactes de vengeance.
Par contre, Jésus, dans le Sermon sur la Montagne, na rien dit
de tel. Là, il est écrit : Vous avez appris quil a été dit : «oeil
pour oeil, dent pour dent». Et Moi, Je vous dis de ne pas résister au méchant. Au
contraire, si quelquun te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi lautre. A
qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si
quelquun te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande,
donne ; à qui veut temprunter, ne tourne pas le dos. (Mt 5, 38 42)
Ainsi, on trouve dans la bouche de Jésus des paroles opposées à
celles quaurait prononcées le «Dieu» des «livres de Moïse». Celui qui veut se
comporter en chrétien sincère devra donc faire un choix : soit pour le Dieu dont parle
Jésus, le Christ, soit être celui des Eglises institutionnelles, car on ne peut servir
deux maîtres à la fois. Un jour ou lautre, le faux Dieu nous fait chuter. Notre
société indifférente et dure en est le meilleur exemple.
Le cinquième livre de Moïse, le Deutéronome, évoque entre autres la
revanche :
Tu ne tattendriras pas : vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour
dent, main pour main, pied pour pied ( 19, 21)
La guerre et les combattants. Lorsque tu sors pour combattre tes
ennemis, si tu vois des chevaux ou des chars, un peuple plus nombreux que toi, tu ne dois
pas les craindre, car le Seigneur, ton Dieu est avec toi, lui qui ta fait monter du
pays dEgypte.
Quand vous serez sur le point de combattre, le prêtre savancera
et parlera au peuple. Il lui dira : «Ecoute, Israël ! Vous vous avancez aujourdhui
pour combattre vos ennemis : que votre courage ne faiblisse pas ! Ne craignez rien,
ne vous affolez pas, ne tremblez pas devant eux. Car cest le Seigneur, votre Dieu,
qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis, pour venir à votre
secours.» (20, 1 4)
Comme si Jésus nétait jamais venu sur terre depuis cette
époque, on continue aujourdhui encore à se comporter selon les mêmes règles : à
notre époque les prêtres bénissent encore armes et combattants croyant que ceux
quon a bénis bénéficieront du soutien de Dieu contre leurs «ennemis».
Dans ce même livre de Moïse, on peut encore lire :
La conquête des villes. Quand tu tapprocheras dune ville pour
la combattre, tu lui feras des propositions de paix. Si elle te répond : «Faisons la
paix», et si elle touvre ses portes, tout le peuple qui sy trouve sera
astreint à la corvée pour toi et te servira. Mais si elle ne fait pas la paix avec toi,
et quelle engage le combat, tu lassiégeras ; le Seigneur, ton Dieu, la
livrera entre tes mains et tu frapperas tous ses hommes au tranchant de lépée. Tu
garderas seulement comme butin les femmes, les enfants, le bétail et tout ce quil y
a dans la ville, toutes ses dépouilles ; tu te nourriras des dépouilles de tes ennemis,
de ce que le Seigneur ton Dieu ta donné. Cest ainsi que tu agiras à
légard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, celles qui ne sont
pas parmi les villes de ces nations-ci.
Mais les villes de ces peuples-ci que le Seigneur ton Dieu te donne en
héritage, sont les seules où tu ne laisseras subsister aucun être vivant. (20, 10
16)
Au Moyen Age, les
croisés répandaient le sang de leurs ennemis vaincus au nom de la croix. En Croatie, de
1941 à 1943, les choses ne se passèrent pas de façon tellement différente.
LEglise réalise ces paroles : lAncien Testament «éclaire» le Nouveau
Testament, mais ce nest pas avec la lumière de Dieu dont parlait le Christ à
travers Jésus et dont Il parle de nouveau aujourdhui !
Dieu est la paix. Le Christ est venu en Jésus pour apporter la paix à
tous les hommes. Il reviendra en Esprit en tant que prince de la paix, cela est une
certitude.
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a parlé de lamour envers
les ennemis. Dans Matthieu, on peut lire :
Vous avez appris quil a été dit : «Tu aimeras ton prochain et tu
haïras ton ennemi.» Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous
persécutent, afin dêtre vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il
fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes
et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en
avoir ? Les collecteurs dimpôts eux-mêmes nen font-ils pas autant. Et si
vous ne saluez que vos frères, que faites-vous là dextraordinaire ? Les païens
nen font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste
est parfait. (Mt 5, 43 48)
Ici, nous voyons de nouveau comment sexprime Jésus. Il dit : Vous
avez appris ... Et non « Dieu vous a appris à travers Moïse ». Il
na pas non plus dit « Moïse vous a appris ». Il dit : Vous
avez appris ...
Jésus parlait de lamour de Dieu et de réconciliation, le Dieu qui
sest soi-disant révélé à travers Moïse, lui, parlait de destruction, de pillage
et de massacre.
Dans le Lévitique, cela se résume ainsi :
... vous poursuivrez vos ennemis qui tomberont sous votre épée ;
cinq dentre vous en poursuivront cent, et cent en poursuivront dix mille, et vos
ennemis tomberont sous votre épée ; je me tournerai vers vous ; je vous ferai
fructifier et je vous multiplierai ; je maintiendrai mon alliance avec vous ...
(Lv 26, 7-9)
Au contraire, Jésus a dit: ... tous ceux qui prennent
lépée périront par lépée. (Mt 26, 52)
Quand Moïse devait ordonner des prêtres, soi-disant sous lordre
de Dieu, la cérémonie dintronisation débutait traditionnellement par
légorgement dun bélier. Au sujet des prêtres, Jésus a justement enseigné
le contraire.
Dans lévangile de Matthieu, Ses paroles sont claires : Pour
vous, ne vous faites pas appeler Maître, car vous navez quun seul maître et
vous êtes tous frères. (Mt 23, 8)
Dans Matthieu 23, Jésus blâme lhypocrisie des scribes et des
pharisiens :
Alors Jésus sadressa aux foules et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens siègent dans la chaire de Moïse : faites donc
et observez tout ce quils peuvent vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs
actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les
épaules des hommes, alors queux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. Toutes
leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leur
phylactères et allongent leurs franges. Ils aiment à occuper les premières places dans
les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, à être salués sur les places
publiques et à sentendre appeler Maître par les hommes. Pour vous, ne vous
faites pas appeler Maître : car vous navez quun seul maître et vous
êtes tous frères. Nappelez personne sur la terre votre Père : car vous
nen avez quun seul, le Père céleste. Ne vous faites pas non plus appeler
Docteurs : car vous navez quun seul Docteur, le Christ. Le plus grand
parmi vous sera votre s |