Le Prophète - La voix du coeur - la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu, donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

La voix du coeur,
la vérité éternelle, la Loi éternelle de Dieu
donnée par la prophétesse de Dieu pour notre époque

Une réflexion fondamentale sur notre temps, 
conduisant à l'auto-reconnaissance


Traduit de l’allemand. 
Titre original "Der Prophet"
La version originale fait référence

Nr. 8

La foi "esclave" et ses "secrets"

 

L'ami du Christ :

C'est dernières années j'ai été amené à beaucoup réfléchir sur le thème de la foi à partir de cette question : qu'est-ce vraiment que la foi ? Selon moi, elle est exclusivement synonyme de croyance tant qu'elle reste quelque chose de nébuleux qu'on ne peut pas saisir, auquel on à la possibilité de croire ou de ne pas croire. Quand il en est ainsi de la foi, elle ne repose sur aucune certitude. Dès lors il s'agit d'une pure spéculation qui n'a pas même besoin d'être réelle ; nous croyons qu'il pourraît en être tel que nous l'espérons. Nous croyons par exemple que quelque chose de bien nous attend quelque part, ou au contraire que quelque chose de mal pourrait nous arriver. Pourtant cette question n'en reste pas moins valable : ce à quoi nous croyons existe-t-il ou n'existe-t-il pas ? Ne nous rendons-nous pas dépendants de quelque chose en y croyant sans même savoir si cela existe ou pas ? Il est impossible de prouver la foi. Que nous le voulions ou pas, le mot foi nous conduit sur le terrain de la fatalité car il porte en lui le fait d'espérer quelque chose. Que cela s'accomplisse ou pas, nous n'en avons aucune certitude. Ne sommes-nous pas le valet, l'esclave de notre foi tant que nous nous contentons de croire en quelque chose sans mettre en action la croyance dans laquelle réside notre espoir, par une vie orientée sur un but permettant que se réalise ce à quoi nous croyons, c'est-à-dire que cela devienne réel et tangible ? Toute autre attitude - se contenter de croire en quelque chose par exemple - est équivalente au fait de chercher son chemin dans le brouillard. La vue est alors limitée et nous prenons le risque de nous perdre parce que notre foi reste passive. Qu'est ce que la réalité pour quelqu'un qui se contente de croire ? Sur quoi s'orienter quand nous sommes dans le brouillard de la foi passive ? La vue peut-elle alors capter quelque chose ? Gabriele, le terme de "croyance-esclave" ne pourrait-il pas définir cette forme de croyance qui nous entoure tel un brouillard derrière lequel se trouvent nos secrets, le monde de nos désirs ou de nos soucis, ce que nous espérons et ce que nous ne souhaitons pas ? Comment vois-tu cela ?

 

Le prophète :

Tu as posé plusieurs questions. Pour moi, toute croyance qui n'est pas activement transposée dans la vie pour faire émerger dans la réalité ce qu'exprime la croyance en question, est une croyance esclave, une attitude fataliste qui ne correspond pas à une vie consciente et active. Qu'il en soit conscient ou pas, un homme qui tombe dans la passivité a, comme tout un chacun, des désirs et des pensées dont il croit qu'ils s'accompliront. En effet, chacun d'entre nous pense ou désire quelque chose ; les "non-désirs" - c'est-à-dire la peur du désir - étant également l'expression d'une forme de désir. Tout ce que contient la conscience - et ceci est donc également appliquable à la foi - chaque parole, chaque pensée, sentiment et sensation, est un vecteur d'impulsions et d'informations, qui de ce fait émet et reçoit, devenant ainsi toujours plus actif.

Par conséquent, la croyance passive n'existe pas. En effet, sous l'action de nos pensées, sentiments, sensations et paroles, nos représentations mentales sont constamment activées ainsi que nos désirs, nos peurs, etc... etc... Cela se passe également ainsi quand la foi exprime une espérance strictement matérielle.

Beaucoup d'entre nous manifestent leurs "croyances" dans des expressions telles que : "je crois en mon conjoint, en mes enfants, en mes capacités professionelles" ou encore : "je crois à ce que disent les média." De même, certains croient être "assurés" sur la vie parce qu'ils cotisent à la protection sociale ou souscrivent une assurance-maladie ou une assurance-vie. Nous croyons en un avenir idyllique, bienheureux et en beaucoup d'autres choses encore. Le mot "foi" porte en lui l'espoir ; nous avons foi dans ce que nous désirons pour nous-mêmes. Cependant, la foi seule ne donne aucune garantie. Avons-nous la garantie que notre vie se déroulera telle que nous l'espérons et l'organisons, même si nous prenons toutes les dispositions nécessaires pour qu'il en soit ainsi ?

En définitive, non seulement la foi ne nous procure aucune garantie de quoi que ce soit, mais en plus elle nous conduit dans le brouillard de nos désirs et de nos rêves qui ne sont que du vent. Elle nous mène dans l'incertitude. Ce que nous croyons et que nous entretenons activement en pensées, consciemment ou non, peut être comparé à un voile ou à un brouillard derrière lequel se cache la réalité, ce qui Est vraiment. C'est donc derrière le voile, derrière le mur de brouillard que réside le secret caché contenu dans le mot "foi".

Le mot "foi" me procure de la gêne car il renvoit aux hommes, à leurs conceptions et à leurs désirs, ainsi qu'aux événements présents et futurs, toute chose en quoi il est impossible d'avoir confiance. Qui sait de quoi demain sera fait : si nous aurons encore un travail ou dépendrons de l'aide sociale, comment notre couple se portera, si nous serons en bonne santé ou malades, si nous aurons assez d'argent pour vivre décemment et pouvoir nous soigner, si notre pension de retraite nous permettra de subsister et si nous vivrons encore quand il sera temps d'en "profiter" ? Qui sait si nos conceptions et nos désirs se réaliseront etc... etc... etc...

En rester au seul fait de "croire" c'est édifier une conception sur des suppositions et cela ne procure ni clarté, ni sécurité. Agir ainsi, c'est donner vie à un fantasme, à une bulle de savon qui peut éclater à tout moment, c'est s'accrocher à une conception dont nous ignorons le degré de réalité. Donc, c'est se lier à quelque chose d'irréel. La foi seule ne rend pas libre. Tant que nous n'appliquons pas dans la réalité ce à quoi nous croyons, notre foi nous asservit. On pourrait dire qu'alors foi et réalité divergent. En effet, ce en quoi nous "croyons" - nos conceptions, nos suppositions - agit comme un nuage de fumée qui obstrue la réalité. Notre "foi" fait alors surgir en nous des images du futur, des projections, qui nous empêchent de vivre consciemment - dans le présent - et donc d'accepter la journée telle qu'elle est pour saisir ce qu'elle a à nous dire.

 

L'ami du Christ :

Un tel fatalisme dans la croyance et dans la façon de vivre nous laisse constamment dans l'incertitude. De plus, il n'est pas rare que les "bons chrétiens" que nous sommes entretiennent leur foi-esclave par le fait de verser régulièrement des contributions financières à des gens à qui ils ont plus ou moins confié leur vie terrestre, croyant s'offrir ainsi une assurance sur la vie, et de bien d'autres façons encore. En agissant de la sorte, nous restons notre vie entière dans le brouillard ou derrière ce voile que nous nommons la "foi". C'est cette façon de croire en prenant toutes les dispositions possibles dans l'espoir que quelque chose survienne, ou ne survienne pas, que nous appelons la foi-esclave.

 

Le prophète :

Pourquoi faire preuve d'une vision tellement pessimiste demanderons certains ? Comme je viens de le dire, selon moi chaque croyance porte en elle une certaine forme d'activité puisque, sous l'action de nos pensées, nous activons ce que nous croyons ou espérons. Nos pensées nourrissent notre foi et la dirigent vers le but que nous désirons ou ne désirons pas atteindre et qui n'a éventuellement rien à voir avec notre vie réelle. Il s'agit alors ni plus ni moins d'un mirage qui, en définitive, est notre "secret".

A contrario, ce qui est vraiment essentiel, d'après moi, c'est la foi active en Dieu, car celui qui croit vraiment ne se contente pas de croire mais s'en remet également aux mains bienveillantes de l'Omnipotent et accomplit pas à pas la volonté de Dieu. Dans la vie d'une telle personne, survient toujours un tournant. C'est le moment où elle atteint une certaine sûreté parce que davantage de lumière éternelle rayonne dans son âme et dans son corps et parce qu'en accomplissant les premiers pas vers Dieu, elle a acquis la certitude que Dieu, Son Père éternel, veut pour elle ce qu'il y a de meilleur. Elle ne se contente pas de croire, elle sait à travers les expériences qu'elle a acquises en cheminant vers Dieu, que celui-ci tient sa vie entre Ses mains. C'est ainsi que vit quelqu'un qui s'est confié à Dieu et qui oriente ses sentiments, sensations, pensées, paroles et actes sur Dieu, sur les Dix Commandements et sur le Sermon sur la Montagne que l'Esprit de Dieu a donnés aux hommes pour qu'ils en fassent des règles de vie. Alors la foi n'est plus quelque chose de nébuleux car la conscience s'élargit de plus en plus parvenant à l'illumination et à la sagesse issue de Dieu.

Pour celui qui vit consciemment en Dieu, la vie est "présent" car il n'est plus préoccupé par la peur du passé et du futur. Il planifie consciemment sa vie - sa vie privée comme sa vie professionnelle - puis place son plan entre les mains de Dieu avec la certitude que Dieu saura le guider à travers son plan pour le bien de son âme, mais également pour pour le bien de sa vie humaine.

 

L'ami du Christ :

J'aimerais revenir sur ce que l'on pourrait appeler la foi "matérialiste", par opposition à la foi "religieuse", c'est-à-dire sur le fait d'attendre que surviennent dans sa vie des événements de nature matérielle. Comme tu viens de le dire, il s'agit également d'une forme de foi active, l'homme dépensant par exemple de l'argent pour quelque chose dont il espère retirer profit.

 

Le prophète :

La foi "matérialiste" s'apparente à un jeu de hasard. C'est comparable au loto, au tiercé, etc... Chacun dépense plus ou moins d'argent pour cela. C'est le cas dans la foi "matérialiste", mais ça l'est également dans la foi "religieuse" (en Allemagne, il est prélevé un impôt ecclésiastique directement sur le salaire). Ce sont des sommes considérables qui sont ainsi dépensées au service de la "foi" mais sans la moindre assurance que cela en vaille la peine.

 

L'ami du Christ :

Ainsi en va-t-il de notre vie. En définitive, on pourrait se demander s'il y a dans notre vie une seule chose qui ne puisse être comparé à un jeu de hasard ? Chacun d'entre nous est plus ou moins actif dans le domaine de la foi et, en fonction de ce qu'il croit, prend ses dispositions pour l'avenir.

 

Le prophète :

Il est exact que chacun est actif dans le domaine de la foi ne serait-ce qu'à travers ses pensées les plus secrètes. Cependant posons-nous la question suivante : ce en quoi nous croyons n'est-il pas un mirage ? Nous pouvons nous représenter notre avenir en fonction de ce que nous croyons, nous pouvons même investir beaucoup d'argent pour que cela se réalise, cependant qui peut savoir si cela adviendra vraiment. En vérité, tout cela reste dans le brouillard de l'incertitude car personne ne peut connaître son avenir et savoir ce qu'il lui apportera. Nous pouvons toujours essayer de percer ce brouillard avec nos "mais" et nos "si", notre vie n'en restera pas moins une grande loterie tant que nous ne l'aurons pas déposée entre les mains de Celui qui est la véritable sécurité, Dieu.

 

L'ami du Christ :

Il y a pourtant beaucoup d'hommes qui croient en Dieu ainsi qu'en la rédemption par le Christ. Croire en cela ne nécessite aucun investissement financier...

 

Le prophète :

C'est vrai, sauf si on appartient à une institution ecclésiastique ! Pourtant, la doctrine de l'église protestante affirme que le seul fait de croire en la rédemption par le Christ suffit pour le salut de l'âme. Dans ces conditions, pourquoi prélève-t-elle un impôt ecclésiastique ? On avance le plus souvent que c'est pour les services qu'elle rend, cependant quelqu'un qui n'a jamais recours à ses services doit également payer cet impôt (en Allemagne). On le voit, l'institution protestante - comme l'institution catholique - se fait rétribuer pour une croyance qui ne nécessite aucunement d'être actif au service de sa foi. On est donc placé ici devant le paradoxe suivant : une personne de confession protestante n'a pas besoin d'être active au service de sa foi mais doit l'être par son travail et son salaire pour payer l'impôt ecclésiastique. Cette personne doit donc être active pour soutenir financièrement une croyance qui l'invite à ne pas être active au service de sa foi. Le seul fait de croire suffit-il vraiment ou n'a-t-il pas pour corollaire que le peuple des croyants rétribue ceux qui prêchent cette conception passive de la foi ? Et en définitive, les prédicateurs religieux renforcent constamment cette conception de la foi en l'enseignant à leurs ouailles. Dans un sens plus large c'est également ce qu'enseigne l'église catholique car à la foi en Dieu elle ajoute ses sacrements et incite ses fidèles à les utiliser. Tout cela ne repose que sur l'incertitude. C'est pour cela que le contribuable paie des impôts ecclésiastiques, espérant ainsi que les autorités ecclésiastiques - dont les enseignements professent une conception plus ou moins passive de la foi - intercèderont pour lui auprès de Dieu.

 

L'ami du Christ :

C'est à juste titre que tu dis "plus ou moins". Dans le "catéchisme protestant pour adultes" on peut lire : "le mot "foi" est ambigu." Quelques théologiens ont enseigné que la foi est "non-évidence" (Pöhlmann), "ignorance" (Barth), voire "dépendance totale" (Schleiermacher). Dans ce catéchisme on ajoute d'autres significations à ce mot, entre autres celle de "confiance". Il semble d'ailleurs que c'est à celle-ci que Martin Luther ait donné la prépondérance. Cependant la véritable confiance n'est-ce pas de se confier aux Dix Commandements de Dieu et de les respecter dans sa vie. Alors naît la véritable confiance en Dieu avec la certitude que ce chemin mène vers Lui pas à pas. Par contre, l'enseignement qui assimile foi à confiance entretient une vision essentiellement passive de la foi en laissant penser que Dieu viendra automatiquement en aide à celui qui se contente de croire qu'il a besoin de Son aide ?

 

Le prophète :

Pourquoi Dieu donnerait-Il Sa force à quelqu'un qui reste bras croisés et passif ? L'énergie divine n'est pas seulement énergie qui maintient, elle est aussi et surtout une énergie créatrice qui nous est donnée pour accomplir Sa volonté et la mettre en pratique de façon active afin que sur la terre se développe toujours plus de positif, ce que Dieu veut. "Sur la terre comme au ciel."

Les hommes n'ont-ils pas prié durant des siècles : "Que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite...". Comment Sa volonté peut-elle s'accomplir sinon à travers des hommes devenant actifs dans Son Esprit par la mise en pratique progressive de Ses Commandements ? C'est pourquoi les chrétiens des origines dans la Vie Universelle prient de la façon suivante : "notre règne vient, Ta volonté s'accomplit".

 

L'ami du Christ :

Jusqu'à maintenant la foi et la confiance ont surtout apporté le bien-être à ceux qui les prêchaient, mais rarement au peuple des églises au sein duquel on compte beaucoup de chômeurs, dont la plupart ont pourtant versé des dizaines de milliers de DeutschMark d'impôts ecclésiastiques. Selon moi c'est de l'exploitation, car la plupart des croyants ont payé sans rien recevoir en retour ; ni la certitude que Dieu les aidera, ni même celle qu'Il existe. C'est pourquoi je te pose cette question : comment ôter ce brouillard, ou ce voile, qui enveloppe la foi religieuse ?

 

Le prophète :

Celui qui reste dans la foi passive, dans la croyance que la foi seule suffit, demeure dans le brouillard et conserve l'illusion d'apercevoir un jour une lumière, peu importe d'où elle vienne. L'espoir peut devenir mirage si l'on adjoint à la foi quelque chose qui ne correspond pas à la vérité ; alors nous ne voyons et ne transmettons que des formes nébuleuses qui ne sont pas la vérité. Parmi les fidèles des églises, beaucoup sont devenus un pur produit des autorités ecclésiastiques qui prétendent qu'il suffit de croire, d'avoir confiance sans agir et de s'en remettre aux sacrements. Dans ce but, elles ont elaboré des conceptions qu'elles propagent parmi le peuple des croyants. Quant à lui, le croyant a le devoir de s'en remettre à ce qu'énonce l'autorité, le prêtre. Pourtant, s'il lui vient l'idée de demander au prêtre si ce qu'il enseigne est vrai et s'il est en mesure de le prouver, alors la plupart du temps, le prêtre se retranche derrière les "secrets de Dieu". La conception d'une "foi passive" et l'enseignement qui en découle ainsi que l'attachement aux sacrements, impliquent selon moi la dépendance à l'égard des autorités ecclésiastiques, de l'institution ecclésiastique.

Ainsi, le fidèle d'église verse des impôts ecclésiastiques pour quelque chose en quoi il peut seulement espérer, mais dont il n'a aucune preuve. A mon avis, cela ne peut relever que d'une méthode commerciale très performante puisqu'il s'agit de faire payer pour la foi passive ou pour la croyance dans les sacrements alors qu'on n'a aucune certitude de recevoir quelque chose en retour. Lorsqu'il achète quelque chose, un client normal prend certaines précautions ; il examine tout d'abord le prix de l'article et ne l'achète que s'il est certain d'en prendre possession. Il acquiert donc quelque chose de réel. Dans tout autre domaine que celui de la foi on dit : mieux vaut tenir que courir. Pourtant, quand il s'agit de foi religieuse c'est différent, là le croyant fait preuve d'illogisme et pense : mieux vaut courir... Il n'a donc rien de concret entre les mains.

L'institution évangélique qui enseigne que la foi seule - c'est-à-dire la confiance en la rédemption par le Christ - suffit, vend du vent. Qui "achète" ce "produit" devient un fataliste de la foi. Il croit, de manière esclave, que ceux qui lui proposent cette foi - les représentants de l'institution en question - sont peut-être en mesure de voir derrière le brouillard de l'incertitude ou d'en soulever le voile. En fait, en réponse aux questions sur la réalité de la foi qu'elles professent, les autorités ecclésiastiques ne peuvent proposer que les "secrets de Dieu". Le fait de croire que la foi suffit n'est donc qu'un dogme et pas nécessairement la vérité puisque celui qui enseigne cela ne peut pas le prouver. Cependant il exige de l'argent en échange, l'impôt ecclésiastique, et le croyant esclave paie.

 

L'ami du Christ :

Ces derniers temps, les autorités ecclésiastiques allemandes font le forcing pour expliquer à leurs ouailles le bien-fondé de cet impôt. La plupart du temps, elles le font en insistant sur les "bonnes oeuvres" qu'elles accomplissent grace à ces moyens financiers, et sur le fait que celles-ci sont faites pour plaire à Dieu. En réalité, pour la plus grande part, ces bonnes oeuvres sont financées par l'Etat. Pourtant, les institutions ecclésiastiques tirent gloire de ces "bonnes oeuvres" et s'en servent auprès des hommes pour les inciter à poursuivre leurs versements financiers qu'elles justifient également comme un acte de foi comparable à un "engagement personnel". D'ailleurs, selon le catéchisme protestant la "foi" est un "engagement" en relation avec l'"amour". Dans la mesure où on ne trouve rien de tel dans de nombreux livres protestants, il semble s'agir d'une interprétation relativement récente. Il est vrai que de nombreux croyants préférant s'en tenir à une version passive de la foi versent l'impôt ecclésiastique - ce qui leur permet de garder "bonne conscience" - plutôt que s'engager de façon personnelle. Bien sûr, je n'ai pas assez de temps ou de motivation pour m'engager, mais l'impôt que je verse permet aux prédicateurs et aux autorités ecclésiastiques d'accomplir de "bonnes oeuvres" tout en prêchant que le seul fait de croire suffit au salut de l'âme, ce qui signifie qu'il est suffisant d'avoir confiance dans le Christ même si l'on ne fait rien soi-même.

 

Le prophète :

S'il en est comme tu viens de le dire, alors il ne reste aux autorités ecclésiastiques qu'à enseigner cette façon de voir les choses et aux "fidèles" à le croire. Cela serait une version "au rabais" de l'enseignement de Jésus qui parlait Lui de mise en pratique mais n'a jamais dit qu'il suffisait de croire. Si tel était le cas, la foi mènerait dans le brouillard car seule, elle ne conduit pas à l'expérience de la réalité, de la vérité, à Dieu. Dieu est la vérité et la vérité est la vie, donc action et pas seulement foi. Puisqu'on fait référence à "l'engagement personnel" dans le catéchisme protestant, pourquoi alors tant de fidèles de cette religion se contentent-ils de vivre dans la foi passive. Et si dans l'institution protestante le mot "foi" revêt tellement d'interprétations différentes, on peut se demander si en définitive la seule chose qui soit véritablement certaine dans le domaine de la foi protestante n'est pas le fait de verser régulièrement l'impôt ecclésiastique.

Selon le point de vue du christianisme des origines la foi est un pas vers la vérité. La foi est une condition préalable et nécessaire pour accomplir les pas dans la réalisation, c'est-à-dire dans la mise en pratique au quotidien. En quelque sorte, la foi montre le but qui éclaire le chemin à celui qui s'engage sur les traces de Jésus de Nazareth, chemin qu'il doit suivre de façon active, au moyen de l'action. Par la mise en pratique de ce qu'il a accepté tout d'abord comme une simple vérité, le croyant voit se concrétiser peu à peu et devenir toujours plus tangible le contenu de sa foi dont il fait ainsi l'expérience par l'action.

Dès lors, celui qui jusque là se contentait de croire doit désormais entrer dans la foi active, il doit accomplir les pas lui permettant de voir au-delà des soi-disants "secrets" que l'on attribue à Dieu, lien que Dieu n'ait aucun secret pour Ses enfants. Si tel n'était pas le cas, Il serait imparfait car quelqu'un qui a quelque chose à cacher, qui ne peut pas le montrer, n'est pas transparent. Cependant Dieu est clarté et pureté. Dans l'Etre éternel, rien n'est caché. Là n'existe aucun trésor caché, aucun secret. Dieu, notre Père éternel a fait de nous les héritiers du Royaume divin. Il ne nous a donc rien caché puisque qu'Il nous a donné tout Son Royaume en héritage. Ce sont les hommes qui, par leurs péchés, ont tissé le voile et le brouillard qui obstruent leur vue et les empêchent de voir la vie qui est notre héritage divin.

C'est pourquoi le voile et le brouillard qui sont devant nos yeux peuvent être comparés à un mur derrière lequel se trouve le trésor constitué par notre héritage divin. Nous pourrons de nouveau en prendre possession quand, par la mise en ordre de nos péchés, nous aurons démantelé progressivement ce mur, avec l'aide du Christ de Dieu. Le premier pas pour y parvenir, pour devenir actif, consiste à croire. Croire en Dieu, notre Père éternel, et au Christ, notre Rédempteur. Croire que Dieu est la vie qui rend libre.

Puis, après avoir pris conscience de la présence de Dieu, vient le second pas qui est l'espoir. Nous avons l'espoir que Dieu nous aide à démanteler ce mur, les innombrables pierres qui le composent et que sont nos péchés, qu'Il nous aide à nous en repentir et à les mettre en ordre de sorte qu'ils soient transformés en lumière et en force. Dans le Sermon sur la Montagne Jésus a enseigné ceci : "Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande." Celui qui se conforme à ces paroles passe de la foi passive à la foi active car il accomplit la volonté de Dieu et démantèle ainsi pierre par pierre le mur de ses pêchés. Concrètement, le brouillard et le voile se dissipent parce que les péchés dont ils sont faits - tel un mur placé devant notre héritage divin - se dissipent toujours davantage. Sur l'espoir naît la confiance qui nous anime de plus en plus. Alors, avec l'aide de notre Rédempteur nous mettons en ordre jour après jour les pechés dont nous avons pris conscience, tels la jalousie, l'animosité, la haine, etc... et nous ne les commettons plus.

C'est donc par l'action spirituelle - par la mise en ordre des péchés reconnus - et non dans le seul fait de croire, que notre âme s'illumine peu à peu. C'est seulement de cette façon - en suivant le chemin de la mise en pratique spirituelle, de l'accomplissement progressif des Commandements divins et du Sermon sur la Montagne qui nous rapproche de Dieu - qu'il est possible d'atteindre notre héritage divin. Alors nous accomplissons de plus en plus ce que Jésus a enseigné, nous nous réapproprions notre héritage divin et redevenons à l'image de notre Père. Ainsi, la foi active mène à la vérité et ne reste pas un mirage. De la sorte nous voyons plus profondément et percevons plus de choses. Nous faisons l'expérience de Dieu, mais également - et c'est ce qui est le plus beau - de la Voix du coeur. C'est le chemin qui mène de la foi à l'illumination. Avoir la foi c'est avoir conscience de la force infinie de notre Père qui est en toute chose et qui habite également en nous. Cependant seul notre mouvement personnel, notre propre activité, active la bénédiction de Dieu. "Foi active", cela signifie décision et effort de notre part pour nous rapprocher du but, Dieu, et du divin en nous. Plus notre amour pour Dieu est grand, moins nous devons faire d'effort car l'amour pour Dieu est la force qui fait de nous les héritiers de l'amour.

 

L'ami du Christ :

Ce que tu viens de décrire c'est la foi active en opposition avec la foi passive qui rend esclave. Il me vient à l'esprit la façon dont cet enseignement qui dit que la foi seule suffit s'est développé au sein du protestantisme. Il faut en rechercher l'origine dans une falsification d'un texte de la Bible par Luther. Le passage décisif se trouve dans l'épître aux Romains de Paul. Traduit en grande partie correctement dans la version oecuménique, il dit : "car nous sommes convaincus que l'homme devient juste par la foi, indépendamment des oeuvres de la Loi." (3, 28). Ceci constitue déjà une transformation de l'enseignement chrétien originel et elle est donc dûe à Paul. Quant à lui, Luther inverse tout simplement la première et la deuxième partie de cette phrase et y ajoute encore le mot "seule". Ainsi la version de Paul s'en trouve renforcée de la façon suivante : "ainsi nous disons que l'homme devient juste sans les oeuvres de la Loi, par la foi seule". Dès lors, ce changement apparemment insignifiant va devenir le crédo du nouvel enseignement protestant : sola fide - la foi seule. Sola gratia - la grâce seule, seule... C'est ainsi qu'un tout petit mot - "seule"- ajouté par Luther s'oppose à la Voix subtile de la conscience et du coeur. Dès lors, de nombreux croyants ont recouvert leur vie intérieure et manifesté fortement leur accord avec la nouvelle foi, en se faisant par exemple soldats meurtriers ou bourreaux, dans la confiance que cette foi est juste.

Dans la Vie Universelle, l'Esprit du Christ de Dieu a enseigné et enseigne encore le chemin de l'illumination, de l'expérience vécue et de la compréhension de toutes choses. Il a également enseigné comment nous pouvons prendre à nouveau possession de notre héritage divin en grandissant dans la foi active qui consiste à suivre le chemin vers l'intérieur pour percevoir de nouveau la Voix du coeur, ce que ne peuvent plus la plupart d'entre nous en raison du mur que nous avons construit avec nos péchés.

J'ai une autre question en rapport avec ce dont nous venons de parler. La voici. Combien cela coûte-t-il de suivre le chemin dans la Vie Universelle tel que tu viens de le décrire ? Dans la Vie Universelle y a-t-il des membres qui cotisent comme le font les fidèles des institutions ecclésiastiques, qui versent des impôts ecclésiastiques pour appartenir à ces églises (c'est ainsi que cela se passe en Allemagne) ?

 

Le prophète :

La Vie Universelle est une grande communauté de foi mondiale qui n'a pas d'adhérents et ne perçoit pas de cotisations. Pour être en conformité avec les lois de l'Etat il a été créé une association "Vie Universelle" dont les membres appartiennent à la "Commune de l'Alliance Nouvelle Jérusalem". La Parole prophétique divine est gratuite. Dieu ne dit jamais à quiconque "tu Me dois...". Il donne à chacun la liberté d'accepter ou pas Son enseignement. Dieu ne demande aucun versement pour la liberté. S'il en était autrement, Il lierait à Lui Ses enfants financièrement, donc sur le plan énergétique, et les rendraient ainsi dépendants de Son enseignement. Il ne propagerait pas l'enseignement de la liberté "tu devrais" - qui contient la liberté d'accepter ou de refuser Ses propositions - mais Il dirait "tu dois". Alors Dieu ne serait pas Celui qu'Il est éternellement.

La Vie Universelle a des millions de sympathisants de par le monde qui n'ont aucune obligation envers elle. Librement et sans contraintes, ce qui signifie également sans cotisation, chacun peut recevoir la Parole de Dieu, vivre selon la Parole de Dieu ou au contraire la laisser. C'est librement que celui ou celle qui le veut verse des dons pour que soit propagée la Parole divine. Le coût des livres et des cassettes est calculé de manière à couvrir les frais de production et de traduction de la Parole dans les différentes langues du monde entier ainsi que leur diffusion dans les pays plus lointains. Seule une infime partie du prix de la vente revient aux personnes ayant travaillé à la production de ces livres et cassettes.

Par la mise en pratique de leur foi en Dieu, notre Père, et en le Christ, notre Rédempeur, c'est-à-dire en accomplissant le contenu des Dix Commandements, que Dieu a donné aux hommes par Moïse, et du Sermon sur la Montagne que Jésus a Lui-même enseigné, de nombreux hommes et femmes font l'expérience dans la Vie Universelle qu'ils se rapprochent progressivement de celui qui habite en chacun de nous : l'Esprit de l'amour et de la liberté.

Si en Dieu n'existait que la foi passive sans qu'il soit besoin d'agir activement pour que le contenu de la foi devienne réalité - par la mise en pratique des Commandements de Dieu et du Sermon sur la Montagne - nous resterions dépendants, esclaves et aveugles.

Aucune institution ecclésiastique, aucune communauté, aucun groupe de foi et aucun cercle biblique, ne serait en mesure de démontrer que ce qu'il ou elle croit correspond à la vérité. Chacun et seulement chacun peut s'apporter la preuve à lui-même de l'existence de Dieu s'il entre dans la foi active et agit consciemment, orienté sur les Dix Commandements et le Sermon sur la Montagne. Cependant, il lui est impossible de communiquer à qui que ce soit le contenu de sa vie intérieure, de sa relation avec le Tout-Un, et c'est la raison pour laquelle aucune institution ecclésiastique, aucune communauté ou groupe de foi ne devrait accepter de recevoir des cotisations et encore moins des impôts ecclésiastiques. Il est possible de recevoir des dons, mais seulement selon le souhait librement exprimé de chacun.

Il est absurde de prélever des impôts ou des cotisations pour quelque chose qui reste nébuleux. Achèterions-nous un véhicule plongé dans le brouillard et à peine visible, sans rien voir de sa forme et de sa fabrication, sans savoir le manoeuvrer et sans connaître la direction à prendre pour sortir du brouillard ?

Dans la Vie Universelle il est dit : "de la foi au savoir" et "du savoir à la sagesse" - c'est-à-dire à l'illumination - afin de redevenir peu à peu semblable au but de notre chemin de vie tel que Jésus nous l'a donné : être à l'image de Dieu. On lira à ce propos la profession de foi des chrétiens des origines (voir plus loin).

Celui qui ne se perd pas dans les dogmes mais vit consciemment l'enseignement simple qui dit que le temple de Dieu est en chacun de nous, qui parle de l'amour de Dieu et du prochain ainsi que de l'intérieur le plus profond de l'homme dans lequel celui qui croit de manière active peut exprimer une prière du coeur et entrer en communication avec l'Eternel - celui-là donc se rapproche de Dieu au plus profond de lui. Ainsi, chez quelqu'un qui accomplit ce que Jésus a enseigné - qui se repent de ses péchés, dont il peut apprendre à connaître chaque jour quelques aspects, qui les met en ordre par la demande de pardon ainsi que par le pardon et le fait de ne plus les répéter - les aspects pécheurs sont transformés par la Lumière du Tout-Un de sorte que l'âme devient de plus en plus lumineuse et l'homme de plus en plus conscient de Dieu. Alors, le brouillard se dissipe, le voile tombe et la foi se dissout . L'homme n'est pas seulement devenu quelqu'un qui sait, il a atteint la sagesse divine. Pour lui il n'y a plus de soi-disant "secrets divins" car tout est illuminé parce qu'il a mis en ordre ses péchés les plus lourds. Un tel homme sait ce que signifie devenir progressivement à l'image de Dieu. Il vit de plus en plus en Dieu. Ses sentiments, sensations, pensées, paroles et actes sont devenus clairs, c'est-à-dire correspondent en grande partie aux Dix Commandements et au Sermon sur la Montagne.

Le sage construit sur Jésus-Christ et sur Son enseignement parce qu'il Le suit, c'est-à-dire met en pratique Son enseignement. Un véritable successeur de Jésus devient progressivement sage et voit les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles paraissent. Il a ôté le voile, dissout le brouillard, c'est-à-dire démantelé le mur. Pour lui, il n'y a plus de secrets, car sur son chemin il a suivi le Christ, le Rédempteur de toutes les âmes et de tous les hommes, qui l'a mené à la vérité, à la vie.

Pour suivre ce chemin avec le Christ et par le Christ nul besoin de cérémonies, de rites, ni de cultes, nul besoin de cardinaux, d'archevêques, de prêtres ou de curés, ni même d'un homme appelé "saint père". Pour cela, il suffit d'être honnête envers soi-même et de ressentir une petite étincelle d'amour pour Celui qui aime tous Ses enfants. C'est en agissant dans l'amour pour Dieu et pour son prochain que l'homme trouve Celui qui est amour, liberté et unité, et qu'il trouve également ceux et celles, ses frères et soeurs, qui accomplissent progressivement la volonté de Dieu. Cela constitue le coeur de ce qu'enseigne le Christ de Dieu dans la Vie Universelle. Que celui qui peut le saisir le saisisse. Que celui qui veut le laisser le laisse.

 

L'ami du Christ :

Il me vient à l'esprit un proverbe ancien : "Les sages voyagent vers la vérité en passant par l'erreur - donc par la reconnaissance de soi ; mais ceux qui restent dans l'erreur sont des fous."

A partir de mon expérience personnelle, je peux dire que faire un effort résolu pour accomplir la volonté de Dieu dans la vie de tous les jours apporte sureté intérieure, confiance et une bonne relation avec ses semblables, et que cela contribue à élargir la conscience. Cependant je sais également que cela ne va pas de soi et que cela demande toujours beaucoup d'efforts intérieurs pour sortir de la passivité et activer la foi en soi. Autrement dit, il faut surmonter la facilité vers laquelle nous pousse l'humain et ne pas retomber sans cesse dans les anciennes habitudes qui se sont incrustées en nous.

Quelqu'un qui ne prend pas sa vie en main et n'agit pas conformément à sa foi et à ce qu'il a reconnu de lui-même, se laisse aller et laisse à d'autres le gouvernail de sa vie. Il est facile de se laisser conduire par d'autres plutôt que de conduire soi-même, cependant où tout cela mène-t-il ? Où la passivité a-t-elle mené la soi-disant chrétienté qui a influencé pour une très grande part le déroulement des événements s'étant déroulé au cours de l'histoire et se déroulant encore. On peut le mesurer en observant l'état de la nature et de l'humanité. Cela n'a rien à voir avec la volonté de Dieu. Alors, de qui est-ce la volonté ? Tout cela ne témoigne t'il pas d'une volonté consciente et raffinée d'agir pour éluder le Commandement de la mise en pratique contenu dans l'enseignement du Nazaréen ? La passivité de l'homme qui chérit jouissance, bien-être et pouvoir, lui a fait prendre bien volontiers ce chemin - avec les conséquences catastrophiques que l'on connaît.

 

Le prophète :

La passivité est la tendance des masses de maintenir le status quo.

Dans ces conditions, la foi n'a-t-elle pas finalement pour fonction de me permettre de spéculer sur mon avenir, et cela de la manière qui convient le mieux à mon bien être humain. Et je nomme cela la foi juste. De son côté, mon prochain élabore la foi qui lui convient en fonction des aspects qui lui sont utiles et agréables. Toutes ces variantes de ce qui est appelé la "foi juste" ne sont-elles pas que l'expression de l'auto-suffisance des hommes qui mène le plus souvent à l'intolérance ? A ce propos, souvenons-nous des "guerres de religion". Et pourtant, au delà de la véritable foi que nous atteignons en vivant conformément à notre foi, se trouve la justice incorruptible de Dieu, Sa vérité, qui Est éternelle.

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