Le culte païen des sacrifices et l’aspiration au pouvoir de la caste des prêtres. Qui a vraiment rédigé le Pentateuque ? Sommaire : Aux origines de la caste des prêtres Durant sa captivité en Egypte, le peuple d’Israël a adopté de nombreuses coutumes païennes comme par exemple les vêtements d’apparat des prêtres Les récits de la Bible attribués à Moïse ont été rédigés en majeure partie, mille ans après sa mort. Sous couvert de Moïse, la caste des prêtres a introduit ses propres conceptions religieuses dans le judaïsme .. En se plaçant entre Dieu et les hommes, les prêtres ont obtenu un pouvoir de domination considérable qu’ils ont toujours cherché à perpétuer par la menace. Dieu a-t-il vraiment parlé selon les paroles qu’on prête à Moïse ? Selon l’Ancien Testament, le non-respect des lois religieuses est puni de la peine de mort... Les préceptes de l’Eglise en matière d’habits sacerdotaux et de rites liturgiques sont inspirés de l’Ancien Testament. Paroles de Jésus, le Christ, à propos des pharisiens et des docteurs de la loi. Jérémie avait prophétisé la falsification des écritures . Quand l’Ancien Testament parle des sacrifices comme d’«... une odeur agréable à l’Eternel…» Jésus est toujours intervenu en faveur des animaux.. Pour le Saint-Siège, Ancien et Nouveau Testaments sont « la vraie parole de Dieu ». Le Dieu de l’Ancien Testament est un Dieu païen et cruel Enormes contradictions entre l’enseignement de l’Eglise et celui de Jésus. Pour camoufler son inclination pour l’Ancien Testament, l’Eglise abuse du nom de «Jésus-Christ ».
Aux origines de la caste des prêtres Les historiens sont aujourd’hui unanimes pour considérer qu’Abraham était originaire de Ur en Chaldée, dans ce qui est aujourd’hui l’Irak. A cette époque les hommes étaient polythéistes. Il y avait donc beaucoup de cultes différents et beaucoup de prêtres. La famille où grandit Abraham évoluait donc probablement dans ce milieu polythéiste et païen, comme la plupart à l’époque. Or, dans le paganisme les prêtres occupent une place centrale. Abraham vécut dans la 1ère moitié du 2ème millénaire avant Jésus-Christ, à l’époque sumérienne, du nom du peuple qui vivait alors dans cette région, la Mésopotamie, dont Babylone était la capitale. Comme beaucoup en ce temps-là, les Sumériens adoraient de nombreux dieux. Le service rendu à ces dieux était assuré par une caste de prêtres très hiérarchisée servant de médiatrice entre ces dieux et les hommes. Afin de rester dans les bonnes grâces des dieux et de ne pas s’attirer leur courroux, on procédait régulièrement à des sacrifices d’animaux, mais aussi parfois à des sacrifices humains. La caste des prêtres régnait également sur la ville et sur l’Etat. Le roi était investi à la fois de l’autorité politique et spirituelle suprême. Ainsi, une de ses principales fonctions consistait à tout mettre en oeuvre pour satisfaire les dieux afin d’assurer la prospérité du pays et le bien-être du peuple. Pour témoigner sa reconnaissance aux dieux, on n’hésitait pas à sacrifier ce que l’on avait de plus précieux. A cette époque, tout comme aujourd’hui parfois encore, c’est l’enfant mâle premier-né qui était ce que les parents avaient de plus cher. C’est donc lui qui était offert en sacrifice. La Bible qui a conservé le souvenir de ces pratiques nous en livre témoignage à travers l’épisode où Dieu demande à Abraham de lui offrir son fils Isaac en sacrifice. Mais en réalité, Dieu n’a jamais parlé ainsi. Ce qu’il attendait d’Abraham c’était le sacrifice de son attachement possessif envers son fils, dans la mesure où il avait pour tâche de n’être pas seulement le père d’un seul mais celui de tout le peuple hébreu. Abraham, tellement imprégné des conceptions polythéistes de son époque, interpréta tout naturellement le message perçu en lui comme un appel à sacrifier ce qu’il avait de plus cher, en l’occurrence son fils bien-aimé. Ce message mal interprété, Abraham l’avait perçu dans son cœur, de même que l’ange lui était apparu en vision intérieure. En réalité, la signification de ce message était la suivante : il n’est pas juste d’idolâtrer ton fils de la sorte, de le placer au-dessus de tout et qui plus est, de Dieu. Dieu devrait tenir la première place dans ta vie. Abraham le premier, et ensuite ceux à qui il fit part de son expérience spirituelle, l’ont naturellement interprété en fonction des conceptions religieuses de l’époque et du milieu dont ils étaient issus. L’ange qui intervint pour retenir la main d’Abraham avant qu’il ne commette l’irréparable, exprime la volonté de Dieu. En effet, Dieu n’a jamais voulu ni demandé un tel sacrifice. De manière symbolique, Dieu souhaitait qu’Abraham prenne la main de son fils et qu’ensemble, ils cheminent vers lui, le Dieu unique de l’amour. La Bible rapporte qu’après l’intervention de l’ange, Abraham sacrifia un mouton à la place de son fils Isaac. A ce point, il convient de rappeler que tous les prophètes envoyés par Dieu se sont formellement opposés à la pratique de tels sacrifices. Ce sont les dieux du paganisme qui exigeaient que des animaux ou des humains leurs soient sacrifiés. Abraham, tout imprégné de l’influence des cultes païens, croit devoir effectuer un sacrifice. Si ce n’est son fils, alors ce devra être un animal ! En Abraham, se livre un véritable combat intérieur qui oppose l’Esprit de Dieu, dont l’influence grandit toujours plus en lui, et les anciens cultes païens. Ce combat s’est poursuivi pendant des siècles, des millénaires et se perpétue aujourd’hui encore mais de manière différente, comme le démontre notre série. Pour combattre ces cultes propagés par la caste des prêtres et dont la pratique des sacrifices sanglants est une des marques de fabrique, Dieu a toujours envoyé aux hommes de véritables prophètes. A travers ses véritables serviteurs, Dieu a toujours cherché à éclairer les hommes sur le seul sacrifice valable à ses yeux : celui qui consiste à déposer le moi humain et à s’abandonner entre ses mains. En aucun cas il n’a demandé que des hommes ou des animaux lui soient offerts en sacrifice. Depuis les temps les plus reculés, le polythéisme s’est nourri de peurs et de désirs : peur de perdre son toit, ses biens, de se voir spolié, maltraité, réduit en esclavage voire même d’être assassiné ainsi que sa famille, mais également désir d’échapper à toutes les peurs et incertitudes de l’existence liées à l’insécurité de la vie, aux maladies, à la violence, aux intempéries, etc… Et l’homme a longtemps considéré que seules des instances aux pouvoirs supérieurs, des divinités, étaient susceptibles de le protéger de ses dangers. Mais pour cela, il fallait faire en sorte de leur plaire, de leur être agréable. Tout ce qui pouvait y contribuer était privilégié. Tout ce qui pouvait contrarier ce but devait être proscrit autant que possible. Dans ces conditions, les sacrifices représentaient l’acte le plus fort qui soit pour témoigner aux dieux reconnaissance et respect. Mais l’enseignement de Jésus de Nazareth introduisit une rupture totale dans cette façon de considérer les choses puisqu’il repose sur l’amour désintéressé qui donne inlassablement, sans rien attendre en retour et dans le respect absolu du libre arbitre. Tout ce qui est contraire à ces deux principes ne relève pas du véritable christianisme !
Durant sa captivité en Egypte, le peuple d’Israël a adopté de nombreuses coutumes païennes comme par exemple les vêtements d’apparat des prêtres La conception païenne d’un Dieu cruel entretenue par la caste des prêtres se retrouve également tout au long des livres constituant le Pentateuque. Ainsi, dans un des épisodes ayant suivi la sortie d’Egypte, alors que Moïse redescend du Mont Sinaï qu’il a gravi pour y recevoir de Dieu les Dix Commandements, il trouve les Israélites autour d’un veau offert en holocauste, sous l’influence de la caste des prêtres. En Egypte, les Hébreux avaient bien souvent assisté à de tels sacrifices puisqu’ils y étaient couramment pratiqués par les prêtres égyptiens. C’est ainsi qu’ils adoptèrent également ces coutumes ainsi que beaucoup d’autres aspects du paganisme. Ils n’avaient pas encore connaissance d’un Dieu bon et miséricordieux. Il est de toute évidence que les cultes païens exerçaient une forte influence à l’époque de Moïse. Pendant leur captivité en Egypte qui s’échelonna sur plusieurs siècles, les Hébreux avaient eu largement le temps d’observer les comportements, les modes vestimentaires, etc…, de la caste des prêtres et d’admirer la puissance dont celle-ci disposait. Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce qu’à leur installation en terre d’Israël, ils aient reproduit nombre de coutumes qu’ils avaient observées puis adoptées en Egypte, entre autres les vêtements sacerdotaux ainsi que nous l’avons évoqué au chapitre précédent.
Les récits de la Bible attribués à Moïse ont été rédigés en majeure partie, mille ans après sa mort. Sous couvert de Moïse, la caste des prêtres a introduit ses propres conceptions religieuses dans le judaïsme On considère généralement Moïse comme l’auteur du « Pentateuque » alors que ces livres sont l’œuvre de la caste des prêtres. Cela vous étonne-t-il ? C’est pourtant ce que l’on enseigne aux futurs prêtres et pasteurs dans les universités de théologie. Des historiens ont retrouvé un document rédigé par des prêtres israélites lors de l’exil des juifs à Babylone. Ce document connu sous le nom de livre des prêtres date du 6ème siècle avant Jésus-Christ. Or, ce qui figure dans ce texte comporte des similitudes frappantes avec le Pentateuque, ce qui porte à croire que celui-ci aurait été rédigé à Babylone par les autorités religieuses israélites. Ainsi, outre l’influence exercée antérieurement par le polythéisme égyptien, il faudrait également prendre en compte l’influence du polythéisme babylonien dans l’élaboration du culte hébraïque et de ses rites. Bien entendu, pour accorder une plus grande légitimité à ces récits, on en aurait transposé l’origine à Moïse et on aurait fait de ce dernier leur instigateur, à son insu. Les livres attribués à Moïse ne datent donc pas du vivant de ce grand prophète mais auraient été rédigés près de mille ans après sa mort. Les premiers écrits se référant à Moïse remontent aux rois David et Salomon. Dans ces documents, aucune allusion n’est faite à l’importance du rôle des prêtres. En fait, tous les livres et documents écrits préalablement auraient été « retouchés » autour du 6ème siècle pour y inclure cet aspect. Les prêtres se sont donc retranchés derrière Moïse pour introduire dans l’Ancien Testament leurs propres conceptions en matière de religion. S’ils ont agi de la sorte c’est bien entendu pour servir leur pouvoir et le perpétuer. Le Pentateuque est donc l’œuvre des prêtres et non celle de Moïse !
En se plaçant entre Dieu et les hommes, les prêtres ont obtenu un pouvoir de domination considérable qu’ils ont toujours cherché à perpétuer par la menace Si tout ce qui touche aux rites et aux vêtements sacerdotaux est tellement important, c’est parce que ceux-ci permettent aux prêtres de se prévaloir d’un privilège exceptionnel : celui d’intercéder auprès de Dieu en faveur des hommes. Ainsi, pour atteindre le salut de l’âme, pour adoucir l’humeur de Dieu, pour accomplir les célébrations rituelles prescrites par le dogme et se comporter en fidèle bon et obéissant, il faut faire appel aux prêtres et, à l’occasion, savoir leur témoigner reconnaissance au moyen d’espèces sonnantes et trébuchantes. Examinons maintenant cet aspect à la lumière de ce qu’a dit Jésus de Nazareth et demandons-nous comment il s’est comporté en la matière et ce qu’il a enseigné ? Jésus a-t-il une seule fois évoqué une quelconque nécessité d’en appeller au service des prêtres ? Non ! assurément non !!! Bien au contraire, tout au long de son ministère, il n’a fait qu’affirmer : « Le royaume de Dieu est en vous » (Lc 17, 21) Et quand le Fils de Dieu parle ainsi, il l’affirme haut et fort pour signifier à chacun qu’il est en relation directe et personnelle avec Dieu et que, dans ces conditions, le recours à un prêtre ou à toute institution sacerdotale est inutile et superflue. Cette affirmation n’a d’ailleurs rien d’outrancièrement révolutionnaire puisqu’au sein même de l’Eglise catholique certains n’hésitent pas à tenir des propos analogues. C’est le cas, par exemple, de deux théologiens allemands célèbres : Rupert Lay* et Herbert Haag**. Ainsi, voilà ce que ce dernier, bibliste de renommée mondiale, ancien professeur d’exégèse biblique à l’Université de Tubingen, dit en 1998 lors d’une allocution publique dont la teneur a bousculé quelques idées reçues : « Il y a longtemps que les théologiens ont admis que Jésus ne voulait pas fonder une Eglise ; les dogmaticiens les plus traditionalistes , eux-mêmes, sont de cet avis.» Et de préciser : «Pendant longtemps on a cru et on a enseigné que l’Eglise a commencé avec Jésus-Christ. C’est ce que j’ai moi-même appris au cours de mes études de théologie, et de nombreux étudiants après moi. Jésus aurait appelé des apôtres, et ces apôtres, sentant leur fin prochaine, auraient désigné des successeurs qui, plus tard furent nommés évêques. C’est d’ailleurs ce que le dernier concile nous enseigne : Jésus-Christ, Pasteur éternel, a édifié la Sainte Eglise en envoyant les apôtres... et a voulu que leurs successeurs, c’est-à-dire les évêques fussent, dans son Eglise, pasteurs jusqu’à la fin des siècles (Lumen gentium 18). Ainsi on pouvait faire remonter la charge des évêques indirectement jusqu’à Jésus. Celui-ci avait appelé les apôtres et ces derniers ont nommé des évêques. En réalité, le dernier apôtre avait depuis longtemps fermé les yeux lorsque les premiers évêques ont fait leur apparition. Le rôle des apôtres était tellement exceptionnel que l’on ne peut parler de successeurs à leur sujet.» Et encore «Les théologiens d’aujourd’hui sont au contraire unanimes à penser qu’aucune fonction d’Eglise ne peut se légitimer par référence à Jésus. Les structures actuelles de l’Eglise sont le résultat de processus historiques sur lesquels des influences politiques ont joué et les modèles démocratiques des débuts n’ont pas pu subsister. La théologienne américaine bien connue, Rosemary Radford Ruether, n’a-t-elle pas écrit, il y a déjà plus de dix ans, dans le journal des pères jésuites suisses : « Le gouvernement de l’Eglise est une construction historique, influencée par des systèmes politiques existants, et ne peut pas être considéré comme voulu par Dieu. » ( Orientierung N° 50, 1986, p.141 ) Et on pourrait ainsi poursuivre les citations. On voit bien l’intérêt de l’institution ecclésiastique à perpétuer son influence sur la société à travers le pouvoir qu’elle a toujours cherché à exercer sur les consciences. Mais on doit à la vérité de reconnaître que, malgré tous les efforts qu’elle a déployés dans ce sens, l’Eglise n’aurait jamais pu atteindre son but et en tout cas préserver sa domination aussi longtemps, si elle n’avait bénéficié de la complicité passive du peuple. Ni les prophètes, ni Jésus, le Christ, n’ont voulu de telles choses. Dans ces conditions, il faut bien reconnaître que c’est le peuple lui-même qui a permis qu’il en soit ainsi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est bien plus facile de se confesser à un prêtre pour obtenir l’absolution de ses péchés que d’aller soi-même vers son prochain pour lui avouer ses torts et lui en demander pardon. En quelque sorte, on pourrait dire que le prêtre fait le travail à notre place et qu’ainsi il nous est possible d’accéder au ciel à moindre effort ! C’est purement et simplement de la superstition et celle-ci est toujours en vigueur aujourd’hui ! Si le pouvoir des prêtres s’appuie en effet sur cette tendance à la passivité et au moindre effort, il n’en est pas moins vrai également que celle-ci a été fortement encouragée et renforcée par l’usage de la menace et de la peur. Lorsque Jésus de Nazareth a enseigné le Dieu de l’amour et quand il a dit que celui-ci se trouve en chacun de nous, beaucoup d’hommes et de femmes ont été malgré tout très touchés par ce message d’espérance. Cela a soulevé l’enthousiasme de beaucoup et réveillé en eux l’aspiration à la liberté et à la vérité. De tout temps des hommes et des femmes sincères ont ressenti cet appel. Pour ceux-là qui avaient la prétention de s’éveiller de la léthargie dans laquelle on voulait les maintenir, il a fallu user d’autres méthodes : celles de l’intimidation et de la menace spirituelle. « Si tu refuses de nous écouter et de nous suivre, tu finiras en enfer ». « Si tu ne fais pas ce que nous t’ordonnons, tu ne parviendras jamais jusqu’à Dieu. » Et pour ceux qui persistaient à rester dans l’erreur, on n’hésita pas à recourir, à la force et à la contrainte physique. Que n’aurait-on fait pour « sauver leur âme ».
Dieu a-t-il vraiment parlé selon les paroles qu’on prête à Moïse ? Selon l’Ancien Testament, le non-respect des lois religieuses est puni de la peine de mort.» Comme indiqué plus haut, il convient donc d’approcher les livres attribués à Moïse, à savoir le Pentateuque, avec la plus grande prudence, en gardant sans cesse à l’esprit que ceux-ci sont l’oeuvre de la caste des prêtres qui, selon l’expression du professeur, Walter Nigg, théologien allemand réformé, sont « l’ennemi naturel du prophète ». Ainsi, en parcourant le Pentateuque il faudrait toujours se demander : Dieu a-t-il pu tenir de tels propos à Moïse ? Les passages ci-après, reproduits à titre d’exemple, constituent à eux seuls la démonstration qu’il n’en est rien. Ainsi, dans Exode (Ex 28, 1-4) on peut lire : « Fais approcher de toi Aaron, ton frère, et ses fils, et prends-les parmi les enfants d’Israël pour les consacrer à mon service dans le sacerdoce : Aaron et les fils d’Aaron, Nadab, Abihu, Éléazar et Ithamar. Tu feras à Aaron, ton frère, des vêtements sacrés, pour marquer sa dignité et pour lui servir de parure. Tu parleras à tous ceux qui sont habiles, à qui j’ai donné un esprit plein d’intelligence ; et ils feront les vêtements d’Aaron, afin qu’il soit consacré et qu’il exerce mon sacerdoce. Voici les vêtements qu’ils feront : un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare, et une ceinture. Ils feront des vêtements sacrés à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu’ils exercent mon sacerdoce. » et un peu plus loin Exode (Ex 28,6-14) « Ils feront l’éphod d’or, de fil bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors ; il sera artistement travaillé. On y fera deux épaulettes, qui le joindront par ses deux extrémités ; et c’est ainsi qu’il sera joint. La ceinture sera du même travail que l’éphod et fixée sur lui ; elle sera d’or, de fil bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors. Tu prendras deux pierres d’onyx, et tu y graveras les noms des fils d’Israël, six de leurs noms sur une pierre, et les six autres sur la seconde pierre, d’après l’ordre des naissances. Tu graveras sur les deux pierres les noms des fils d’Israël, comme on grave les pierres et les cachets ; tu les entoureras de montures d’or. Tu mettras les deux pierres sur les épaulettes de l’éphod, en souvenir des fils d’Israël ; et c’est comme souvenir qu’Aaron portera leurs noms devant l’Éternel sur ses deux épaules. Tu feras des montures d’or, et deux chaînettes d’or pur, que tu tresseras en forme de cordons ; et tu fixeras aux montures les chaînettes ainsi tressées. » Et encore, dans Exode (Ex 28, 31-35) « Tu feras la robe de l’éphod entièrement d’étoffe bleue. Il y aura, au milieu, une ouverture pour la tête ; et cette ouverture aura tout autour un bord tissé, comme l’ouverture d’une cotte de mailles, afin que la robe ne se déchire pas. Tu mettras autour de la bordure, en bas, des grenades de couleur bleue, pourpre et cramoisie, entremêlées de clochettes d’or : une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade, sur tout le tour de la bordure de la robe. Aaron s’en revêtira pour faire le service ; quand il entrera dans le sanctuaire devant l’Éternel, et quand il en sortira, on entendra le son des clochettes, et il ne mourra point.» Qui peut croire que Dieu se soucie d’un tel luxe et aspire à tant de pompe pour être honoré. Et comment imaginer qu’il réclame la mort de tout homme qui ne respecterait pas ces instructions. Là encore, la logique se heurte à un problème de taille : comment le Dieu qui s’exprime à travers Moïse pourrait-Il à la fois demander la mort et par ailleurs exprimer le Commandement contraire, à savoir : « Tu ne tueras pas ! »
Les préceptes de l’Eglise en matière d’habits sacerdotaux et de rites liturgiques sont inspirés de l’Ancien Testament.
Paroles de Jésus, le Christ, à propos des pharisiens et des
docteurs de la loi. Jérémie avait prophétisé la falsification
des écritures De même, l’utilisation d’huiles saintes telle que le rapporte l’Ancien Testament, rappelle tout à fait la ‘sainte onction’ pratiquée encore de nos jours. Voici ce qu’on peut lire dans le Lévitique (Lv 8, 11-12) : « Il en fit sept fois l’aspersion sur l’autel, et il oignit l’autel et tous ses ustensiles, et la cuve avec sa base, afin de les sanctifier. Il répandit de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron, et l’oignit, afin de la sanctifier. » Cela rappelle encore certains rituels toujours en vigueur de nos jours et pratiqués lors de l’inauguration d’une église ou à l’occasion de l’intronisation dans leurs fonctions d’un prêtre, d’un évêque ou d’un Pape. A cet égard, les directives à respecter sont extrêmement précises et pour tout dire, aussi incompréhensibles que celles dont nous parle l’Ancien Testament. Mais qu’a dit Jésus à propos du culte et de tout ce qui s’y rattache ? En substance, il a dit : Tu es le temple de l’Esprit-Saint. Orne ton âme de la parure de la vertu, avec de bonnes pensées, des pensées qui correspondent à la volonté de Dieu. Vis selon les Dix Commandements de Dieu et conforme-toi aux Lois de la vie - par exemple au Sermon sur la Montagne - que J’ai apportées aux hommes, mais il n’a jamais évoqué la nécessité de se conformer à des rites ni de s’en remettre à quiconque, et donc à un prêtre. C’est d’ailleurs ce langage qu’ont toujours tenu les vrais prophètes. Ainsi, Jérémie s’exprime-t-il de la façon suivante dans l’Ancien Testament: « Comment pouvez-vous dire : ‘Nous sommes sages, la loi de l’Éternel est avec nous’ ? C’est bien en vain que s’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes. » (Jr 8, 8). Les grands prophètes se sont toujours élevés contre la falsification et la confiscation par les prêtres de la Parole de Dieu. L’Ancien Testament fourmille de tels passages qui, depuis le temps, devraient avoir ouvert les yeux de beaucoup. On pourrait mettre en parallèle le côté théâtral adopté par les prêtres, entre autres la mise en scène vestimentaire des cérémonies religieuses, avec cette phrase de Jésus rapportée dans l’évangile de Matthieu : « Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ils élargissent leurs phylactères et allongent leurs franges. Ils aiment à occuper les premières places dans les dîners. Ils aiment à être salués sur les places publiques et à s’entendre appeler « maître » par les hommes. » (Mt 23, 5-7) On peut également rappeler ce passage que nous avons déjà cité : «…ne vous faites pas appeler maître car vous n’avez qu’un seul maître et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la Terre votre Père car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. » (Mt 23, 8) qui témoigne que Jésus a toujours prêché en faveur de l’égalité et non pour l’instauration d’une hiérarchie de prêtres et de fonctionnaires écclésiastiques. Il a dit « Suivez-Moi ! » (Mt 4, 19), c’est-à-dire suivez le Christ en vous car Il est le chemin, la vérité et la vie, mais n’a jamais demandé aux hommes de s’en remettre à d’autres hommes . Quand l’Ancien Testament parle des sacrifices comme d’ «... une odeur agréable à l’Eternel ...» Jésus est toujours intervenu en faveur des animaux Il y a 2000 ans, Jésus nous a dit ce qu’il pensait des holocaustes et autres formes de sacrifices d’animaux. Ce sont, bien sûr, les écrits apocryphes qui nous renseignent le mieux à ce sujet. Ceux que la rage destructrice des autorités de l’Eglise a épargnés nous montrent un Jésus préoccupé tout aussi bien du salut des hommes que du sort des animaux, un Jésus plein d’amour et de compassion, n’hésitant pas à s’opposer aux mauvais traitements qu’on leur inflige. Pour tout chrétien de cœur, cela ne fait d’ailleurs aucun doute tant il est vrai que l’amour est indivisible. Comme l’a dit Lamartine : « On n’a pas deux cœurs, l’un pour les hommes et l’autre pour les animaux ; on a un cœur ou on n’en a pas. » Dans ces conditions, comment imaginer que Jésus ait pu ignorer le sort de ces créatures innocentes. Le mépris majuscule dont l’Eglise a toujours fait preuve à leur égard ne saurait empêcher les hommes de cœur de percevoir où se trouve la vérité. Pour autant, le Nouveau Testament – c’est-à-dire les documents qui ont eu l’heur de plaire aux autorités spirituelles de l’Eglise naissante – laisse transparaître ici ou là des informations sur la nature des rapports que Jésus entretenait avec les animaux. Ainsi, on nous apprend que dans le désert où il s’était retiré 40 jours, Jésus vécut entouré d’animaux sauvages qui lui tenaient compagnie. Un autre passage célèbre décrit la façon dont Jésus libéra les animaux amenés au temple pour y être vendus dans le but d’être sacrifiés. A l’inverse, voici comment s’expriment les prêtres dans l’Ancien Testament : « Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l’offrira à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel, pour obtenir sa faveur. Il posera sa main sur la tête de l’holocauste, qui sera agréé de l’Éternel, pour lui servir d’expiation. Il égorgera le veau devant l’Éternel ; et les sacrificateurs, fils d’Aaron, offriront le sang, et le répandront tout autour sur l’autel qui est à l’entrée de la tente d’assignation. Il dépouillera l’holocauste, et le coupera par morceaux. Les fils du sacrificateur Aaron mettront du feu sur l’autel, et arrangeront du bois sur le feu. Les sacrificateurs, fils d’Aaron, poseront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois mis au feu sur l’autel. Il lavera avec de l’eau les entrailles et les jambes ; et le sacrificateur brûlera le tout sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d’une odeur agréable à l’Éternel. » (Lv 1, 3-9) « Une odeur agréable à l’Eternel », voilà des termes qui rappellent étrangement le paganisme dont l’un des aspects essentiels consistait justement dans le fait d’apaiser l’humeur des dieux. Et cela se poursuit avec force détails plus terribles les uns que les autres pour se conclure ainsi : « ce fut l’holocauste, ce fut un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse. » (Lv 8, 21) Plus loin encore, vient une description sur la manière de sacrifier une tourterelle ou un pigeon : « Le sacrificateur sacrifiera l’oiseau sur l’autel ; il lui ouvrira la tête avec l’ongle, et la brûlera sur l’autel, et il exprimera le sang contre un côté de l’autel. » (Lv 1, 15) Comme indiqué plus haut, en aucun cas ces horreurs ne peuvent être imputées à Moïse et encore moins à Dieu. Elles ont été introduites par la caste des prêtres, bien après Moïse. En effet, comment le Dieu de la Génèse pourrait-il s’exprimer de la sorte après avoir dit : « Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. » (Gn1, 29-31) Rappelons une nouvelle fois que peu de temps avant d’avoir prétendument prononcé ces paroles, Dieu a donné à Moïse les Dix Commandements, parmi lesquels se trouve le fameux : « Tu ne tueras pas ! »
Pour le Saint-Siège, Ancien et Nouveau Testaments sont « la vraie parole de Dieu ». Le Dieu de l’Ancien Testament est un Dieu païen et cruel La raison pour laquelle Dieu, notre Père éternel, a envoyé le Christ, Son Fils, vers les hommes ressort clairement de ce qui vient d’être dit plus haut. Il fallait absolument mettre un terme à ces rituels tout droit issus du paganisme et qui relèvent de la magie. En effet, ces pratiques éloignent et détournent les hommes de Dieu, les empêchant d’accéder à la vie spirituelle véritable, la vie intérieure. Ainsi, l’enseignement que Jésus délivra aux hommes de son temps et de ceux à venir, permit d’enrailler ces dérapages. En effet, Jésus s’est toujours positionné clairement contre la caste des prêtres, qui utilise Dieu à ses propres fins. Sans doute certains penseront-ils que tout cela appartient au passé. Nous leur conseillerons de s’intéresser de plus près à ce que la caste des prêtres affirme aujourd’hui encore officiellement. Ainsi, sait-on que pour l’Eglise : « L’Ancien Testament avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ sauveur du monde ». Comment convient-il d’interpréter une telle affirmation ? Pour l’Eglise catholique, le « Pentateuque » constituerait la véritable parole de Dieu au même titre que l’enseignement de Jésus. Ainsi, le Dieu de l’amour côtoierait-il celui de la haine et de la vengeance sans le moindre problème. Rappellons ici ce que ce Dieu aux multiples visages est capable de dire : « Quand un homme insulte son père ou sa mère, qu’il soit mis à mort » (Lv 20, 9) ou encore « Quand un homme commet l’adultère avec la femme de son prochain, qu’ils soient mis à mort, l’homme adultère aussi bien que la femme adultère. » (Lv 10,13) et encore « Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu’ils ont fait tous les deux est une abomination ; qu’ils soient mis à mort. » (Lv 10, 15), etc… Et pour citer un passage du Deutéronome: « Lorsqu’un homme a un fils rebelle et révolté, qui n’écoute ni son père ni sa mère, s’ils lui font la leçon et qu’il ne les écoute pas, alors son père et sa mère s’empareront de lui et l’amèneront aux anciens de sa ville, à la porte de sa localité. Ils diront aux anciens : « Voici notre fils, un rebelle et un révolté, qui ne nous écoute pas ; il s’empiffre et il boit ! » Tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. » (Dt 21, 18-21) Et ceci constitue une infime partie des prescriptions toutes plus cruelles et monstrueuses les unes que les autres, dont cet ouvrage regorge. On pourra bien sûr rétorquer que ces récits correspondent à une époque maintenant révolue et qu’ils n’ont plus désormais qu’un intérêt historique. A ceux qui avanceraient ce point de vue, nous serions au regret d’apprendre qu’ils sont mal informés et que l’Eglise elle-même réfute cet argument ! En effet, en 1965, lors du célèbre Concile Vatican II au cours duquel l’Eglise est sensée avoir pris un tournant décisif vers la modernité, il fut décidé ( à lire dans le chapitre du cathéchisme de l’Eglise catholique ayant pour titre : La Sainte Écriture dans la vie de l’Eglise) : L’Ancien Testament est une partie inamissible de l’Écriture Sainte. Ses livres sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente (cf. DV 14) car l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée. En effet, « l’Economie de l’Ancien Testament avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ Sauveur du monde ». « Bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du provisoire », les livres de l’Ancien Testament témoignent de toute la divine pédagogie de l’amour salvifique de Dieu : « En eux se trouvent de sublimes enseignements sur Dieu, une bienfaisante sagesse sur la vie humaine, d’admirables trésors de prière ; en eux enfin se tient caché le mystère de notre salut » (DV 15). Les Chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole de Dieu. L’Eglise a toujours vigoureusement repoussé l’idée de rejeter l’Ancien Testament sous prétexte que le Nouveau l’aurait rendu caduc (Marcionisme). L’Eglise, déjà aux temps apostoliques (cf. 1 Co 10, 6. 11 ; He 10, 1 ; 1 P 3, 21), et puis constamment dans sa tradition, a éclairé l’unité du plan divin dans les deux Testaments grâce à la typologie. Celle-ci discerne dans les œuvres de Dieu dans l’Ancienne Alliance des préfigurations de ce que Dieu a accompli dans la plénitude des temps, en la personne de son Fils incarné. Toute l’Écriture divine n’est qu’un seul livre, et ce seul livre c’est le Christ, « car toute l’Écriture divine parle du Christ, et toute l’Écriture divine s’accomplit dans le Christ » (Hugues de Saint Victor, De arca Noe 2, 8 : PL 176, 642 ; cf. ibid. 2, 9 : PL 176, 642-643: PL 176, 642C). On aura du mal à l’admettre, mais pour l’Eglise, toutes les atrocités contenues dans l’Ancien Testament sont le produit de l’Esprit-Saint.
Enormes contradictions entre l’enseignement de l’Eglise et celui de Jésus. Pour camoufler son inclination pour l’Ancien Testament, l’Eglise abuse du nom de «Jésus-Christ » Jésus a pourtant enseigné tout autre chose. Dans ces conditions, la question suivante se pose : pourquoi, deux mille ans après sa venue, existe-t-il aujourd’hui encore une caste de prêtres agissant dans l’esprit de l’Ancien Testament ? Dieu a-t-il envoyé Son Fils sur la Terre pour rien ou pour le seul profit de la caste des prêtres d’aujourd’hui qui utilisent le nom de « Jésus » comme autrefois ils se servaient de celui de « Moïse » pour faire valoir leurs conceptions et leurs intérêts ? Comment ne pas remarquer à travers toutes ces contradictions le fossé existant entre le Dieu cruel de l’Ancien Testament et celui profondément aimant dont parle Jésus tout au long de son enseignement ? Dans le Sermon sur la Montagne - connu aussi sous le terme de « Béatitudes » - que nous révèle l’Evangile de Matthieu, Jésus s’exprime ainsi : «Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !» (Mt 5, 3-9) Et un peu plus loin, voilà ce qu’il dit à propos de la prière : «Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.» (Mt 6, 5-6) Et les autres passages de cet évangile, ci-après, auraient dû depuis longtemps faire réfléchir ceux qui se prétendent les représentants de Dieu sur Terre et les amener à se remettre en question : « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » (Mt 23,12) Et que dit Jésus concernant la caste des prêtres ? « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (Mt 23, 8-9) et plus loin encore : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, conducteurs aveugles ! qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé. » (Mt 23,15-16) Enfin, dans Matthieu (Mt 23, 13), on peut lire également : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.» Après avoir pris connaissance de ces propos – et les gens d’Eglise les connaissent mieux que quiconque - comment peut-on encore affirmer que « Ces livres (l’Ancien Testament) sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente car l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée… En effet, « l’Economie de l’Ancien Testament avait pour principale raison d’être de préparer l’avènement du Christ Sauveur du monde » ? Qui était Jésus ? De quel milieu venait-il ? Jésus, fils de Marie et Joseph est né dans un milieu simple et modeste. Jésus était issu de la lignée de David et de la tribu de Juda. D’un point de vue symbolique, ceci est particulièrement intéressant car cela signifie que Jésus n’aurait jamais pu devenir prêtre, ceux-ci étant issus exclusivement de la tribu de Lévi et devant par ailleurs, descendre d’Aaron. Jésus ne remplissait donc aucune de ces deux conditions. Jésus, le Fils de Dieu, avait choisi de naître au sein du peuple, d’être un homme du peuple. En tant que tel, il n’était donc pas prisonnier du carcan de la tradition et il a ainsi pu transmettre un enseignement libre, non doctrinal, et porter à la connaissance de tous les merveilleuses lois de la vie qui sont à l’opposé des rites et des dogmes rigides de l’institution.
Les chrétiens des origines se sont donnés pour tâche de rappeler
cette vérité à tous ceux qui sont prêts à l’entendre, de sorte
que toute confusion soit levée et que chacun soit en mesure de
reconnaître que les institutions qui ont endossé le manteau
« chrétien » et qui affirment être les représentantes de son
enseignement, n’ont absolument rien de commun avec le véritable
enseignement de Jésus de Nazareth. Aller à la 3ème partie : A consulter. Quelques thèmes édifiants.
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