PROCÈS HISTORIQUE CONTRE LA CHASSE

devant le Tribunal administratif de Würzburg, en Allemagne

le 07/12/06

Des défenseurs d’animaux luttent devant les tribunaux contre l’obligation de la chasse

(encore en vigueur en Allemagne)

 

 

 

Récit du procès

 

Soutenir les agriculteurs de Terra Nova contre la chasse

 

 

 

Information sur la question de fond du procès

 

Il y a 2 ans déjà que les amis des animaux de la ferme Terra Nova (anciennement appelée Gut Greußenheim), près de Würzburg en Bavière, ont fait une demande d’interdiction de la chasse sur leurs terres, ce qui va à l’encontre de la réglementation de la chasse en Allemagne. En effet la réglementation allemande de la chasse ordonne la chasse sur tout le territoire allemand, sans prendre en compte le point de vue des propriétaires concernés. Cette demande avait jusqu’alors été refusée par les conseillers gouvernementaux de Basse-Franconie, Mr Kraus, en tant que supérieur hiérarchique de Mr Rumpel (lui-même chasseur) de la sous-préfécture de Würzburg, et Mr Dietze (lui aussi chasseur).

 

Le 7 décembre 2006, devant le tribunal administratif de Würzburg, deux mondes totalement différents se sont retrouvés face à face. D’un côté des défenseurs d’animaux attachés à l’éthique élevée de Jésus de Nazareth, qui respectent hommes et animaux et s’orientent sur les Dix Commandements et l’enseignement de Jésus de Nazareth. Ils respectent la création de Dieu dans sa totalité et ne veulent tuer ni hommes ni animaux. Les requérants se réfèrent à la constitution allemande, dans laquelle il est stipulé qu’il est interdit d’obliger quelqu’un à tuer des hommes ou des animaux.

 

De l’autre côté, le lobby des chasseurs, représenté par les chasseurs-fonctionnaires de la sous-préfecture de Würzburg et du gouvernement de la Basse-Franconnie. Ils représentent une morale qui place la création de Dieu entre les mains de personnes prêtes à la violence, prenant plaisir à tuer des êtres vivants, tout en sachant que beaucoup d’entre eux meurent dans d’atroces souffrances. Pour eux, la création de Dieu n’est pas parfaite et doit être corrigée par  la violence et le meurtre commis envers des créatures innocentes et sans défense.

 

Dans une démocratie, il est tout à fait pensable que des personnes ayant des points de vue moraux différents puissent cohabiter, tant que les uns ne dérangent pas les autres. Il serait ainsi pensable que ceux qui rejettent la violence et la brutalité envers les animaux puissent vivre librement leur point de vue pacifique, parce qu’ils ne causent ainsi aucun dommage à leur prochain.

Cependant ceux qui approuvent la violence et le meurtre envers les animaux essaient à tout prix de leur barrer le chemin. Pourquoi ? Par peur que la « nécessité de la chasse » se dévoile être un grand mensonge colporté par les chasseurs eux-mêmes, qui vont parfois même jusqu’à essayer de faire croire qu’ils seraient des « protecteurs de la nature ». Car c’est avec ces histoires cousues de fil blanc que les défenseurs du meurtre des animaux justifient depuis toujours leur hobby sanglant. Et il y a toujours des gens pour tomber dans le panneau.

 

Pourtant aucun chasseur ne croit lui-même à ces histoires. C’est ce que l’on peut constater quand on consulte les revues pour chasseurs ou leurs forums sur internet. Dans le forum de la revue de chasseurs « Wild und Hund », on peut par exemple lire ce qui suit : « La nature s’en sort probablement également sans la chasse, cependant le plus souvent nous n’arrivons pas à nous entendre avec la nature. Je ne vais pas en premier lieu à la chasse parce que je suis un protecteur de la nature, un protecteur d’espèces animales, un sauveur de la forêt, parce que je veux sauver les arbres des dommages causés par les animaux sauvages ou encore pour profiter de la nature ou par romantisme. Non, j’y vais tout d’abord pour ramener des proies ! Si cela amène en second lieu des choses sensées, comme je les ai citées auparavant, les gens qui ne chassent pas peuvent alors certainement mieux nous accepter. Mais qu’on ne  leur raconte pas d’histoires ! » Tous les chasseurs savent apparemment que la nature s’en sort sans la chasse. Mais il ne faut pas que cela se sache.

 

 

La chasse ayant la plupart du temps lieu dans l’ombre, de nombreux citoyens crédules sont menés en bateau. On cache au grand public à quoi ressemble vraiment la chasse et à quel point les animaux agonisent atrocement durant souvent plusieurs jours, comment ils sont assommés au gourdin, blessés au plomb, comment de jeunes animaux meurent misérablement parce que leurs parents ont été abattus, tout cela est caché au grand public. Beaucoup de gens se laissent aveugler par des expressions comme « régulation des espèces » ou « conservation de la faune », qui signifient en fait un contrôle des populations animales par une mise à mort sélective. En Allemagne, plus de 5 millions d’animaux sauvages, 300 000 chats et 40 000 chiens sont tous les ans victimes de la chasse, à ces chiffres s’ajoutent 40 personnes qui meurent d’accidents de chasse et plusieurs centaines de blessés.

 

Les juges du Tribunal administratif de Würzburg avait donc à décider de l’éthique à laquelle il voulait donner une préférence. La morale de la mise à mort sélective, de la politique de contrôle des populations à coups de fusil, de l’agonie, du plaisir de tuer ou bien l’éthique du respect de la création divine, de toute vie, c’est-à-dire aussi des commandements de Dieu.

 

Et s’ils ne pouvaient pas se décider, ils auraient pu au moins empêcher que l’on impose l’éthique de la violence et de la mise à mort des ennemis des animaux à ceux qui aspirent à une éthique élevée, également envers les animaux. Car c’est justement ce qu’essaient de faire la sous-préfecture de Würzburg et le gouvernement de la Basse-Franconie ; ils veulent que les défenseurs des animaux de la ferme Terra Nova soient obligés, sur leurs propres terres, à agir envers la création divine de manière aussi brutale, sanguinaire et impitoyable que le fait le lobby des chasseurs, en abattant des animaux selon son bon plaisir, ce qui viole complètement le point de vue éthique des requérants. 

Il est assez étonnant que dans un Etat soit-disant chrétien (en Allemagne, le parti au pouvoir est l’Union des Démocrates Chrétiens), ce soit celui qui refuse la violence et le meurtre qui doive faire appel aux tribunaux, pendant que l’Etat, lui, prend parti pour ceux qui sont pour la violence et le meurtre des animaux.

 

Une des questions en suspens avant le procès était de savoir si les juges du Tribunal administratif seraient prêts à regarder derrière la montagne de mensonges du lobby des chasseurs et aussi à résister à la pression politique venant de très haut, du gouvernement bavarois lui-même. Dans le gouvernement bavarois d’Edmund Stoiber, il n’y a pas que Mr Sinner, Ministre, qui soit chasseur, mais de nombreux postes influents sont occupés par des chasseurs qui défendent les intérêts du lobby de la chasse.

 

Il y a en Allemagne beaucoup de surfaces sur lesquelles, selon la loi, la chasse devrait avoir lieu, mais où, pour des raisons pratiques, cela ne se fait pas, par exemple parce que le domaine privée de quelqu’un est trop grand pour que son propriétaire puisse y faire régulièrement et partout la chasse. Cependant, tant que les propriétaires professent eux aussi le principe de la violence envers les animaux, on les laisse tranquille. Les requérants de ce procès sont avant tout combattus parce qu’ils rejettent globalement la violence et la brutalité et dénoncent à juste titre l’inutilité de la chasse. Ils démasquent également les excuses que les chasseurs puisent dans l’enseignement des grandes confessions, en affirmant que cela n’a rien à voir avec le christianisme, et se sont ainsi attirés la colère des fonctionnaires confessionnels dont on connaît en Bavière l’influence.

 

Se confronter aux arguments des chasseurs-fonctionnaires demande beaucoup. Ils affirment en gros qu’arrêter la chasse causerait des dommages à la campagne, aux forêts, à l’économie et aux animaux. Des « experts » prennent position et disent qu’un arrêt de la chasse conduirait à un  surnombre de sangliers, qui mettrait en danger les faons (Dr Weigand), tandis qu’un responsable des eaux et forêts (Mr Thierfelder), lui, a peur que les faons soient un danger pour les arbres. Et Mme Diethild Uhlich, auto promue protectrice d’oiseaux, voit un danger pour les « espèces d’oiseaux vivant à la lisière des bois » et omet délibérément le fait que les défenseurs d’animaux de Terra Nova ont en cinq ans reboisé l’équivalent de 30 000 mètres de lisière de forêt.

On pourrait poursuivre encore longtemps la liste des arguments et contradictions incroyables de ces « experts ». Il est particulièrement intéressant de noter que les prises de position de spécialistes des forêts, aux nombreuses années d’expérience, soutenant eux la demande des requérants, n’ont pas été prises en considération. La plupart des propos des soi-disant « experts », cités par les fonctionnaires, ne sont en fait que de purs pronostics, car aucun d’entre eux n’a pris la peine de se rendre dans un domaine où la chasse a réellement été interdite, comme dans certains endroits en Italie ou en Suisse.

 

D’autre part tout spécialiste sait aujourd’hui que l’on peut parvenir au contrôle des populations animales par des moyens contraceptifs, ce qui montre bien que pour les partisans de la chasse, il s’agit avant tout de vivre ses instincts les plus bas. Celui qui donc, malgré tout, continue à plaider pour la mise à mort sélective, veut tuer, supprimer traîtreusement la vie, voir couler le sang de créatures sans défense.

Déjà Theodor Heuss (1884-1963), premier Président de la république fédérale allemande, disait :

 « La chasse est juste une façon timide de décrire l’assassinat particulièrement lâche perpétré contre des créatures qui n’ont aucune possibilité de fuite. La chasse est une forme collatérale de la folie humaine . »

 

 

 

Soutenir les agriculteurs de Terra Nova contre la chasse

 

 

Récit du procès du 7 décembre 2006

 

Première en Allemagne :

Des propriétaires demandent à être dispensés de l’obligation de chasser sur leurs terres

 

C’est le premier procès de ce genre en Allemagne, et on attendait avec intérêt quelles seraient les réactions du Tribunal administratif de Würzburg. Des juges indépendants, bien formés et encore mieux payés, devaient trancher sur la question de reconnaître ou non comme valable la requête d’ordre éthique déposée par des agriculteurs se réclamant du christianisme des origines.

 

Les requérants entrent dans la salle d’audience en compagnie de leur avocat. Les places destinées aux auditeurs sont occupées jusqu’à la dernière, de nombreuses personnes sont debout. Les caméras de télévision tournent et des journalistes prennent déjà leurs premières notes. Les places des juges sont encore vides. On ressent que la tension monte dans la salle. L’avocat enfile sa robe. Les caméras cessent de Photo : interview par les médias de     tourner et les juges font leur entrée. La séance est ouverte.

Mr Krauss (administration de la chasse)  

 

Personne ne sait encore que l’avocat des requérants a reçu quelques minutes auparavant une information aussi secrète que sensationnelle : le juge qui préside le tribunal, Mr. Schäfer, est chasseur.

 

 

Scandale : Le président du tribunal est chasseur !

 

Ainsi ce n’est pas le président du tribunal qui, comme à l’ordinaire, ouvrira la séance, mais l’avocat des requérants. Il demande à pouvoir poser une première question préliminaire : « L’un des juges est-il chasseur ? » Du côté des juges, on peut ressentir que la question déclenche une certaine irritation. « En quoi cela concerne-t-il l’avocat ? », rétorque le président. La réponse ne se fait pas attendre : « C’est essentiel, Mr le juge, car le point central de ce contentieux juridique repose sur l’appréciation éthique de la chasse.  Si l’un d’entre vous est chasseur, il s’est déjà décidé contre l’éthique de mes mandants et ne peut plus officier ici en tant que juge. Si vous refusez de répondre à ma question, qui est bien fondée, je me vois dans l’obligation de vous récuser pour cause de suspicion légitime. »

Le juge devient incertain. L’avocat demande que sa question soit inscrite dans le procès-verbal, ce que le juge cherche à éviter en dictant ce qui doit être retenu dans le procès-verbal de la manière suivante : « L’avocat des requérants demande si les juges sont susceptibles de suspicion légitime. », « Non », l’interrompt l’avocat, « Je vous ai demandé si vous étiez chasseurs ». Un des juges s’énerve et dit : « Nous ne faisons pas du mot à mot dans ce procès-verbal ». « Si, Mr le juge, dans le cas présent, c’est moi qui décide de ce qui est à écrire dans le procès-verbal, car j’ai fais la demande d’une récusation formelle, qui doit être inscrite mot pour mot, alors écrivez, s’il vous plaît ! » Le juge se résigne à dicter les termes utilisés par l’avocat. Les juges quittent la salle pour délibérer et réapparaissent rapidement pour annoncer leur décision : la demande de considérer le président du tribunal comme susceptible de suspicion légitime est considérée comme un « abus de droit » et est refusée. Un murmure de mécontentement traverse la salle. Comment une question aussi compréhensible et justifiée peut-elle être qualifiée d’abus de droit ?

 

C’est un tribunal qui est en train de se démasquer. Le président du tribunal ne sait pourtant pas encore ce qui l’attend. L’avocat ne démord pas et poursuit en disant : « Je sais que vous êtes chasseur et vous récuse ainsi pour suspicion légitime ». Cette fois, l’accusé est un chasseur portant une robe de juge. Les juges quittent la salle avec empressement et reviennent après cinq minutes, pour faire part de leur nouvelle décision : cette demande est elle aussi refusée et qualifiée d’abus de droit. Ce n’est qu’en avançant l’excuse de « l’abus de droit » qu’il fut possible aux juges d’éviter de devoir prendre une décision consistante au sujet des deux demandes.

 

 

L’avocat et les requérants quittent la salle de tribunal

 

C’en était trop, même pour un avocat qui en a vu d’autres ! Il demanda l’interruption de la séance pour délibérer avec ses mandants. Continuer les tractations dans ces conditions n’avait plus de sens. Il comprenait maintenant pourquoi le tribunal avait proposé d’office aux requérants de prendre une décision sans passer par des procédures orales. Il voulait régler le cas le plus rapidement possible, mais les requérants, eux, voulait une procédure sérieuse, ce pour quoi ils s’étaient préparés méticuleusement, une procédure orale telle que la prévoit le code de procédure, au cours de laquelle les questions juridiques sont traitées ouvertement et en détail, pour ensuite être débattues et jugées par un tribunal honnête. Telle que se présentait la situation, il ne fallait plus y compter.

 

Les juges attendaient la décision des requérants, qui revinrent peu après dans la salle. La séance reprend. L’avocat prend la parole et dit : « Après ce à quoi nous avons assister jusqu’à maintenant, on ne peut plus dire qu’il s’agisse ici d’une procédure sérieuse, c’est pourquoi mes mandants et moi-même n’allons pas continuer à y prendre part ». Aussitôt dit, aussi tôt fait, il remballe ses dossiers et quitte, avec ses mandants, le lieu où l’Etat de droit vient de défaillir.

 

Les juges pouvaient maintenant sans encombre parler avec l’administration de la chasse et faire ce qu’ils avaient de toute façon prévu de faire, c’est-à-dire refuser la demande qui avait été faite - verdict qu’ils rendirent au bout de deux heures.

 

 

Devant le bâtiment du Tribunal : un sanglier mort dans d’atroces souffrances

 

Pendant que la séance ne servant que d’alibi poursuivait son cours dans la salle du tribunal, devant le bâtiment du tribunal, on pouvait voir un sanglier mort. Il avait été touché par une balle dans le ventre le jour précédent et, blessé de la sorte, avait erré 12 heures durant, dans d’atroces souffrances, jusqu’à ce qu’il atteigne les terres des requérants et y meure peu après. L’animal avait justement été blessé sur le territoire de chasse attribué au  chef de l’administration de la chasse de Würzburg, Mr Oswald Rumpel.

 

La mort lente et cruelle de ce sanglier montre une fois de plus combien la chasse est cruelle. Seul un tiers des animaux meurt sur le champ, le reste des animaux s’enfuit, blessé et mutilé, mourant dans d’atroces souffrances. Dans leurs revues spécialisées, les chasseurs ne cachent pourtant pas qu’ils répondent à une passion qui leur procure grand plaisir, lorsqu’ils prennent l’arme et tirent sur les animaux. L’argument de servir à la conservation et à la protection des espèces animales est un alibi superficiel et réfuté depuis longtemps. La « mise à mort sélective » pratiquée par les chasseurs a bien plus souvent comme but d’abattre des animaux somptueux, imposants, de sorte à ramener à la maison des bois de cerfs et autres trophées. La plupart du temps, les chasseurs organisent des battues brutales au cours desquelles ils tirent à tous azimuts, ne servant pas ainsi à la régulation démographique des animaux, mais plutôt à la destruction de leurs structures sociales, ce qui a justement pour effet une reproduction explosive au sein des différentes populations animales en question.

 

 

Abolition de la chasse refusée – deux des trois juges étaient eux-mêmes chasseurs

 

Il n’est pas étonnant que le président du tribunal n’ait pas voulu répondre lorsqu’il lui fut demandé s’il était chasseur. Mais entre temps, nous avons même appris qu’un autre chasseur était lui aussi assis sur le banc des juges. Parmi les trois juges qui avaient à décider dans ce procès, la majorité était des chasseurs et donc acquis à la cause de la chasse. D’un commun accord, il fut décidé d’en finir rapidement avec les rebelles qui s’opposaient à la chasse.

 

Pour ne pas avoir à analyser sérieusement la requête des requérants, les juges eurent recours à une issue de secours très simple : ils leur ôtèrent dès le début le droit de se référer à leurs convictions éthiques et religieuses pour justifier leur opposition à la chasse. Comment cela est-il possible ? Et bien parce que chacun des requérants n’est pas lui-même personnellement propriétaire des terres concernées, mais qu’ils se sont rassemblés pour former une société reconnue par le droit, et sous laquelle ils gèrent ensemble les travaux de la ferme. Une telle société n’est pas en droit de s’appuyer sur des arguments philosophiques et éthiques. Une excuse cousue de fil blanc, car c’est justement sur la base de leur philosophie religieuse commune que les requérants se sont rassemblés pour travailler ensemble dans leur entreprise agricole en accord avec certaines conceptions éthiques, parmi lesquelles le refus de tuer des animaux tient une place principale.

 

 

Le procès ne s’arrêtera pas là – s’il le faut il sera porté jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme

 

Deux des trois juges, chasseurs, essayèrent de se débarrasser rapidement de la requête des chrétiens des origines s’opposant à la chasse. Cependant, c’est pendant encore longtemps qu’ils vont en entendre parler… En effet, l’attention de l’opinion publique a été attirée sur ce cas, en Allemagne même, mais aussi à l’étranger.

Ce ne s’arrêtera pas là, il continuera même jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui avait attesté il y a quelques temps à des propriétaires fonciers français le droit  d’être contre la chasse pour des questions de conscience. Cela fera certainement aussi des vagues en Allemagne, où des instances élevées ont, a plusieurs reprises déjà, attesté à des bouchers musulmans le droit de tuer les animaux selon un rituel ancré dans leur religion (donc de les saigner), en s’appuyant sur la liberté de conscience. Si le code pénal protège un boucher qui, pour des questions de croyance, a le droit de tuer des animaux de manière particulièrement cruelle, il devrait d’autant plus protéger des agriculteurs qui ne veulent en aucun cas tuer d’animaux. Le procès ne s’arrêtera pas là, s’il le faut il sera porté jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui, il y a quelques années, certifia à des propriétaires français que l’on a le droit d’être contre la chasse pour des raisons de conscience. Cette information va certainement se répandre également en Allemagne.

 

 

Un changement culturel profond : vivre en paix avec la nature et les animaux

 

Elle fera certainement aussi, un jour ou l’autre, des vagues en Bavière, une région de l’Allemagne où il y a beaucoup de chasseurs et où le Pape est reçu en grandes pompes, une région où les ministres et les juges, en tant que chasseurs, représentent un risque pour les hommes, les animaux et l’Etat de droit. Ce qui est en train de se passer va au-delà de ce procès, il s’agit d’un changement culturel profond. Pour parvenir à cette paix avec la nature dont nous avons tant besoin, nous devons vivre en paix avec les animaux. Ils sont ceux qui nous ont précédés dans l’histoire de l’évolution de la vie. Ils ne veulent pas que nous les abattions, mais nous regardent dans les yeux et veulent devenir nos amis. La vie qui les anime et qui nous anime s’écoule à partir de la même source originelle divine, la source de toute vie. Nous n’en sommes pas les créateurs et n’avons donc pas non plus le droit de la détruire. C’est le même souffle qui s’écoule en eux et en nous, le souffle de Dieu.

 

Information sur la question de fond du procès

 

 

Soutenir les agriculteurs de Terra Nova contre la chasse

 

Ceux qui veulent apporter leur soutien aux agriculteurs engagés pour la protection des animaux, peuvent le faire en écrivant des lettres de protestation :

 

Au Tribunal Administratif de Würzburg :

Quelques idées pour le contenu :

Des propriétaires fonciers ont exigé d’être libérés de l’obligation de chasser sur leurs terres, car pour des raisons éthiques et religieuses, ils refusent le fait de tuer des animaux. Le tribunal s’occupant de l’affaire était constitué en majeure partie de chasseurs. Est-il permis à un juge d’être juge et partie ?

 

A adresser à :

Verwaltungsgericht Würzburg

Burkarderstr. 26

D-97082 Würzburg

 

Fax : 0049-931/41995-299

e-mail : Poststelle@vg-w.bayern.de

 

 

A la Sous-préfecture de Würzburg:

Quelques idées :

Les agriculteurs de Terra Nova – Gut Greußenheim - ont demandé à être dispensés de l’obligation de chasser sur leurs terres pour une durée de 10 ans. La Sous-préfecture affirme que cela n’est pas possible, car cela entraînerait une reproduction explosive des espèces animales s’y trouvant. Des spécialistes internationaux qualifient pourtant cette théorie de non-sens. Pourquoi n’écoute-t-on donc pas l’avis de tels spécialistes plutôt que de rejeter la demande des opposants à la chasse avec des arguments qui n’en sont pas ?

 

A adresser à :

Landratsamt Würzburg

Hr. Landrat Zorn und

Hr. Oberregierungsrat Kraus

Zeppelinstr. 15

D – 97074 Würzburg

 

poststelle@lra-wue.bayern.de

s.schubert@lra-wue.bayern.de

 

et à

la Chancellerie bavaroise, à l’attention de Mr. le Ministre, Mr Eberhard Sinner (lui aussi chasseur) :

 

Adresse :

Staatsminister Eberhard Sinner

Franz-Joseph-Strauss-Ring 1

D–80539 München

 

Fax: 0049 89 2165 2111

e-mail: stimmkreisbuero-sinner@t-online.de

 

 

A l’attention du Président allemand Mr. Horst Köhler :
Quelques idées :

En s’appuyant sur le droit fondamental de la liberté d’exercice de la religion et de la liberté de conscience, des amis des animaux ont demandé à être libérés de l’obligation de chasser sur leurs terres, car tuer des animaux  allait à l’encontre de leurs convictions. Le tribunal administratif de Würzburg n’a pas pris cette demande au sérieux et n’a pas autorisé ces propriétaires fonciers à invoquer leur conscience pour justifier leur démarche.

Pas étonnant ! Les juges responsables de l’affaires étaient pour la plupart eux-mêmes des chasseurs !

Comment se fait-il qu’un Etat de droit comme l’Allemagne laisse des juges être juge et partie à la fois ?

De plus, dans la Constitution allemande, la protection animale est mentionnée comme étant un but poursuivi par l’Etat. Pourquoi est-il permis de faire mourir des animaux par égorgement quand cela correspond à certains rites religieux, alors que le droit de laisser la vie aux animaux, pour des raisons religieuses et de conscience, lui, n’est pas assuré ?

 

Adresse :

Herrn Bundespräsident

Prof. Dr. Horst Köhler

Bundespräsidialamt

Spreeweg 1

D-10557 Berlin

 

e-mail : poststelle@bpra.bund.de

 

 

 Information sur la question de fond du procès

 

Récit du procès


 

 

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