|
|
|
|||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||
|
TOUS LES
ANIMAUX SONT DES BRUNOS !
Compte-rendu manifestation intern. du 2 sept.à Munich
Bruno, l’ours brun, est mort. Abattu par une équipe chargée de la sécurité de la sous-préfecture de Miesbach, sur ordre du gouvernement bavarois. Dans le monde entier, une vague d’indignation s’est levée contre les hommes politiques bavarois, Mr. le ministre-président Edmund Stoiber et son ministre Schnappauf. Nombreux sont ceux qui les ont traités de « barbares » (WELT am Sonntag du 02.07.2006), certains ont aussi qualifié cet acte d’assassinat (TAZ du 29.06.2006).
Le président du WWF italien, Mr. Fulco Tratesi, parla d’ « acte de barbarie », et le président du cercle bavarois de défense de la nature, Mr. Hubert Weinzierl, s’exprima en disant : « Dans d’autres pays, les ours et les hommes vivent en voisinage pacifique ; il n’y a qu’en Allemagne que les ours soient assassinés » (TZ du 27.06.2006).
Mr. Hennig Wiesner, chef du jardin zoologique de Münich a appuyé sur le fait que : « Cet ours n’a jamais montré de signe d’agressivité envers les hommes, il n’en a jamais attaqués. Sa mise à mort est absolument incroyable. Un blâme pour la Bavière et une gifle en plein visage pour les mouvements de protection des animaux bavarois » (TZ du 27.06.2006).
Dans son édition du 27.06.2006, le journal « Die Frankenpost » fit la constatation suivante : « Tuer cet ours est un crime contre la protection de la nature et des animaux; il semble que les quelques adeptes fanatiques du fusil envoyés par la sous-préfecture savaient exactement où ils trouveraient l’ours à abattre ».
Mr. Pecorario Scanio, ministre de l’environnement italien, a exigé que l’animal mort soit remis à l’Italie, en disant que cet animal ne devait pas rester en Allemagne, là où il a été abattu, et y devenir une attraction touristique.
Des vacanciers se trouvant à ce moment en Bavière ont fait savoir ce qui suit : « Nous ne voulons pas passer nos vacances chez des assassins. Nous repartons et ne reviendrons plus jamais » (« Le standard », journal autrichien).
Voici encore une réaction de lecteur imprimée dans le MAIN ECHO du 05.07.2006 : « Pour marquer notre désapprobation face à l’exécution criminelle de l’ours Bruno, 5 heures à peine après que le gouvernement ait donné l’ordre de l’abattre, deux de mes amis et moi-même sommes sortis de l’Union Chrétienne-Sociale (n.d.tr. : parti au pouvoir en Bavière). Nous le faisons en signe d’opposition à cet indicible mélange d’incapacité, d’incompétence, d’hystérie et de mépris de la volonté des citoyens qu’incarne le « ministre à scandale » Schnappauf. Plus de 70% de la population l’avait imploré d’épargner l’animal ».
L’auteur de cette lettre nomme clairement les responsables de la mort de Bruno : c’est sur ordre du ministre Schnappauf que la police a poursuivi et abattu sournoisement cet animal innocent, qui n’était encore qu’un enfant. C’est presque instinctivement que l’on repense aux paroles de Léon Tolstoï : « Il n’y a qu’un pas qui sépare le meurtre d’un animal et celui d’un homme ».
Sommes-nous en train de retomber 200 ans en arrière, lorsque les ours furent exterminés et qu’une vie d’homme ne valait pas grand chose ? Le vétérinaire en chef du WWF, Mr. Alessandro de Goelme, a lui aussi parlé de retour dans le passé : « l’Autriche et l’Allemagne semblent vouloir retourner au Moyen âge et offrir à l’avenir des primes pour tous les ours ».
Un nouveau Moyen-Age menace-t-il de voir le jour ? L’attitude de Stoiber laisse présager le pire. En tant que catholique et fidèle adepte de Ratzinger, il est convaincu que les animaux n’ont pas d’âme et de sentiments comme les hommes. C’est la seule explication plausible à l’attitude brutale adoptée envers les animaux et aux décisions prises pour le cas de Bruno. C’est grâce à Bruno, qu’on a pu voir le vrai visage du ministre-président Stoiber et du ministre Schnappauf, qui ont montré qu'ils sont pour une chasse à caractère moyenâgeux exercée par les pouvoirs publics.
Bruno est loin d’être un cas unique. En Allemagne, 5 millions d’animaux sauvages, 35 000 chiens, environ 300 000 chats et 40 personnes sont chaque année victimes des instruments de mort dont se servent les chasseurs. La mort de Bruno rappelle les souffrances et les tourments endurés par ces animaux. N’oublions pas les millions d’animaux dans les élevages qui leur servent de prison, dans les abattoirs et dans les laboratoires expérimentaux. Il est vraiment temps de mettre fin à leurs souffrances et leurs tourments.
Il est temps d’agir ! Vous, nous pouvons mettre un terme à la chasse exercée par l'administration d'Edmund Stoiber au sein de l’Etat bavarois : la chasse menée dans les forêts et les prés, mais aussi mettre fin à la brutalité dans les élevages, les abattoirs et les laboratoires.
Soutenez cette revendication en signant la pétition « Tableau de chasse » dans la Bavière de Stoiber :
| ||||||||||||||||
Signer la pétition contre la chasse
Compte-rendu manifestation intern. du 2 sept.à Munich
L'ours Bruno - reflet de la morale allemande
|